La fessée appliquée

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La honte et les châtiments corporels

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par Georges

Déculottage, reculottage !… Voilà bien deux passages obligés d’une fessée, et qui sont en eux-mêmes des éléments non négligeables et indissociables de la punition par leur caractère humiliant.

Chaque parent ou éducateur (trice) avait sa méthode, en ces années où la fessée était une punition ordinaire. Certains obligeaient le puni à se déculotter lui-même ; d’autres déboutonnaient culottes courtes ou pantalons et baissaient caleçons, slips ou petites culottes à leur guise.

Et une fois administrée la cuisante correction, se reculotter n’était pas toujours si aisé, ému à l’extrême surtout en public, comme en témoignent Floriane dans son récit (« Pire que le déculottage : le reculottage ! »), et Marco dans son commentaire.

Mais n’est-il pas tout aussi humiliant de se faire rajuster slip et culotte par celui ou celle qui vous a fessé, traité de la sorte comme un tout petit, surtout si l’on est une grande gamine ou un jeune ado ?

Madame Jeanne, notre voisine, qui ne se privait pas pour corriger sa progéniture en ma présence – « Regarde bien, Georges, comment je traite les vilains enfants qui répondent grossièrement à leur mère ! Que cela te serve d’exemple ! » – avait sa manière.

Elle déculottait complètement le fautif ou la fautive, et rangeait dans une armoire fermée à clé les effets enlevés. De sorte que, la fessée une fois administrée, le ou la puni(e) devait réclamer ses vêtements, ce qui pouvait prendre du temps. Cela dépendait de l’humeur de la mère, et de la façon dont la supplique était faite.

Après un séjour au coin inévitable, Madame Jeanne allait chercher les vêtements – ou se les faisait apporter par qui se trouvait présent – et reculottait elle-même le puni, posément, visiblement pour que ça dure ! Il m’est arrivé une fois que Jeanne me tende la clé pour que je lui apporte short et slip.

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Cette humiliante méthode m’a valu de voir quelquefois Josiane, la fille de Madame Jeanne, grande gamine de 13 ans, fesses nues et rouges, durant de longues minutes, chouinant et réclamant humblement sa culotte. Spectacle qui ne me laissait pas indifférent, moi qui avais à peu près son âge. J’ai aussi assisté à des fessées de Jean-Paul. Et je frémissais d’épouvante en imaginant que je pourrais être à sa place !

Évidemment, autant Jean-Paul, le jeune frère, était dépouillé de son short pour recevoir sa fessée, autant Josiane était, elle, privée de sa jupe. C’est donc nus de la taille aux chaussettes que les punis de Madame Jeanne étaient contraints de s’exhiber. Et ce n’était pas seulement leurs fesses qu’ils montraient, malgré leurs précautions un peu ridicules pour cacher leur intimité.

Jeanne n’hésitait pas à administrer les punitions devant des tiers, famille ou voisins, au contraire :

« Devant tout le monde ! grondait-elle, tu vas voir la honte ! »

Une fois, elle a fessé sa fille devant le facteur, qui s’amusait visiblement.

En dehors de l’humiliation qu’elle estimait nécessaire à la correction et qui la poussait à choisir de châtier souvent ses enfants devant témoins, je me suis toujours demandé si elle n’était pas fière de son savoir-faire en matière de fessées, et qu’elle aimait en faire la démonstration, devant un public adepte de cette méthode d’éducation. Et dans les années 50, en banlieue, ça faisait du monde !

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Il est intéressant de constater que, outre la fessée à la main ou au martinet qui était monnaie courante, la honte était très souvent employée en tant que punition. Les stations plus ou moins prolongées au coin, fesses nues, étaient un moment non négligeable de la sanction, qui faisait rougir les joues comme on nous avait fait rougir le derrière ! A l’école, on voyait couramment un élève peu soigneux être mené de classe en classe avec son cahier fatal accroché dans le dos.

