La fessée appliquée

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L’achat du martinet : une épreuve pénible pour sa future victime

Riis

Par Gilles

Comme bien de mes semblables, j’ai été éduqué au martinet. Rien que de très banal. Mais le souvenir le plus marquant, et donc le plus pénible, est sans conteste l’achat d’un nouveau martinet auquel me contraignit mon père dans un magasin sous l’œil de témoins.

Étant enfant, il m’arrivait de recevoir la fessée quand je n’étais pas sage. Mais dès mes 8 ans, mes parents choisirent de lui substituer le martinet plus approprié à ma corpulence. Je découvris ce changement d’habitude… dans mes souliers le matin de Noël.

Poulbot

Mon père en usa avec modération mais sans faiblesse sur mes fesses également mises à nu comme pour la fessée manuelle. Des années plus tard, le martinet régnait toujours en maître à la maison et plus particulièrement l’année de mes 12 ans en 5e classique lorsque mon carnet hebdomadaire présentait une ou plusieurs notes inférieures à la moyenne… ce qui était malheureusement souvent le cas.

En latin, tout allait bien, j’obtenais des notes correctes, mais il n’en était pas de même en maths. Dans ces cas-là, le martinet sortait vite du tiroir du bureau de mon père. Culotte basse, je devais acquitter le barème prévu : 10 coups de martinet par point inférieur à 10.

La correction pouvait m’être administrée inexorablement sur-le-champ ou le soir après le dîner (privation de dessert en sus !).

Je me souviens qu’en mars les choses empirèrent au point de devenir très dramatiques pour mes fesses. Une semaine, mon carnet se distingua par un 5/20 en compo de maths et une place de 25e sur 28…. La catastrophe ! Le calcul du nombre effarant de coups de martinet pour mes fesses fit germer en moi une idée folle et d’une candeur ridicule (idée pas très originale sachant que des camarades ne m’avaient pas attendu pour l’expérimenter).

Le jeudi soir, profitant de l’absence de mes parents, je me faufilai dans le bureau de mon père muni d’une paire de ciseaux, j’ouvris le tiroir du martinet dont je coupais la totalité des lanières avant de le remettre à sa place. Le martinet étant devenu inutilisable, j’étais certain d’échapper le samedi à la correction prévisible.

Samedi, non sans appréhension je présentai mon carnet à mes parents. Comme je le prévoyais, mon père fit une grimace et m’annonça comme une évidence que mes notes lamentables allaient me valoir une sévère correction au martinet et ce, sur-le-champ.

Il m’entraîna jusqu’à son bureau, s’assit et ouvrit le fameux tiroir. La gorge sèche, je le guettais du coin d l’œil. Je le vis brandir… un simple bout de bois. Comme chauve de ses lanières, le martinet avait une allure ridiculement inoffensive. C’est à cet instant précis que je réalisai l’inanité de mon énorme bêtise. Mon acte inconsidéré risquait d’avoir des conséquences beaucoup plus graves pour mon postérieur que la simple application du barème normal pour les résultats même déplorables de la semaine.

Mon père ne laissa rien paraître de sa surprise, mais son regard se durcit et d’une voix calme mais ferme, m’ordonna de m’approcher puis, sans dire un mot, commença à dégrafer ma ceinture… Et soudain, la boule au ventre, je sentis mes jambes mollir.

Il y avait bien longtemps qu’il ne m’avait pas déculotté lui-même. D’habitude, à partir du jour où le martinet avait remplacé les fessées manuelles, je devais me préparer moi-même pour être fouetté. Très vite c’est devenu comme un réflexe. Je me déculottais dès qu’il avait le martinet en main. Une fois le pantalon et le slip aux chevilles, je devais me courber mains appuyées sur le bureau, fesses cambrées et offertes dans leur nudité aux cinglades du martinet…

Quand la correction m’était administrée dans ma chambre, par exemple le soir après le dîner, je recevais alors le martinet allongé à plat ventre sur mon lit, nu des reins aux pieds, exposant ainsi aux coups de martinet une plus vaste surface à fouetter.

