La fessée appliquée

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La singulière méthode de Mademoiselle Élisa

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Par Edmée

Dehors, il fait beau. L’air embaume les premiers effluves printaniers. Mais lui ne voit ni ne sent rien. Seule la contemplation de ses pauvres cuisses nues ravive son chagrin et, rencogné derrière son pupitre, il ne peut retenir de nouvelles larmes. Il a bien des raisons de s’apitoyer sur lui-même. Le coquet hâle doré qui lui restait de ses vacances à la mer fait dorénavant place à d’abominables rougeurs. Entre ses cuisses, qu’il tient soigneusement écartées pour les empêcher de se toucher, la pression du banc en bois fait s’étaler leurs chairs molles et grasses. Tout en haut, les lisières de son short de toile, qu’il n’a pas songé à rabattre tant sa détresse est grande, sont encore retroussées jusqu’aux plis de l’aine. Des genoux aux renflements charnus et tendres des faces internes, elles luisent désormais d’un rouge cramoisi, comme cuites au soleil.

La peau à vif semble irritée et des picotements fourmillent en ondes brûlantes qui irradient jusqu’au creux de ses reins. Sous lui, c’est pire. Il peut bien se dandiner d’une fesse sur l’autre, le bois dur du banc colle à la peau de sa croupe à demi nue, réverbérant sans relâche une intense chaleur de fournaise comme si on l’avait emmaillotée dans un cataplasme de farine de moutarde en guise de caleçon. On l’avait vu arriver peu de temps avant la rentrée des classes de l’après-midi. Une scène plutôt inhabituelle qui avait provoqué ici ou là quelques railleries de dérision chez les grands, et des airs d’effarement parmi les jeunes de sa classe. Malgré ses presque 12 ans, il se faisait  traîner autant que porter par une dame, sa mère sans doute. Il se débattait comme un enfant rétif en plein caprice. On l’apprendrait plus tard : une affaire de devoirs bâclés, la peur de se faire punir… Il s’était enfermé toute la matinée dans la salle de bains pour ne pas aller à l’école…

A plus d’un an de son admission dans cette petite institution privée pour garçons de la région parisienne, pressent-il ce qu’il a tant redouté ? Il n’aura pas besoin d’attendre de se retrouver  dans la classe de Mademoiselle Elisa pour réaliser à quel point cette jeune femme méritait pleinement sa terrifiante réputation. Hormis la directrice, c’était, parmi nos professeurs, la plus intraitable de toutes.  Quant aux anciens, il y avait beau temps qu’ils ne se faisaient plus d’illusions. La directrice, une maîtresse femme convaincue que rien ne valait une paire de fesses rouges et cuisantes dans le fond d’une culotte, prônait un usage libéral des châtiments corporels dans l’éducation des élèves petits ou grands.

Certes, sa petite école de campagne ne l’avait pas habitué à une discipline aussi sévère. Et près de deux années de ce régime, agrémenté de temps à autre de quelques cuisants coups de férule sur ses paumes, n’avaient pu que renforcer ses premières craintes.  A sa manière, Mlle Elisa partageait avec la directrice ce redoutable privilège, donnant libre cours à son goût unique et immodéré pour de spectaculaires et humiliantes corrections corporelles en public qu’elle administrait aussi bien aux « grands » de sa classe qu’à n’importe quel autre récalcitrant selon une méthode des plus singulières.

Et pas d’échappatoire ! Gare à ceux qui s’imaginaient avoir largement dépassé l’âge de la fessée ! Aucun garçon ne pouvait se targuer d’en être dispensé.   A 30 ans environ, Mlle Elisa était à la fois un physique et un caractère, ce que ne démentait pas sa rude physionomie de paysanne bretonne. Râblé, mince et musclé, son corps avait la vigoureuse nervosité d’un ressort. Une coiffure courte et frisottée couleur paille, des yeux d’un bleu délavé, des traits énergiques mais agréables sur un visage sans trace de maquillage qui ne souriait jamais – sauf en jouant au foot avec nous ! – lui conféraient  une allure plutôt garçonnière. Et, n’en déplaise aux bons esprits, ses immuables jupes plissées bleu marine et ses chaussures à talons plats achevaient d’en faire une vraie cheftaine scout !