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Je revois Madame Jeanne, les bras croisés sous son imposante poitrine, les sourcils froncés mais le sourire en coin, désigner du menton la pauvre Josiane et dire à ma mère :

« Regardez-moi celle-là ! J’ai encore dû lui filer une bonne fessée déculottée, pas plus tard que tout à l’heure ! Sûr qu’elle a encore le derrière tout rouge ! »

La gamine baissait la tête et son minois s’empourprait. Je suis certain que ce genre de vexation lui faisait aussi mal que le martinet !

Ma mère n’en rajoutait pas trop, mais elle approuvait la sévérité, et ne se gênait pas pour signaler que je me retrouvais souvent couché sur ses genoux le slip aux chevilles, quand c’était nécessaire !

Pire, si je venais d’en prendre une bonne et que l’on sortait alors que j’avais encore les yeux gonflés et rougis par les larmes, il y avait toujours une passante ou une commerçante pour le remarquer :

« Oooh, il a un gros chagrin, le garçon ! Qu’est-ce qui t’arrive ? » lançait la dame faussement apitoyée.

« Il a reçu une bonne fessée, c’est tout ! » répliquait ma mère en riant.

Alors, c’est moi qui sentais mes joues et mes oreilles chauffer sous le regard entendu de l’interlocutrice.

Parce qu’en général, les fessées reçues n’éveillaient jamais la compassion, mais des réflexions amusées, parfois attendries :

« Il a encore reçu le martinet, ce garnement ! Pourtant, Il est si mignon quand il veut… »

« Oooh, mais quelles fesses bien rouges !… M. Georges n’a encore pas été sage, je vois ! » (J’étais au coin, cette fois là, quand la blanchisseuse a rapporté le linge de maison !)

J’étais assez surpris, à cette époque, que les souffrances physiques et morales qu’on nous infligeait, ne provoquent à l’extérieur que des sourires ou des approbations :

« Vous avez bien fait, ma chère. Si c’était le mien, il aurait tâté de la badine. Vous avez un jardin, vous devriez essayer… »

« Alors, mon petit Georges, on va être sage, maintenant ? Sinon, Maman donnera encore la bonne fessée… »

Je crois qu’un de mes pires souvenirs du genre, c’est quand Mlle D…, une institutrice à la retraite, fit une proposition à ma mère qui se plaignait que j’étais un garçon difficile :

« Vous devriez me le confier aux prochaines vacances, je vous le rendrais doux comme un agneau et filant droit… »

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Je me souviens avoir blêmi, pas rougi, pour une fois ! Mlle D… avait une réputation de sévérité bien établie en tant qu’enseignante, et si ma mère ne me confia jamais à son autorité, la menace revenait régulièrement…

Plutôt gênant aussi était d’entendre les mamans discuter de leurs méthodes punitives et se donner des conseils :

« Le mien, disait l’une, c’est une bonne paire de claques et la fessée cul nu au martinet. »

« Dans les cas graves, c’est la ceinture du père, disait l’autre, et le pardon à genoux après le piquet. »

« Mon pauvre mari est mort au front. Mon frère m’aide beaucoup dans l’éducation de Francine. Quand elle le mérite, je l’envoie à son oncle… Et il fesse fort, Oncle Jean, n’est-ce pas, Francine ? »

La honte et l’humiliation des enfants subissant ces réflexions n’étaient aucunement prises en compte, et moins encore dramatisées, pas plus d’ailleurs que les dommages causés à nos derrières, parfois sévères et laissant des marques pendant deux jours. C’était normal, cela faisait partie de la vie courante.

Si je me souviens encore de certaines fessées, vues ou reçues dans ma jeunesse, je ne crois vraiment pas en avoir été traumatisé.

Aujourd’hui, il faudrait monter d’urgence une cellule d’aide psychologique à chaque déculottée !

Mais que dis-je ?… La fessée est en passe de vous valoir la prison, sinon l’échafaud !

