La fessée appliquée

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Le mariage de ma cousine

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Par Paul Leroy

(Le récit « Le printemps des culottes courtes » a réveillé le vieux souvenir d’un incident qui, au fond, n’était pas aussi en sommeil que cela !)   

 

En 1960, j’avais 13 ans et nous devions assister au mois de juin de cette même année au mariage de ma cousine.

Le magasin de ma maman était
la Samaritaine. Or nous, les 3 garçons de la famille, nous devions être habillés pour cette occasion. Le rayon « garçonnet » était très importante à cette époque. Maman demanda des costumes pour mon petit frère de 9 ans et pour moi-même. Le vendeur apporta une veste avec une culotte courte pour mon petit frère et pour moi il proposa une veste et « culotte longue », comme nous disions à l’époque. Maman lui dit :

Monsieur, pour mon grand garçon je préférerais également une culotte courte car l’année prochaine ce sera la communion de son cousin et ce pantalon-ci sera alors trop court.

J’étais vexé de devoir porter une culotte courte pour la cérémonie car, à 13 ans, je me trouvais un peu trop grand pour me retrouver en culotte courte face à mes deux cousines elles-mêmes âgées de 13 et 14 ans. De plus, il y aurait mon grand cousin de 16 ans qui était toujours le premier à faire des réflexions désobligeantes.

Le vendeur présenta un costume gris mais avec une culotte courte comme celui de mon petit frère et je me trouvai l’air ridicule face au miroir du rayon. Et toutes ces clientes qui me regardaient et me trouvaient très mignon ainsi vêtu.

Une maman dit à son fils, un garçon de mon âge, mais légèrement rondoulliard :

Regarde le costume du petit garçon ! Je suis sûre qu’il t’irait également très bien !

Le garçon  lui répondit d’un ton sec :

- Mais maman, c’est pour les bébés, les culottes courtes ! J’ai 13 ans, maintenant !

- Pourtant ce jeune garçon doit avoir ton âge !

Et la maman demanda à la jeune vendeuse un costume identique au mien. Le garçon entra dans la cabine et 3 minutes plus tard, je le vis en ressortir boudiné comme un saucisson, ses grosses cuisses débordant des lisières de la culotte courte comme deux jambons roses (il ne devait plus porter des culottes courtes depuis une année au moins).  Je fus pris de rire à la vue de son accoutrement.

La jeune vendeuse fit observer à la maman :

Il lui faut la taille 16 ans, madame.

Le garçon s’exclama :

- Mais je ne vais pas mettre des culottes courtes jusqu’à 16 ans! Puis il passa à côté de moi en ronchonnant :

- Les parents nous prennent toujours pour des bébés !

Je me regardais encore une fois dans le miroir. En passant, la jeune vendeuse me dit en souriant :

- Jeune homme, vous êtes très mignon dans ce petit costume à culotte courte ! Puis, mettant un genou à terre, elle remit le revers de ma culotte courte en bonne place, ses mains frôlant mes cuisses. Elle avait raison. Je me trouvais en effet très mignon dans ce costume assez seyant en définitive.

Deux mois plus tard à la mi-juin on célébrait le mariage. Toute la famille était prête. Mais c’est là que mes pauvres cuisses allaient souffrir !

Je fus le premier à monter dans
la Peugeot 203 de Papa. Il faisait très chaud ce jour-là. Hélas les sièges étaient en cuir et au soleil de juin inutile de vous dire que ça se mit à chauffer pour mes pauvres cuisses ! (Les gens de ma génération sauront de quoi je parle). Je sortis de la voiture aussi vite que j’y étais entré ! Maman passa un baume sur ma peau recuite et enfin nous pûmes nous mettre en route pour le mariage. Il y avait 2 heures de route environ.

Sur la place de la mairie les deux familles étaient réunies et tout le monde attendait les futurs mariés.

Mon grand cousin vint vers moi me saluer d’un air moqueur.