La jeune femme sévissait non seulement dans sa propre classe mais, au besoin, pour le compte de ses collègues séduites par les succès d’une méthode aussi radicale. Elles n’hésitaient donc pas à lui déléguer le traitement des cas difficiles. Un élève indiscipliné  méritait-il une sévère correction ? Elles avaient l’embarras du choix : la fessée magistrale chez la directrice ou l’envoi chez Mlle Elisa. Punir des garçons, les mortifier hors de toute mesure, les faire suer de honte et de souffrance au cours de véritables séances de dressage aussi impromptues que mouvementées, tel semblait être, en effet, le credo inébranlable de Mlle Elisa.  De fait, rien n’était plus effrayant que d’aller seul, le cœur battant, dégoulinant d’angoisse et les fesses serrées, frapper à une porte inconnue et d’être soudain projeté en pleine lumière sous les regards curieux de grands élèves… 

Les élèves sont déjà en rang et s’allongent sur deux files face au perron commun aux deux classes sous la houlette de nos professeurs respectifs. D’un côté, la classe du jeune garçon, de l’autre, la mienne, celle de Mlle Elisa. Lui s’est placé en queue de file, l’air piteux et mal assuré. C’est un joli blondinet à la taille élancée et dont les légères bouclettes de cheveux qui s’éparpillent sur son front conservent au visage ses traits encore enfantins. Aurait-il oublié son uniforme réglementaire aujourd’hui ? A la place de la culotte courte de drap bleu marine, il ne porte qu’un léger short de toile beige assez lâche et court au niveau des cuisses. Qu’attendent donc les deux jeunes femmes pour nous donner le signal ? Toutes deux semblent se concerter.

Soudain, voilà Mlle Elisa qui dévale les marches du perron. Le regard noir, les traits contractés, elle remonte à toute allure la rangée d’à côté. Quelle mouche la pique ? En quelques enjambées,

la Furie fond sur le jeune garçon comme un rapace sur sa proie. Il n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive qu’une poigne irrésistible le saisit par une oreille, l’extrait de force du rang et le propulse au pas de charge vers le perron. Saisi d’épouvante, il galope à côté de la jeune femme, courbé contre sa hanche, comme guidé par la douleur aiguë qui broie son oreille. Le sol défile sous ses pieds. Les jambes molles, il trébuche sur les marches du perron pour se retrouver, tout  abasourdi et haletant, en haut du perron. Que veut faire de lui cette jeune femme ? La peur l’étreint, ses oreilles bourdonnent. Ses regards affolés en direction de sa professeur se heurtent seulement à la froideur d’un visage désapprobateur.

Soudain, une bourrasque s’abat sur lui. Comme des serres, des doigts agrippent ses joues, les tordent, le  forçant à cabrer la nuque, à la regarder dans les yeux. Les prunelles de Mlle Elisa étincellent de rage, l’éblouissant de leurs éclairs. Oui, la séance est bien commencée, l’une de ces séances donnant lieu à d’impressionnantes et spectaculaires démonstrations d’une sévérité forcenée. Entre les pinces des doigts, les joues sont tordues et retordues, longuement et cruellement triturées dans un sens puis dans l’autre. Le puni se contient avec peine et des larmes commencent à sourdre de ses yeux. Une affreuse grimace plisse son visage, sa bouche s’écartèle, et entre ses lèvres tordues de souffrance, ses supplications se noient dans un gargouillis de sons.

Puis, à leur tour, les petites touffes de cheveux qui garnissent ses tempes lui font endurer un regain de souffrance. De ses deux pouces cette fois-ci, Mlle Elisa se met posément à les malaxer  à rebrousse-poil. L’horrible sensation ! Elle va les déraciner, c’est sûr !… Les larmes giclent, roulent sur ses joues.  Aux oreilles à présent ! Aïe ! Aïe ! ! Entre les puissantes  mâchoires qui les tenaillent, elles se tordent et s’étirent à n’en plus finir, d’abord vers le haut, de plus en plus haut, lentement, irrésistiblement. Accroché à deux mains au bras de la jeune femme, le puni n’y résiste pas. Comme attiré par une force magnétique, on le voit se hisser en gémissant sur la pointe des pieds, le visage grimaçant de douleur. Puis, la traction s’inverse brusquement vers le bas, le forçant presque à s’accroupir sur ses talons. Et de nouveau vers le haut. Debout, accroupi… debout, accroupi… la cadence s’accélère. Il suffoque, pleurant autant de peur que de douleur. Si ça continue, elle va finir par lui arracher les oreilles, c’est fatal !…  

