La fessée appliquée

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Le printemps des culottes courtes

Par Cambacérès

J’ai toujours aimé le printemps ; le superbe « Printemps » de Botticelli, l’enchanteur « Printemps » de Vivaldi dans les « Quatre saisons ». A cette époque-là, je commençais à peine à apprécier la peinture et la musique. Mais c’était déjà ma saison préférée ! D’abord la douceur de son climat me caressait les cuisses, et c’est important quand on a passé l’hiver en culotte courte sous la morsure du froid. Ensuite la luminosité de son jour, sans cesse augmentant, mettait en relief la grande variété des couleurs. Ainsi mes jambes halées par l’hiver s’offraient aux regards des curieux dans toute leur nudité que ne cachait même pas une mince pilosité duveteuse et diaphane naissante.

En ce printemps de la classe de 4ème, j’observais avec un regard à la fois amusé et gourmand les cuisses nues de mes camarades qui repassaient peu à peu aux culottes courtes. De mars à juin, celles-ci permettaient aux jambes de s’épanouir comme des fleurs, passant de la blancheur à une teinte plus rosée, pour finir légèrement bronzées. Et je dois l’avouer, un certain émoi m’envahissait chaque fois qu’un nouvel élève remettait des culottes courtes. Celles-ci offraient une grande variété de coloris : grises; bleu marine, bleu ciel, marron, beiges, unies, avec de fines rayures ou des carreaux, et même des culottes courtes en velours vert ou rouge. Les « mi-cuisses » dominaient, mais les modèles « courts », comme les miennes, tenaient leur rang. Et de temps en temps, quelques traces rosâtres, dont je connaissais parfaitement l’origine, ornaient l’arrière de leurs cuisses.

C’était aussi la saison « printemps-été » durant laquelle les magasins de vêtements s’affichaient pour le renouvellement des « garde-robes ».

Par un samedi après-midi ensoleillé, ma mère m’avait emmené faire les boutiques du centre-ville acheter quelques vêtements neufs et peut-être des culottes courtes si l’occasion s’en présentait. Sans être la cohue, comme pour les soldes d’aujourd’hui, pas mal de monde parcourait les magasins à la recherche de l’occasion unique ou de la perle rare. Dans un va et vient incessant de vendeurs ou vendeuses, on observait, on triait, on choisissait, on essayait, on adoptait ou on rejetait. Les rayons « enfants » ne faisaient pas exception ; et si les mères dominaient là leur sujet, quelques pères attendaient à distance, se contentant de sortir leur portefeuille le moment venu.

C’était justement le cas des clients devant nous au rayon des culottes courtes. Une dame, accompagnée de ses trois garçons, s’affairait aidée par un vendeur débonnaire sous le regard ennuyé du mari qui patientait. Ma mère avait repéré les modèles « courts » qu’elle affectionnait, et commençait à jeter un coup d’œil, mais c’était aussi dans celui-là que cherchait la dame. Le plus jeune des trois passa le premier. Il  devait avoir sept ou huit ans, et portait déjà une culotte courte. Tout alla très vite !

La mère savait ce qu’elle voulait et après deux essayages rapides, elle lui trouva deux culottes aussi courtes que les miennes. Puis ce fut le tour du cadet. Il devait avoir dans les dix ou onze ans et lui aussi portait déjà une culotte courte en velours mi-cuisses. Pour lui aussi, l’œil expert de la mère dénicha assez vite deux culottes plus courtes en tergal dans les tons gris. Il restait l’aîné qui devait avoir dans les treize ans ; à l’inverse des autres, il était vêtu d’un pantalon de velours bleu. Mais il n’y coupa pas !  Sa mère lui trouva deux culottes très courtes en tergal dans les tons bleus, vite essayées et vite adoptées. Elle donnait l’impression de mener tout son petit monde à la baguette et je n’aurais pas été surpris de trouver chez eux un martinet ; c’était tout à fait le style.

Tandis que le vendeur raccompagnait tout ce petit monde vers la caisse, une vendeuse vint aussitôt s’occuper de nous. « Des culottes courtes pour le jeune homme », demanda ma mère, précisant « dans les modèles les plus courts ».

Après quelques recherches dans le rayon avec ma mère, elle revint avec cinq ou six culottes courtes pour les essayages. Ma mère me faisait passer à chaque fois devant un miroir et je pouvais admirer la nudité de mes cuisses. S’adressant à la vendeuse, ma mère lança :

« Il a des cuisses superbes ! Ce serait dommage de les cacher ». Celle-ci me regarda avec un petit sourire. « Et c’est pratique pour les punitions », ajouta ma mère. La vendeuse me regarda et son sourire devint vraiment éclatant. Finalement ma mère avait arrêté son choix sur deux culottes en tergal, une grise à fines rayures et une autre marron clair, et sur une bleu marine en coton.

