La fessée appliquée

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Le martinet : de la crainte à la réalité

Likem Chubby  -interpret.

Par Cambaceres

Ici ou là, on m’interroge sur le mode d’éducation qui a prévalu chez moi durant mon adolescence après avoir fait l’objet d’une sorte de contrat particulier entre ma mère et moi. J’y réponds très volontiers.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’à l’époque le martinet était d’un usage courant qui ne prêtait pas à discussion. Il veillait simplement au grain un peu partout, dans les familles et parfois dans quelques écoles plus strictes que d’autres en matière de discipline. Du reste, mes copains du quartier comme ceux de mon école connaissaient tous le martinet. Je pouvais en voir fréquemment les effets sur leurs cuisses sachant bien que, sous leur culotte, j’aurais pu découvrir les mêmes marques d’une récente correction.

Tous craignaient réellement ses cuisantes morsures. Je pouvais vraiment voir les rougeurs qui striaient la peau de leurs cuisses et, à deux ou trois reprises, des camarades m’avaient montré leur martinet. De ce fait, je pouvais me rendre compte à quoi j’échappais jusque-là. Pour eux, j’étais une sorte d’exception car nous n’avions pas de martinet à la maison; ma mère me punissait seulement avec des claques sur mes cuisses nues.

Bien entendu, moi, je le craignais autant qu’eux et la seule vue d’un martinet me terrorisait ! Dès qu’on allait chez des gens possédant un martinet, j’avais peur d’en recevoir comme si j’étais leur enfant. Oui ! le martinet m’inspirait de la crainte, du respect, mais aussi de la curiosité. Par exemple, si nous allions dans la droguerie de notre quartier, mes yeux se portaient instinctivement sur les martinets suspendus en une grappe qui semblait se balancer comme pour me faire sentir la présence d’une menace imminente.

Ce n’était pas tout à fait faux car la droguiste, sachant que Maman m’élevait seule, l’encourageait à en utiliser un pour moi, non par intérêt commercial mais par conviction éducative.

C’était dans l’air du temps des années « cinquante » et « soixante ». J’étais plutôt sage et bon élève et ma mère ne pensait pas en avoir l’usage. Cependant, entre sept et neuf ans, j’en fus par deux fois menacé pour une grosse bêtise et une grave impolitesse ; je croyais vraiment que j’y passerais car je pensais l’avoir bien mérité. Je reçus à chaque fois une bonne correction manuelle sur les cuisses… Mais le martinet ne suivit pas. Quant aux culottes courtes, j’en mettais la plupart du temps, le pantalon « long » restant l’exception pour les moments froids d’hiver.

Le martinet et l’idée que je puisse en goûter me troublaient. Trouble que ma mère perçut ; elle me le révélera bien plus tard.

Tout changea lors de mon redoublement de la 6e à 11 ans, au tournant de mon adolescence. Le martinet éducatif fit alors son entrée dans ma vie. Il devait m’accompagner tout au long de ma scolarité.

Sans avertissement, ma mère décida de passer au martinet. J’en fus bouleversé mais nullement choqué. Après tout, je la comprenais et après réflexion je trouvais que je le méritais.

La droguiste en fut ravie ! Elle tint à choisir un solide martinet à lanières carrées, souples et cinglantes très « adaptées pour stimuler un garçon de son âge ». Elle suggéra de l’appliquer en priorité sur les cuisses nues et conseilla : « l’efficacité d’un martinet, c’est la certitude de le recevoir dès qu’on a commis une faute ou enfreint une règle ». Ma mère ne l’oublia pas.

Dès lors, pour toute indiscipline ou note insuffisante, il me fut administré sur les cuisses nues juste à la lisière de la culotte courte. Je sentis à mon tour la morsure des lanières, leur brûlure. Je criais parfois, « dansais », pleurais, mais ça ne changeait rien, la punition allait à son terme.