Illust. : 1) Alan Lawrence – 2 &5 Johnon – 3) Topfer – 4) RW

66 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Georges. Certes, l’humiliation multiplie (à des degrés divers suivant la « mise en scène! ») l’effet du châtiment. Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas en abuser. Le puni que l’on fouette n’est pas un animal de cirque ! C’est une « personne humaine » à part entière et qui à ce titre mérite le respect. En outre, tout abus de ce type peut conduire à la révolte, même si elle n’est pas manifeste sur-le-champ.Telle est du moins mon opinion. Cordialement. CLAUDE

    • Chris B dit :

      Respecter le puni quand lui-même ne respecte pas les autres, je ne suis pas ok.
      Quand un jeune insulte, est insolent, il ne se montre pas respectueux. Donc pourquoi le respecter ?
      Un ado ou enfant qui casse un bien d’autrui des autres, est-ce qu’il faut le respecter en le punissant ? Quand un jeune brûle une voiture que les propriétaires ont eu du mal à la payer, où est le respect ?
      Donc le puni ne doit pas être respecté mais être simplement et logiquement puni.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Chris. Je réponds un peu tard à votre question. Je suis bien d’accord sur le fait que celui ou celle qui ne respecte pas les autres doit être sévèrement châtié. Mais, pour moi du moins,la correction est d’autant plus efficace que le coupable, dûment sermonné avant et pendant son châtiment, sait qu’une fois qu’il aura « payé sa dette », il retrouvera sa place dans sa famille ou sa communauté (pensionnat, etc.). C’est cela que j’entends par « affection ». C’est ce que j’ai vécu et je vous garantis que la dite affection ne m’a aucunement fait échapper aux coups de martinet que j’avais mérités !Cordialement. CLAUDE.

  2. Benedicte dit :

    Bonjour à vous Georges,
    Oh oui la honte d’avoir été punie !
    Pour moi c’était très simple : ma mère exigeait que je sois en jupette courte et donc cuisses bien dénudées et visibles !
    Il lui lui suffisait de me tenir de son bras gauche et de se pencher légèrement pour claquer mes cuisses de sa main droite. Douleur, pleurs et surtout rougeurs qui restaient visibles un bon moment sur la peau et les gens de dire : »oh regarde la petite fille elle a été bien corrigée au martinet comme tu vois ! ».
    Et que dire quand Monsieur Martinet était de sortie ?
    Après la fouettée, mes cuisses étaient marquées de stries bien visibles et ma mère m’emmenait faire des course. Bonjour la honte !
    Tout ceci est inconcevable maintenant. Et pourtant je ne pense pas avoir été corrigée sans bonne raison.
    A bientôt

    • Benedicte dit :

      Bonjour, je suis Jean le frère de Bénédicte, et passant la voir, elle m’a montré votre site et sa réponse.
      Pour moi, la honte c’était déjà avant le châtiment lui-même à cause de la présence du martinet pendu bien visible de tous ou pire,laissé sur un guéridon dans le salon :le martinet venait de servir et Jean (moi donc )devait avoir les cuisses bien zébrées !
      Et aussi quand mère,suite à une bêtise me disait : »Jean apporte-moi le martinet que je te fouette » et ceci même devant des amis dont une fois ma copine de classe !
      N’oublions pas aussi les »cuissées » dans la rue dehors devant tout le monde ou mes cuisses étaient vertement claquées et rougies.
      Bravo pour votre site,je reviendrai.
      Jean