Je restai paralysé, incapable de faire un geste pour l’empêcher de se saisir de mon pantalon, de le déboutonner puis de l’abaisser avec mon slip jusqu’à mes chevilles.

Unkwn 47terD’un geste brusque, il me coucha en travers de ses genoux et commença à me claquer les fesses à toute force. Abonné au martinet depuis 4 ans, j’avais oublié combien une fessée à la main pouvait être douloureuse. Et celle-ci le fut et bien plus qu’il est possible de le dire.

Pendant de longues minutes il me fessa sévèrement, écrasant sous ses claques formidables les petites rondeurs charnues de chacune de mes fesses. Ce fut une avalanche de claques retentissantes abominablement douloureuses et rendues plus insupportables à cause de ma position humiliante enfantine sur ses genoux, fesses toutes nues offertes à sa main vengeresse.

Je pense qu’il n’arrêta la fessée que parce que sa main lui faisait trop mal, sinon il était bien parti pour continuer. Quant à moi, j’avais le derrière en feu et sûrement d’un rouge cramoisi.

Durant cette fessée interminable, il me sembla régresser d’un coup de 4 ou 5 ans. Comme un gamin, je criais, pleurais, suppliais mon père d’arrêter. Je tortillais mes fesses, essayais de les recouvrir d’une main sans pouvoir ni les protéger ni ralentir la cadence des claques formidables qui les faisaient tressauter.

Mon père bloqua mon poignet pour m’immobiliser, mais de toute façon, mes vêtements abaissés à mi-cuisses entravaient mes gigotements. Finalement, je pleurais à chaudes larmes et brûlant de honte de m’être mis dans cette situation stupide jusqu’à me faire fesser comme le bambin qu’en quelques secondes j’étais soudain redevenu.

Il allait de soi que cette fessée magistrale ne suffirait pas à elle seule à me faire payer mon imprudence. Comme je le pressentais elle ne fut pas sans suite. Et quelle suite !

Mon père me remit debout, m’ordonna de me reculotter et de me préparer à sortir avec lui faire un achat au bazar de notre quartier.

Le bazar ? On disait aussi le marchand de couleurs… Je savais bien lequel puisque je passais devant tous les jours en allant au collège. C’était une vraie caverne d’Ali Baba où l’on trouvait de tout… lessives, casseroles, peintures et balais et aussi… des martinets ! Aurait-il en tête l’idée de…

Et puis j’y étais allé souvent avec Maman pour quelques emplettes. Derrière son comptoir, la marchande lui demandait toujours si j’étais sage, si je travaillais bien à l’école car sinon… (elle pointait alors le doigt vers les grappes de martinet au-dessus de nos têtes).

« Regarde bien, j’ai ici de quoi dresser les plus désobéissants… »

Des remarques du même genre dites d’un ton mi-figue mi-raisin qui me remplissaient de confusion et me faisaient rougir jusqu’à la racine de mes cheveux surtout en grandissant… Je pense que cette femme devait bien me connaître car le martinet trouvé dans mes souliers le Noël de mes 8 ans provenait de ce magasin.

Des martinets de toutes sortes étaient suspendus par grappes au plafond du magasin ou à l’extérieur sous le store en saison. C’était en quelque sorte une invitation permanente faite aux parents et aux éducateurs de mettre en garde ou de corriger leur progéniture et leurs ouailles pour leur désobéissance.

Elle allait certainement me reconnaître et reprendre ses commentaires désagréables et vexants à mon égard.

Ce qui survint dès que mon père lui eut appris la raison de notre visite. À ma grande confusion, mon père expliqua à cette dame que nous venions acheter un nouveau martinet car j’avais commis l’imbécilité de couper toutes les lanières du nôtre en me croyant très futé.