Mon comportement devint impeccable et mes résultats remontèrent rapidement. Pour ma mère, preuve était faite de l’efficacité du martinet sur moi ; et il n’était désormais pas question de s’en priver. Ma mère décida d’en réguler l’usage par un barème précis en fonction de mes fautes et de mes notes, m’interdisant de descendre sous 12/20. Et je m’y fis bon gré mal gré.

Sur les conseils de la droguiste, un nouveau martinet fut acheté à chaque rentrée scolaire car du cuir neuf cingle mieux. Celle-ci encouragea ma mère à n’employer que cinq lanières afin de rendre plus mordante une correction.

Autant que les cinglées elles-mêmes, la menace qu’elles impliquaient m’incitait vraiment à travailler de mon mieux car je n’avais guère envie d’exhiber trop souvent des cuisses striées par les lanières. Et je reconnaissais que cette méthode était efficace; je m’y faisais d’autant plus que ma mère savait parfaitement équilibrer sévérité et affection.

À mon entrée en 4e, ma mère tomba en dépression ; elle se montra alors plus hésitante et moins stricte ; mes résultats s’en ressentirent. Je la rassurais en l’encourageant à maintenir sa sévérité, admettant qu’elle m’avait été profitable et l’en remerciant.

Aussi nous convînmes ensemble de règles simples : jusqu’à la fin de ma 3e, port permanent de culottes très courtes, le haut des cuisses bien dégagé facilitant l’application des lanières, et punitions automatiques au martinet à cinq lanières selon un barème pour toute note insuffisante. Ma fascination inconsciente pour le martinet et les culottes courtes restait sans doute très forte, au-delà de la douleur et de la honte d’avoir à montrer des cuisses marquées.

À l’entrée en 3e, je fus invité à aller acheter moi-même mon martinet neuf. Ma mère l’avait commandé à l’avance. C’était un martinet à cinq lanières épaisses, carrées et souples, fabriqué par un cordonnier à la demande de la droguiste, un martinet « d’éducation » spécialement réservé pour ses « bons clients ».

Ma mère le trouva redoutable et me mit en garde d’obtenir de bons résultats. Il ne me fut pas épargné. Il se révéla plus douloureux et plus marquant que les précédents. S’en rendant compte, ma mère modéra ses coups et diminua ses exigences pour les maths où ma faiblesse était chronique et pour lesquelles le martinet restait inefficace.

J’avais craint le premier martinet en 6e ; mais celui-là d’une capacité bien supérieure m’inquiétait davantage. Ma mère avait placé la barre plus haut et il servait plus que celui de 4e. Cependant, il se montra tellement incitatif que je me hissai à un niveau très satisfaisant.

Le dernier martinet, identique à celui de 3e, me fut offert durant ma Seconde et se révéla tout aussi persuasif.

Je n’ai porté pratiquement que des culottes courtes jusqu’à seize ans, étant parfois le seul en classe, mais je m’en satisfaisais même si ce n’était pas toujours aisé par rapport à mes camarades.

Aujourd’hui le martinet tant craint que fascinant ne me manque nullement. Je n’ai pas eu d’enfant mais je ne pense pas que j’aurais su employer le martinet, sans doute non ; j’en serais resté aux simples claques sur les cuisses.

En tant qu’enseignant, je répugne toujours à sanctionner, préférant raisonner et dialoguer, et ça marche assez bien ; assurément le contrecoup de mon éducation trop stricte et pourtant parfaitement acceptée et assumée. Mais ce qu’on tolère pour soi on ne l’accepte pas nécessairement pour les autres. Par contre, je suis resté attaché aux culottes courtes; chez moi je suis souvent en short et j’en porte tout le temps l’été.

Illustr. : Likem Chubby  -interpret.

