La fessée appliquée

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Le petit dessinateur

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Par Jean-Jacques

J’avais 9 ans, dans cette classe de CM1 où enseignait monsieur Mercier. C’était une classe de garçons, de 30 élèves environ, et la fessée était un de mes thèmes de rêverie favoris. Il faut dire que monsieur Mercier avait l’art et la manière de déclencher les rires étouffés de l’assistance, et la confusion totale de l’élève interpellé, lorsqu’il menaçait : 

 

- Si tu continues, tu vas recevoir une fessée, une fessée, hein, sur les fesses, hein ! Tu crois que je plaisante ? (ces paroles sont suivies d’un silence, pendant lequel l’élève baisse la tête, imaginant l’infamie qui le menace. Le maître, lui, sourit d’un air narquois lorsqu’il précise : une fessée, hein, sur les fesses, hein !) 

- Tu veux que je te fesse ? 

- Tu veux que je fasse venir l’autre classe et que je te déculotte ? 

faisant, à chaque fois, rougir les oreilles du destinataire sous la honte et la peur.  

J’aimais feuilleter les dictionnaires, pour y lire les mots et les définitions de la punition des enfants : 

-       fessée : correction appliquée sur les fesses.  

-       fesser : fouetter, frapper les fesses. Et les exemples :  

-       il a reçu la fessée, une bonne fessée.  

-       fesser des enfants indisciplinés. 

  

J’aimais tant cela que je m’étais confectionné un petit carnet de dessins, sur lequel je représentais le maître donnant la fessée à un élève, dans différentes positions, mais toujours déculotté. À plat ventre sur le bureau, sous son bras, sur ses genoux, et j’écrivais des légendes que je trouvais très alléchantes :  

-       oh la belle fessée ! 

-       oh les belles fesses ! 

-       une fessée sur les fesses 

-       le maître a déculotté Jean-Jacques, etc. etc. 

  

Dessins maladroits, naïfs, que je montrais en toute candeur à mon voisin de table, et ça le faisait rire. Je ne vis pas monsieur Mercier se retourner brusquement, mais il arriva à grands pas jusqu’à moi et me confisqua le fameux carnet. Puis, de retour à son bureau, il le feuilleta. Enfin, il me jeta un regard lourd de signification. J’étais terrorisé. 

Il ne se passa rien, mais, à l’heure de la sortie, je fus gardé en retenue, et monsieur Mercier envoya un élève chercher Maman, qui habitait à dix maisons de là. Papa travaillait, et il n’était pas question d’attendre qu’il sorte avant 19 heures de son bureau.  

Maman entra donc dans la classe, après avoir frappé, et demanda ce qu’il y avait. 

-       Bonsoir, madame Lambercier, je voudrais vous montrer ceci, dit le maître sans se lever. 

-       Oh ! répondit maman, en découvrant mes œuvres picturales. Mais c’est pas vrai ! ça te fait rire, les fessées ? 

-       Celles qui tombent sur les autres, oui, ça le fait sûrement rire, intervint monsieur Mercier. 

-       Mais c’est… pas bien, de dessiner des choses comme ça ! mais où est-ce qu’il vont chercher tout ça ? qu’est-ce que j’ai donc fait au Bon Dieu ? se lamentait maman. 

-       Voilà. Je voulais vous prévenir, madame Lambercier. À vous de voir la suite que vous donnez. 

-       Ah ben je la connais, la suite ! Pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures, s’enflamma maman. puisqu’il aime les fessées, il va être servi. Et tout de suite ! Vous voulez lui donner, monsieur Mercier, ou c’est moi qui lui donne ? Il vaut mieux que ce soit vous. Il sera bien plus vexé si c’est vous qui la lui donnez, cette fessée. Et vous me le déculottez, bien sûr ! 

-       Allons, jeune homme, viens ici, que je te fesse ! déclara mon maître d’école en se retroussant les manches. Il écarta sa chaise, pour que maman, puisse bien voir, et me déculotta avant de me coucher en travers de ses cuisses. 

-       Allez-y, n’ayez pas peur ! encouragea maman. 

  

Et la fessée s’abattit, une bonne fessée, une fessée interminable, me semblait-il. Quand elle cessa, monsieur Mercier me remit sur mes jambes, mais maman m’arrêta dans ma tentative de me reculotter. 

-       Non, non, non, attends, ce que j’ai à te dire. Regarde-moi, sinon tu vas rentrer à la maison comme ça, que tout le quartier voie tes fesses. Alors voilà. Maintenant, monsieur Mercier, à chaque fois qu’il ne se tiendra pas comme il faut, vous n’hésitez pas. Vous le déculottez. Devant toute la classe ou dans la cour. C’est d’accord ? 

-       C’est d’accord. 

-       Et pour que ça aille plus vite, à partir de maintenant, Jean-Jacques, tu mettras des shorts sans boutons, juste avec un élastique, et des culottes de survêtement, comme ça, monsieur Mercier, il sera plus facile à déculotter. Vous n’avez qu’à lui en remettre une demain, sur l’estrade, avant de commencer la classe, en disant bien pourquoi. 

