La fessée appliquée

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Le prix de l’insolence – 2ème partie

 

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Par Edmée

 

Où je vais apprendre pour toute la vie ce qu’il en coûte d’enfreindre une règle intangible de savoir-vivre : un garçon doit respecter les dames et les demoiselles et surtout à ne jamais embêter les filles… 

Claquements de talons hauts. Du fond du vaste vestibule des pas se rapprochent. D’instinct je redresse le buste… Mon cœur se met à cogner de plus belle. Je tremble, trop effrayé pour oser jeter un coup d’œil par-dessus mon épaule. De petits picotements courent sur ma nuque. Un frôlement, une bouffée de parfum… C’est elle, la directrice !

Soudain deux mains agrippent mes oreilles. Entre les pinces des doigts d’acier qui les tordent et les étirent, elles menacent de se décoller. Une douleur aiguë fuse jusqu’à mes tympans et me soulève de terre comme on ferait avec un sac de son. Irrésistible ! La tête à la renverse, grimaçant de douleur, je m’accroche instinctivement de mes deux mains au poignet de la directrice tandis que, malgré ma corpulence, elle me hisse lentement jusqu’à ce que, suspendu par les oreilles et dressé sur la pointe des pieds, je me trémousse comme une anguille. Pire qu’avec Mlle Élisa ! A peine suis-je remis debout qu’une violente secousse sur mes oreilles me ploie en deux cette fois. La surprise et la peur sont telles que j’en oublie mes mains endolories.

Puis, ne me tenant plus que par une oreille, la directrice me propulse à la force du poignet vers l’escalier. Échine courbée sous sa poigne inflexible, ma tête arrimée contre sa hanche qui ondoie, nez au ras des marches qui défilent sous mes yeux, je me fais traîner dans son sillage comme un toutou docile au bout de la laisse de sa maîtresse. Mes yeux n’ont d’autre horizon que le jeu alterné de ses mollets fuselés s’élevant marche après marche au rythme du crissement soyeux des bas gainant ses longues jambes et du raclement de mes propres souliers.

Les jambes molles, suspendu  au bout de son bras, je titube et trébuche à la recherche désespérée de mon équilibre. Le cœur battant, je lutte contre l’affolante évidence. Je sais maintenant vers quel lieu abhorré me hisse cet escalier. Mais ce que mon esprit refuse d’admettre, mon ventre secoué de spasmes le clame en légers gargouillis.

A mi-parcours, des pas descendent à notre rencontre. Une pause… Une voix… Le choc ! L’abomination !

- Qu’a-t-il donc fait ce grand garçon ?… Mais, voyons… je le connais celui-là !…

Moi aussi, hélas, je la connais cette voix enchanteresse ! A l’entendre, mon cœur se resserre subitement et une bouffée de chaleur brûle mes joues. C’est celle de mademoiselle Roselyne, une toute jeune femme fraîchement promue professeur d’histoire-géographie dans notre classe. Elle est jolie et, comme tant de jeunes adolescents de mon âge, j’ai le béguin pour elle. Englué de honte, je nage en pleine confusion. N’est-elle pas, elle aussi, le témoin privilégié de mon humiliation ? Je n’oserai jamais plus la regarder en face ! De toute façon, le pourrais je, à demi courbé comme je suis contre la hanche de la directrice ?

Au-dessus de mon dos, on s’attarde, on glose, on ironise sur moi comme si je n’étais pas là. Des propos mordants s’entrecroisent dont je suis l’unique objet. A mon grand désarroi, Mlle Roselyne apprend tout sur moi, comme si cette rencontre inopinée éventait le secret inavouable qui me liait désormais à la directrice. C’est le coup d’estoc porté à ce qui me reste de dignité.

La directrice narre mes récents exploits en bande, mes insolences, la correction collective de quatre vauriens. Elle m’épluche, me décortique à nu. J’entends le pire sur mon compte qui taraude ma conscience mortifiée de puni, m’enfonce dans mon impuissance. J’en pleurerais de honte…

Au-dessus de ma tête, on soupire, on se désespère, on me blâme. Et si l’on me plaint, c’est aussi pour mieux me condamner. Oui, je suis un meneur, une forte tête ! Pire que les autres, mais je ne perds rien pour attendre ! On va s’occuper de moi, et comme il faut ! La directrice n’a pas lâché mon oreille. Et chaque observation s’accompagne d’une nouvelle et douloureuse secousse qui m’arrache une grimace. Je ne vais recevoir que ce que ce que je mérite.