Comme la dame me toisait d’un regard désapprobateur en fronçant les sourcils, mon père précisa qu’à la place de la correction au martinet je venais de recevoir une sévère fessée comme lorsque j’étais enfant et qu’il fallait compléter ma punition avec un nouveau martinet assez solide pour durer quelques années.

Durant cet échange, la main de mon père serrait ma nuque par intermittence comme pour ponctuer ses dires tandis que moi, tassé sur moi-même sous leurs regards croisés, j’étouffais littéralement de honte.

La marchande félicita mon père de sa sévérité et, saisissant une longue perche, elle détacha une grappe de martinets qu’elle déposa sur le comptoir devant nous.

Puis elle conseilla mon père sur le choix d’un modèle, détachant un gros martinet au joli manche en bois verni prolongé de dix lanières à sections carrées d’un cuir à la fois épais et souple en commentant à mon intention :

« Tu vois celui-là, mon garçon ?… Je te garantis que quelques bonnes volées de ce martinet-là t’inciteront à adopter un comportement plus raisonnable. »

A l’appui de son argument, elle fit voltiger puis claquer les lanières dans le vide et en frappa la paume de sa main. La démonstration me fit frissonner. Dans l’air ou sur la main, les bruits produits par l’envolée des serpentins de cuir étaient impressionnants.

Face à mon air piteux, la dame enfonça le couteau dans la plaie en argumentant auprès de mon père :

« Pour être pleinement efficace, Monsieur, le martinet doit être absolument appliqué sur les fesses mises à nu. Quand on a affaire à des garçons désobéissants ou paresseux de son âge, et voire plus, il est plus efficace de marquer les cuisses et les fesses. »

Mon père lui confirma que c’était toujours ainsi que j’étais corrigé. Et que ce serait le cas dès notre arrivée à la maison.

Pris en tenailles par ces deux observations qui figeaient mon sort, je sentis mes joues virer à l’écarlate, comme devait l’être encore mon fessier à la suite de la formidable fessée, alors qu’une envie folle me pressait de détaler à toutes jambes hors du magasin.

Fort de cet argument massue, mon père acheta le martinet. Comble de surprise, il précisa qu’il était inutile de l’emballer car il comptait bien s’en servir dès notre arrivée à la maison. Et pour m’accabler davantage, il me força à le porter moi-même sur le chemin du retour.

Il n’y avait que deux rues entre le magasin et notre domicile, mais ce peu de distance à franchir fut pour moi un enfer pavé de honte – je n’ose pas dire un calvaire. Je marchais à l’aveuglette, tête basse, fermement tenu par un bras, l’autre tenant le martinet dont je laissais retomber les lanières le long de ma jambe espérant que leur couleur fauve se confondrait avec la nuance foncée de mon pantalon comme la peau d’un caméléon.

Cependant, comme nous avancions à longues enjambées, les lanières plutôt lourdes se balançaient au rythme de mes pas révélant certainement aux passants le sort imminent qui m’attendait. Du moins est-ce ce que je m’imaginais car mes yeux restaient rivés sur le sol du trottoir. En vérité, mon esprit était moins obsédé par la vigoureuse fouettée à venir étrennant ce nouveau martinet que par la crainte affolante d’être reconnu par quelqu’un.

Alan Lawrence  interpret.

Quand nous arrivâmes à la maison, tout se passa comme je l’avais prévu. Mon père me conduisit directement dans ma chambre et m’ordonna d’ôter entièrement pantalon et slip de sorte que rien ne fasse obstacle aux cinglades et de m’allonger sur mon lit. Dans cette position, je reçus une vigoureuse fouettée augmentée de 50 coups de plus que le barème « normal ».

Fesses, cuisses, mollets, rien n’échappa aux lanières de cuir neuf de mon nouveau martinet. Mes cuisses et mes mollets étant encore vierges de toute correction, et bien que vive sur la peau tendre, la douleur me parut un moment relativement supportable. En revanche, il en fut tout autrement pour mon pauvre postérieur. La peau encore à vif réagit instantanément aux mordantes cinglées.  

