La fessée appliquée

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L’astuce anti-fessées

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Par Anthony (avec la collaboration de Jérôme)

Je suis l’aîné de trois garçons, mes « petits » frères, Jérôme et Francis me suivent respectivement de trois et six ans.

Si Francis et moi avons été de « sales gosses » lorsque nous étions petits, Jérôme quant à lui était félicité pour sa gentillesse et son comportement exemplaire. Le bon vieux martinet familial qui a souvent chatouillé les fesses de Francis et les miennes n’a jamais effleuré celles de Jérôme, l’enfant modèle par excellence !

De même qu’à l’école, aucun maître, ou aucune maîtresse, ne lui a jamais donné la moindre fessée et pourtant certains avaient la main leste ! Plus de trente ans plus tard, je me souviens encore avec émotion des fessées déculottées que m’a données la belle Mlle Jeanne, notre institutrice de CM2, qui, sous ses airs de douce jeune fille timide, était la plus acharnée fesseuse de l’école. Elle fut ma Demoiselle Lambercier à moi

A l’école, tous les élèves sans exception étaient passibles de la fessée. Par contre au collège, les fessées étaient réservées aux seuls élèves dont les parents avaient donné dûment l’autorisation pour cette forme châtiment. En effet, cette formalité avait été établie à la suite de la plainte des parents d’un garçon de 14 ans qui avait reçu une fessée soignée de la part d’un surveillant.

Bien entendu, nos parents délivrèrent cette autorisation dès ma rentrée au collège. Les enseignants purent donc s’en prendre aux fesses de l’affreux jojo que j’étais, ce qui ne manqua pas d’arriver. Lorsqu’il eut 12 ans, Jérôme entra à son tour au collège. Et là tout changea

Le petit garçon irréprochable à la sagesse exemplaire, d’ordinaire si raisonnable et si posé, se mit alors à ne fréquenter que les pires chenapans. Il devint insolent et turbulent, chahuteur et faisait tout pour se faire remarquer de ses professeurs.

Pour crâner devant ses copains et leur prouver qu’il pouvait en remontrer aux « grands » malgré sa petite taille et son air enfantin, il faisait les quatre cents coups tant en classe que pendant les récréations. Avec sa petite bande, il devint « Jojo la terreur du collège ».

Ses bulletins de notes étaient catastrophiques. Tous ses professeurs se plaignirent de lui. Totalement désemparés par ce retournement de situation, nos parents allèrent demander conseil au directeur de l’école communale. Celui-ci fut formel : « ce qu’il faut à ce petit pour qu’il remarche droit, c’est un vrai choc ! ».

Pleins du bon souvenir de l’enfant sage et obéissant, nos parents auraient préféré qu’il prenne Jérôme « entre quatre z’ yeux » pour lui expliquer que son attitude était inadmissible, que l’adolescence est un moment difficile à passer et bien d’autres choses en sa faveur, mais…

Mais le directeur réussit à les convaincre que mieux valait rependre pour lui la méthode pratiquée pour moi chez eux comme à l’école.

« Une bonne fessée serait un choc salutaire pour votre jeune fils. Et une fessée, vous le savez, ça na jamais tué personne. Regardez votre aîné, on ne lui pas ménagé les fessées ! C’est désormais un grand garçon complètement assagi ! »

Les enseignants félicitèrent nos parents pour leur sage décision. A sa prochaine incartade, Jérôme subirait la honte d’une fessée en public qui le remettrait vite dans le droit chemin.

Et cela ne tarda pas.

Un de ses professeurs, à qui Jérôme avait manqué particulièrement de respect, le fit sortir par la force de son banc, l’entraîna sur l’estrade bien en vue de toute la classe, le fit s’allonger sur ses genoux pour lui donner la fessée qu’il méritait.

La surprise fut totale, on aurait entendu une mouche voler. Le bruit de petites claquées commença à se faire entendre et Jérôme prit conscience qu’il avait été trop loin. Il aurait bien voulu retourner en arrière et tout recommencer lorsqu’une petite voix se fit entendre :

« Il se fait fesser comme un bébé ! »

Et là, catastrophe ! Le complexe de Jérôme reprit le dessus et, pour montrer qu’il était un caïd, il menaça son professeur-fesseur :

« Lâchez-moi ou je vous fais dessus ! »

Incrédule, l’enseignant le mit au défi en lui disant « chiche ! » et la fessée recommença de plus belle. Il ne restait plus à Jérôme qu’à faire ce qu’il avait promis.

Le professeur le lâcha aussitôt au milieu des rires de toute la classe, mais il était trop tard. Les rôles avaient changé. L’aura de Jérôme avait augmenté aux yeux de ses camarades qui le considérèrent comme « le gars qui ne se laisse pas faire ».

Peu de temps après, on ne vit plus le professeur. On raconta alors qu’il avait perdu toute autorité et n’obtenait plus le respect d’aucun de ses élèves. Il avait, paraît-il, demandé une mutation dans un autre collège.

Ce qu’on ne dit pas, c’est si l’astuce anti-fessées de Jérôme fit ou non école en France.

4 commentaires »

  1. Jean-Jacques dit :

    Cette astuce ne fit pas école avec moi, en tout cas… Quand je recevais la fessée, j’étais dans un état de sidération qui m’interdisait toute tentative de rébellion. Une scène analogue à celle que raconte notre ami Anthony figure également dans un livre d’Auguste Le Breton, « les hauts murs », au milieu de la cantine d’une maison de correction. Je crois que ma hantise était plutôt de porter un slip pas net au moment de la déculottée. N’importe, je suis bien certain qu’Anthony ne se serait pas permis de se conduire ainsi sous les mains justicières de Mademoiselle Jeanne, qui semble lui avoir laissé un délicieux souvenir…

  2. vincent dit :

    Une déculottée, c’est déjà assez humiliant, mais peut être encore plus si on fait ça pendant. De plus, cela risque de mettre la maîtresse en colère et ce qui était à la base une fessée cul nu normale peut alors devenir une fessée terrible avec déculottage intégral et des dizaines de grosses claques sur les fesses nues pour finir au coin pendant une heure les fesses rouges à l’air… Dans ce cas vaut mieux accepter la fessée de la maîtresse sans se livrer à ces sottises stupides !

  3. Benjamin dit :

    Oui, Jean-Jacques. J’ai souvenir d’avoir lu ce livre. Qui raconte la vie d’un orphelin de guerre à qui on mène la vie dure. On en a fait un film, mais sans la scène que tu évoques et qui se passe aux tous débuts du livre.

  4. patrick dit :

    je crois que Vincent a raison. On ne doit pas être impressionné par cette méthode. Dans ce cas, l’élève mérite d’être sévèrement puni. Avec mes parents, je n’aurais pas pu me le permettre car maman serait venue me corriger dans la cour après m’avoir déculotté.

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