  3. Remi dit :

    Bonjour,
    Plus qu’un récit, votre texte est également une réflexion intéressante sur la « sociologie » de la punition.
    Pour ma part, j’estime que la honte ne doit pas constituer le but d’une correction. Bien sûr, quand une fessée est reçue en public, celle-ci se combine tout naturellement à la douleur physique.
    Quand mes parents avaient décidé que je méritais une « bonne fessée » comme je l’ai raconté récemment dans « Réunion de famille », (les commentaires sont toujours bienvenus), la honte était concomitante car j’étais systématiquement envoyé au piquet même en présence de personnes extérieures.
    Dans ce cas, la honte vient se rajouter et amplifie les pleurs d’autant plus que je n’étais pas toujours placé dans un coin de la pièce mais souvent bien en vue avec toujours les mains sur la tête le temps que mes sanglots s amenuisent.
    Être dans cette situation, ses fesses rouges exposées, reste un souvenir inoubliable.
    Cordialement, Rémi

  4. Stéphanie dit :

    La honte faisait partie intégrante de mes punitions, et la fessée était systématiquement donnée déculottée, qu’il y ait du monde ou pas. Déculottée voulait dire culotte baissée ou même complètement enlevée ! Le pire, je l’ai indiqué dans mon récit (Stéphanie fessée nue à la supérette), et pourtant, je crois que j’ai eu besoin de ça pour me calmer…

    • Nelly dit :

      Bonsoir Stéphanie,
      Je suis bien d’accord avec vous, la honte fait partie de la punition. Je pense même qu’elle est nécessaire à faire comprendre la faute et aide a réfléchir avant de rééditer le même exploit. J’ai pu en faire pas mal de fois l’expérience et j’avoue que cela était bien utile. J’ai lu dans des ouvrages d’histoire qu’a une certaine époque, la fessée publique faisait partie de la panoplie des sanctions des juges. Elle était donnée sur la place publique et pour des petits manquement aux us et coutumes. J’imagine cela de nos jours : il y en aurait des fessiers rouges !
      Bises Nelly

      • Emilie dit :

        Oui, tu as raison Nelly ! Il y en aurait des fessiers rouges !… Lol !
        Et je crois qu’en fait ce ne serait pas mal du tout, même si cela paraît un peu ringard de nos jours…
        Je l’ai bien connue aussi cette honte de la fessée déculottée devant des membres de la famille, ou pire devant ma meilleure copine !
        Bises d’Emilie.

        • Nelly dit :

          Bonjour Émilie,
          Oui et dans tous les âges. Je pense que cela ferait diminuer les incivilités qui sont devenue finalement des habitudes et également les impolitesses.
          J’avoue qu’il est probable qu’en appliquant cela je serais sûrement avec les fesses rouges !

          • Stéphanie dit :

            Oui, je pense que dans certains cas cela remettrait les idées en place, y compris quand c’est mixte : quand j’ai eu ma honte dans la rue cela m’a calmée et je n’ai jamais recommencé. Perso la pire des perspectives au collège ou au lycée ça aurait effectivement la fessée et la mise au coin fesses nues devant toute la classe, filles et garçons confondus !

          • Emilie dit :

            Même toi Nelly, aurais-tu les fesses rouges ?
            En fait je ne pensais pas à moi… Mais toute réflexion faite, tu as raison, moi aussi je pourrais bien parfois avoir aussi les fesses rouges !… Lol !
            Quel bonheur !…

          • Nelly dit :

            Oui, Émilie, même moi j’aurais les fesses rouges je ne suis pas différente des autres. Je pense que tout le monde fait parfois des « bêtises » et si on réalise une enquête je suis certaine nous tous avons commis au moins une bêtise au cours des deux derniers mois.
            Bises, Nelly

          • JMD dit :

            La fessée dans les classes mixtes y compris au collège et au lycée devrait être remis au goût du jour. Elle pourrait être décidée uniquement en conseil de discipline pour les cas graves ou les récidives par exemple. Elle serait sûrement très dissuasive et pour celles et ceux qui seraient tout de même punis, très efficace !

