La fessée appliquée

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La mobylette

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Par Jean-Jacques

…. Alain et Jean-Jacques s’essayèrent aux bals de campagne, principalement pour trouver des filles. Pendant les vacances de Pâques, un troisième larron vint se joindre à eux. C’était Hervé, dit Vévé, grand garçon un peu lunaire, qui écrivait des poèmes érotiques et qui était aussi puceau que les deux autres. Partis dans un improbable village de Brie, les trois copains arrivèrent à entrer sans payer. Après avoir essuyé leur content de refus de la part des filles libres, qui n’auraient certainement pas accordé un slow à des hurluberlus étrangers à la commune, et après avoir évité de justesse une bagarre, ils se retrouvèrent dehors, à minuit, à plus de dix kilomètres de chez eux.

Le temps d’arriver à la gare et le dernier train de banlieue serait parti. Jean-Jacques avait prévenu du risque, mais, comme à l’accoutumée, Alain avait envie de brûler les vaisseaux pour voir ce qu’ils seraient capables de faire. Une fois déjà, accompagné seulement par Jean-Jacques, il avait emprunté un cyclomoteur pour rentrer chez eux, et l’avait abandonné sur le talus avant d’arriver. Un emprunt, n’est-ce pas, ce n’est pas un vol. Et Jean-Jacques, qui n’aimait pas trop ça, avait peur de se faire traiter de dégonflé par son copain Alain.

Ce soir-là, ils trouvèrent une petite moto de 125 cc, sans antivol. Alain se mit au guidon, Vévé qui était trop saoul pour tenir assis au milieu, et Jean-Jacques à l’arrière, maintenant Vévé en serrant les épaules du pilote. Au premier virage, la moto sortit de la route et percuta un poteau en ciment. Alain, qui avait embrassé le poteau, eut l’épaule luxée. Vévé passa par-dessus lui et se retrouva à quatre pattes, s’écorchant profondément un genou. Jean-Jacques passa par-dessus les deux autres et s’en tira sans trop de casse, par un roulé-boulé tout droit tiré de ses séances d’entraînement. Étourdis, les trois jeunes gens ne trouvèrent rien de mieux à faire que de téléphoner à un de leurs copains, Calame, pour le supplier de les ramener chez eux en voiture. Ce fut le père de Calame qui arriva, et exigea qu’ils passent par l’hôpital, où, penauds, ils durent laisser leurs noms.

Bien entendu, la gendarmerie ne mit même pas une semaine à les retrouver. Le père de Jean-Jacques avait soigné un soir Vévé, qui s’était évanoui en leur rendant visite. Il avait remarqué l’épaule luxée d’Alain, et s’attendait à quelque chose de ce genre. Jean-Jacques était tellement contrit, angoissé par les conséquences, malheureux de ce qu’il avait fait, qu’il fut sermonné pour la forme. Une avocate, ami du patron du père de Jean-Jacques, contacta quelqu’un de bien placé qui donna les coups de téléphone qu’il fallait, et annonça qu’il n’y aurait pas de suite, sauf des excuses au propriétaire de la moto et le remboursement des réparations bien sûr. C’était sans compter sur la mère de la victime du larcin.

Jean-Jacques et Alain se retrouvèrent donc à la gendarmerie, accompagnés de l’avocate et de leurs pères, pour rencontrer le jeune propriétaire de la moto, un garçon boucher de 18 ans comme eux accompagné de sa mère qui l’élevait seule depuis sa plus tendre enfance. C’était une forte femme d’une quarantaine d’années, brune, cheveux tirés en arrière par un chignon, vêtue d’une robe noire qui moulait ses formes imposantes. Elle avait une expression culottée, comme on dit, une sorte de Madame-Sans-Gêne. Elle écouta les excuses des jeunes gens sans quitter un sourire ironique, puis conclut :

–             Bien sûr que vous allez payer la réparation. Mais vous n’allez pas vous en tirer comme ça, ce serait trop beau. Ce serait été mon gosse, il aurait pas eu droit au piston, y aurait pas eu de coups de téléphone, il aurait été au tribunal. Et vous parce que vous pétez dans la soie ça s’arrangerait comme ça ! Non, pas question ! Je veux que vous vous en rappeliez toute votre vie ! Sinon je ne retire pas ma plainte, conclut-elle en se croisant les bras.