Le couple semble exécuter un ballet minutieusement rodé. Mlle Elisa est à son affaire, se jouant avec aisance des difficultés de sa tâche. Son petit nez en trompette hume l’air avec délice et son visage s’illumine d’une expression de triomphe. A côté de la robustesse de la jeune femme qui le domine d’une bonne tête, comme soudée entre ses mains vigoureuses, la svelte silhouette du garçon donne toutes les apparences d’une poupée de son, malléable à souhait, enchaînant docilement des postures de plus en plus infamantes au gré des désirs de la jeune femme. Le blondinet n’est pas de taille à lutter. De toute façon, qui d’entre nous aurait osé résister à Mlle Elisa ? Son autorité est telle qu’elle assèche la moindre velléité. A présent, les bras du pauvre garçon tournoient à vide dans l’air en moulinets désespérés. Son corps n’est plus que contorsions grotesques qu’accompagne un poignant hululement. N’eussent été ses grimaces et ses plaintes, on les croirait tous deux complices d’un véritable numéro de duettistes. Sans relâcher les oreilles, la jeune femme le fait maintenant déambuler de long en large sur le perron. Les bras en croix, les jambes le soutenant à peine, il se trémousse, se cabre et se tortille, pitoyable pantin que semble mouvoir un aiguillon planté dans son derrière !

Sans relâcher son étreinte, Mlle Elisa apostrophe  l’assistance, l’exhortant à assimiler la leçon. « Regardez votre camarade ! Savez-vous que ce petit monsieur s’enferme dans une salle de bain pour ne pas aller à l’école !… A presque 12 ans !… Un méchant garçon qui fait pleurer sa mère par-dessus le marché…  Il n’a donc pas honte ? Mais regardez-le donc !… Il se figure qu’il va s’en tirer à  bon compte, comme ça,  sans se faire punir ?… mais vous allez voir, je vais lui montrer ce qu’il en coûte ici de faire l’école buissonnière !… ».

Elle parle de lui comme s’il n’existait pas, comme on ferait d’une marchandise dépréciée. Chacune de ses phrases s’agrémente d’une nouvelle torsion d’oreilles à la limite de la rupture.  « Oui, il mérite sa correction ! Et une bonne correction !… »

Le mot bruisse dans mes oreilles. Il me fascine comme à chaque fois que j’assiste à l’une de ces  humiliantes séances, la gorge nouée d’appréhension de me retrouver moi-même encore une fois sur le devant de la classe, livré aux mains impitoyables de Mlle Elisa. Ce sont toujours les mêmes sentiments qui s’emparent de tout mon être, mélange de répulsion et d’indignation mais aussi de désirs secrets, frissonnant de voir d’autres que moi se faire corriger et reproduire les mêmes tourments. Mlle Elisa n’est jamais à court d’improvisations. Sa tête frisottée est juste au-dessous de lui. Agenouillée à hauteur de son ventre, ses mains s’affairent désormais sur les lisières des jambes du short. L’étoffe en est assez lâche pour que, de ses doigts experts, elle puisse les enrouler en plis successifs jusqu’à la fourche de l’entrejambes. Le garçon devine-t-il ? Recru de honte, il se laisse faire. A mesure qu’elle lui dénude les cuisses, ses ongles en griffent  et chiffonnent sans ménagement la peau lisse et délicate.

Puis la jeune femme se redresse et se met alors à  tirer vigoureusement sur les bourrelets d’étoffe coincés dans les replis de l’aine. Sous la forte traction, la couture médiane s’enfonce profondément dans le sillon fessier, cisaillant douloureusement l’entrejambe. En bout de course, réduit à des dimensions minimales, le short a pris désormais l’aspect d’un maillot de bain largement échancré sur les hanches. Par derrière, il laisse à nu une bonne moitié de la croupe juvénile dont la pâleur tranche avec la peau dorée des cuisses. On la voit  saillir par-dessous les bords retroussés en deux croissants de chair potelée que souligne en creux la double arcade à la jointure des cuisses. Et soudain, FLAC ! Une formidable détonation nous fait sursauter.