          • Marco dit :

            Bonjour Nelly
            vous imaginez vraiment une réintroduction de cette punition pour les adultes ?
            Quel tour de vis ce serait !
            Cordialement, Marco

      • celine1978 dit :

        Imaginez si on remplace les amendes d’ordre par des fessées cul nu un jour de marché. Je suis sûre que cela calmerait beaucoup de monde ;)

        • Emilie dit :

          OUI !… Un rêve…
          Pensez-vous qu’un jour la fessée puisse redevenir officielle ?

          • didier dit :

            Cela serait sûrement efficace et la personne ne referait plus deux fois la même bêtise!

          • Stéphanie dit :

            Ou, au lieu d’un conseil de discipline, la fessée déculottée devant la classe : je suis curieuse de savoir, si on faisait un sondage, ce que réclameraient les élèves, entre avoir la honte ou être renvoyés de leur établissement.

        • Marco dit :

          Bonjour,
          Décidément, le petit clan des commentatrices était en effervescence cet été sur le thème de la réintroduction de la fessée publique et pour tout public si je comprends bien. Curieuse nostalgie ! Imaginons : si un jour cela revenait, le personnel serait débordé par l’affluence des condamnations ! Je note au passage que ce sont les femmes qui rêvent à ce retour.
          Seraient-elles sont moins douces qu’il n’y paraît !
          Marco

          • Stéphanie dit :

            Je ne suis pas certaine que les autorités seraient débordées, du fait du caractère dissuasif de la honte, ou alors au début. Mais celles et ceux qui verraient un ou une camarade se faire déculotter et fesser devant toute la classe ne seraient peut-être pas tentés de risquer de subir le même châtiment. Il paraît qu’aux USA, des parents réclament le retour des fessées publiques, et elles sont déjà pratiquées dans le bureau du responsable dans plusieurs Etats.

        • Bernard dit :

          Bonjour, tout à fait de l’avis de Stéphanie; cela calmerait sainement les mauvais comportements, et à moindre frais ; la délinquance impunie ne culminerait pas comme à ce jour. Pour le retour de la fessée en place publique, homme comme femme, de 15 à 65 ans. Avec une solide et long martinet, afin de bien fouetter et sans risque de blessure.

          • Stéphanie dit :

            Pour avoir connu ce genre de honte, je peux témoigner de leur efficacité. La pire, publiée ici, suite à un vol dans un magasin, d’être fessée et sortie nue devant tout le monde, et la seconde avec une fessée déculottée devant toute la famille et des voisins suivie d’une mise au coin avec juste mon soutien-gorge et mes baskets, suite à une grave insolence. Cela m’a définitivement calmée.

          • Emilie dit :

            Je suis aussi pour le retour de la fessée en public !!
            Cela changerait je pense beaucoup de comportements…

          • Marco dit :

            Entre la fessée déculottée devant toute la classe et celle en place publique il y a tout un monde !
            Dans le cadre scolaire, comme l’évoque Stéphanie, à l’école, voire une extension au collège en effet la honte fonctionnerait à plein, ça serait dissuasif mais ce serait heureusement encore dans un cadre privé.
            Certes en classes mixtes, c’est dur d’être exposé aux regards des élèves de l’autre sexe pendant toute la punition. Je parle en connaissance de cause ayant eu la malchance d’être fessé devant toute la classe dont une fois en mixte en classe de neige. Quant à la fessée en place publique, je n’ose imaginer, c’est trop rétrograde, un vrai cauchemar !
            Et puis, si des enfants voyaient les adultes se faire fesser, quelle image dévalorisante ce serait!
            Comment les parents ou éducateurs pourraient continuer à punir ainsi avec de tels exemples ?

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Georges. Ce qui me frappe dans votre récit, c’est le manque d’affection. Pour moi, corriger ne se résume pas à frapper. Pour que la « leçon » porte il faut que le fautif sente qu’il a été corrigé parce qu’il le méritait, mais que le châtiment qu’il a reçu ne lui ôte pas l’affection de celui ou celle qui l’a puni. C’est ainsi que j’ai été élevé, et les corrections au martinet que j’ai reçues, je les acceptais,(de mon mieux!) parce que je savais que je n’allais pas perdre pour autant l’affection de mes parents. Cordialement, CLAUDE.