–             Qu’est-ce que vous voulez, alors ? demanda le père de Jean-Jacques.

–             Je veux qu’ils soient punis ! s’entêta la grosse femme. C’est dommage qu’il n’y en aie que deux sur les trois, mais on fera sans.

–             Si on ne les met pas en prison, alors, qu’est-ce que vous voulez qu’on leur fasse ? demanda le chef gendarme.

–             Je veux qu’ils reçoivent une bonne fessée, devant moi et devant mon fils. Sinon je ne retire pas ma plainte.

Si les gendarmes ne semblaient pas surpris, les deux pères étaient déconcertés et les deux coupables rouges de confusion. Ils avaient beau être convaincus que cette menace ridicule n’aboutirait pas, ils étaient humiliés que le mot fessée ait été prononcé, à leur encontre, par une femme, et devant témoins ! Mais celle-ci insista :

–             Bon, je ne vais pas perdre mon après-midi et Pierrot non plus. On a du travail. Vous choisissez tout de suite.

–           Et si on rajoutait… disons mille francs… de dommages et intérêts ?  proposa l’avocate qui avait de l’expérience. Deux mille ?

–          Rien  du  tout ! s’emporta la grosse dame. Même un million j’en voudrais pas ! J’ai dit une bonne fessée, c’est ça ou rien. Moi j’ai vu pleurer mon gosse, quand il a retrouvé sa moto en morceaux. Il avait bossé un an pour se la payer. Maintenant c’est à lui de rigoler en regardant les voleurs s’en prendre une  bonne.

–             Ça change tout, dit l’avocate se tournant vers les pères des délinquants. Si c’est le procès, finies les études, messieurs. C’est un peu de prison, puis le régiment tout de suite. Adieu la carrière de prof ou de toubib. Moi, je ne peux plus rien faire si madame refuse de retirer sa plainte.

–             Alors, qu’est-ce qu’on fait ? dit le père de Jean-Jacques.

–             Moi, je vous conseille d’accepter, jeunes gens, dit l’avocate. Une fessée, vous n’en mourrez pas, après tout. Ça ne sortira pas d’ici alors que si vous vous retrouvez dehors avec les menottes…

–             Bon alors qu’est-ce que vous décidez, les garçons ? demanda le père d’Alain. Après tout, c’est avant qu’il fallait réfléchir. C’est vrai que vous n’allez pas en mourir et que ça vous servira de leçon. Alain ?

L’interpellé fit un signe de tête qui semblait vouloir dire « oui », les yeux fixés au sol.

–             Jean-Jacques ?

Jean-Jacques fit de même.

–             Bien, conclut l’avocate en se tournant vers la grosse dame. Je crois que ces messieurs se sont résignés à vos exigences. Reste à savoir qui est-ce qui les fesse, maintenant.

–             Je veux que ce soient les gendarmes qui les fessent, répondit la plaignante. Je suis sûre et certaine que leurs pères ne leur ont jamais donné de fessées, ou alors il y a trop longtemps. Je me ferais un plaisir de leur donner, mais je préfère regarder. Si les gendarmes sont d’accord.

–             Pas de problème, ma bonne dame, répondit le chef. Et je vais vous dire, c’est pas la première fois que ça arrive dans cette brigade. Moi j’en prends un et le brigadier prend l’autre. Allons, jeunes gens, en position ! Baissez vos culottes !

–             Papa… dit Jean-Jacques d’un ton suppliant.

–             Ah !mais vous rigolez, une fessée, c’est cul nu, chez moi ! Et ici, tout de suite, qu’on voie        bien leurs fesses ! Vous leur mettez les fesses à l’air sinon c’est moi qui les déculotte, vous n’avez qu’à me les tenir, précisa la dame d’une voix sans pitié. Je veux qu’ils s’en rappellent. Et que mon fils voie bien le spectacle. Et moi aussi !