On feint tour à tour l’étonnement, la réprobation, le dégoût. Des petits rires entendus, des gloussements de gorge. On se renvoie la balle.

- Oh, il va LA sentir passer, ce vilain garçon !… Il va longtemps s’en repentir !…

- Tant pis pour lui ! Qu’il s’en prenne à lui-même…Après tout, il l’a bien cherché !

- C’est la seule façon d’apprendre à ces garçons à respecter les demoiselles !…

- Il mériterait que vous LA lui donniez en public, devant toutes les filles !…

- C’était précisément le souhait de la professeur qu’il a insultée… Lui faire honte en La lui administrant elle-même et en public dans la cour de leur propre école…

Les mots honnis claquent et me soufflettent l’ignominie en plein visage.

Cette menace à peine voilée me plonge dans un abîme de détresse. Le sang bat à mes tempes. Je me sens fondre et ramollir de l’intérieur. Un puits se creuse sous moi qui m’aspire par le fond. Des larmes brûlent dans mes yeux.

C’est le coup de grâce. Ces deux femmes se sont parfaitement entendues. Elles savent. Mais moi, je ne veux rien entendre, rien savoir, rien comprendre. Je refuse l’évidence de mon sort imminent. Ce qui me trouble et me ravit chez d’autres garçons, je l’ai toujours redouté pour moi. Mes précautions pour éviter ce sort  m’ont fait croire que j’en étais définitivement à l’abri. Je connais de réputation l’affreuse petite salle du 1er étage où elle m’emmène… La nausée me reprend. Un goût métallique sur la langue. Disparaître, m’anéantir, être autre et sur-le-champ…

Des silhouettes défilent. Jérémy, Lucien, Mickael, le grand et fort Jamie dit l’Autrichien, Petit Pierre et tous les autres…  Combien de mes malheureux camarades de retour de ces têtes à têtes avec la directrice qui ne faisaient qu’aggraver mes craintes et renforcer ma vigilance. Mieux qu’un discours rien de plus hautement dissuasif que des visages éperdus de chagrin, des cuisses rougies au martinet juste au-dessous des lisières des culottes courtes, des regards fuyants et noyés de larmes ! Les bruits si caractéristiques qui filtraient à travers la cloison de la salle mitoyenne de l’une de mes salles de classe et qui nous figeaient d’inquiétude et de curiosité mes camarades et moi… bruits effrayants de claquées ou des coups de martinet sur la peau nue, bruits de supplications et de sanglots…

Non, pas moi !  Non ! Plus à mon âge ! C’est hors de question !

Forte traction sur mon oreille, je m’arc-boute. L’attelage reprend sa pénible ascension vers l’inconnu. Chaussés de plomb, mes pieds renâclent et heurtent les marches. Voici le palier. Autour de moi le décor semble se rétrécir dans la pénombre. Mon corps roule, tangue et chavire, uniquement guidé par la pression qui endolorit mon oreille. Je flotte dans l’air, le corps détaché de mes jambes.

De toutes les portes donnant sur le vaste palier, une seule aimante nos pas. Derrière elle, le lieu maudit de tous les cauchemars. « Jamais je n’aurai à la franchir, c’est bon pour les autres ! » me répétais-je, fort de mes certitudes.

Elle s’ouvre… Éblouissante de blancheur aux reflets d’un carrelage de faïence, et à la lumière vive filtrant à travers une fenêtre aux vitres dépolies, je découvre  l’enfer de la salle de corrections de l’institution… Là où seule notre directrice officie pour notre plus grand bienfait.

Une lame de poignard me vrille le cœur. Là, sur un tabouret ! Je ne vois que lui. Il est là, sombre et luisant, ses longues lanières de cuir serpentines paresseusement lovées sur elles-mêmes. L’autre martinet ! De nouveaux spasmes broient mon ventre. Raidi d’effroi, je ne suis plus rien que cette planche qui me traverse le corps de haut en bas, et qu’une force invincible attire entre les genoux de la directrice.

Non ! Ce ne peut pas m’arriver ! Non ! Pas à moi ! Pas ici ! Pas la fessée magistrale ! Je suis bien trop vieux pour être déculotté et fessé !

Mes jambes flageolent. Seule la poigne ferme de la directrice, m’empêche de choir.