  6. zatopek dit :

    Et pourriez-vous nous conter ces douloureux moments, Emilie ?
    Quelle est l’incidence de ces fessées enfantines ou adolescentes sur vos goûts d’adulte ?
    Les adultes fessés dans leurs jeunes années demeurent-ils nécessairement adeptes de la fessée en tant que donneurs ou receveurs en l’intégrant dans leur sexualité d’adultes ?

  7. Floriane dit :

    Lorsque ma mère m’a mis la fessée devant les camarades du centre aéré, il y avait des garçons et des filles de ma classe, et c’est justement la honte qui a été dissuasive. Ma mère avait prévenu que si je me montrais à nouveau insolente avec l’animatrice, elle me ferait rester les fesses nues tout l’après midi ! Je pense que la même chose au collège aurait été tout aussi efficace : première insolence sanctionnée par la fessée déculottée devant toute la classe, et en cas de récidive, mise au coin ou renvoyée à ma place les fesses à l’air. Cela en calmerait plus d’une et plus d’un ! Rien que d’y penser cela me fait froid dans le dos rétrospectivement. Et Lambercier a eu ma photo l’année de la fessée sur le parking de la plage a 15 ans, il peut imaginer ma tête …

    • Nelly dit :

      Je suis bien d’accord avec vous Floriane, rien que la menace de la recevoir évoquée devant tout le monde a un effet que j’ai bien connu, alors la recevoir devant tout le monde doit être terrible. Je crois que dans ce cas les larmes sont là bien avant que la première claque ne tombe. Bises

  8. georgesflogg dit :

    Bonjour, Claude. Excusez cette tardive réponse !… Je n’étais pas repassé sur mon texte depuis longtemps.
    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Si ma mère – et ma tante à un moindre niveau – m’ont gratifié de nombreuses fessées parfois bien sévères (mais toujours justifiées, c’est important), je n’ai jamais été en manque d’affection et de tendresse.
    Un temps pour tout, en fait !… J’étais élevé avec tout l’amour d’une mère, mais si je dérapais un peu trop, sa sévérité était à la mesure de cet amour. Je crois que l’adage : « qui aime bien châtie bien » lui allait comme un gant !… Ma tante aussi m’aimait beaucoup, ce qui ne l’empêchait pas de me flanquer des déculottées quand j’étais sous sa garde, avec le plein assentiment de ma mère, d’ailleurs. Au demeurant, quand celle-ci revenait me chercher, si ma tante lançait : « j’ai encore dû corriger ton fils, tout à l’heure ! » C’était réglé : en un clin d’œil, j’étais fesses nues en travers des genoux de Maman pour une deuxième fessée !…
    Et puis, elle et sa sœur avaient été éduquées avec rigueur, époque oblige, et dans une famille « à principes ». Elles avaient bien connu les verges, instrument en vigueur en ces temps-là, et naturellement l’indémodable martinet. Je n’ai connu que le martinet (mais je l’ai bien connu !)
    Il est courant que les parents reproduisent le schéma, comme on dit, mais ma mère fut sans doute moins dure avec moi que ses géniteurs le furent avec elle.
    Madame Jeanne, c’est autre chose. Je ne crois pas qu’elle n’aimait pas ses enfants, mais elle punissait avec une satisfaction amusée qui me fait réfléchir aujourd’hui.
    Et ce besoin de « faire honte », avec une invention certaine dans les brimades