Bonjour Paul ! Alors, toujours en culottes courtes à 13ans ?

Et toi, tu fais pousser du duvet sous ton nez pour les oiseaux ?

Mon petit cousin de 10 ans était aussi en culotte courte et en dehors de mon petit frère, nous n’étions en tout que trois garçons en culotte courte. Malheureusement pour moi j’étais le plus grand.

Et enfin tout le monde rentra dans la mairie.

A la fin de la cérémonie l’adjoint au maire demanda deux enfants afin de faire la quête pour les vieux du village

Mon père nous désigna, mon jeune frère et moi. La chaise cannée sur laquelle je m’étais assis avait dessiné sur la peau nue de mes cuisses les marques rouges et entrelacées du cannage, ce que mon cousin de 16 ans ne manqua pas de remarquer. Et bien entendu, le perfide ne trouva rien de mieux que de désigner mes cuisses à l’attention de mes deux cousines qui pouffèrent de rire.

Pour mon malheur ces marques semblaient indélébiles.

Ensuite, la cérémonie religieuse terminée, on servit le vin d’honneur, moment fastidieux passer pour des enfants.

La famille s’étant installée au tour d’une table, notre mère nous appela.

- Paul et Thomas venez ici faire la bise !

Il fallut alors subir les sempiternels commentaires.  

- Oh !comme ils ont grandi !… Surtout Paul ! Mais quelle belle paire de cuisses tu as, mon garçon !

- Et cette culotte courte te va si bien !

- C’est vrai… et tous les garçons de ton âge devraient continuer à en porter.

- Mon fils a bientôt 13 ans et il ne veut plus mettre de culottes courtes. Et le vôtre qui a déjà plus de 13 ans ne dit rien ?

Et maman de répondre :

- De toute façon, c’est encore un enfant et il a bien le temps de porter des culottes longues! Et puis vous savez, le grand part dans 2 mois à l’armée, alors je préfère voir Paul en culottes courtes !

Et durant ce temps, que je te pince et te repince les cuisses ! Oncles, tantes, grands-parents… bref, toute la famille et quantité d’amis s’y essayèrent. Au bout du compte, mes pauvres cuisses étaient pleines de bleus à force de pinçons ! J’étais devenu le principal centre d’attraction de la noce, mieux que les mariés !

J’allais voir ma cousine Isabelle qui, comme son nom le suggérait était justement très belle. Elle me faisait penser à une petite fille qui chantait à cette époque dans les émissions pour les enfants de Jean Nohain.

Assis à côté de ma cousine, nous buvions une grenadine et je comparais mes jambes avec les siennes et  je trouvais mes propres jambes de garçon aussi fines et belles. Elle était en train de me parler de la rentrée prochaine en classe de 4ème quand soudain une abeille s’introduisit sous ma culotte courte et me piqua juste à la pliure de mes cuisses déjà bronzées et de mes fesses restées toutes blanches.

Je me relevai en vitesse en pleurant de douleur. Maman accourut avec l’un de mes oncles qui me fit allonger à plat ventre et baissa ma culotte courte jusqu’à mes socquettes. Le dard était fiché dans la partie charnue du dessous des fesses.

Quelqu’un avait-il une petite pince à cils à lui prêter ?

 Un attroupement s’était formé autour de moi. J’étais de nouveau la grande vedette du spectacle. Et si par hasard l’on ne m’avait pas remarqué comme le plus grand des garçons en culotte courte eh  bien cette fois l’on me verrait  en slip « Petit bateau » et une bonne  portion de mes fesses blanches contrastant avec mes cuisses dorées !

Malgré la douleur, j’espérais bien que mes deux cousines ignoreraient le spectacle. Mais ce traître de  grand cousin clamait à qui voulait l’entendre.

- Venez tous, Paul nous offre le spectacle de la terre à la lune ! C’est gratuit !…

Enfin, mon oncle équipé d’une petite pince opéra en douceur l’extraction du dard  empoisonné, puis tout le monde s’éloigna me laissant couché sur le ventre, les cuisses à l’air ma culotte courte à mes socquettes !