Après la correction, je restai de longues minutes dans la même position à sangloter de douleur et de dépit pour ma stupide initiative. En me débarrassant du vieux martinet, j’avais perdu au change.

Durant et après cette sévère correction, j’acquis une certitude : les lanières de cuir à sections carrées d’un martinet neuf sont particulièrement dures et efficaces, c’est-à-dire infiniment douloureuses. Je suis sûr que beaucoup de nos amis ici pourront également en témoigner.

 

Épilogue 

Ce nouveau martinet allait faire longtemps de l’usage. Mon père m’a fouetté régulièrement durant quatre autres années, après quoi il estima que la ceinture était plus appropriée pour punir mes fautes de grand adolescent.

Durant les mois et même les années qui suivirent cet achat, je m’étais juré de ne jamais remettre les pieds dans ce magasin afin de ne pas essuyer de nouveau la honte de subir la curiosité ou les questions incongrues de la commerçante. Quelques cinglantes caresses de ce martinet qu’elle avait si bien conseillé à mon père me rappelaient suffisamment son existence !

Ce maudit bazar étant sur mon chemin, je faisais un long détour pour l’éviter. Il est arrivé que ma mère me demande d’y aller faire quelque emplette. Je développais alors des trésors d’imagination pour trouver des excuses. J’avais raison car ma mère me racontait parfois que cette dame prenait des nouvelles du martinet et de mes fesses. Paix à son âme ! Quant au bazar, il a disparu depuis longtemps…

Bien des années plus tard, vidant l’appartement de mes parents dans le fond du tiroir du bureau de mon père, je remis la main non sans émotion sur ce martinet historique. Il reprit du service à un moment opportun où le comportement de mes deux garçons exigeait un sérieux recadrage sur la base de ces méthodes traditionnelles.

Mais ceci est une autre histoire…

 Illustr. : 1) Riis – 2) poulbot – 3) Unknw – 4) Alan Lawrence interpret. 

23 commentaires »

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  1. claude dit :

    Bonjour Gilles. Félicitez vous d’avoir éduqué comme vous l’avez été, c’est-à-dire au martinet. Qui n’a pas songé, adolescent en croyant naïvement que « mutiler » un martinet, c’était non pas le profaner,-(comme c’était en fait le cas !)-mais… s’en débarrasser ? J’ai bien failli succomber à cette tentation stupide, mais je craignais tellement « mon » martinet que j’ai réussi à résister. Le martinet de mes parents était redoutable avec ses six lanières en cuir, carrées et solidement fixées à leur manche. Croyez-moi, rien que sa vue était dissuasive ! Ce qui d’ailleurs était son but ! Ainsi comme vous,j’ai « été dressé au martinet ». Oui, je dis bien dressé, n’en déplaise aux contempteurs modernes de l’éducation! Je comprends donc votre émotion quand par hasard vous avez mis la main sur ce vénérable objet. Et je vous félicite d’avoir le courage de l’utiliser encore, avec, je suppose,tact et mesure et dans un climat affectif. Cordialement. CLAUDE.