–             L’un après l’autre ou les deux en même temps ? demanda le chef à la grosse dame qui s’était installée sur une chaise, jambes écartées, bars toujours croisés sur sa forte poitrine, mais cette fois avec l’air de satisfaction d’une cliente à qui on rend enfin justice.

–             L’un après l’autre. Tenez, commencez par celui-là, dit la grosse dame en montrant d’un geste du menton Jean-Jacques qui s’était reculé d’un pas.

–             Allez, jeune homme, baisse ta culotte ! répéta le chef gendarme. Le slip aussi !

La mort dans l’âme, le condamné s’exécuta et se retrouva avec pantalon et slip à mi-cuisses. Le chef gendarme qui s’était assis sur un banc l’attrapa par un bras et le coucha en travers de ses cuisses, puis releva la chemise et le chandail dévoilant une belle paire de fesses rondes, blanches, fermes et exemptes de tout poil qui en aurait masculinisé l’apparence. Puis, levant haut la main, il se mit à fesser vigoureusement, prouvant qu’il en avait effectivement l’habitude. Cela n’avait rien d’une mignonne fessée pour écolier : le derrière musclé du jeune homme était capable d’encaisser la pétarade de claques appliquées par la rude main du gendarme.

Malgré lui, Jean-Jacques essaya de se tortiller et de se débattre sous la brûlure de la formidable fessée publique telle qu’il n’en avait pas reçue depuis bien des années. Le gendarme ne cessa que lorsque le postérieur fut d’une rutilante couleur sauce tomate, après s’être assuré en échangeant un regard avec la plaignante que celle-ci en avait pour son compte. Le sourire réjoui de la grosse dame et le signe de tête qu’elle fit montraient assez qu’elle était satisfaite. Le gendarme remit Jean-Jacques sur ses pieds, les larmes aux yeux, vaincu, humilié, mortifié d’avoir été déculotté ainsi devant les gendarmes, la grosse dame et aussi la séduisante avocate. On lui ordonna d’aller attendre nez au mur et fesses à l’air, comme lorsqu’il était gamin, que son complice ait été fessé également.

Mais les choses ne se passèrent pas aussi facilement. Alain refusait de se laisser faire et il fallut que le chef l’immobilise en lui tordant un bras dans le dos, puis, comme elle avait menacé de le faire, que la grosse dame le déculotte elle-même. C’est penché en avant sur le bureau du brigadier, toujours maintenu par le chef gendarme, qu’il reçut la fessée de sa vie jusqu’à ce que ses ruades cessent et qu’il encaisse avec soumission la correction déshonorante. Comme pour un récital de piano, ce fut une fessée à quatre mains, appliquée à tour de rôle par le gendarme adjoint et la mère de Pierrot dont la vigueur des battoirs n’avait rien à envier à celle d’un homme ! La digne femme savait évidemment ce que fesser veut dire, évoquant la Maheude, dans Germinal, lorsqu’elle fesse magistralement son gros garçon sur le trottoir du coron.

–             Maintenant, je veux bien qu’ils fassent des excuses ! tonna la grosse dame.

Domptés, rouges de honte, leurs derrières écarlates encore exposés aux regards des témoins, les deux jeunes gens obéirent sans discuter et eurent alors l’autorisation de se reculotter sous les regards ironiques. Même les deux pères n’avaient pas l’air mécontent. Quant à l’avocate, il était clair qu’elle ne s’était pas amusée comme ça depuis longtemps.

Les vacances qui suivirent furent très sages. Les deux jeunes complices travaillèrent chacun un mois à pousser des chariots dans un supermarché et le second en famille au bord de la mer. Jusqu’à ce jour, nul ne reparla jamais de sa fessée, mais personne ne put jamais l’oublier non plus, à commencer par les parents qui, entre eux, finirent par convenir que cette cuisante conclusion n’avait pas été inutile. Jean-Jacques devint professeur agrégé de lettres et Alain chirurgien dentiste.

Un commentaire »

  1. pacaud dit :

    Je trouve que la dame a été gentille de proposer de faire fesser ces jeunes que de les mettre en prison. Jolie histoire, et la fessée à 4 mains a dû être douloureuse en laissant des paires de fesses toutes rouges.

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