Tout à coup derrière nous, j’aperçus un camarade de classe, Pierre, nouvel élève depuis la rentrée en 4ème. Il était un peu plus grand que moi mais un peu plus jeune. Il accompagnait aussi sa mère. La mienne avait dû la rencontrer lors de réunions de parents car elles se saluèrent et bavardèrent. Ils venaient aussi pour des culottes courtes. Certes, Pierre en avait porté quelque peu à la rentrée et en automne, mais c’étaient des mi-cuisses. Bien sûr ma mère conseilla les modèles « court », comme pour moi. Et avec succès car sa mère s’intéressa à ce modèle et bientôt Pierre, à son tour, subit les essayages.

Il dut quitter son pantalon de velours et je vis sortir d’une culotte très courte grise deux longues cuisses totalement nues et lisses, dépourvues de toute pilosité ; on aurait dit une peau de bébé. Comme il était mince et élancé, avec un visage aux traits fins, la culotte courte lui allait impeccablement et elle accentuait son allure juvénile. Il n’était nullement ridicule et ma mère ne manqua pas de remarquer qu’il était « superbe dans cette tenue ».

Penaud au départ, son visage se détendit. Le spectacle de ce grand garçon en culotte courte m’enchantait. Dans la classe, ça ferait un de plus avec des culottes aussi courtes que moi. Sa mère indiqua qu’il était timide. Elle aimait bien  l’habiller en culotte courte, mais il craignait toujours d’être ridicule. Ma mère précisa que je ne portais que des culottes courtes, à sa grande satisfaction,  que c’était tout à fait volontaire de ma part et que ça ne me gênait nullement.  Ils achetèrent aussi trois culottes courtes, une grise et une bleu ciel en tergal, et une bleu foncé en coton.

(A suivre…)

58 commentaires »

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  1. anecdote dit :

    Lorsqu’un garçon de 5ème arrivait en culottes courtes il y avait toujours quelques moqueries(la plupart portant des pantalons:.
    …/…

    2 ème TEXTE NON PUBLIE CAR SON AUTEUR CONTINE A SE RETRANCHER DERRIERE UNE FAUSSE ADRESSE. JE SUIS AUSSI OBSTINE QUE LUI
    Alain

  2. LEROY dit :

    SOUVENIRS DE LA DERNIRE RENTREE DES CLASSE EN 1961.

    J’étais à 10 jours de mes 14 ans en ce mois de septembre 61. Maman me préparait mes vêtements pour la rentrée des classe et, à ma grande surprise, elle ressortait ma culotte courte en velours vert ainsi que ma blouse de l’année passée.
    Je le lui dis :
    « Mais maman je vais avoir 14 ans ! Je ne vais pas faire la rentrée en culotte courte! »
    Elle me dit :
    « Ton père en a décidé ainsi comme tu as raté ton certificat d’étude en juin dernier
    et que tu as redoublé ta classe de fin d’étude ? Il a dit que cela sera ta punition et que tu ne porterais de pantalon long uniquement que si tu réussis à te trouver dans les 3 premiers de ta classe. En en même temps, cela sera plus facile pour les fessées si les notes ne sont pas bonnes. »
    Chance ! Le jour de la rentrée, il faisait beau et chaud en ce fin septembre 61 et nous étions 5 garçons en culotte courte, toutefois, j’étais le seul à avoir un blouse. Un copain me dit d’un air moqueur :
    « Moi, depuis 2 ans, je ne mets plus de blouse. Comme cela, tu ressembles plus à une fille qu’a un garçon et en plus avec ta coiffure a la Jeanne d’Arc !… »
    A midi, je suppliais ma mère :
    « Porter une culotte courte, passe encore mais pas la blouse ! »
    Résultat ? Fin octobre, j’étais 2éme de la classe et j’avais un pantalon et le certif en juin 62.
    A presque 50ans d’intervalle je dois bien avouer que j’ai la nostalgie de nos culottes courtes, mais à l’époque aurais-je pu m’en douter ?
    Salut a tous. Thomas