J’ai beau m’y attendre, m’y préparer en pensée, tous mes muscles se contractent de surprise. Lancée à toute volée, la main de Mlle Elisa vient de s’abattre sur les chairs mises à nu. La claque retentissante vibre dans l’espace d’une longue et claire résonance. A son habitude, Mlle Elisa y a mis toute sa force, sa main enveloppant tout l’arrière d’une cuisse, juste au-dessus du jarret. Sous la violence du choc, ses reins se cambrent, ses genoux fléchissent, son ventre s’élance en avant. Dans la seconde qui suit, la peau meurtrie vire au rouge flamboyant. Un instant bloquée au fond de sa poitrine, une clameur stridente déchire l’air. A son visage révulsé, il est clair que la douleur fulgurante doit se répandre comme une brûlure de fer chaud sur la peau ! Oui, il le sait bien désormais qu’elles font atrocement mal les claques de Mlle Elisa !

A peine a-t-il le temps de couvrir de sa main la partie meurtrie qu’une deuxième claque fauche l’autre cuisse à la même hauteur. Sa force est telle qu’il en perd l’équilibre. Cette fois la commotion est si violente que son cri s’étrangle au fond de sa gorge. Coup sur coup, deux autres claques tout aussi explosives viennent embraser le haut de ses cuisses. Ses mains volent à contretemps au secours des parties punies, mais trop tard.  En un clin d’œil, tout l’arrière des cuisses s’illumine de larges plaques écarlates. Sans transition, Mlle Elisa relève le bras et… formidable, la claquée percute avec fracas la moitié inférieure de la fesse droite qui déborde par l’échancrure du short. La main en épouse un instant les contours charnus avant de se retirer. Le garçon se cabre propulsant ses reins en avant comme si, de nouveau, un aiguillon venait de le piquer aux fesses.

Nouvelle détente du bras. L’autre moitié de fesse reçoit sa juste part de cuisson. Le jeune blondinet se secoue comme si des décharges électriques lui traversaient le ventre. Il crie, se débat, cherchant à fuir. Mais le retenant par la ceinture, Mlle Elisa tire de toutes ses forces le short vers le haut. La couture se rétrécit plus profondément dans l’entrejambes, faisant s’évaser de part et d’autre les galbes joufflus des joues fessières badigeonnées de vermillon. Deux autres puissantes claquées se superposent aux premières. Le dessous dénudé de la croupe et le haut des cuisses semblent grésiller d’un feu ardent qui creuse davantage le gras des chairs. Expulsées du fond de la gorge, les folles clameurs du puni hurlent au ciel son désarroi.

Des bouffées de chaleur me montent au visage. Certes, ce garçon me fait de la peine, mais en mon for intérieur, une force  inconnue s’en défend. Je voudrais que cesse sa correction en même temps que la voir se prolonger… La vision de la semi nudité de mon semblable s’abandonnant sans amour-propre à ce honteux et cruel châtiment remue tous mes sens et me tient captif d’un trouble dans lequel se fondent et se confondent mes désirs en lutte. Aimerais-je le consoler, le cajoler… ou le fesser à mon tour ? Enfin, la jeune femme se décide à relâcher son étreinte et le garçon reste planté là, pantelant, laissant s’épancher son chagrin. Est-ce la fin de ses tourments ? Ce serait bien méconnaître Mlle Elisa ! Sans attendre, elle vient d’enlacer le garçon par la taille, mais par devant cette fois. Penchée au-dessus de son ventre, mâchoires serrées et sourcils froncés, elle pèse sur lui de tout son poids. Il doit s’arc-bouter sur ses pieds de peur de tomber à la renverse. Elle resserre sa prise, forçant le puni à s’ouvrir davantage, genoux largement écartés. 

FLIC ! FLAC ! FLIC ! FLAC ! En quatre rapides allers-retours, la main de Mlle Elisa claque les chairs flasques et douillettes de l’intérieur de chacune des cuisses. Les chairs plus molles à ces endroits explosent en résonances plus claires, plus amples aussi, éclaboussant l’aine d’élancements. Foudroyé de douleur, il suffoque, le souffle coupé. Il ne s’entend même plus crier, des cris stridents qui me font frissonner…   Dans les rangs figés de stupeur, pas un frémissement. Tous regardent fascinés se poursuivre l’implacable correction.