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Georgesflogg. Votre nom sur ce blog (flogg=flogging ?) est à lui seul un programme. Je suis heureux que dans votre commentaire vous précisez que lorsque votre mère vous corrigeait, elle accompagnait d’affection le châtiment qu’elle venait de vous administrer. Pour moi en effet, il faut respecter la dignité du coupable et lui montrer qu’après avoir « payé sa dette « il retrouve sa place dans le cercle familial. C’est pourquoi je déplore comme vous les « normes modernes » d’éducation qui poursuivent très concrètement, les parents qui ont la main trop leste de poursuites judiciaires! Pour moi c’est un ingérence inadmissible dans la conception de l’éducation par les parents. Sans faire une « fixation » dessus, je soutiens que quelques bonnes volées de martinet au moment opportun, généralement au cours de l’adolescence, c’est un service que l’on rend au coupable. Combien lui coûterait, à l’âge adulte certaines fautes qu’une telle correction aurait pu rectifier ? Cordialement. CLAUDE.

  10. Cambaceres dit :

    Bonjour Georges,
    Je découvre assez tardivement votre contribution à ce blog. La honte et les châtiments corporels ! L’une n’allait pas sans les autres et de tout temps.
    La honte d’être exposé au pilori existait parmi les peines corporelles et parfois avant le châtiment suprême en public. Cette honte pratiquée dans la sphère publique, on la retrouvait dans la vie privée.
    Que ce fut pour la simple fessée manuelle appliquée sur un postérieur dénudé, à l’aide de verges, d’un fouet ou d’un martinet, la honte du déculottage faisait déjà partie de la punition, accentuée parfois par la présence d’autres membres de la famille ou de tiers. Comme l’indiquent certains, cette honte se trouvait prolongée dans le « reculottage » et surtout par la persistance de traces visibles sur les cuisses.
    Faire honte de son comportement au fautif par sa punition elle-même nécessairement honteuse, cela était souvent voulu par les parents quand nous, fautifs, vivions dans une société plus « restreinte » dans laquelle les modes d’éducation ne variaient guère d’une famille à l’autre.
    Ressentir la honte de la correction dans le regard des autres, c’était aussi la crainte des punis, une sorte de deuxième punition lorsqu’ils en exhibaient les traces, lorsque les mamans se racontaient les corrections données aux enfants, lorsqu’était expliqué le rôle du martinet accroché bien en vue à la maison.
    N’ayant jamais reçu de fessée déculottée, je ne m’y étendrai pas. Cependant, j’ai toujours gravée dans ma mémoire la fessée déculottée reçue par un camarade de classe en 11°. Il s’était beaucoup débattu, mais son postérieur avait connu toute la gamme du rouge sous la main de la maîtresse. Je me souviens surtout de son visage congestionné, entièrement rouge, et pourtant il n’avait guère pleuré. C’était sans doute le rouge de la honte. Il habitait près de chez ma grand-mère et je jouais parfois avec lui. D’une nature peu docile, je l’ai vu une fois recevoir le martinet sur les cuisses par la plus âgée de ses soeurs.
    Le martinet était très couramment utilisé et les enfants ne se cachaient pas le recevoir. Ils en gardaient les marques sur les cuisses mais ne paraissaient en être traumatisés. Tellement employé, le martinet suscitait davantage la crainte que la honte quand il était reçu. Chacun en parlait librement. Tout dépendait des circonstances de la correction. Je compris plus tard que c’est en grandissant, à l’adolescence, que vient la honte de le recevoir.
    Ma mère me claquait les cuisses à la main et il arrivait que les rougeurs fussent visibles quelque temps. Je reconnais que j’évitais alors de trop me montrer en public, surtout que je ne portais pratiquement que des culottes courtes.
    Lors du redoublement de ma 6e, elle est passée au martinet ; j’ai trouvé cela normal et mérité. J’ai ressenti à mon tour la douloureuse morsure des lanières sur mes cuisses et la honte de les exhiber marquées par le martinet.
