La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

Le martinet de Mamée

parcnounou2.jpg 

Par Mamie Charlotte

Plus de deux ans et demi se sont écoulés depuis nos merveilleuses vacances avec les copines auxquelles je vous ai invités.

J’aurai bientôt 9 ans et Julie vient d’en avoir 7. Je travaille bien en classe, mais ma petite sœur me donne bien du tracassin : au lieu d’écouter la maîtresse, elle rêve ou fait des dessins. Il ne se passe pas de semaine sans que Madame Rouquette se plaigne d’elle. Heureusement, Maman est gentille et ne lui donne pas de trop grosses fessées.

Maman et Papa vont nous faire un très beau cadeau : Maman attend un petit frère ou une petite sœur, aussi est-elle est trop fatiguée pour nous accompagner à l’école. Comme maintenant, je suis grande, elle nous laisse y aller toutes seules.

Je n’ai pas reçu de fessée mémorable et je n’en ai pas été témoin. Que du banal ! Seule notre rencontre avec Yolande, la petite fille triste de la baignade, mérite de vous être rapportée.

Faisons un petit retour lorsque j’avais 7 ans.

Quelques jours avant la rentrée des classes, Maman nous a emmenées à la ville acheter les chaussures d’hiver qu’elle n’avait pas trouvées à l’épicerie ni au marché. Nous attendions qu’une vendeuse s’occupe de nous quand Yolande et ses petits frères accompagnés par une jolie jeune fille entrèrent dans la boutique. En nous voyant, Yolande vint vers nous. Après les embrassades de retrouvailles, je ne pus m’empêcher de lui dire :

- Elle est méchante ta nurse !

Son visage s’illumina en me répondant :

- Je n’ai plus de nurse, Maman l’a chassée ! Lorsqu’elle est rentrée de voyage, elle s’est rendue compte qu’elle me rendait trop malheureuse. Elle s’est occupée de nous quelques jours mais comme elle devait repartir travailler, elle a cherché une jeune fille pour la remplacer. Elle a choisi Fanchon, elle est très gentille, c’est comme notre grande sœur.

- Elle ne donne pas de fessée alors ? demanda Julie.

- Ne crois pas ça. Elle a donné une grosse fessée à Raymond qui avait été très méchant avec elle. Avant de nous emmener au parc, Fanchon nous demande de ranger nos jouets. Un jour, Raymond lui a répondu : « Fais-le toi-même ! T’es ma bonne ! ». Fanchon lui a répliqué qu’elle voulait être la bonne de petits enfants bien élevés et qu’elle allait lui ôter l’envie de lui reparler sur ce ton. Elle l’a pris par l’oreille, l’a conduit dans un coin de la chambre et l’a coincé contre le mur. Il essaya de s’opposer, mais Fanchon réussit à lui défaire les bretelles, déboutonner et enlever sa culotte et même à lui retirer son caleçon !

 Il n’était pas fier, le Raymond, avec les fesses et le zizi à l’air ! Il eut beau demander pardon et promettre de ranger ses jouets, Fanchon ne voulut rien entendre. Elle le bloqua sous son bras gauche et avec la main droite elle lui donna une fessée, mais une de ces fessées ! Je n’aurais jamais cru que la douce Fanchon savait donner de si grosses fessées. Je ne le plaignis pas, il avait été trop méchant. On ne parle pas comme ça ! Malgré ses ruades et ses pleurs, Fanchon ne le lâcha que lorsque son popotin fut rouge comme une tomate. Elle lui annonça : « Tu rangeras tes jouets les fesses à l’air, elles refroidiront plus vite ! ».

 Pendant que Fanchon le reculottait, Raymond lui demanda pardon d’avoir été si méchant, en espérant qu’en retour, elle lui promette de ne rien dire à Maman. Elle refusa, ne voulant pas que Maman apprenne qu’elle l’avait corrigé d’une bouche autre que la sienne. Le soir, elle en parla à Maman qui gronda très fort Raymond et chargea Fanchon d’acheter un martinet en lui recommandant de ne pas hésiter à l’utiliser.