Mais c’est fini… Des larmes mouillent ses joues. Des soubresauts irrépressibles secouent sa poitrine. Ivre de douleur et de honte, il ne voit et n’entend plus rien d’autre que le martèlement de son cœur. Un tourbillon emporte les derniers vestiges de ses souvenirs. Salle de bain ?… Rébellion ?…École ?… Dorénavant, rien ne lui importe plus que le feu ardent qui consume tout le bas de son corps. Dans un brouillard cotonneux il se demande… « Pourquoi m’a-t-elle fait si mal ? » tandis que, montant du plus profond de son être, sa détresse éclate en longs et bruyants sanglots. Mlle Elisa donne ses consignes au professeur du jeune garçon. Il devra méditer son repentir jusqu’à l’heure de la récréation.

« Ne l’autorisez pas à rabaisser son short, je vous prie.  Qu’il baigne dans sa honte devant ses camarades. » Au signal, les rangs s’ébranlent et lui va rejoindre le sien. Je le vois défiler, avançant à petits pas, un pied après l’autre, ses cuisses légèrement écartées pour éviter d’aviver l’intolérable cuisson. Ses mains s’activent, tentant vainement d’éteindre le feu de braises qui couve encore dans ses fesses et ses cuisses.

A la récréation de l’après-midi, ses camarades l’entourent. Je me joins à la cohorte. Il a l’air perdu, son short toujours retroussé au-dessus de ses cuisses rougies. Comme je le plains ! Point besoin de me souvenir pour deviner ce qu’il ressent. Je ne sais que trop moi-même ce qu’il en coûte d’affronter la colère de Mlle Elisa. « Salut, Jeremy ! Elle t’a vraiment fait mal ? »

Question de pure forme tandis qu’un désir irrésistible glisse mes doigts sur ses cuisses. Malgré son aspect soyeux, l’épiderme à vif est encore chaud et enflé, légèrement grenu au toucher. Le jeune Jeremy se crispe un peu tandis que mes doigts furètent le long des courbures des plis fessiers, caressant doucement les chairs palpitantes de chaleur qui débordent à demi nues de son short.  Autour de lui les questions inquiètes affluent. Il n’est pas le seul que hante la perspective de devoir passer un jour dans la classe de Mlle Elisa. Mais personne ne commande à la fatalité, c’est ici même écrit …

Illustr. R. Hegemann

17 commentaires »

  1. marie00 dit :

    votre poeme est trés chic merci a++++++++++

  2. lambercier dit :

    Poëte ? comme aimait à l’écrire Charles Baudelaire ? Rare de rencontrer sur un blog de langue fançaise une telle sensibilité pour cette langue morte, si définitivement, et une aussi fine appréciation en matière de contes … Une survivance ? Quel miracle en cette absurdité terrestre !

  3. Jean Allemand dit :

    Il est donc encore possible de trouver encore au hasard d’un blog, en 2011, une telle maîtrise de la puissance sémantique de la langue française, de son rythme, de sa syntaxe, de sa musique … chez un être qui n’en fait pas profession !
    Tout simplement époustouflant. Et tellement bon pour mon moral …
    Merci d’exister Edmée !

  4. Justin dit :

    Bonsoir Edmée,

    Je trouve votre écrit parfaitement orchestré et issu d’une main de maître, tel un chirurgien.

    Mais, dans ce récit j’éprouve une certaine colère, voire de la révolte par rapport à ce châtiment. N’aurait-il pas été plus intelligent de fesser en public et très sévèrement ce sujet, au lieu de faire perdurer cette séance « tortionnaire » et « sadique » venant d’une personne qui probablement n’aime pas les enfants.

    Je ne remets pas en cause les méthodes d’éducation du passé, je pense simplement qu’il serait très intéressant de faire l’inventaire de tous les paramètres de cette fâcheuse expérience. Pour ma part, la mère de ce garçon est fortement impliquée dans cette « faillite » éducative, qui a pour conséquence de forger un socle capricieux et déséquilibré de son fils. A mon avis et au regard d’une sentence la plus équitable, Mlle Élisa aurait dû corriger à son tour la maman de cet élève.

    Nous savons tous que les fruits de l’éducation sont aussi les racines des parents.

    Chère Edmée, mes hommages du soir.
    A vous lire

    • Chris B dit :

      Corriger la mère ? il ne faut pas abuser !
      L’élève connaissait les règles scolaires et aussi celles de la maison. Il y a beaucoup de parents qui n’osent pas trop sévir de peur que les enfants ne les aiment pas. Dans supernanny, beaucoup de parents sont laxistes pour ce motif que j’ai évoqué plus haut. Or quand ils punissent leur enfant suite aux consignes de la nanny, ils voient qu’ils avaient tout fau.