Mes oreilles bourdonnent au son lointain d’une voix féminine qui me dicte ses ordres : dénouer ma cravate, dégrafer le col de ma chemise, ôter mon blazer. La tête vide, j’obéis machinalement comme un automate. Un étau serre mes tempes qui battent à la cadence sourde de mon cœur.

Inutile de me leurrer : comme tant de mes camarades, mon tour est venu de recevoir la redoutable et honteuse fessée magistrale. Ma vision se rapetisse et se déforme comme à travers l’optique de lunettes de myope. Je déglutis péniblement une salive épaisse.

L’angoisse suinte par tous les pores de ma peau. Mon corps statufié semble se désagréger dans d’incoercibles tremblements. Il ne m’appartient déjà plus lorsque la directrice met un genou à terre devant moi. Autour de ma taille ses mains s’affairent dans une musique de bracelets dans des gestes au ralenti. Cliquetis de l’ardillon de la boucle de ceinture.

En gestes précis, elle dégrafe la ceinture qui retient ma culotte courte d’uniforme. Puis elle déboutonne la braguette. Les boutons sautent un à un. Je sens ses doigts durs et agiles cogner contre mon ventre. Elle me déculotte !

Gestes dérisoires de mes mains qui tentent de s’interposer. A son ordre, je dois les croiser au-dessus de ma tête tandis qu’au dessous de moi, j’aperçois la chevelure blonde élégamment coiffée en chignon que fixe en place deux gros peignes d’écaille blonde.

Des pensées obsédantes assaillent ma tête, au bord de l’explosion. Ma culotte courte d’uniforme… comme je la déteste ! Depuis quelque temps déjà elle me paraît indigne de mon âge. Je  trouve qu’elle est devenue trop étroite et qu’elle souligne exagérément les formes généreuses de mon postérieur. Parlons-en de mes fesses !  Il est vrai que sous la cambrure des mes reins leurs plantureuses rondeurs saillent effrontément, ce qui m’attire bien des plaisanteries parmi mes camarades. Mon pénis ?… Il s’est développé et une petite touffe clairsemée de poils a commencé à ombrer mon pubis. Et puis ses érections intempestives sollicitent de plus en plus souvent mes caresses solitaires… Tout cela, cette femme va le voir et le deviner dans un instant alors qu’aucune autre ne l’a vu nu hormis ma mère.… J’étouffe.

Cette culotte justement… elle colle si étroitement aux hanches que la directrice doit tirer fortement un côté puis l’autre de mes hanches pour l’abaisser au niveau de cuisse. Je sens l’étoffe de drap glisser puis s’effondrer mollement le long de mes cuisses jusqu’aux chevilles.

Je suis maintenant en slip. Je frissonne au contact de ses mains qui agrippent mes hanches. Comme elle insère ses doigts sous la ceinture élastique de mon slip un puissant sentiment de honte pulvérise ma conscience. Elle abaisse lentement mon petit slip jusqu’à buter contre la protubérance que forme mon sexe. Une secousse. Puis je m’entends gémir lorsque, d’une brève détente, mon pénis libéré bondit comme un ressort par-dessus l’élastique puis retombe sur le coussinet de mes bourses. Je frissonne de nouveau longuement. A présent, je sens ses mains tièdes effleurer la peau de mon ventre et des mes reins, tandis qu’elle relève les pans de ma chemisette.

L’esprit raidi, je sais que la directrice a fini de mettre entièrement à nu la surface des fesses qu’elle veut punir. La fraîcheur de l’air s’enroule comme une caresse autour de ma nudité tandis qu’une onde brûlante parcourt mon visage. Dans le silence de la petite salle de correction j’entends mon cœur battre comme un tambour.

Le temps s’est arrêté… La honte brûle mes joues, la nausée tord et broie mes entrailles. Aveugle, sourd, éperdu de honte, je ne suis plus rien aux mains de cette femme qu’un misérable pantin à fesser, culotte et slip rabattus sur les chevilles, son pénis environné d’un court buisson naissant de poils blonds offert en pleine lumière, plus nu que nu, prêt à être sévèrement fessé. Je me recroqueville sous la brûlure de son regard et ce qui me reste de conscience se dilue dans un épais brouillard. Jamais je ne me suis senti aussi nu, aussi vulnérable, aussi désarmé que face à cette femme. Debout, empêtré dans le sentiment de mon indécence, incapable comprendre ce qui m’arrive, je ne suis plus le jeune adolescent mais juste un petit garçon à la conscience pétrifiée de honte qui va recevoir la fessée.

