La fessée appliquée

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Le printemps des culottes courtes

Par Cambacérès

J’ai toujours aimé le printemps ; le superbe « Printemps » de Botticelli, l’enchanteur « Printemps » de Vivaldi dans les « Quatre saisons ». A cette époque-là, je commençais à peine à apprécier la peinture et la musique. Mais c’était déjà ma saison préférée ! D’abord la douceur de son climat me caressait les cuisses, et c’est important quand on a passé l’hiver en culotte courte sous la morsure du froid. Ensuite la luminosité de son jour, sans cesse augmentant, mettait en relief la grande variété des couleurs. Ainsi mes jambes halées par l’hiver s’offraient aux regards des curieux dans toute leur nudité que ne cachait même pas une mince pilosité duveteuse et diaphane naissante.

En ce printemps de la classe de 4ème, j’observais avec un regard à la fois amusé et gourmand les cuisses nues de mes camarades qui repassaient peu à peu aux culottes courtes. De mars à juin, celles-ci permettaient aux jambes de s’épanouir comme des fleurs, passant de la blancheur à une teinte plus rosée, pour finir légèrement bronzées. Et je dois l’avouer, un certain émoi m’envahissait chaque fois qu’un nouvel élève remettait des culottes courtes. Celles-ci offraient une grande variété de coloris : grises; bleu marine, bleu ciel, marron, beiges, unies, avec de fines rayures ou des carreaux, et même des culottes courtes en velours vert ou rouge. Les « mi-cuisses » dominaient, mais les modèles « courts », comme les miennes, tenaient leur rang. Et de temps en temps, quelques traces rosâtres, dont je connaissais parfaitement l’origine, ornaient l’arrière de leurs cuisses.

C’était aussi la saison « printemps-été » durant laquelle les magasins de vêtements s’affichaient pour le renouvellement des « garde-robes ».

Par un samedi après-midi ensoleillé, ma mère m’avait emmené faire les boutiques du centre-ville acheter quelques vêtements neufs et peut-être des culottes courtes si l’occasion s’en présentait. Sans être la cohue, comme pour les soldes d’aujourd’hui, pas mal de monde parcourait les magasins à la recherche de l’occasion unique ou de la perle rare. Dans un va et vient incessant de vendeurs ou vendeuses, on observait, on triait, on choisissait, on essayait, on adoptait ou on rejetait. Les rayons « enfants » ne faisaient pas exception ; et si les mères dominaient là leur sujet, quelques pères attendaient à distance, se contentant de sortir leur portefeuille le moment venu.

C’était justement le cas des clients devant nous au rayon des culottes courtes. Une dame, accompagnée de ses trois garçons, s’affairait aidée par un vendeur débonnaire sous le regard ennuyé du mari qui patientait. Ma mère avait repéré les modèles « courts » qu’elle affectionnait, et commençait à jeter un coup d’œil, mais c’était aussi dans celui-là que cherchait la dame. Le plus jeune des trois passa le premier. Il  devait avoir sept ou huit ans, et portait déjà une culotte courte. Tout alla très vite !

La mère savait ce qu’elle voulait et après deux essayages rapides, elle lui trouva deux culottes aussi courtes que les miennes. Puis ce fut le tour du cadet. Il devait avoir dans les dix ou onze ans et lui aussi portait déjà une culotte courte en velours mi-cuisses. Pour lui aussi, l’œil expert de la mère dénicha assez vite deux culottes plus courtes en tergal dans les tons gris. Il restait l’aîné qui devait avoir dans les treize ans ; à l’inverse des autres, il était vêtu d’un pantalon de velours bleu. Mais il n’y coupa pas !  Sa mère lui trouva deux culottes très courtes en tergal dans les tons bleus, vite essayées et vite adoptées. Elle donnait l’impression de mener tout son petit monde à la baguette et je n’aurais pas été surpris de trouver chez eux un martinet ; c’était tout à fait le style.

Tandis que le vendeur raccompagnait tout ce petit monde vers la caisse, une vendeuse vint aussitôt s’occuper de nous. « Des culottes courtes pour le jeune homme », demanda ma mère, précisant « dans les modèles les plus courts ».