  2. Christophe dit :

    Bonjour,
    Je viens de lire votre histoire et cela me rappelle des souvenirs car j’ai vécu une situation assez similaire. Je ne l’ai encore racontée à personne, tellement j’ai eu honte.
    Au départ, j’ai fait la même bêtise. A 11 ans, j’ai coupé les lanières du martinet. Mais plus subtilement : une par une. Je pensais que cela ne se verrait pas. Une lanière une semaine, une autre lanière une autre semaine.
    Au bout d’un mois, il fallait bien se rendre compte qu’il n’était plus le même. Un jour où il devait s’en servir pour me corriger, mon père a découvert le martinet dans un triste état : il devait rester 5 lanières sur les 10 ou 11. Évidemment, j’ai rapidement avoué mon crime.
    Et mon père m’a dit : « très bien, tu iras t’en racheter un ».
    La honte suprême : acheter un martinet !
    Le mercredi, je faisais les courses seul pour aider mes parents et j’allais dans un supermarché où je savais des martinets au rayon « animaux ».
    Je passais devant le lot des instruments posés n’importe comment. J’avais envie d’en choisir un avec des lanières pas trop épaisses. Mais je n’osais pas en prendre un pour le vérifier car des clients passaient régulièrement dans ce rayon. Je passais lentement devant les martinets et je revenais devant plusieurs fois. Si quelqu’un me suivait, il devait vraiment trouver mon attitude suspecte.
    J’ai fini par prendre confiance, me dire que je n’allais pas y passer toute la journée, que je risquais de me faire remarquer : dès que l’allée a été vide, j’ai attrapé le premier martinet que j’ai pu et je l’ai caché au fond du sac.
    Car oui, je l’ai dissimulé au fond du panier. Je ne pouvais pas m’imaginer le mettre sur le tapis roulant avec la caissière qui l’aurait pris en main en me regardant et les autres clients qui auraient attendus derrière moi. C’était au-dessus de mes forces.
    Mon coeur battait à fond quand je suis passé en caisse avec les autres articles et que j’ai payés. J’avais tellement peur de me faire prendre. La honte aurait été totale. Je suis sorti du magasin et j’ai marché tranquillement comme si de rien était. Aller encore quelques mètres et je tournerai dans la rue …
    Ouf ! Je l’avais fait ! Devant chez moi, j’étais tellement heureux d’avoir réussi mon coup ! J’en avais presque oublié qu’il servirait dès ce soir pour me faire passer l’envie de détruire le matériel de punition.
    Pour l’anecdote, ce ne fut pas une bonne idée. Ce martinet avait des lanières pires que l’autre. Et en plus maintenant, papa disait va me chercher TON martinet.
    Ca me fait bizarre de me souvenir de tout ça !…

    • cambaceres dit :