 Michel et moi étions très colères contre lui : c’est sa méchanceté qui nous vaut d’avoir un martinet à la maison. Nous l’avons un peu boudé, mais pas très longtemps. C’est notre petit frère et le martinet ne peut pas être pire que l’horrible « cane » de la méchante nurse !

Mais, revenons à mes 9 ans.

Un jeudi après-midi, Maman devait passer des examens à la clinique. Comme nous n’avions pas classe, nous avons pris le car et pendant que Mamée accompagnait Maman, Papé nous a emmenées nous promener en ville. Après avoir admiré les belles vitrines, nous avons été au parc.

Lorsqu’elle a vu le bac à sable, Julie a voulu faire un château, mais ce n’était pas facile sans pelle ni seau ! A côté de nous, une fillette rousse jouait avec deux pelles. Julie lui a demandé de lui en prêter une, mais elle a essuyé un refus, pourtant elle le lui avait demandé gentiment et avait bien dit « s’il te plaît » ! Julie prit la direction des opérations et notre château eut bien vite fière allure si bien que deux petits garçons demandèrent à jouer avec nous. Ils avaient chacun un seau, une pelle et des petits moules. Une aubaine ! Avec de l’aide et du matériel nous pourrions aller bien plus vite. J’avais déjà accepté, mais Julie posa ses conditions :

- Mais il faudra bien faire ce que je dis. C’est moi qui commande !

Ils acceptèrent, tellement ils avaient envie de participer à notre œuvre !

Soudain, nous entendîmes des cris et des pleurs à côté de nous : la petite rousse avait bousculé un garçonnet bien plus jeune qu’elle et l’avait fait tomber. La maman accourut aider son fils à se relever tandis que sa nounou se ruait sur la méchante petite fille et la saisissait sous son bras. Elle tenta bien de s’échapper, mais la nounou était la plus forte et la ramena à sa place. Tous les enfants s’étaient arrêtés de jouer pour ne rien rater du spectacle qui se préparait. La nounou s’assit sur son banc, cala la fillette sur son genou, déboutonna l’arrière de sa petite culotte et retroussa sa jupette, dévoilant ainsi un petit popotin bien dodu mais un peu pâlichon qu’elle se mit à tambouriner et qui devint rapidement d’un joli rose.

La fillette pleurait et promettait d’être gentille, mais sa nounou ne se laissa pas attendrir. Julie avait commencé à se moquer d’elle mais je l’ai grondée : on ne se moque pas d’un enfant puni, même si c’est une méchante petite fille ! Lorsque ses fesses furent rouges comme une pivoine, la nounou s’arrêta et la laissa se redresser. Elle se leva et entraîna la gamine, qui reniflait et pleurait encore, demander pardon au garçonnet qu’elle avait fait tomber. Ensuite, elle lui reboutonna sa culotte et l’autorisa à retourner jouer non sans lui avoir fait promettre d’être gentille.

Un mois après, un lundi midi, Papé nous attendait à la sortie de l’école avec sa carriole. Nous en étions bien étonnées : il venait souvent nous chercher pour nous emmener chez lui, goûter et faire notre travail afin d’éviter de la peine à Maman mais jamais à midi ni avec la carriole ! Il nous apprit que Maman allait être conduite à la clinique car le bébé ne devrait pas tarder à naître. Pendant son absence, Mamée et lui nous prendraient chez eux et Papa viendrait dîner avec nous. Je n’étais pas emballée n’ayant pas oublié que je devais à Mamée ma première vraie fessée au martinet, mais je n’avais pas le choix. Papé nous monta à l’arrière et fouette cocher ! en direction de la maison où il nous fit choisir les affaires que nous voulions emporter. En chemin, je me réjouis et me dis en moi-même :

- Chouette, il n’a pas pris le martinet !