Après quelques recherches dans le rayon avec ma mère, elle revint avec cinq ou six culottes courtes pour les essayages. Ma mère me faisait passer à chaque fois devant un miroir et je pouvais admirer la nudité de mes cuisses. S’adressant à la vendeuse, ma mère lança :

« Il a des cuisses superbes ! Ce serait dommage de les cacher ». Celle-ci me regarda avec un petit sourire. « Et c’est pratique pour les punitions », ajouta ma mère. La vendeuse me regarda et son sourire devint vraiment éclatant. Finalement ma mère avait arrêté son choix sur deux culottes en tergal, une grise à fines rayures et une autre marron clair, et sur une bleu marine en coton.

Tout à coup derrière nous, j’aperçus un camarade de classe, Pierre, nouvel élève depuis la rentrée en 4ème. Il était un peu plus grand que moi mais un peu plus jeune. Il accompagnait aussi sa mère. La mienne avait dû la rencontrer lors de réunions de parents car elles se saluèrent et bavardèrent. Ils venaient aussi pour des culottes courtes. Certes, Pierre en avait porté quelque peu à la rentrée et en automne, mais c’étaient des mi-cuisses. Bien sûr ma mère conseilla les modèles « court », comme pour moi. Et avec succès car sa mère s’intéressa à ce modèle et bientôt Pierre, à son tour, subit les essayages.

Il dut quitter son pantalon de velours et je vis sortir d’une culotte très courte grise deux longues cuisses totalement nues et lisses, dépourvues de toute pilosité ; on aurait dit une peau de bébé. Comme il était mince et élancé, avec un visage aux traits fins, la culotte courte lui allait impeccablement et elle accentuait son allure juvénile. Il n’était nullement ridicule et ma mère ne manqua pas de remarquer qu’il était « superbe dans cette tenue ».

Penaud au départ, son visage se détendit. Le spectacle de ce grand garçon en culotte courte m’enchantait. Dans la classe, ça ferait un de plus avec des culottes aussi courtes que moi. Sa mère indiqua qu’il était timide. Elle aimait bien  l’habiller en culotte courte, mais il craignait toujours d’être ridicule. Ma mère précisa que je ne portais que des culottes courtes, à sa grande satisfaction,  que c’était tout à fait volontaire de ma part et que ça ne me gênait nullement.  Ils achetèrent aussi trois culottes courtes, une grise et une bleu ciel en tergal, et une bleu foncé en coton.

(A suivre…)

58 commentaires »

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  1. valery dit :

    A la fin des années 60 les culottes courtes étaientencore bien présentes comme vêtements chez les enfants.
    J’ai le souvenir d’un anniversaire de mon arrière grand-mère, qui fêtait ses 90 ans et pour cet événement toute la famille était conviée : tantes, oncles, cousins, cousines, etc.
    J’avais pratiquement 15 ans ,mais la taille d’un gamin de 12 ans et Maman n’avait pas trouvé mieuxque de m’habiller en costume culottes-courtes que j’avais mis l’année précédente pour le mariage de ma sœur.
    En culottes-courtes a 15 ans moins deux mois, j’avais honte, mais avec papa et maman pas de discussion possible.
    Pendant l’apéritif, mes cousins que je n’avaient pas vu depuis 3 ou 4 ans, me disaient tu as quel âge maintenant, 12 ou 13 ans ?
    Je laissais cette question dans le vague et changeais de sujet. Un petit cousin qui devait avoir 13 ans me dit : »moi cette année, j’ai dit à maman je ne voulais plus porter de culottes-courtes ». En moi-même je me disais si tu savais, j’ai 2 ans de plus que toi et moi je suis toujours en culottes-courtes comme un gamin.
    Cette journée pour moi fut un véritable calvaire.
    Valéry