      Bonjour Christophe,
      On comprend parfaitement votre double honte. La première, d’avoir à acheter un martinet neuf après en avoir coupé peu à peu les lanières ; la seconde, d’avoir réussi à voler un martinet dans ce supermarché afin d’éviter de le montrer en public. Le destin vous rattrapa puisque vous reconnaissez « qu’il avait des lanières pires que l’autre ». Vous n’aviez que 11 ans et je trouve assez cruel d’envoyer seul un enfant de cet âge acheter son martinet.
      Moi je ne l’ai « connu » qu’à 11 ans justement. Mais la plupart de mes camarades de jeux y tâtaient déjà depuis plusieurs années. Certains avaient fait comme vous, couper des lanières et même, plus radical, balancer le martinet dans la fosse septique. Mal leur en prit ! Les parents en rachetaient illico un autre et ils y goûtaient très vite. Aussi, fort de leur expérience, quand il apparut dans mon éducation, je n’eus jamais l’idée d’en couper des lanières. Je me serais senti honteux vis-à-vis de ma mère et j’aurais connu le même sort que mes copains.
      Ce fut au supermarché que vous dûtes aller chercher un nouveau martinet. A mon époque, il n’y en avait qu’un seul en ville. Aussi ce fut à la droguerie du quartier que ma mère m’emmena l’acheter. Dans le magasin, une certaine honte m’envahit quand ma mère déclara : « un martinet pour le jeune homme ». La marchande, qui l’avait déjà recommandé plusieurs fois à ma mère, se montra enchantée. Elle m’en choisit un avec une dizaine de lanières carrées en cuir, « elles cinglent mieux » disait-elle. Et comme j’étais la plupart du temps en culottes courtes, elle conseilla à ma mère de me fouetter surtout les cuisses nues car à cet endroit « ça fait le plus d’effet »
      Heureusement qu’il n’y avait pas d’autres clientes. Ma mère, qui était novice en matière de martinet, écouta avec attention la droguiste qui, visiblement, en connaissait un bout sur le sujet. Par la suite, elle ne manquait jamais de prendre des nouvelles du martinet et vérifiait sur mes cuisses s’il n’avait servi récemment ; et tout cela entraînait des discussions gênantes pour moi. Parmi les conseils donnés à ma mère : changer de martinet à chaque rentrée scolaire car du cuir neuf cingle mieux, utiliser seulement cinq ou six lanières car cela procure une correction plus mordante s’il le faut.
      Ce fut ainsi qu’un deuxième martinet fut acheté à mes 12 ans et un troisième à mes 13 ans. Je dois admettre qu’avec l’habitude le sentiment de honte lors de l’achat s’estompait.
      Ma mère, assez réservée au départ, trouva que le martinet me « faisait du bien ». Elle fixa des règles d’utilisation basées sur mes résultats scolaires et mon comportement, et dès qu’une limite était franchie le martinet s’appliquait. Avec le temps et l’usage, je reconnus moi-même que le martinet m’obligeait à travailler de mon mieux et à me discipliner. Son emploi ne dépendait que de moi. Chaque correction était en effet méritée. Je me soumettais docilement au martinet de ma mère sans discuter. Et avec l’âge, le recours aux cinq lanières devint plus fréquent.
      Pour mon entrée en 3° à 14 ans, ma mère m’avait averti qu’elle se montrerait plus exigeante encore tant pour mes résultats scolaires que pour la discipline. Elle avait une fois de plus suivi les conseils de la droguiste et lui avait commandé à l’avance un martinet à cinq lanières carrées, épaisses et souples, que lui fabriquait un cordonnier de ses amis pour « ses bons clients ». Ma mère m’envoya l’acheter seul juste avant la rentrée. Comme j’avais la journée devant moi, je choisis une heure creuse pour y aller, vérifiant bien qu’il n’y avait pas d’autres clients.
      Elle l’avait mis de côté et il m’attendait, si je puis dire. Elle avisa mes cuisses nues que ma culotte courte dégageait aux 3/4. Puis très souriante, elle me montra l’instrument. Il me sembla plus terrifiant que les précédents. Cependant je pris sur moi pour masquer mon émotion et fis comme s’il s’agissait de la routine. Mais au fond de moi je n’en menais par large.
      Ce fut le seul martinet que je dus acheter seul, mais il fit une belle carrière. Mais là j’avais 14 ans et non 11 comme vous, et une habitude du martinet, seule punition employée par ma mère.

    • Chris B dit :

      Pour précision pour les lecteurs, Je suis Chris B. Je ne suis pas le Christophe qui a coupé les lanières du martinet.
      C’était pour éviter des éventuelles confusions que je precise cela.
      Cordialement.

  3. Henri dit :

    Je pense que si on réunissait tous ceux qui ont coupé les lanières d’un martinet ou qui ont essayé de s’en débarrasser en le jetant, en le brûlant ou de toutes sortes de façon ça ferait bien du monde ! Et tout ça pour se retrouver à en acheter un nouveau parfois avec son argent de poche souvent en public et pour certains avec même un usage immédiat devant la vendeuse… Qui osera raconter ?

    • Julie dit :

      Bonjour Henri,
      Ce ne fut pas le cas pour moi. Nous n’avons jamais eu de martinet à la maison. Pour les cas graves, c’était la ceinture de papa qui était de sortie et en la recevant, je pratiquais une danse bien particulière…

  4. Roger dit :

    Couper les lanières du martinet familial en pensant diminuer leur morsure lors de la prochaine correction était bien une naïveté de jeunes enfants – garçons en tout cas selon mes observations. Mais passés 9 – 10 ans, il fallait bien admettre que c’était aussi inutile que risqué. Les conséquences que valait cet acte étaient exactement celles qui sont rapportées pour ceux de mes camarades qui l’avaient tenté. Après quoi, leur nouveau martinet avait encore de longues années de tranquillité devant lui pour punir leurs désobéissances comme il se devait. Cambaceres en donne un clair aperçu.
    Cordialement… à ceux qui osent ? (comme le suggère Henri50 ?)

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