En nous entendant, Mamée est sortie nous accueillir :

- Je vous ai préparé la chambre de votre maman et de Tatie Fannie et pour fêter votre installation, j’ai fait des bugnes pour le dessert.

Après un déjeuner somptueux, en retournant à l’école Julie me confia sa satisfaction :

- C’est la belle vie ! Mamée nous fait des bonnes choses et elle n’a pas de martinet.

Je ne pus m’empêcher de la mettre en garde :

- Ne fais pas de bêtises et écoute bien la maîtresse. Maman nous dit souvent que Mamée est bien plus sévère qu’elle. Elle ne te donnera sûrement pas que des petites fessées comme Maman.

Le soir, en rentrant, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir un gros méchant martinet dont les lanières brunes devaient faire très mal. Il nous narguait, accroché bien en vue à côté de la cuisinière. Et Mamée qui nous dit avec son plus grand sourire :

- J’ai retrouvé le martinet qui a caressé les fesses de Tonton Désiré. Je me demande même si votre maman n’y a pas goûté aussi.

La peur des coups étant le commencement de la sagesse, au lieu de lui répondre une horreur, je me suis mordu la langue et j’ai serré très fort la main de ma petite sœur.

Le lendemain matin, Julie n’avait pas envie d’aller à l’école : elle se demandait si Maman aller nous donner un petit frère ou une petite sœur. J’ai dû la traîner : si nous avions fait l’école buissonnière, comme je suis la grande, j’étais bonne pour une grosse fessée. Pendant la classe, la maîtresse a repris deux fois Julie qui bayait aux corneilles. A la récréation, je l’ai grondée :

- Tu as de la chance ! La maîtresse est gentille avec toi, mais si elle te prend encore une fois à rêver, elle écrira une note d’observation sur ton cahier et tu pourras préparer tes fesses pour le martinet de Mamée !

J’étais absorbée à résoudre le problème que Madame Rouquette nous avait donné pendant qu’elle s’occupait des petites quand j’entendis :

- Julie, qu’est-ce que j’ai dit ?

- Euh !!!

- Julie ! C’est la troisième fois ce matin que tu n’écoutes pas ! Apporte-moi ton cahier ! J’espère que ta mamée te donnera une vraie fessée, elle !

Je me dis :

- Sacrée Julie ! Je l’avais pourtant prévenue. Pourvu que Mamée ne soit pas trop sévère !

Dès notre retour à la maison, Mamée nous demanda :

- Alors, les pitchounes vous avez bien travaillé ? Madame Rouquette a quelque chose à me dire ? Pourquoi as-tu ton cahier, Julie ? Montre-moi ça !

Nous nous gardions bien de répondre, Julie savait ce qui l’attendait et, moi, je ne voulais pas la trahir. Après avoir chaussé ses lunettes et lu la remarque de la maîtresse qui se terminait comme toujours par : « elle mérite une punition », Mamée gronda Julie :

- Tu n’as pas honte ! Tu ne peux pas bien travailler à l’école deux jours de suite ! Avec moi, ce ne sera pas une fessée pour rire !

- Mamée, ce n’est pas ma faute ! Je pensais à Maman et au petit frère ou la petite sœur qu’elle va nous donner.

- Cela ne doit pas t’empêcher de t’appliquer comme Charlotte !

- S’il te plaît Mamée !

- On n’a pas beaucoup de temps si vous ne voulez pas arriver en retard à l’école, il ne manquerait plus que ça ! Julie, enlève ta culotte et appuie-toi sur la chaise !

- S’il te plaît Mamée, je m’appliquerai, je te le promets !

- Que penserait Madame Rouquette si je ne te punis pas comme elle me l’a demandé ? Je ne veux pas qu’elle s’imagine que je me désintéresse des études de mes petits-enfants. Et puis, tu as intérêt à bien travailler tantôt si tu n’as pas envie d’une nouvelle fessée ce soir ! Dépêche-toi si tu ne veux pas que je me fâche !