  2. Laurent dit :

    Mon frère et moi aussi devions nous mettre en short dès que le temps le permettait. Pour aller en cours, c’étaient des culottes en tergal ou tissu épais avec braguette, passants de ceinture, poches devant et derrière. En vacances, nous avions de simples shorts de sport en tissu satiné tenant par un élastique (faciles à baisser au passage!). Et quel que soit le modèle, tous étaient très courts; pas comme maintenant avec la mode des shorts longs.
    En cours, si c’était chose courante en primaire, ça l’était beaucoup moins au collège, surtout dans les grandes classes (4ème, 3ème). En été, la plupart des garçons étaient en short, mais nous mettre pieds nus dans des tongs. Nous n’aimions pas du tout nous retrouver ainsi avec les jambes et les pieds à l’air devant les copains, mais nous n’avions guère le choix. Surtout depuis le jour où je m’étais pris une fessée pour avoir mis des chaussures et des chaussettes en cachette et que ma mère s’en est aperçue!.
    Aussi j’avais eu une réflexion que je trouve idiote après coup. Une année, après la rentrée scolaire, fin septembre – début octobre, il avait fait beau, et je me disais que l’automne était ma saison préférée, car c’était la seule où je pouvais être en pantalon alors qu’il y avait du soleil!
    Je suis revenu là-dessus : je préfère le printemps et l’été, et on était finalement bien en short…

  3. monenfance88 dit :

    Je portais des culottes très courtes ou des shorts en principe a partir des vacances de pâques et ce jusqu’a la Toussaint, moi qui adorais montrer mes cuisses j’étais ravis, en 1966, j’avais 12 ans,le mois de février avait été particulièrement beau même dans les Vosges ou j’habite toujours. Avec la permission de maman, je me suis mis en short puis il a reneigé pendant 1 ou 2 jours, pendant cette courte pèriode, je suis resté en culotte courte, les copains me regardaient en me demandant « tu n’as pas froid? » et ma réponse était « non » car j’étais trop content de montrer mes cuisses, même si quelquefois elles portaient les marques du martinet.
    Pendant la période de beau temps en février, cette année-là, plusieurs copains avaient mis les culottes courtes, mais avec le retour de la neige, ils ont tous remis les grandes culottes, (comme on disaient a l’époque), il n’y avait que moi pour être resté en culotte courte.
    Même maintenant, j’ai 59 ans et j’adore être en short chaque fois que la situation le permet.

    Dernière publication sur Monenfance88 : 91' laseul fessée;quej'ai reçu au cm1,par un homme,

    • Jean-Yves dit :

      Bonjour,
      J’ai le même âge que toi. Moi aussi, j’étais un peu comme toi, j’ai porté des culottes courtes à peu près de fin mars à fin novembre. En fait, dès qu’il faisait un peu meilleur, je passais aux culottes courtes et on ne revenait pas dessus, même s’il se remettait à faire un peu plus froid ou gelait le matin comme souvent au début du printemps. Dans ces moments, on mettait des grosses chaussures et des chaussettes montantes, un maillot de corps, une chemise en coton à manches longues, un pull sous la blouse et le manteau, et on n’avait pas froid. Les genoux et les cuisses un peu rouges peut-être lorsque l’on rentrait au chaud.
      Comme culottes courtes, j’ai toujours eu une culotte habillée pour sortir ou pour la messe le dimanche, mais cela ne me plaisait guère. En fait, pour aller à l’école, j’avais la plupart du temps des culottes tyroliennes en cuir qui étaient beaucoup plus pratiques, parce que pas salissantes, inusables, et en plus très confortables. Ces culottes étaient courtes mais larges, ce qui fait qu’elles duraient plusieurs années bien que l’on grandisse. Trop grandes au début ; serrées à la fin. Même s’il n’y en avait pas beaucoup, je n’étais pas le seul à en avoir. En CM2, un autre garçon en avait également une, mais il la portait moins que moi.
      Arrivé au lycée, en sixième, j’ai encore porté des culottes courtes, mais en flanelle grise, jusqu’à la fin de la quatrième. Mais pour la maison, et les vacances, Maman m’avait racheté un short en cuir parce que j’en voulais un autre, le précédent étant devenu décidément trop petit même sans slip dessous, comme je l’étais souvent en dehors de l’école. Ce nouveau short tyrolien, je le portais dès que possible, et j’en ai fait bon usage longtemps.
      Et à soixante ans, j’en ai toujours un pour le jardin dès que le temps est potable. Il n’y a pas plus pratique. Les jambes à l’air, c’est ce qu’il y a de mieux.