 

7 commentaires »

  1. vergani dit :

    Les culottes courtes : quel supplice pour un garçon à la fois timide et fessu doté de cuisses grassouillettes ! Pauvre jeunot condamnè à supporter dans les années 50 toutes sortes d’humiliations: regards moqueurs de femmes et de filles, et même de douloureux pincements…

  2. MIKEYPANTS dit :

    Le commentaire de Vergani m’a remis en mémoire les années où j’étais moi aussi obligé de montrer mes cuisses dodues et imberbes à tout le monde. Il a raison, rien n’était plus humiliant que ces culottes courtes – et elles l’étaient vraiment – qui attiraient immanquablement le regard. J’avais beau les serrer les jambes et tenter de les cacher, tous les regards narquois se posaient sur mes gros jambons que maman voulait montrer à tous. Son grand garçon, son grand bébé en fait, était un spectacle qu’elle adorait faire partager. Et cela a duré jusqu’à mes 15 au moins et plus tard encore en vacances.

  3. paillard dit :

    Je me souviens aussi d’un samedi. J’avais 10 ans à cette époque. Nous revenions mes parents mes frères et moi de chez des cousins. Souvent malade en voiture, je vomis sur mon pantalon, celui du dimanche, le seul que j’avais. Le lendemain matin pour aller à la messe, je dus mettre une culotte courte grise en tergal . La honte dans l’église : tout le monde me regardait. Il faut dire que nous étions au mois de novembre.

  4. patrick dit :

    …j’ai toujours aimé porté des culottes courtes. Pour ma communion a 13 ans, (1967) Maman m’avait acheté un costume pantalon ,mais j’aurais préféré une culotte courte, mais j’ai fait comme les autres garçons pour le dimanche. Pour aller u collège, j’ai continué a porter des culottes courtes quand le temps le permettait. Une fois, je me souviens, cette même année-là le mois mars était particulièrement beau, maman m’a permis de mettre un short. Il s’est mis àneiger pendant lajournée,mais je suis resté en short… Encore aujourd’hui, dès que le temps le permet ,je suis en short et pourtant je ne suis plus un enfant.

  5. patrick dit :

    Quand j’étais enfant, et même plus grand , je portais des shorts très courts lesquels, souvent, arrivaiernt au ras des fesses et sans parler des blouses d’écolier je portais des pulls ou des chemises qui tombaient aussi bas que les shorts, ce qui pouvait lmaisser supposer que je portais juste un slip ! c’est encore le cas maintenant à 58an. J’adore être comme ça et je sais qu’on me regarde; mais ça fait parler ceux qui n’ont rien a dire !

  6. Laurent dit :

    Chez nous aussi, le short était de rigueur pour les garçons dès que le temps le permettait, que cela nous plaise ou non, y compris pour aller en classe, même au collège, ou lors de fêtes comme les communions et les mariages.
    Paul évoque notamment les trajets en voiture. Nous avions une « DSpécial » (anciennement dénommée ID, une DS simplifiée) avec des sièges en skaï, et mon frère et moi avons aussi de très mauvais souvenirs de nos cuisses chauffées à blanc quand la voiture était restée au soleil. Nous ne pouvions qu’envier notre sœur qui était en robe ou jupe et se trouvait ainsi protégée. Et quand, comme cela arrivait parfois, le voyage avait été précédé par une correction sur nos fesses et nos cuisses, le supplice en était accentué!

  7. mjhp dit :

    J’ai 64 ans et j’en porte de pareilles et j’enquiquine ceux qui me critiquent, même ma femme qui râle quand je mets un mini short qui s’arrête au ras des fesses même par moins 5° pour faire ma promenade du matin d’une 1h. Je me sens très bien comme ça; malheureusement on n’est plus libre de notre habillement de nos jours.

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