Pendant cet échange, Mamée plaça une chaise au milieu de la salle et décrocha le martinet dont elle agita les lanières. Dans sa main, l’instrument de correction avait l’air encore plus féroce qu’accroché à son clou. Vaincue, Julie baissa sa culotte, l’accrocha au dossier de la chaise et se troussa. Dès la première cinglade, Julie supplia :

- Il fait trop mal ton martinet. S’il te plaît Mamée, pas une trop grosse fessée !

Amusée, Mamée lui répliqua :

- Tu ne crois tout de même pas qu’une fessée c’est des caresses !

Julie sanglotait et demandait grâce, mais Mamée continua jusqu’à ce que son pauvre petit derrière et le haut de ses cuisses soient bien rouges. Pauvre petite Julie, Mamée ne l’avait pas ménagée ! Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas reçu une si grosse fessée. Papé, qui venait d’entrer, assista à la fin de la correction et Mamée lui dit :

- Julie a passé son temps à rêver au lieu d’écouter et Madame Rouquette m’a chargée de la punir. Julie va promettre à Papé de bien travailler à l’école ! Moi, il faut que finisse de préparer la soupe !

Julie lui en fit la promesse en reniflant encore puis Papé lui fit un gros câlin pour la consoler.

En arrivant à l’école, Julie montra son cahier à Madame Rouquette qui manifesta sa satisfaction :

- Ça, au moins, c’est une fessée ! J’espère qu’elle te fera comprendre que tu ne viens pas ici pour rêver !

J’avais envie de l’étrangler et je serrai très fort la main de Julie pour qu’elle ne lui réponde pas.

A la récréation, oh surprise ! Papa entra dans la cour sur son vélo. Julie et moi courûmes vers lui mais, avant même que nous soyons à sa hauteur, il nous cria :

- Vous avez une petite sœur, Marguerite ! Maman doit se reposer aujourd’hui, mais demain vous pourrez aller les voir.

La maîtresse vint nous rejoindre, félicita Papa et mit en garde Julie :

- Maintenant que tu sais que c’est une petite sœur, tu n’as plus d’excuse pour rêver. Gare à toi si tu ne m’écoutes pas !

6 commentaires »

  1. Bernard dit :

    Bonjour Mamie Charlotte,
    votre style est superbe et votre récit magnifique ; vous possédez de réels talents d’écrivain
    Julie a-telle reçu par la suite d’autres fessées de votre mamée ou Marguerite a-t-elle pris la suite ?

  2. Robert dit :

    Chère. Mamie Charlotte,

    Encore un joli petit récit d’antan.
    Nous avez-vous narré les fessées que vous avez données àvos propres enfants ?
    Car naturellement vous leur avez appliqué les même règles de conduite à respecter.

  3. Mamie Charlotte dit :

    Eh oui, cher Robert, j’ai essayé de reproduire pour mes enfants l’éducation que Maman nous a donnée, alliant sévérité et tendresse.
    J’ai peut-être même été plus sévère qu’elle pour les dissuader de succomber aux tentations de la ville, bien plus nombreuses que dans ma campagne natale. Le martinet est resté accroché au porte-manteau de l’entrée jusqu’aux 14 ans de ma dernière fille, ensuite je l’ai rangé dans le placard à balais mais, elle comme son frère, de trois ans son aîné, savaient bien que je n’hésiterais pas à le ressortir et à l’utiliser si leur conduite n’était pas irréprochable.
    Tous les trois étant de beaux diables, mes enfants ont eu souvent les fesses rougies mais, toujours après la fessée, je prenais le temps de leur expliquer la raison de leur punition et leur faisais promettre de ne plus faire de bêtises. Promesse jamais tenue d’ailleurs, car ils avaient une imagination débordante pour multiplier les pires sottises. Et je terminais toujours par un gros câlin. Ensuite la vie reprenait son cours normal comme si rien ne s’était passé.
    Pour plus de détails, je vous renvoie à « Mamie Charlotte, dialogue… » qui est un peu mon « manifeste sur l’éducation ».
    Quant à raconter les fessées que j’ai données à mes enfants, j’en suis bien incapable.
    De mon temps, tous les enfants savaient que désobéissance, insolence, mensonge ou paresse entraînaient une punition, et la punition, c’était la fessée. Mes fessées provoquaient gémissements, voire pleurs quand la faute méritait une punition sévère, demande de pardon et promesse de ne pas recommencer. Le scenario était toujours le même et aucune ne me laisse de souvenir particulier.
    Mes enfants se souviennent sûrement de certaines qu’ils ont reçues mais ma participation au blog est un secret entre les lecteurs et moi…