      • Vintage dit :

        Il est vrai que pour les gamins, la culotte courte tyrolienne en cuir devait être l’idéal. (Je pense que les mamans devaient également apprécier d’habiller leurs garçons de cette façon, car elles devaient trouver ça très mignon et très chic. De plus ces culottes devaient exiger très peu d’entretien. J’avais deux camarades dans ma classe qui, jusqu’en 7ème, en portaient toute l’année. J’ai bien failli en porter moi-même , je sais que ma mère y pensait lorsqu’elle se plaignait que je ne prenais pas soin de mes affaires. Je pense aujourd’hui qu’il aurait fallu m’en faire porter d’office dès les petites classes, cela aurait été plus facile à accepter par la suite pour les plus grandes classes. Pour ma part, je mettais soit une culotte courte en flanelle grise doublée nylon qui laissait les 3/4 de mes cuisses dénudés, soit une culotte courte en velours côtelée qui était encore plus courte que celle en flanelle. J’ai eu droit à cette tenue jusqu’à mon entrée en 4è. Je dois dire que j’aurais souhaité porter des pantalons dès la 6ème, mais à cette époque on avait pas notre mot à dire.

        • Jean-Yves dit :

          Bonjour, Vintage
          Effectivement ces culottes tyroliennes, c’était l’idéal. C’était la meilleure protection passive contre les fessées, car il n’y a avait pas besoin de faire attention. Notamment, si de la nourriture tombait dessus, je ramassais et frottais avec la main, souvent ni vu ni connu, au pire une réflexion. De même pour jouer, par terre ou à grimper dans les arbres, le cuir ne craignait rien, si nécessaire un coup d’éponge en rentrant à la maison, et c’était bon, Au moins, je n’ai jamais été puni pour ça,
          La première de ces culottes tyroliennes, je l’ai eue quand j’étais encore en maternelle et le problème de l’acceptation ne se pose pas à cet âge si tant est qu’il y ait eu un problème, car tout de même à l’époque on voyait régulièrement quelques mômes en culotte courte de cuir. Pour la deuxième, c’était donc naturel, pas de question, et pour la troisième, c’était moi le demandeur. La première de ces tenues était marron avec des bretelles une bavette devant, et des poches décorées en rouge, les deux suivantes, plus simples, vert foncé, sans fioritures, avec deux fermetures éclair, et une ceinture, plus de bretelles.
          Si le sujet des culottes tyroliennes t’intéresse, il y a un blog en français : « lederhosen piraten ».
          Si tu regrettes de ne pas avoir eu de culotte courte en cuir petit, il n’est jamais trop tard pour bien faire, c’est très pratique, et très confortable, tu ne le regretteras pas.
          Comme il y a encore visiblement des amateurs si tu veux en acquérir, il y en a à tous les prix sur E bay Deutchland, Il suffit de taper « kurze lederhose ».
          Quant au regard des autres, moi je n’y fais pas attention. Il ne faut pas s’en inquiéter, c’est peut être eux qui ont tort d’être trop conventionnels.
          A+

          • Vintage dit :

            Bonjour,
            A cette époque, il n’était pas question d’habiller un jeune de 8 ans comme un adulte de 28 ans, comme on le fait actuellement, quitte à friser souvent le ridicule au détriment même de leurs besoins, à savoir se bouger un peu aussi bien chez soi qu’à l’extérieur. Il n’est pas rare d’en voir toute l’année rester en pantalon y compris par 30°C, peu confortable à ces à ces âges-là !
            Sans compter l’allure de certains, avec parfois un vrai petit look de punk dès 10 ans : pantalon tailladé aux genoux, aux cuisses ou sous les fesses, tout y est, sans même oublier parfois les bretelles qui pendent de chaque côté (véridique, car déjà vu!).
            Vraiment, ça me fait frémir. Jusqu’où ira donc le ridicule ?
            Quel contraste avec autrefois où les parents exigeaient le port de la culotte courte jusqu’à 12-13 ans quand cela n’allait pas jusqu »à 16 ans et même au-delà. Que cela vous plaise ou non, c’était comme ça et pas autrement. Mais avec le recul je trouve que ce n’était pas plus mal, bien au contraire. On portait des culottes courtes, y compris en hiver, et jamais de pantalon; sans doute pour mieux les endurcir.
            Pour en revenir à la culotte courte Tyrolienne, je pense qu’elle devait être très pratiques, car pratiquement inusables et demandant certainement que très peu d’entretien, et avec elles pas de problème pour grimper dans les arbres ou jouer au toboggan…..Bref, l’idéal pour les petits brise-fer.
            Comme cette culotte restait quand même assez originale en France, il devait être indispensable pour les parents qui souhaitaient cette tenue pour leurs fils de les y habituer au plus tôt. Et ses camarades de classe, avec l’habitude de le voir comme ça, trouvaient cela tout à fait normal. C’est d’ailleurs ce qui se passait pour moi, vis-à-vis de mes camarades de classe en culottes tyroliennes
            La dernière fois que j’ai dû voir en France un garçon en porter date fin des années 70.