11 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. D’abord merci pour ce touchant et très franc récit écrit, comme toujours, avec une élégance de style qui ne peut surprendre que ceux qui ne connaissent pas votre étonnante et sublime culture. Venons-en au martinet. Votre expérience en illustre à la fois l’efficacité et quelques conditions qui doivent accompagner toute correction, y compris et surtout la plus sévère.
    Il est important de noter que ce que vous écrivez se déroule dans les années cinquante-soixante A cette époque, tous les enfants et moi comme vous » craignaient réellement ses cuisantes morsures ». Or il advint que vous dûtes redoubler votre classe de sixième à l’âge de onze ans, ce qui entraîna la conversion de votre mère à l’usage «éducatif » du martinet. L’efficacité du martinet tient à deux choses comme vous l’expliquez fort bien : d’abord la certitude de le recevoir quand vous en êtes passible, ensuite que la punition aille à son terme.
    Et c’est là que l’on mesure son efficacité: votre comportement et vos résultats s’améliorèrent sur-le-champ, et même très sensiblement. Vous reconnaissez que sans ces châtiments, vous n’auriez pas obtenu ces brillants résultats. Mais, et c’est l’autre condition de l’efficacité d’une correction, votre mère, après vous avoir fouetté, ne manquait pas de vous donner des marques d’affection. Ce qui me surprend c’est que vous ne l’auriez pas employé aujourd’hui si vous aviez eu des enfants.
    Sur ce point je diverge. Certes, pour moi, si le martinet retrouvait ses marques de noblesse, je l’emploierais, mais surtout dans un but dissuasif. Sauf que pour l’être, il faut bien qu’il «tombe » quelques fois. Serait-ce « la fascination inconsciente » dont vous faites état qui serait à l’origine de cette réserve ? Si vous pouviez m’éclairer sur ce point, j’en serais heureux. Merci encore pour ce brillant récit qui m’a plongé, non sans émotion, dans un passé pas si lointain. Cordialement. CLAUDE.

  2. cambaceres dit :

    Bonjour Claude,
    « Ce qu’on tolère pour soi on ne l’accepte pas nécessairement pour les autres ». Oui ! le martinet avait marché avec moi surtout en matière de résultats scolaires, et à une époque, les années « cinquante et soixante » où il était une punition d’usage ; et je n’y trouvais rien à redire… pour moi. Mais curieusement, ça me révoltait quand c’était pour des amis ou copains proches. Même ma mère était surprise par ma position ! « Pour toi, tes amis sont intouchables » disait-elle ; elle me rappela qu’en 7e (CM2), alors que j’étais 1er de classe, je n’avais pratiquement pas adressé la parole ni un sourire pendant deux semaines à une institutrice que j’adorais pourtant ; sa faute : elle avait puni un ami proche pour bavardage ; elle s’en était ouvert auprès de ma mère qui lui expliqua, elle en était sidérée.
    Entre mes vingt et vint-cinq ans, j’ai exercé comme animateur puis directeur de centre aéré. Un matin, la maman d’un petit garçon de neuf ans nous l’a ramené, martinet à la main ; il ne voulait pas venir en… bermuda. J’ai demandé à cette dame de ranger son martinet, lui ai dit qu’elle faisait ce qu’elle voulait chez elle mais pas dans mon centre ; cela n’avait pas cours. Une autre année, un gamin de dix ans m’a révélé qu’il recevait parfois le martinet, mais uniquement s’il était pris à mentir.
    Au contact de ces enfants, et alors que je débutais comme enseignant, j’ai compris que je serais incapable de reproduire l’éducation sévère telle que je l’avais connue. De petites tapes sur les fesses ou de petites claques sur les cuisses, peut-être et encore, mais au-delà, non ! Même le martinet « dissuasif » qui aurait peu servi. J’avais déjà compris qu’on ne peut pas exiger des autres ce qu’on a su s’imposer à soi ; compris que j’avais tendance à avoir beaucoup d’empathie face aux problèmes des autres ; ce qui explique le parcours juridique qui a été le mien après. Et dans le même temps, je portais chaque année un regard bienveillant sur mes élèves.
    Et il arriva que certains devinssent à leur tour « intouchables » à mes yeux. Sans doute que, n’ayant pas d’enfant, je reportais cette affection sur eux. Et malgré tout je passe pour un prof. ayant de l’autorité tout en sachant dialoguer. L’autorité se perd dit-on ? J’ai pu constater que reconnaître qu’on s’est trompé vis-à-vis des élèves, qu’on a commis une erreur voire pire une injustice, et la réparer, non, ce n’est pas du laxisme ni de la faiblesse, cela au contraire renforce notre autorité ! C’est notre part d’humanité !
    Lors oui, Claude, nous avons le droit de diverger. Notre histoire n’est bien entendu pas la même. Mon éducation stricte m’a appris à ne pas m’apitoyer sur moi et à m’ouvrir aux autres et au monde, et mes études et mes lectures, histoire, droit, philosophie, n’ont fait que renforcer ce sentiment.
    Je ne sais pas si je vous ai ainsi éclairé dans vos interrogations sur notre vécu d’adolescent et leur ressenti. « Eclairage », « clarté », c’est peut-être ce qui nous manque à nous autres, pauvres humains, en ces temps obscurs. A chacun d’apporter sa petite part de lumière.