    En prenant connaissance du commentaire de Robert, je découvre celui de Bernard que je n’avais pas lu en son temps. Qu’il veuille bien m’en excuser, mais à ma décharge, il est paru en plein mois d’août…
    Un grand merci pour ses compliments mais je n’ai aucun mérite car j’écris sous la dictée de la petite fille que j’étais alors.
    A en croire Maman, la Mamée avait été une mère sévère, mais pour ses douze petits-enfants elle était une grand-mère « gâteaux et confitures ». A ma connaissance, la fessée de Julie est la seule « vraie » fessée qu’elle nous ait donnée. Lorsque nous étions seuls chez elle et que nous faisions des bêtises ou que nous nous chamaillons entre cousins, elle se contentait d’une rapide retroussette pour les filles et de quelques bonnes claques sur l’arrière des cuisses des garçons et nous mettait parfois au piquet en attendant le retour de notre mère. Et alors là, les choses sérieuses commençaient…
    Pour la fessée de Julie que j’ai décrite, la situation était différente : Maman étant absente plusieurs jours, Mamée se trouvait investie de l’autorité maternelle. Et, comme elle le dit, elle voulait montrer à la maîtresse qu’elle ne se désintéressait pas de l’éducation de ses petites-filles, elle se devait donc de la corriger immédiatement comme l’aurait fait notre mère.
    Il en était de même de nos mères envers elle et la fessée qu’elles nous donnaient en venant nous rechercher était souvent plus sévère que celle que nous aurions eue pour le même motif à la maison.

    Bonne année à toutes et à tous…

  4. carmen gloser dit :

    Début des années 70, j’avais 15 ans j’étais la sœur aînée d’un frère de 13 ans et d’une autre sœur de 11ans. En été, notre mère nous faisait porter à tous les trois des shorts en tergal marron très courts avec des bretelles à pinces croisées devant et droites derrière . Pourquoi ? C’était comme ça ! En hiver, nous portions des pantalons longs, toujours en tergal marron et toujours avec les mêmes bretelles attachées de la même façon. Et par-dessus, la blouse en nylon beige boutonnée avec sa ceinture à la taille.
    Quant au Martinet, il était posé sur l’appui de fenêtre à l’entrée de la cuisine. Malgré la crainte qu’il nous inspirait, je le trouvais beau avec son manche en bois foncé et ses lanières en cuir rouge dont les 50cm de longueur servaient parfois à chasser les mouches mais le plus souvent à strier nos fesses ! Notre mère était grande et forte, et lorsqu’elle avait le Martinet en main on le sentait passer. On dansait de douleur, sans compter les marques que ses lanières en cuir laissaient sur nos fesses ! L’été pour nous fouetter, il suffisait de relever nos blouses et schlack ! ça tombait ! Mais l’ hiver, à cause des pantalons longs, il fallait relever sa blouse et notre mère d’une main habile faisait sauter les 4 pinces des bretelles click,clack, puis baissait pantalon et nos slip jusqu’aux chevilles. On devait alors elle se pencher au-dessus d’une chaise, et une fois en position, elle nous donnait le Martinet cul-nu et comme d’habitude à toute volée (un minimum de 10 coups). Et de nouveau on dansait de douleur, après quoi on devait se mettre au coin debout les mains sur la tête. Et pas question de quitter cette position même s’il arrivait du monde. En fait, notre mère était très fière de son Martinet et, en vantant ses mérites, elle convertissait d’autres nombreuses mamans de l’utilité de cet instrument. Nous avons été fessés de cette façon jusqu’à nos 17 ans et, à ma connaissance, la plupart de nos camarades aux alentours étaient fessés de cette manière ! Mais à l’époque c’était la norme, en fait une mode, tout comme la blouse en nylon !