  4. VALENTINO dit :

    Je me souviens de ces débuts de printemps et de ce passage obligatoire du pantalon à la culotte courte. Pour moi ce passage s’effectuait toujours un dimanche matin et sans doute pour que je puisse plus facilement « accepter » la culotte courte, car je passais ce jour-là en famille.
    Je me souviens que ça me faisait tout drôle d’enfiler cette culotte en flanelle grise doublée nylon, et qui me laissait les cuisses aux 3/4 dénudées : mais pas question d’y échapper jusqu’à l’aube de mes 14 ans, et encore plus drôle lorsqu’il fallait sortir dans cette tenue.
    Mais je m’y habituais assez vite. Et le lundi matin, j’arrivais comme ça à l’école, et plus question de remettre un seul pantalon avant le mois de novembre. Et c’était la même chose pour mes camarades de classe.(Sauf à partir de la 6è ou certains restaient en pantalon).

  5. yvan125 dit :

    Je ne sais si la mémoire des événements qui nous touchent est si sélective qu’elle nous pousse à des inexactitudes de faits qui peuvent égarer le lecteur. Relisant par hasard ce récit, je voudrais rectifier certains faits relativement à ce collège que j’ai fréquenté. Tout d’abord, il est inexact de dire qu’en Seconde, je suis passé des culottes courtes aux culottes longues. Faux, puisque j’ai deux photos de classe en 1954-1955 et 1955-1956 en Seconde et en Première où je suis photographié avec les autres élèves en culottes courtes, en Seconde avec trois autres élèves en culottes courtes et seul en Première près du Père Supérieur. Ce n’est qu’à la fin de Première que je suis passé pour de bon au pantalon. Ma mère aurait voulu que je fasse tout mon secondaire en culottes courtes, mais mon père n’était pas d’accord. Si je me rappelle bien j’ai remis mes culottes courtes le soir, les jours de congé et durant mes vacances de Terminale. Autre rectification : il n’est pas juste de dire qu’il n’y avait rien dans le règlement du collège au sujet des punitions corporelles. Au contraire, il était bien stipulé qu’en cas d’insubordination ou d’indiscipline habituelle, en dernier ressort, un châtiment corporel pouvait être infligé à l’élève récalcitrant après consultation des parents. En principe, ce règlement ne s’appliquait qu’aux élèves de la 6e à la 3e et ne s’appliquait très rarement aux moyens (2e 1ère et Terminale et à titre exceptionnel après décision du Conseil du collège. C’est ce qui explique qu’à trois reprises j’aie reçu la fessée, y compris la dernière fois à trois mois du Bac. Je crois que ma petite taille, mon allure juvénile et mon caractère d’adolescent attardé et obstiné me désignait comme proie facile à ces fessées tardives qui se terminaient toujours par des pleurs et des grincements de dents. La honte absolue!

  6. Nelly dit :

    Bonsoir messieurs,
    Je peux vous dire que vers la fin des années 70 début 80, le printemps était synonyme pour moi de jambes nues. Fini les collants en laine de l’hiver ! Pour les journées les plus fraîches il y avait les chaussettes hautes, et si je trouvais a redire à cela, Maman se chargeait de me réchauffer les fesses.
    Et que dire de l’été où la jupe était bien courte et la quand les fesses avaient pris de la couleur (rouge) il était difficile de les cacher à moins de rester à la maison.
    Bises