Tout va très vite et en silence. Soudain une force irrésistible m’empoigne par la taille et me bascule vers l’avant. Le carrelage monte à toute vitesse à la rencontre de mon visage, mes reins se hissent vers le plafond. Un genou s’insère entre mes cuisses, refoule le bas de mon ventre et repousse ma croupe qui se fend comme une souche. Un bras encercle ma taille, la bloque dans son étau. Une main repousse mon pubis et me force à cambrer mes reins. Je suis crucifié sur le genou d’une femme, écartelé comme une grenouille, jarrets à demi fléchis, cuisses béantes jusqu’au sommet des reins, fouillé jusqu’au tréfonds de moi-même, mes fesses toutes nues honteusement offertes à la correction.

Dans un sanglot je réalise mon impuissance à préserver ma nudité impudiquement exposée aux regards de cette femme.

Le monde entier semble s’être rétréci aux dimensions des carreaux de grès blanc. Suspendu sous son bras, je n’en finis plus d’attendre. Soudain l’étreinte de la directrice se resserre, Pesant de tout son poids sur mes reins, elle force mes fesses nues à saillir davantage. Ses doigts pressent mon bas-ventre à la racine du pénis.

Un mouvement imperceptible et… soudain, la 1ère claque tombe et ma fesse droite explose. La petite pièce carrelée résonne du bruit de la chair nue claquée à pleine main… La fessée magistrale vient de commencer. Dès la première claque, la douleur est immédiate.

La directrice me fesse à la main et non pas au martinet. Je ne sais si je dois m’en réjouir car cette main pourtant si féminine de finesse est un véritable battoir, et ses doigts de cinglantes baguettes, ses claques des coups de boutoir. Elle me fesse à claques lentes, régulières, foudroyantes. Sur la chair grasse et molle de cette seule fesse, la main de la directrice s’abat en claques sonores qu’accompagne le tintement argentin des nombreux bracelets qui s’entrechoquent à son poignet. Sa paume épouse toute la rondeur charnue de ma fesse, l’ébranle sous ses chocs répétés. Comme une chambre d’écho amplifiant les bruits, la petite salle de correction renvoie à mes oreilles le fracas retentissant des impitoyables claquées et auquel vont bientôt se mêler mes propres sanglots et mes supplications éplorées.

La directrice continue de s’acharner longuement sur la même fesse. Elle fesse sans relâche avec une force égale, claque systématiquement le même endroit, comme si le temps ne comptait plus. Les claques succèdent aux claques, bruyantes, lancinantes, toujours plus cuisantes, brûlant ma chair au fer rouge. Jusqu’à quand ? La méthode est efficace. La douleur est d’autant plus affolante que j’ignore le nombre de claques qu’elle compte m’administrer. Ma pauvre fesse n’est bientôt plus qu’un brasier ardent. Il me semble qu’elle est lestée de plomb en fusion que l’on martèle indéfiniment. J’ai beau crisper et tortiller mes fesses, cambrer mes reins et me contorsionner dans l’espoir d’échapper à cette main infernale, rien n’y fait.

Intenable, la douleur torride passe le seuil du tolérable. Elle pénètre mon ventre, remonte le long des reins, s’épanouit dans moncrâne en gerbes éclatantes. Mon cœur s’affole, cogne dans ma poitrine au rythme des claques. C’est plus que je ne puis en supporter. Au paroxysme de la souffrance, l’urgence du désespoir le commande : vite ! faire cesser ce supplice, échapper au lancinant retour des claques. Et, à travers mes sanglots, je m’égosille à supplier ma fesseuse, non pas pour mettre fin à la correction, mais pour soulager ma fesse martyrisée !

Et dans les déflagrations retentissantes des claquées, montent les supplications déchirantes d’une prière jamais exaucée.

- Madame,  changez de fesse, s’il vous plaît !  Oooooh ! j’ai trop maaaaal !  L’autre fesse !… l’autre fesse !… Aaaaahh !!!…je vous en supplie, Madame !… »

Peine perdue…  Mes litanies tombent dans l’oreille d’une sourde. Son bras resserre son étreinte autour de ma taille, une main comprime un peu plus mon ventre tandis que l’autre redouble de vigueur. Il n’y a dès lors dans la petite salle que cet infernal corps à corps entre une femme décidée à punir l’insolence d’un jeune adolescent affolé de douleur et hurlant de désespoir.