  5. mark saniez dit :

    En somme, en lisant le commentaire ci-dessus, si je comprends bien, nous étions tous fessés (ées) de la même façon pendant ces décennies où le Martinet était roi ,donc bien appliqué sur nos fesses ou postérieurs ! Par contre le port de la blouse en nylon était obligatoire, et elle était censée protéger nos vêtements. Ceci dit, pour moi comme beaucoup d’autres garçons, nos culottes étaient très courtes et retenues également par des bretelles à pinces. Nos mères exigeaient d’avoir des blouses toujours « impeccables » et nous menaçaient. S’il y avait la moindre tache, c’était le Martinet à coup sûr ! Là, par contre, je comprenais mal pourquoi car étant en nylon elles étaient vite lavées et vite sèches. Était-ce une mode à l’époque pour nous les garçons de nous faire aller à l’école en culottes très courtes avec des bretelles à pinces, plus la blouse en nylon par-dessus, sans compter que nos cheveux étaient coiffés à ras ! En plus du Martinet, nos mères possédaient aussi toutes une tondeuse également et peu importait qu’elles ne sachent pas couper les cheveux. Avec la tondeuse c’était facile, et en nous répétant qu’on était beau comme ça, et que si on recevait le Martinet c’était pour notre bien. Comme elles en étaient fières de leur Martinet, car même à la sortie de l’école, elles venaient souvent à notre rencontre Martinet à la main si nous avions fait une bêtise. (Elles aussi elles portaient de longues et larges blouses en nylon , la tête coiffée d’une charlotte et parfois elles raccompagnaient leur garçons à coups de martinet sur les fesses jusqu’à la maison ! Quand j’y repense, je peux dire que c’était vraiment l’âge d’or des blouses en nylon et des martinets. A ce propos, je serais curieux de savoir combien il s’ est vendu de Martinets pendant ces décennies ? Et des blouses en nylon ? Certainement encore beaucoup plus ,car tout le monde en portait!)

  6. claude dit :

    Bonjour Mamie Charlotte. En lisant votre récit je repense non sans émotion aux années de mon adolescence : entre 1950 et 1960. Comme pour vous, il y avait chez mes grands-parents un martinet.Toutefois,à la différence du vôtre,il était moins sévère que celui de mes parents à la maison. De plus, mes grands-parents étaient très bienveillants. Avec le recul,je pense qu’ils l’étaient trop. Que de fessées et de fouettées perdues durant ces vacances ! D’ailleurs,si mes parents m’envoyaient chez mes grands-parents, c’était juste pour « souffler » un peu. En effet, j’étais turbulent,insolent et désobéissant! C’est pourquoi, à mon retour j’avais droit à une sévère reprise en main ! Aussi indispensable qu’efficace: le martinet,le vrai ne chômait pas! Les fessées étaient redoutables et ce d’autant plus que, souvent, elles avaient pour but de « chauffer mes fesses » avant que les lanières du martinet ne les fouettent impitoyablement ! Et idem pour mes cuisses nues qui sont encore plus sensibles aux morsures des lanières de cuir. Enfin… c’était l’adolescence ! Heureusement que mes parents ont sévi ainsi jusqu’à un âge avancé, sinon je ne sais pas ce que je serais devenu plus tard dans la vie adulte. heureusement ils m’ont remis dans le droit chemin quand il en était encore temps! Que Dieu les bénisse! Cordialement. CLAUDE.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775