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Nelly. Je ne prétends pas parler au nom de ces « messieurs » aux quels vous vous adressez. J’aime les femmes. Je respecte les femmes! L’été venu, vos longues et soyeuses jambes qu’une mini jupe,savamment choisie, met en lumière, vos « micro-shorts », généralement complétés par un léger bandeau qui montrent admirablement vos petits seins, révèlent plus qu’ils ne dissimulent votre nudité Et je préfère cette nudité suggérée, à la violence d’une totale nudité. Mais c’est bien le seul cadeau que vous a fait la nature. Vous êtes soumises à des cycles menstruels qui sont tout sauf confortables. Il suffit d’un spermatozoïde agile pour vous féconder. C’est pourquoi , jusqu’à il y a peu, les relations entre les fille et les garçons étaient étroitement surveillées. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Vous avez le pouvoir de choisir votre maternité. C’est pourquoi je suis choqué par les mauvais traitements infligés (comme ce fut le cas pour vous) à celles d’entre vous qui souhaitent légitimement jouir de la volupté des sens avant de choisir de partager leur vie avec un (ou une) autre avec ou non un enfant désiré. Femmes, Filles, je vous aime! Je vous aime parce que vous êtes à la fois la volupté et la fécondité. Je vous embrasse toutes. CLAUDE.

    • Florianne dit :

      Pour moi aussi, le printemps signifiait être les jambes nues, avec les petites jupes ou les robes, parfois les shorts. Mais je n’étais jamais punie sur les cuisses : c’était toujours la fessée déculottée, avec la honte qui l’accompagnait quand il y avait des témoins.

      • Nelly dit :

        Bonjour Floriane,
        Je vois que je n’étais pas la seule à être retroussée. On échappait à la honte des marques sur les cuisses, mais pas à celle d’être dûment troussée et déculottée.
        Et il ne fallait surtout pas manifester trop son mécontentement car dans ces cas-là la sanction était alourdie.
        A l’époque je râlais (sûrement normal) mais maintenant, en définitive, je ne regrette pas cette méthode d’éducation et bien au contraire, je mesure son efficacité. J’en ai même un peu la nostalgie…
        Et vous ?
        Bises Nelly

      • Lenoir dit :

        Moi aussi dès le printemps je devais porter des shorts courts qui dégageaient les cuisses. Contrairement à toi Floriane, je recevais de bonnes cinglées de martinet sur les fesses et les cuisses et souvent en public.

        • Jean-Yves dit :

          Pour moi aussi, dès le début du printemps, vers mi-mars, c’était le retour aux culottes courtes, donc mes culottes tyroliennes la plupart du temps. Lorsque l’on reprenait les culottes courtes, on ne revenait pas en arrière, même s’il faisait encore un peu froid certains matins avec des gelées blanches. Comme je l’ai écrit par ailleurs, chez moi, il n’y avait pas de martinet, mais des bonnes claques sur l’arrière des cuisses. Cela fait aussi mal, mais ne laissait pratiquement pas de trace sinon une belle rougeur pour quelques minutes. Il n’y avait que ma grand-mère paternelle qui utilisait des badines, et là, ça faisait une belle marque bien visible derrière.

          • Emilie dit :

            La badine, j’ai connu aussi, malgré mon jeune âge !!…
            Et je confirme, ça fait hyper mal et ça laisse de belles traces sur les cuisses ou les fesses.
            Bises.

  7. Bénédicte dit :

    Bonjour Nelly,
    Certes votre mère et la mienne nous corrigeaient facilement, mais vous aviez la « chance » d’être punie sur les fesses nues et donc, à moins de porter un tutu de danse classique, on ne voyait rien après avoir été reculottée.
    Dans mon cas, c’était les cuisses qui étaient sérieusement rougies et là, bonjour la honte ! car les marques étaient bien visible !
    Bises de Bénédicte

    • Emilie dit :

      Moi aussi Bénédicte, j’ai la chance d’être toujours fessée et fouettée sur mes fesses nues !
      Donc je peux rester en jupe ou en short pour le sport, personne ne voit rien !… Ouf !
      Y’a qu’à la piscine, lorsque je prends ma douche toute nue… il faut faire attention de quel côté se tourner !
      Bises d’Emilie.

