La fessée appliquée

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Le martinet du Père Fouettard

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Par Bernard

Comme pour beaucoup d’entre nous de ma génération, un étrange instrument fit un beau jour son entrée à la maison. Dès lors, le martinet allait accompagner toutes mes années d’enfance et de jeunesse. Encore grand merci pour ton  cadeau, cher Saint Nicolas !   

C’est en effet à l’occasion de la Saint Nicolas que, pour la première fois de ma jeune existence, je fis personnellement connaissance du martinet. C’était la coutume dans notre région, et j’en avais déjà vu chez quelques camarades sans toutefois y prêter attention.

Ma mère m’avait vaguement informé que le Père Fouettard avait déposé l’instrument à la maison et que j’avais désormais intérêt à filer droit. Cependant, elle ne me le montra point sur l’instant, et je ne réalisais pas vraiment de quoi il s’agissait ni en quoi il changerait quelque chose pour moi.

Plusieurs jours passèrent sans autre allusion de la part de ma mère; seule ma sœur, de 5 ans mon aînée et qui comprenait visiblement mieux le contexte que moi, me répéta plusieurs fois :

« Fais attention, Bernard. Ne désobéis pas à maman sinon le martinet va tomber. »

Le jour suivant, ma tante et ses deux filles, des cousines plus âgées que moi de 7 et 5 ans, vinrent nous rendre visite le matin. J’étais encore en pyjama et je jouais allongé sur le sol avec mes petites voitures, ce qui eut le don d’énerver ma mère.

« Relève-toi de suite pour ne pas prendre froid et tomber malade! »

Je continuais comme si de rien n’était; un second rappel à l’ordre ne me fit pas plus obéir  Quelques secondes silencieuses s’écoulèrent, puis comme une rafale de piqûres et une brûlure vive s’abattirent soudain sur mon derrière. Cela me fit mal et je sursautai de surprise. Nouvelle volée… Que m’arrivait-il ? Je ne le comprenais toujours pas. Après une troisième et douloureuse volée sous les regards de mes cousines, je parvins à tourner la tête et aperçus ma mère qui levait son bras et serrant dans sa main un manche prolongé par de longues et fines languettes que je croyais découpées dans du tissu.

Elle abattit rapidement l’instrument sur mon postérieur à peine protégé par l’étoffe très fine de mon pantalon de pyjama. Nouvelle rafale de piqûres et de brûlures; malgré la douleur, je n’émis aucun cri ni pleurs et restai allongé sur le parquet, fier et digne malgré la souffrance, en train de subir pour la première fois le fouet devant ma tante, ma sœur et mes deux cousines.

Au bout d’une dizaine de coups ma mère me fit enfin relever et je dus regagner ma chambre afin de m’y habiller. Arrivé là,  en ayant contenu mes larmes, j’entendis ma tante conseiller à ma mère :

« Il te nargue ! Pas une larme, pas un cri ! Tu dois le marquer et le faire définitivement obéir; il doit plier; tu veux que je te montre comment faire ? »

« Non merci, mais je m’en occupe » rétorqua ma mère.

Puis elle déboula dans ma chambre alors que je venais juste d’ôter mon pyjama sans avoir eu encore le temps de m’habiller. Je me trouvais donc fesses nues. Elle me coucha à plat ventre  sur le lit et se mit à me fouetter à toute volée pendant un temps qui me sembla interminable tant le martinet faisait tressaillir mes fesses chaque fois qu’il les frappait.

Je tentais inutilement de me débattre afin de me libérer, ce qui ne faisait que rajouter des coups de lanières supplémentaires. Je gémissais et pleurais, pensant être seul dans la chambre avec ma mère qui avait repoussé la porte. Puis, durant la fessée, je m’aperçus que ma sœur était dans l’entrebâillement de la porte et assistait avec compassion et intérêt à la scène. Je reçus plus de trente coups de ce martinet à l’occasion de ce « baptême du feu » dont je me souviens encore !

Le martinet servit souvent et tard par la suite. Il était habituellement rangé dans la cuisine, mais, du fait de ses sorties fréquentes, il traînait également souvent sur le porte-journaux ou le bahut de la salle à manger, ce qui déclenchait en moi un sentiment mitigé de gêne mais aussi de fierté lorsque des camarades de classe ou ma petite voisine passaient à la maison.

Lorsque j’étais seul, j’aimais en cachette (alors que j’avais interdiction formelle de le toucher de la part de ma mère) le prendre en main et caresser le cuir froid et troublant des lanières. A ces occasions, je me demandais comment une matière si douce et au contact si sensuel au repos pouvait cingler aussi puissamment et douloureusement la peau des fesses et des cuisses lorsqu’elle mise en action. Ma mère, elle aussi, avait connu le martinet dans sa jeunesse et faisait une large publicité de celui qu’elle employait auprès de notre entourage qui la soutenait toujours sur son utilité et son efficacité.

Mon père était amené à également l’utiliser mais lui préférait parfois la ceinture. Je puis affirmer aujourd’hui que je méritais les fessées que je recevais de nos parents qui nous aimaient et je leur suis reconnaissant des principes qu’ils m’ont inculqués et qui ont orienté ma vie d’adulte.

J’ai gardé un attachement particulier avec cet instrument inexplicablement porteur de sentiments et sensations si opposées : peur et désir, douleur et a chaleur…

Qui n’a pas connu le martinet du Père Fouettard aura manqué quelque chose en cours de route…

25 commentaires »

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  1. Bernard dit :

    Bonjour Bénédicte,
    Eh bien ! cette acheteuse semblait parfaitement assumer son achat et son futur usage, dites-moi ; pour info sur des sites comme ebay ou bon coin, vous pouvez parfois tomber sur un authentique martinet « vintage » (ancie) et réaliser une bonne acquisition ; de quoi se faire un peu plaisir à l’approche de Noël..
    Bernard

    • cerise dit :

      bonjour
      je ne sais pas l’âge que tu as, moi j’ai 46 ans et je n’ai pas trop reçu ni àla main ni trop au martinet, mais au moins ça éduque.

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Cerise. Oui, j’en témoigne, le martinet ça éduque! J’en sais quelque chose et ne le regrette pas. Les corrections, parfois très sévères, que mes parents m’ont données ont été le meilleur moyen de m’aider à grandir en me fixant des limites. Mais ils étaient aussi très affectueux envers moi et me corrigeaient à bon escient. C’est pourquoi, loin de le leur reprocher cette méthode d’éducation, je les remercie de m’avoir élevé ainsi. Amicalement. CLAUDE.

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