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Merci de votre réponse rapide et toujours bien argumentée. De fait, je comprends mieux votre attitude. N’ayant pas d’enfant, vos élèves, en somme, vous en tiennent lieu. Je vous rejoins sur le refus des châtiments corporels à l’école : je suis contre à 100% ! Mais je continue de penser que, à l’adolescence, il est nécessaire de bien contrôler les jeunes gens, des deux sexes évidemment. Si l’on y parvient sans avoir recours au martinet, tant mieux. Malheureusement, je suis moins optimiste que vous sur la nature humaine. Sans généraliser, (il peut toujours y avoir des enfants « modèles »), je reste convaincu que la grande majorité d’entre eux est naturellement portée à tester les adultes dans les domaines de l’obéissance, le respect des valeurs fondamentales, etc. Et là, je dis stop! Trop c’est trop et si c’est trop, c’est le martinet, après évidemment plusieurs mises en garde et en n’oubliant pas de manifester au ou à la puni(e) les marques d’affection nécessaires pour « faire la paix » ! J’insiste sur le caractère NATUREL de ces actes fautifs qui sont dus à la nature humaine, du moins tel que je la perçois. Pour moi, en punissant, et s’il le faut avec le martinet, je rends service à l’adolescent qui n’attend en fait qu’une chose: qu’on lui pose des limites. Évidemment, il y a peu de chances qu’il le reconnaisse encore que ce ne soit pas exclu, comme d’ailleurs ce fut votre cas (et le mien). Voilà comment je conçois un improbable retour du martinet dans l’éducation : un équilibre entre les pulsions et la réalité. Merci cher Cambaceres. Amicalement, CLAUDE.