  3. joseph dit :

    je suis entré en 6eme dans un pensionnat de jesuites en pension ou l’uniforme était obligatoire de l’âge de 8 ans àla terminale ; mon père, un militaire, m’avait inscrit dans ce collège car le directeur etait un de ses amis avec qui il avait été dans ce même college étant jeune. D’ailleurs, à notre arrivée, je me souviens du père directeur dire en souriant à mon pere « je vais m’occuper spécialement de ton fils josph comme le pere philibert s’est occupé de nous à sonage , es-tu d’accord ?  » Mon père lui sourit et lui dit  » bien sur je compte sur toi. »
    Les élèves réunis dans la cour portaient tous le même uniforme comme moi à savoir :
    chemise blanche cravate a rayures rouge sur fond bleu pull bleu col en v culotte courte en tergal bleu doubllee de soie blanche , slip blanc socquettes grises mocassins bleus. Cette tenue était l’uniforme de cérémonie

  4. osuna dit :

    En classe de 4ème et 3ème, nous avions un uniforme avec culotte courte, chaussettes bleu foncé qui montaient juste en dessous des genoux; dans cette école, dans les années 65 66 67, les classes allaient de CP jusqu’à 3ème et, quel que fût notre âge, on avait les mêmes punitions infligées par hommes ou femmes: fessées, parfois cul nu, mise au coin au piquet, à genoux les mains sur la tête; c’était un peu la honte pour les plus grands.

  5. HERVE dit :

    Ce commentaire est temporairement supprimé car il semble que son auteur utilise une adresse détournée (NDLR)

    « A la maison les culottes …/…

  6. Yves dit :

    Le commentaire de Jean-Marie a éveillé en ma mémoire des souvenirs qui y sont depuis longtemps enfouis.
    J’ai été élève des Jésuites à la même époque que celle qu’évoque Jean-Marie (50-55). Je peux relever plusieurs similitudes, presque un air de famille entre ce que j’ai vécu comme interne à Montréal et le récit touchant et ému de son établissement français qu’en fait Jean-Marie. Un des traits marquants qui m’impressionne le plus est l’excellence des études et de l’éducation morale que les pères jésuites nous ont inculquées. Je me rappelle qu’ils accomplissaient toutes leurs tâches à la perfection, même celle de nous corriger sévèrement comme dans l’internat parisien de Jean-Marie. Ils ne se privaient pas de recourir au besoin et souvent pour l’exemple aux châtiments corporels, la plupart du temps des coups d’une épaisse lanière de cuir (strap) bien appliqués sur les paumes des mains ou sur les fesses (pour les petits et les moyens). Ils le faisaient à merveille. Il n’était pourtant jamais question dans les règlements du collège de châtiments corporels, mais tous les parents et les élèves savaient qu’ils existaient et qu’ils étaient administrés avec discernement, justice et diligence.
    [Nous étions divisés en différents groupes d’élèves : les petits (12-14 ans), les moyens (14-16 ans), les grands (17-18 ans) et finalement les philosophes (19-20 ans).]
    Contrairement à ce que raconte Jean-Marie, il n’y avait malheureusement pas de femmes ou de jeunes filles dans nos collèges religieux de l’époque. Il aurait été impensable et même scandaleux d’engager des femmes et surtout des jeunes filles pour encadrer de grands adolescents et qui se seraient permis par-dessus le marché de les corriger physiquement. Cela paraît tout naturel aujourd’hui, mais il y a 50 ou 60 ans, les pères auraient sans aucun doute encouru les foudres des autorités de l’Église, toute puissante chez nous à l’époque. Il faut dire aussi que les Français ont toujours été à l’avant-garde en ce qui concerne la promotion de la femme. Chapeau !
    Dans notre établissement secondaire, il n’y avait pas de code vestimentaire au sens strict, mais le port de la culotte courte de bonne coupe assorti de chaussettes à mi-genoux était fortement conseillé. Cette mode vestimentaire était parvenue à s’imposer des Éléments latins (6e) à la Versification (3e), même si dans cette dernière année, on pouvait voir de moins en moins d’élèves les genoux à l’air. J’ai moi-même, comme mes frères, porté dignement la culotte courte jusqu’en Versification (3e), pour enfin passer au pantalon et au blazer en Belles-Lettres (2e).
    Avec le recul du temps, je m’aperçois que nous ne formions pas un groupe bien turbulent. A la vérité, j’imagine que nous ne devions être de gentils petits moutons faciles à diriger. En fait, je crois plutôt que nous avions peur de recevoir « la volée », comme nous la recevions à la maison en cas d’insubordination, de désobéissance et de paresse. Le préfet de discipline toujours présent à nos ébats d’adolescents se chargeait bien de redresser, de corriger presque chirurgicalement les élèves dévoyés et indisciplinés. Les petits et les moyens pouvaient recevoir la strap sur les mains mais non les grands et les philosophes, encore que rien dans le Règlement du collège ne l’interdisait formellement. J’ai à l’esprit le souvenir d’un élève de Belles-Lettres (2e) qui ne s’était pas présenté à une retenue et d’un élève de Rhétorique (1ere) qui avait quitté le collège sans permission qui, tous deux, s’étaient pris une sacrée raclée du préfet. Nobles exceptions qui montrent que les Jésuites savaient s’adapter aux situations les plus imprévues et aussi les plus saugrenues. Je suis tout de même très surpris de lire chez Jean-Marie qu’il recevait encore des fessées déculottées en seconde et en première et que même plus, les élèves pouvaient encore porter des culottes courtes en Terminale. Imaginez un grand garçon de 16-17 ans, en culottes courtes, sur les genoux d’une jeune fille qui se fait claquer les fesses en se trémoussant et gigotant des cuisses et du popotin ! Cela me paraît si lascif, si sexuel, si invraisemblable dans un établissement d’enseignement religieux ! De plus, je n’ai jamais vu un père claquer les cuisses d’un adolescent pour le punir. Si c’était arrivé, cela se serait su et l’on aurait sûrement désapprouvé dans notre milieu, très janséniste à l’époque, le perpétrateur de ce genre de punition trop intime. Qu’est-ce que Jean-Marie pouvait bien ressentir d’être corrigé si tard par des femmes ou des jeunes filles? Je me prends soudain à rêver.
    Enfin, je dois le remercier pour l’évocation de ses souvenirs que je sens si près des miens.
    Yves