    On en parla avec des copains ; ils étaient tous plus ou moins déjà passés par là. Eux aussi avaient ressenti cette espèce de honte quand ça se produisait, mais ensuite ils ne faisaient plus trop attention. Dans ce collège catholique fréquenté par les enfants des classes moyennes et supérieures, on se montrait fort pudique sur l’éducation familiale, mais fessées et martinet en faisaient partie.
    Le caractère honteux du châtiment revenait quand on allait chez la droguiste. Elle ne manquait pas de vérifier l’état de mes cuisses y cherchant les restes d’une récente punition ; elle demandait des nouvelles du martinet, s’il avait servi récemment ; elle faisait dialoguer les mamans présentes sur son usage. J’avoue que je rougissais toujours lors de ces conversations, surtout s’il y avait d’autres enfants présents.
    Pendu bien en vue au salon, le martinet amenait parfois des commentaires gênants. Personne ne le reprochait à ma mère, au contraire, on la félicitait plutôt surtout quand on apprenait que le martinet m’avait vraiment incité à améliorer mes résultats scolaires.
    A 13 ans, et alors que ma mère dépressive hésitait un peu, j’ai mieux compris ses motivations et l’ai encouragé à continuer son éducation sévère avec moi. J’ai volontairement laissé de côté ce sentiment de honte que j’avais parfois. Au contraire je l’avais intégré comme faisant partie de la punition, et je l’acceptais bon gré mal gré autant que la douleur du martinet.
    J’ai alors porté plus fièrement mes culottes très courtes qui dégageaient bien mes cuisses sachant qu’en cas de note insuffisante elles subiraient les lanières du martinet. Mais c’était le prix à payer d’un travail insuffisant qui ne satisfaisait pas ma mère pourtant débordante de tendresse et d’affection. Je considérais que je me devais d’avoir absolument de bons, voire de très bons résultats, non seulement pour moi-même, mais surtout pour ma mère qui faisait tout ce qu’elle pouvait pour moi.
    Ce besoin de punition en cas d’insuffisance était très ancré en moi. J’ai trouvé normal que, pour ma 3e, ma mère se munisse d’un redoutable martinet de cordonnier à cinq lanières épaisses, souples et carrées, et qu’elle se montre plus exigeante encore. A la moindre faiblesse, mes cuisses nues étaient à la disposition du martinet; et il ne me fut pas épargné, mais dans une atmosphère baignée d’affection. Il m’a vraiment obligé à travailler pour atteindre un niveau très satisfaisant.
    Ce robuste martinet (et son suivant en classe de seconde) m’inspirait crainte et respect, encore à 14/15 ans. Il était beaucoup plus mordant que les précédents et ses stries perduraient plus longtemps. Il me rappelait en permanence à mes obligations scolaires.
    Le garçon orgueilleux que j’étais alors se trouvait ainsi remis à sa place d’enfant en restant continuellement en culottes courtes et en étant placé sous la coupe d’un solide et redoutable martinet. Quand il servait, je ressentais bien sûr de la honte, mais elle me paraissait acceptable, dans la nature de la punition elle-même.
    Alors que ce fût pour des fessées déculottées ou du martinet sur les cuisses, la honte éprouvée pendant et après la correction faisaient totalement partie de la punition. Si on acceptait l’un on acceptait l’autre. J’avais reconnu auprès de ma mère que le port permanent de culottes courtes et que des punitions au martinet sur mes cuisses nues m’avaient vraiment incité à travailler de mon mieux, et j’avais réclamé la poursuite de cette éducation sévère.
    Elle avait accepté avec tendresse et toute punition était suivie de marques d’affection. Au fond de moi-même, je savais que j’avais besoin de cette discipline. Alors la douleur du martinet puis la honte à exhiber des cuisses zébrées passaient au second plan au regard des avantages que me procurait cette discipline : de bons résultats scolaires et l’amour de ma mère.
    Mais attention ! Ce que j’ai accepté pour moi ne vaut pas nécessairement pour les autres. C’est aussi une question de personnalité et de contexte d’une époque dans une société donnée. Je ne suis pas sûr que cela marche encore aujourd’hui dans le contexte actuel.
    Amicalement.
    Cambaceres

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