-       C’est vrai que, quand ça tombe au milieu d’une leçon, on hésite à donner une vraie fessée, reconnut monsieur Mercier en riant. Surtout s’ils ont une ceinture ou des bretelles ! Mais là, je vous garantis qu’il va être fessé autant qu’il faut ! Je garde ton carnet de dessins, ça m’étonnerait que tu aies envie de le montrer aux copains avec ce qui t’attend ! 

 

 

 

Le petit dessinateur (suite) 

 

  

Le soir, j’eus droit à une seconde fessée, en famille, avant d’aller au lit. Chose courante à cette époque, où l’on avait plutôt tendance à doubler la peine qu’à traîner l’instituteur devant les tribunaux ou à lui casser la figure dans son bureau… 

 

Le lendemain matin, je me tordis le cou pour regarder mes fesses dans la glace de l’armoire de mes parents, qui déjeunaient dans la cuisine. Elles étaient redevenues bien blanches, ce qui est normal après tout. Ni monsieur Mercier ni maman n’étaient des brutes, et une bonne fessée d’une vingtaine de claques, bien cuisante, si elle rend mes fesses d’un beau rouge vif dans les minutes qui suivent, ne me laisse pas de bleus le lendemain. (Il en va peut-être différemment pour d’autres personnes à la peau plus fragile, mais pour moi c’était ainsi.) C’était ça, mes fesses toutes blanches, que toute la classe allait voir, si monsieur Mercier n’avait pas oublié l’invitation de ma maman… 

 

J’avalai mon banania, devant maman silencieuse, le visage sévère. Elle m’avait sorti mes habits, et donc le fameux survêtement (on dirait maintenant un jogging, note pour les plus jeunes). 

 

J’avais bien compris ce que ça signifiait, et je partis pour l’école dans la plus grande confusion, conscient de la protection presque inexistante pour ma pudeur que constituait l’élastique de la ceinture. J’avais l’impression que ce pantalon descendait tout seul à chaque pas, et je le remontais nerveusement. En fait, il ne descendait pas, c’était mon imagination. 

 

Après le coup de sifflet et l’entrée en classe, je n’arrivais plus à aligner deux idées cohérentes. Je sentais la catastrophe qui arrivait, et j’en étais comme fiévreux. De fait, monsieur Mercier m’appela : 

 

-       Jean-Jacques, viens au tableau. 

 

Quand je fus devant lui, il continua, calmement, presque aimablement : 

 

-       votre camarade Jean-Jacques est un très bon dessinateur. Claude (c’était le petit garçon à qui je montrais mes croquis quand je me fis prendre) a pu voir ses œuvres. Il vous en a peut-être parlé. (C’était le cas, et les camarades qui n’étaient pas au courant le furent dès la récréation suivante.) Alors je vais lui donner son prix de dessin. 

 

 Alors, devant toute la classe sagement assise, monsieur Mercier me déculotta à nouveau, baissant sans aucune difficulté le fameux pantalon de survêtement et le slip blanc, me coinça sous son bras gauche et me fessa méthodiquement, en prenant son temps. Cette fessée me parut interminable, alors qu’elle ne dût pas compter plus d’une trentaine de claques. Mais c’était la troisième fessée en moins de 24 heures ! 

 

Puis il me renvoya dans le couloir, culottes aux chevilles, pour me reculotter. Je sentais plus que je ne voyais les élèves qui se penchaient pour regarder au passage mes fesses évidemment écarlates, qui me brûlaient comme les coups de soleil que j’avais parfois sur les épaules. À la récréation, je fus bien entendu la risée de tous, et mes camarades me promirent de tout raconter à leur petite sœur pour ceux qui en avaient une. Ce fut la fin de ma carrière de dessinateur, si j’excepte le dessin que j’ai fait, 50 ans après ces trois fessées, pour illustrer mon récit. 

 

3 commentaires »

  1. henri dit :

    Très joli récit ! J’adore l’idée de la maman qui encourage l’institeur à punir son fils en classe et qui l’habille de façon à rendre le déculottage plus facile !!
    J’espère que Jean jacques nous racontera comment il a vécu la fessée devant ses camarades !…

  2. Marie-Claire dit :

    Voilà vraiment une (plusieurs) fessées méritées !

    Toute cette histoire de petit garçon qui regarde dans les dictionnaires, qui dessine des fessées, ça sonne particulièrement vrai. Je le dis parce que je le pense : moi aussi, il m’est arrivé une fois de surprendre deux petits garçons dans le coin bibliothèque, à la fin d’un cours, en train de feuilleter un dictionnaire à la page « fessée », et ils n’ont pas pu le refermer à temps ! Je vous passe leur confusion quand ils ont compris que… j’avais compris aussi. Je leur au fait lire les définitions, en jouant la naïve :
    - comment ? Tu ne savais pas ce que ça veut dire ? Toi non plus ?
    Je n’ai pas eu besoin de convoquer leur maman. C’est sans attendre la fin de la journée que je les ai déculottés et fessés l’un après l’autre, dans la cour, à la récréation qui suivait. Et, croyez-moi, il n’y a pas eu de récidive.

    Je suppose que chez vous non plus, Jean-Jacques, à part les petits témoignages que vous avez tant à coeur de nous faire lire sur ce blog ?

  3. vergani dit :

    j’espère que Jean Jacques nous dècrira avec plus de détails la fessée, son derrieèe nu, sa honte, tout ce que rend un récit de fessèe troublant et èmouvant

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