      • Nelly dit :

        Bonjour Émilie,
        C’est là bien un des avantages d’être retroussée, car on peut facilement dissimuler les traces, sauf à la piscine.
        Et quitte à rater une séance de piscine pour ne pas être la risée des autres.
        Reste le moment un peu délicat quand doit s’asseoir après de fortes fessées (qui sont parfois nécessaires). On le fait avec précaution car nos mimiques sous l’effet de la peau irritée peuvent éveiller des soupçons.
        Après ? Eh oui ! on a honte d’avoir été punie de cette manière, mais finalement il faut bien reconnaître que c’est à juste raison : si on a fait bien souvent sciemment la bêtise il faut aussi accepter d’en en assumer les conséquences.
        C’est aussi une façon d’apprendre à devenir sage. Et l’est-on toujours ?
        Qu’en pensez-vous ?
        Bises Nelly

        • Emilie dit :

          Tu as raison Nelly !
          Plus ça va, plus je pense que la vraie bonne fessée déculottée est nécessaire… Mais pourquoi tend-elle à disparaître à ce point ? C’est vraiment excellent et je pense comme toi que c’est certainement une façon d’apprendre à devenir sage.

          • Nelly dit :

            Bonjour Émilie,
            Je ne pense pas que la fessée tende à disparaître. Elle est simplement plus discrète et encore bien utile et utilisée même. Et parfois elle arrive quand on s’y attend le moins et, après réflexion, on se rend bien vite compte qu’elle était nécessaire
            Bises Nelly

          • Emilie dit :

            Merci Nelly pour ce message encourageant !
            Peut-être as-tu raison, la fessée est encore présente… En tout cas, j’espère que c’est ça. Car moi, les rares fois où j’essaie d’en parler avec des amies, c’est pas trop le cas, je parais ringarde…

        • celine1978 dit :

          Je réponds à ton commentaire un peu rapidement…. Mais j’ai reçu un jour une fessée avant un cours de gym, et jamais Maman n’aurait accepté que je rate la gym pour cause de fesses rouges. Je n’aurais qu’émis l’idée que sa réponse aurait été « il fallait y penser avant, jeune fille! ». Du coup pendant les douches communes, on s’arrangeait pour rester les fesses tournées vers le mur, quitte à montrer autre chose, tout en espérant que personne ne voie leur couleur ;)
          Donc tu as vraiment eu de la chance de ce côté-là.

          • Nelly dit :

            Bonsoir,
            Je te rassure, il en aurait été de même pour moi si j’avais dû aller à un cours de gym après une fessée. Maman se fichait bien que cela se voie ou non. Pour elle, l’important c’est que ma bêtise soit récompensée comme il se doit, si je peux dire cela. Et comme tu le dis, je n’avais qu’à y penser avant.
            Je pense que pas mal de mamans avaient ce point de vue à l’époque.
            Il est certain que ce n’est plus pareil de nos jours. Quand la fessée a été administrée on n’envoie ni à la piscine ni à la gym ou dans tout autre endroit où la punie ou le puni pourrait être vu. C’est aussi pour cela qu’on a l’impression que la fessée disparaît, mais elle est toujours là bien présente mais plus discrète.
            Bises Nelly

          • Emilie dit :

            Oui, je connais bien ça : les fesses tournées vers le mur pendant les douches communes, on préfère alors faire voir son minou !…
            Une fois, une copine a quand même vu mes fesses toutes rouges et avec quelques zébrures… La honte pour moi !
            Bises, Emilie.

  8. Nelly dit :

    Bonsoir Bénédicte,
    Oui, j’avais cette chance même s’il fallait un peu faire attention car quelques marques sur les cuisses étaient présentes.
    J’ai reçu aussi quelquefois les cinglades sans être retroussée, mais heureusement les rares fois où ce fut le cas c’était en plein été et ces fois-là, je me suis auto sanctionné d’une privation de sortie.
    Cela m’a évité quelques moqueries de la part de soi-disant camarade.
    Mais je pense que cela est arrivé à bon nombre d’entre nous.
    Mais ces soi-disant camarades avaient eux aussi de temps à autre des marques à dissimuler ou ils faisaient comme moi en ne sortant pas de chez eux.
    Bises Nelly

    • Nelly dit :

      Émilie
      Je pense que certaines de vos amies n’ont peut-être pas avoué connaître la fessée à la fois par honte et pour ne pas paraître ringarde, mais ce n’était qu’une façade. Je suis certaine qu’en étant seule avec vous, elle vous aurait avoué bien connaître les effets de la fessée et surtout ses bienfaits.
      Mais ne soyez pas inquiète, un jour ou l’autre la vérité surgira !
      De nos jours, il n’est pas facile d’avouer que l’on reçoit la fessée, mais vous , vous êtes franche et le dire est une qualité
      Bises Nelly

    • Lenoir dit :

      Je pense que la fessée est encore bien présente. Je connais une voisine qui donne parfois le martinet à ses filles. Cet été j’ai même pu apercevoir les traces sur les cuisses de l’une d’entre elles.