  5. Edmée dit :

    Bonjour Justin,
    merci pour votre compliment qui se double d’une réflexion qui semble faire débat. Mais tout d’abord un éclaircissement : Edmée est essentiellement un prénom féminin, il est vrai, mais comme tant d’autres prénoms, il lui arrive d’être mixte et ici, d’être porté par votre serviteur, donc du genre masculin. Cette mise au point faite, ouvrons le débat en tordant le coup aux grands mots . « Tortionnaire ? sadique ? »… Oh ! la pauvre jeune femme ! Etais-je donc un témoin partial et influençable dont les souvenirs tendent à dramatiser les scènes vécues ?

    A dire vrai, cette femme issue de la campagne avait dû être elle-même élevée à la dure. De plus, d’un tempérament nerveux, bouillant, spontané, elle débordait d’énergie et ses réactions étaient intempestives, imprévisibles, à l’opposé de la froideur et de la réserve de la Directrice. Elle pouvait se montrer tantôt enjouée, passionnée, et jamais raide ou compassée, tantôt d’une sévérité intraitable. S’il lui fallait féliciter ou corriger un élève défaillant, c’était sur-le-champ . Et la plupart de temps la correction avait lieu en public, quel que soit l’endroit, classe… ou bien le moment, et non pas en privé comme avec les fessées magistrales chez la Directrice.

    Tout le monde savait ce qui allait se passer lorsqu’on était envoyé exprès auprès d’elle par l’une de ses collègues pour se faire donner une correction. Sa méthode était de secouer le puni d’une façon impressionnante et spectaculaire non seulement pour lui mais aussi pour tous les autres élèves présents. Cherchait-elle à humilier ? Je ne le crois pas. En fait, la honte ou non était une question de ressenti chez le puni.

    Comme vous le suggérez, une simple fessée en public aurait pu suffire, certes, mais en règle générale, les corrections les plus sévères, telles les fessées culotte baissée, étaient le fait de la seule directrice. Comme il est décrit, Mlle Elisa agissait selon son tempérament et probablement comme elle avait appris à le faire, et cela de ses seules mains, à savoir en tirant les petits cheveux et tordant les joues, et à grandes claques désordonnées sur les cuisses dénudées.

    Vous dites : « la mère de ce garçon est fortement impliquée dans cette « faillite » éducative, qui a pour conséquence de forger un socle capricieux et déséquilibré de son fils. »

    La mère était une jeune femme visiblement dépassée par le comportement de son garçon qui devait lui donner du fil à retordre; Mlle Elisa a certainement voulu prendre la défense de cette mère en brisant le lien du rapport de force exécrable qui les unissait dans ces circonstances. On peut appeler cela « faillite » peut-être, mais toute temporaire, ce camarade ne donnant pas de signes particuliers de déséquilibre par la suite.

    La réalité était plus prosaïque : faire l’école buissonnière était une faute grave automatiquement punie d’une formidable fessée magistrale à derrière nu sans compter le reste. Son forfait commis, le garçon a pris conscience de ce qui l’attendait à son retour, et ce qui peut passer pour un caprice n’était autre, sans doute, que la crainte d’un genre de châtiment inédit pour lui, ce qui l’avait poussé à s’enfermer dans les toilettes.

    De ce point de vue, somme toute, ce fut une chance pour lui de passer quelques pénibles petites minutes entre les mains de Mlle Elisa plutôt qu’entre celles de la directrice, et ce, pour l’une des ses interminables et réellement cuisantes fessées! Un moindre mal en quelque sorte !

    Concernant « l’inventaire des paramètres », vous serait-il possible d’être plus précis ?
    Voilà, cher Justin, tous les arguments qui me viennent à l’esprit et que j’espère des plus plausibles en réponse à votre questionnement.
    Très cordialement,
    Edmée

  6. Claude dit :

    Je suis choqué par le sadisme évident de cette Mll Elisa. Pourtant Dieu sait que je suis un adepte des châtiments corporels,y compris le martinet. Mais outre le caractère public de cette correction l’acharnement et les humiliations infligées à ce pauvre garçon me révoltent. D’ailleurs les enfants ne sont pas dupes et hormis la terreur qu’ils provoquent sur le moment, ce type de châtiment n’a ,à mon avis, aucune portée éducative.