  4. Daniel dit :

    Autre temps, autre mœurs… à cette époque il était tout à fait naturel que chaque bonne maison possède son martinet. Qu’un garnement en culotte courte fût toujours prêt à recevoir sa fessée pour désobéissance était tout à fait ordinaire. Depuis, la « révolution soixantuitarde » est passée par là avec son cortège de réformes. Les points de vue sur le rapport à l’autorité sous toutes ses formes ont changé, pour ne pas dire se sont quasiment inversés, les méthodes d’éducation en faisant partie. Les punitions corporelles sont devenues interdites tout d’abord dans les établissements scolaires. Il a eu parfois, c’est vrai, des débordements bien dommageables. L’évolution est-elle allée dans le bon sens ? Il serait sûrement rétrograde d’en revenir à ces méthodes jugées parfois humiliantes. Moi-même, je n’ai jamais utilisé la fessée pour punir mes enfants, il y a bien d’autres façons de faire tout aussi efficaces. Aujourd’hui, ils sont parents à leur tour et ils éduqueront leurs enfants comme je les ai moi-même éduqués, je l’espère. Par contre, personnellement, j’ai toujours gardé ce goût pour la fessée, entre la peur et l’attirance de la recevoir, cela a toujours contribué à pimenter mes plaisirs mais en tant qu’adulte. De mon point de vue, la fessée est devenue exclusivement un sujet entre adultes consentants.
     » Vive la culotte courte et vive le martinet ».
    Élève Daniel.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Daniel,
      Déjà dans les années « cinquante » ou « soixante », les châtiments corporels avaient disparu des règlements scolaires. Cependant, ils gardaient les faveurs de la plupart des parents et dans les foyers le martinet sévissait souvent. Alors que des enseignants y recourent encore dans certaines écoles, surtout privées, n’avait rien de surprenant. D’ailleurs si l’enfant se plaignait, il risquait souvent une autre correction chez lui. Cela faisait partie des mœurs de l’époque.
      Cependant, de toute ma scolarité dans le privé, j’ai assez peu d’exemples. En 11° (cp), j’ai vu une institutrice donner une fessée déculottée à un garçon de six ans pour lui avoir manqué de respect. A la sortie, elle l’a remis à sa mère qui lui a mis une claque et lui a promis le martinet à la maison. En 7e (CM2), j’ai vu une institutrice des 8e distribuer des claques à ceux qui parlaient dans les rangs, et là des parents d’élèves ont protesté ; elle a été obligée de modérer ses ardeurs. Au collège, j’ai par deux fois été témoin d’une gifle donnée par des prêtres. Ma mère ne l’aurait pas toléré. Et un prof. de gym. n’hésitait pas à claquer les cuisses ou à faire le coup de poing contre certains élèves. Il n’est resté que trois ou quatre ans dans l’établissement et n’a jamais été titularisé.
      Je ne pense pas que « mai 1968″ ait quelque chose à voir avec le lent désamour pour les châtiments corporels. Dans les années « soixante-dix », fessées et martinets se portaient encore très bien, les enfants du centre aéré que je dirigeais en parlaient. Il s’agit d’une transformation lente des mœurs venue d’abord des pays scandinaves et qui s’est peu à peu étendue sur l’Europe occidentale, y compris le Royaume-Uni pourtant peu tendre avec ses élèves.
      Le mot « mœurs » vient du latin « mores » qui désigne aussi le mot « morale ». On se préoccupait de droits de l’Homme et de leur valeur morale et petit à petit dans les normes juridiques ce souci d’humaniser les pratiques s’est imposé y compris dans la sphère privée. La France a d’ailleurs ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989.
      En tant qu’enseignant, je sanctionne très rarement et je préfère discuter avec mes élèves des problèmes qu’ils rencontrent. Ils ne sont plus « objets » d’éducation et d’enseignement mais « sujets » de droit capables d’agir. Mais le monde de l’enseignement a du mal à l’admettre ; personne ne veut se déposséder d’un droit qu’il croit détenir…à tort.
      Amicalement.
      Cambaceres

    • Alain L. dit :

      Bonjour Daniel,
      Je crois qu’en réalité les châtiments corporels en milieu scolaire avaient déjà été proscrits en son temps par Jules Ferry en personne, allant ainsi à l’encontre des usages de l’époque. Cette « recommandation » devait s’avérer être de pure forme car l’usage s’est maintenu tant dans le privé que le public – et dans les familles – jusque dans le milieu du XXe s. des témoignages de lecteurs sont là pour l’attester.
      Ceci dit, cela mérite vérification comme tous les faits que l’on avance !
      Cordialement, Alain. L.

    • Edmée dit :

      Pour apporter mon caillou à ce débat : je puis témoigner que j’ai été éduqué « à la dure » selon le concept démesuré qui prévaut de nos jours chaque fois qu’un peu d’autorité ose se manifester en société. Il est vrai que dans la continuation de la 1re moitié du XXe, l’usage des châtiments corporels est demeuré une pratique admise, voire souhaitée, dans les familles et nombre d’établissements scolaires ou colonies comme il l’était encore légitimement en Grande Bretagne fin des années 80 et aussi dans divers grands pays de ce monde, Amérique, Asie.
      Personnellement, je ne me porte pas plus mal de cette éducation un peu rude malgré les « mauvais moments à passer » qui avaient l’avantage de nous faire rapidement réaliser et sur le coup que « derrière la limite il y avait une autre limite », et ainsi de suite. Le mal de vivre se circonscrivant exclusivement à nos cuisses ou à nos fessiers temporairement, mais judicieusement, enflammés ! Si châtiment il y avait lieu d’être, nous savions qu’en dépit de sa sévérité il serait très encadré et en aucun cas relevant de la maltraitance et de la violence. Nous l’appréhendions, nous le redoutions mais avec l’assurance de n’être en aucun cas livré à l’arbitraire. Après quoi on le tenait pour dit. Voilà ce que j’en pense à cette heure.