      • Nelly dit :

        Bonjour Lenoir,
        Elle est toujours présente et bien nécessaire certaines plus aussi visibles qu’avant, mais comme vu l’avez vu parfois quelque traces le prouvent.
        Quel âge ont ces demoiselles ?
        La maman doit certainement avoir connu la fessée elle aussi.
        Bises Nelly

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Lenoir. Votre témoignage paraît laisser entrevoir un retour au bon sens dans l’éducation. Souhaitons qu’il soit suivi de nombreux autres. Il ne s’agit pas d’être cruel, on peut l’être d’ailleurs verbalement, mais de poser en dernier recours les limites incontournables de l’éducation. Et pour cela le martinet, donné avec modération et affection peut s’avérer utile. J’engage tous les lecteurs de ce blog à nous informer de ce type de témoignage. Il ne doit pas s’agir de « maltraitance », que d’ailleurs la Loi interdit. Mais quelques coups de martinet sur les cuisses ou/et les fesses n’ont jamais tué personne. Par contre ils en ont remis beaucoup (dont moi!) dans le droit chemin. En attendant , merci de cette bonne nouvelle qui est comme une lueur d’espoir dans un paysage éducatif dévasté par le laisser faire, l’absence de règles, dont on peut chaque jour voir le résultat. Cordialement. CLAUDE.

  9. Laurent dit :

    Nous vous inquiétez pas, mesdames, avec le short court, certes les fesses étaient cachées, mais ont voyait très bien le haut des cuisses rougies!

  10. cambaceres dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Mon récit commence à dater mais je vois qu’il attire toujours des commentaires. Il faut le remettre dans le contexte : classe de 4° d’un collège de garçons à la fin des années soixante. Les culottes courtes étaient toujours d’actualité mais avec l’âge les jeunes adolescents n’étaient plus toujours volontaires pour en porter, contrairement à moi qui avais passé l’hiver les cuisses à l’air en parfait accord avec ma mère. L’arrivée du printemps me permit de voir peu à peu refleurir les culottes courtes dévoilant ainsi les cuisses glabres de mes camarades. Ce fut un printemps doux et ensoleillé qui encouragea certains à en remettre aussi pour faire comme leurs copains. Et la cour de récréation se retrouva avec plus d’élèves en culottes courtes que lors du précédent automne. Peu de moqueries de la part des porteurs de pantalons ; sourires et gaieté ornaient la plupart des visages des jeunes garçons insouciants et pleins de vie. On traversait une belle époque que nous vivions au jour le jour sans nous préoccuper de l’avenir.
    Certes, comme vous le soulignez, les culottes courtes avaient l’inconvénient de laisser apparaître les traces rougeâtres d’une correction à la main ou au martinet. Excellent élève cette année-là, sauf en maths, le martinet avait été bien sûr employé mais se résumait à quelques cinglées qui s’estompaient assez vite. Je n’étais pas le seul à y goûter et nous ne portions alors guère d’attention à ces désagréments éducatifs somme toute assez courants à l’époque. Nous nous y faisions sans en être traumatisés.
    Amicalement à tous les lecteurs;
    Cambaceres

    • Daniel dit :

      Bonjour monsieur Cambaceres.
      Tout comme Émilie, j’ai la chance d’être toujours fessé.
      Je dois porter le mini short et je suis corrigé sur les fesses, parfois j’ai quelques marques sur les cuisses. Dès la belle saison je suis très souvent en short court et il m’arrive parfois de devoir sortir dans cette tenue. J’ai honte mais cela contribue à la punition que je mérite et je l’accepte avec honneur pour montrer ma vulnérabilité et mon obéissance. Et cela me convient, j’aime revivre cette petite humiliation qui me rappelle ma période scolaire. Alors je suis comblé.

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