    • Remi dit :

      Bonjour,
      ce récit, tellement bien écrit, me met mal à l’aise chaque fois que je le relis. Ce garçon méritait sûrement une punition, mais le côté inexorable et imprévisible de cette correction m’angoisse; en fait j’ai l’impression d’être à la place de cet enfant.
      Mlle Élisa me rappelle d’ailleurs une instit qui m’a marqué deux années de suite. Elle avait ce côté impitoyable et se montrait inventive pour punir les élèves récalcitrants.
      Elle fessait parfois (pour moi une déculottée en CE2) mais utilisait d’autres moyens que je qualifierais d’humiliants.
      Pour un enfant ne pas savoir à quoi s’attendre est très perturbant (mauvais souvenirs…).
      A bientôt
      Rémi

      • Edmée dit :

        Bonjour Rémi, vous dites que ce récit vous met « mal à l’aise » et vous « donne l’impression d’être cet enfant »… J’ose vous suggérer que vous détenez la réponse en vous rappelant l’existence d’une consoeur de Mlle Elisa qui agissait de la même façon avec vous et ses élèves. N’ai-je pas raison ?
        Bien à vous, Edmée

        • Remi dit :

          Bonjour Edmée,
          Oui vous avez vu juste, avec cette institutrice, qui était dans mes souvenirs, une femme qui en imposait, j’ai vécu deux années sous « pression ».
          Cela correspondait en plus à l’arrivée de la mixité à l’école primaire et vis-à-vis des garçons elle n’hésitait pas à se montrer encore plus sévère.
          Moi-même étant fils d’enseignants il m’était impossible de me plaindre et j’eu droit à tout son arsenal de punitions.
          La fessée cul nu y figurait entre autres moyens et j’y eus droit une fois au début du second trimestre la deuxième année (en CE2).
          Je prépare un récit (en 2 parties) sur mes années à la grande école où je compte l’évoquer.
          Cordialement, Rémi

  7. CLAUDE dit :

    Je crois qu’il ne faut pas confondre les écoles avec les »cirques Romains ». Un châtiment inutilement humiliant ou excessif, surtout infligé en public ne me convainc pas du tout. Corriger c’est viser un but : améliorer le comportement. Si l’on traite l’enfant ou l’adolescent comme un vulgaire « animal de cirque » pour étaler non pas son autorité mais son infâme abus de pouvoir sur ceux que l’on châtie, on ne mérite pas à mes yeux le très honorable qualificatif de Maître (ou Maîtresse) mais celui de vulgaire bourreau ! CLAUDE.

  8. minishort dit :

    « Puis la jeune femme se redresse et se met alors à tirer vigoureusement sur les bourrelets d’étoffe coincés dans les replis de l’aine. Sous la forte traction, la couture médiane s’enfonce profondément dans le sillon fessier, cisaillant douloureusement l’entrejambe. En bout de course, réduit à des dimensions minimales, le short a pris désormais l’aspect d’un maillot de bain largement échancré sur les hanches. Par derrière, il laisse à nu une bonne moitié de la croupe juvénile dont la pâleur tranche avec la peau dorée des cuisses. On la voit saillir par-dessous les bords retroussés en deux croissants de chair potelée que souligne en creux la double arcade à la jointure des cuisses. Et soudain, FLAC ! Une formidable détonation nous fait sursauter. »

    Alors, ça, je suis très TRES fan !……………..

    Merci pour ce fantastique récit ! :)

    • Pignon dit :

      Je me souviens bien de cette manière de fesser des élèves quand j’étais en primaire dans les années 50-60. Nous portions alors des culottes ou des shorts plus courts que des boxers. Les jambes étaient assez larges et lâches de telle sorte que le maître ou la maîtresse pouvaient aisément les remonter au maximum. Comme le fond de la culotte et du slip rentrait dans la fente fessière, cela dégageait complètement le haut des cuisses une bonne portion des fesses. Il n’était plus nécessaire de déculotter le garçon pour le fesser. Même quand il était mis au coin, il arrivait que sa culotte reste coincée dans la fente et toute la classe pouvait voir ses fesses toutes rouges. Il était ensuite obligé de rabaisser sa culotte pour la remettre en place et recouvrir ses fesses.