  7. Valérie dit :

    Je me souviens en effet d’avoir vu quelques garçons recevoir la fessée, et nous les filles cela nous faisait rigoler … Jusqu’au jour où nous avons compris que l’institutrice nous réservait la même punition. Je fus la première des filles, et j’eus terriblement honte.

    Pour avoir traité un garçon de ma classe de « connard » à haute voix en classe, en cm1 : l’institutrice, calmement, vint me faire lever de ma chaise, et là j’eus droit au déboutonnage de ma salopette short debout sur ma chaise, avant qu’elle baisse la culotte devant les garçons et les autre filles. Pire que les claques, ce fut surtout la honte …

    • Lenoir dit :

      Bonjour Valerie,
      Oui, tu as raison, la honte c’est le pire quand on reçoit la fessée au martinet.
      Une fois, j’avais traité un garçon de ma classe de S… » . La prof me fit monter sur l’estrade. Je dus baisser short et slip et rouge de honte j’ai reçu une bonne raclée au martinet devant toute la classe.

  8. pascal dit :

    Valérie, ce doit être horrible pour une fille de devoir se mettre à moitié nue devant les garçons en classe. Surtout debout sur la chaise, car tout le monde peut voir aussi bien les fesses que devant. Et après pour la fessée, elle vous l’a donné encore debout sur votre chaise.
    C’était votre dernière fessée en classe ? D’autres filles ont connu ce genre de punition ?

  9. laurent dit :

    J’ai le souvenir dans un magasin d’un garçon de 12-13 ans à qui sa mère avait décidé d’acheter des sandales en plastique. C’était le début de l’été, il était en short court.

    Il rechignait visiblement à se mettre en sandales, refusant d’abord de se déchausser, puis enfilant la sandale de travers, … Sa mère le menaça de « s’en prendre une » s’il continuait. Comme il tentait de mettre la sandale sans enlever la chaussette, et qu’évidemment, elle ne rentrait pas car ces sandales s’enfilent entre les orteils, elle lui administra une claque sur une cuisse, très forte, d’une main visiblement dure et expérimentée, avec un bruit sec et retentissant. Il resta bouche bée, puis s’exécuta, retira sa chaussette et enfila la sandale sans histoire, tandis qu’une trace rouge apparaissait sur sa cuisse. Sa mère lui demanda alors d’essayer l’autre pied, et il protesta que ce n’était pas la peine puisque cela allait pour le premier, alors elle lui administra une claque identique sur l’autre cuisse. Il ôta alors son autre chaussure et son autre chaussette pour essayer la deuxième sandale.
    Sa mère lui annonça alors que ses chaussures et chaussettes étaient rangées et qu’il garderait seulement ses sandales pour l’été. Elle les plaça dans son sac.
    Par la crainte d’une troisième claque, il n’osa protester et poursuivit les courses en short et sans chaussures, assez honteux, les gens regardant avec un air étonné ses pieds nus et ses marques rouges sur les cuisses.

  10. marco dit :

    Les culottes courtes, je les ai découvertes dans les années 70 quand j’ai redoublé et que mes parents m’ont mis en pension. J’avais des culottes courtes en velours pour l’hiver avec des mocasins et l’été, shorts en toile ulta court maxi 2 cm et sandalettes pieds nus.

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