  5. CLAUDE dit :

    Bonsoir Edmée. A cette heure je pense exactement comme vous. Mais comment convaincre une opinion abusée par les soi-disant « éducateurs modernes » qui font la chasse à la moindre fessée, considérée par eux comme de la « maltraitance »! Mais ils demeurent aveugles devant l’échec évident de leurs théories. Comme de plus pour un oui ou pour un non il faut l’avis d’un « pseudo-psychologue » dont le fond de commerce est l’angoisse de beaucoup de parents face à la violence de leur progéniture,comment sortir de ce déni de réalité ? Je ne suis pas très optimiste et même profondément inquiet pour l’avenir d’une jeunesse qui n’est pas pire que toute autre jeunesse, mais qui est livrée à l’absence de repères qu’elle comble souvent par l’alcool, la drogue et le sexe à tout va. Je dis bien: « à tout va », car je ne suis pas puritain. Mais il y a des limites à tout. C’est pour nous éviter ces dérives que nos parents ont usé, avec tact et mesure des châtiments corporels , généralement accompagnés d’affection. Mais ne rêvons pas: en lisant ces lignes beaucoup penseraient que je suis un horrible sadique, voire un fou! Amicalement. CLAUDE

    • Edmée dit :

      « Ni fou ni sadique », rassurez-vous ! Et puis l’ensemble de la jeunesse d’aujourd’hui ne se porte pas si mal que ça, sauf si nous pointons les cas d’une délinquance de plus en plus dangereuse et de plus en plus visible et dont certains modèles-vedettes sont portés aux nues par des médias. Compte tenu du contexte il est difficile de se prononcer sur les vertus de telle ou telle autre méthode, et je me garderais bien de lancer des oukases à la façon de ces « éducateurs modernes » que vous épinglez. Je suis d’accord avec vous, une éducation stricte fondée sur l’usage pertinent des châtiments corporels pour assigner des limites a bien fait ses preuves dans le temps. Alors ?…
      Cordialement à vous

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. D’abord merci pour votre réponse qui me rassure. Comme vous, je pense que la majorité de notre jeunesse est « saine ». Les récents événements tragiques que nous venons de vivre l’ont bien montré. Je partage aussi votre avis sur le fait de la médiatisation des actions violentes peut conduire à un amalgame injustifié. De plus, je ne voue pas un culte aux châtiments corporels. Ce contre quoi je m’élève, c’est leur interdiction qui, pour moi, constitue une immixtion inadmissible dans la vie privée des familles. Cordialement. CLAUDE.

  7. claude dit :

    Bonjour Cambaceres. Je viens de relire votre émouvant récit. L’ayant déjà largement commenté, je me bornerai à lister succinctement les « mots clé » que je retiens. 1)il inspire crainte et respect.2) Son efficacité dépend de la certitude de le recevoir lorsque la sanction a été prononcée. 3)Si ces préalables sont respectés il peut être un redoutable et donc particulièrement efficace instrument de correction. Vous comme moi l’avons éprouvé! Quant au « trouble » que vous évoquez :quoi de plus naturel. Le problème n’est pas là : avant de faire « plaisir »,le martinet sévèrement infligé, (mais non sans marque d’affection),est un châtiment redoutable qui fait couler les larmes de celui qui le reçoit,(comme ce fut mon cas) et n’est-ce pas l’essentiel ? Amicalement. CLAUDE.

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