  9. claude dit :

    Bonjour Edmee. Quel style grand Dieu! Quelle élégance dans la prose, quelle finesse dans l’analyse des émotions.Et analyse des émotions de chacune des personnes présentes dans ce récit. Pour autant,la scène que vous nous décrivez me révolte. La correction infligée à ce malheureux garçon sous le prétexte d’un uniforme dépareillé me paraît totalement disproportionnée. C’est déjà grave! Mais qui plus est Mlle Elisa et sa comparse la Directrice on pris un plaisir sadique à humilier ce pauvre enfant et de plus devant toute l’école réunie! C’est un exhibitionnisme et un acharnement que je qualifie de maltraitance. Vous savez combien je brocarde ce mot le plus souvent. Mais là, c’est le mot qu’il faut : maltraitance. Je ne crois pas une seule minute que ce prétendu « dressage » -(quel mot affreux!)-n’ait en rien été utile ni à la victime ni aux témoins comme vous. Mortifier, je veux bien, mais quand il y a un vrai motif pour cela. Imaginez quel effet perturbant a eu une telle humiliation pour ce jeune enfant. Non, trop c’est trop, et je blâme le comportement hystérique et pervers de Mlle Elisa et de sa comparse la Directrice. Cordialement. CLAUDE.

    • Edmée dit :

      Je regrette de vous contredire, Claude, mais c’est la vérité. J’admets qu’il y a une part d’exagération dans ce récit de souvenir, la sensibilité du jeune âge jouant comme amplificateur du ressenti, mais elle est le simple reflet des sentiments et sensations qu’un jeune élève peut éprouver face à une situation inéluctable dont il n’a pas la maîtrise et qu’il comprend son impuissance à en changer la nature.
      Mlle Elisa était une « fille de la campagne », probablement élevée avec cette rudesse qu’elle déployait sur nous. Sa manière de punir n’avait rien de comparable à la rigueur méthodique, quasi rituelle, de notre directrice. Chez elle, c’était spontané, sans calcul : non pas la fessée classique mais quelques claques de sa main uniquement sur les cuisses nues. Certes, c’étaient des claques formidables, explosives comme des coups de tonnerre, et qui s’entendaient de loin, faisaient sursauter toute la classe, coloraient profondément la peau des cuisses d’empreintes rouge vif.
      Je n’ai pas souvenir qu’on ait pu imputer à cette demoiselle une quelconque injustice, et comme toutes ses collègues lui accordaient leur confiance, notamment pour lui déléguer le devoir de punir leurs propres élèves, je ne vois pas comment elles auraient pu voir trace de sadisme en elle. Serait-un excès de votre propre sensibilité qui vous jouerait des tours, Claude ?
      Cordialement…

    • Chris B dit :

      Bonjour Claude,
      pour moi, cette prof, Elisa, n’a pas eu une attitude de maltraitance envers Jeremy. C’était simplement une bonne et juste fessée à la hauteur du mauvais comportement de l’ado avec sa mère et le reste. Je suppose que ce garçon après cette rude fessée a changé d’ attitude envers sa mère…
      Et s’il était difficile à lui faite entendre raison, il fallait donc une fessée de cette sévérité pour le recadrer. Ce n’était pas alors une femme sadique et autres adjectifs injustes, mais le contraire. Elle lui a administré cette fessée avec une bienveillance et dans l’intention de remettre dans le droit chemin un ado de son âge. Il est évident qu’une petite fessée ne lui aurait pas rendu sa sagesse, et qu’il méritait une vraie correction. Il ne faut pas employer un mot comme maltraitance et sadique à tort et à travers comme c’est la tendance actuelle et faire d’un enfant irrespectueux des règles et des personnes une victime.
      Cordialement.

  10. Nelly dit :

    Bonsoir,
    Je suis d’accord avec vous Chris, mais il faut que pour que cela soit efficace que la sanction reflète la faute en valeur et intensité et que la faute soit expliquée et comprise par le ou la punie.
    Et surtout, qu’après la sanction et la réflexion du ou de la punie le pardon soit bien notifié et que dorénavant cette faute fasse partie du passé et qu’elle ne soit pas sans cesse ressassée.
    Et seulement avec toutes ces conditions réunies que l’on peut oublier le mot maltraitance
    Voilà comment ma sensibilité me fait concevoir la punition
    Bises

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