Et les claquées n’en finissent plus de carboniser ma fesse. Courbé sous elle, la tête vide, j’en oublie ma fierté d’adolescent et la honte de ma nudité impudiquement exposée aux regards de cette femme intraitable. Je trépigne, je pleure, je l’adjure d’arrêter. Je lui demande pardon, la remercie, promets d’obéir… Tout ce qui me passe par la tête pour la convaincre de faire cesser le supplice.

L’accalmie survient enfin. Je suffoque de sanglots. De la sueur emperle mon front. C’est fini… Du moins suis-je prêt à le croire. L’illusion est de courte durée. Je cherche à me redresser alors que la directrice ne desserre pas sa prise. Entre mes cuisses un genou vient brusquement de s’encastrer qui refoule mon pénis. Je me retrouve presque écartelé à califourchon sur sa propre cuisse et le frottement de la fine résille de mailles du bas sur mon bas ventre me paraît  doux et soyeux.

Et la fessée reprend, qui m’anéantit. Cette fois-ci, c’est ma fesse gauche encore indemne qu’elle punit. Ses claques sont aussi fortes, aussi bruyantes, aussi cuisantes sur cette fesse que sur sa jumelle. La chair à la fois ferme et élastique s’aplatit puis rebondit, emmagasinant une chaleur dévorante. Elle use de la même méthode, s’attardant longuement sur la même surface de peau jusqu’à ce que je m’époumone à crier, puis se décalant jusqu’à ce que ma fesse entière brûle d’un feu d’enfer. Épreuve effroyable, mes forces s’étant épuisées dans la précédente bataille. Et je m’abandonne entre les mains de ma correctrice…

L’esprit à la dérive, je ne ressens rien d’autre que cette masse de lave en fusion qui embrase ma croupe tout entière, je ne suis rien d’autre qu’un pantin qu’affole cette douleur inconnue où l’entraîne l’intransigeance de la directrice. Sous mes yeux, à travers la brume des larmes, les interstices entre les carreaux de faïence paraissent fragmenter l’attente obsédante entre deux claques

C’est alors que, tout en continuant à me fesser, la directrice commence à parler. Sa voix, à la fois nette et lointaine, martèle mes torts et mes fautes, épèleles motifs de ma condamnation et de la nécessaire sévérité de mon châtiment.   « Insolence inadmissible… tenue inqualifiable… déshonneur… petit voyou… »

J’acquiesce sans réserve, clamant à grands cris et gros sanglots mon repentir dans l’espoir de mettre fin à mes tourments, de sauver ce qui peut être encore sauvé de ma pauvre croupe en fusion.

Oui… je suis un petit voyou insolent et dévergondé mais ne le serai plus jamais… Non, je n’embêterai jamais plus les filles dans la rue… Oui, je respecterai dames et jeunes filles et serai toujours poli comme tout garçon doit l’être envers elles et en leur présence… Non, je ne recommencerai plus… Oui, j’ai bien mérité cette fessée… Oui, j’ai honte et je demande pardon…

Cris de douleur et cris du cœur sont désormais à l’unisson. C’est au moment où je m’abandonne à elle que se produit alors une inversion étrange des sentiments et des sensations. Abdiquant toute volonté, je me soumets à la sienne. Et avec le désir frénétique de lui prouver mon sincère désir de repentir, ma bonne volonté et mon obéissance, ma croupe s’élance à la rencontre de la main qui la punit.

Dans une offrande passionnée, je laisse mon pubis prendre appui sur la main qui le soutient, je cambre mes reins et arrondis mes fesses du mieux que je puis, je tends aux claques impitoyables de ma fesseuse l’impudique nudité de mes chairs embrasées.

Et dans ce mouvement volontaire de va et vient, la douleur semble s’estomper au profit d’une étrange sensation de bien-être, comme si à mesure qu’elle prenait possession de mon  corps elle me devenait naturelle. Dès lors, mon zèle ne connaît plus de bornes et je me donne à cette femme sans le moindre souci de pudeur.

C’est bien fini. Autour de ma taille, l’étreinte du bras s’est relâchée. Je me redresse machinalement et reste planté au milieu de la petite salle, hoquetant, étourdi et désemparé. Culotte et slip aux chevilles, mon pénis ballant, debout face à la directrice, je suis indifférent à ma nudité. Plus trace d’amour-propre, la pudeur m’a déserté. Les parties les plus intimes de mon corps ne sont plus d’aucun de secret pour elle. D’une main j’essuie mes joues mouillées de larmes, de l’autre je frictionne mes fesses endolories. Elles sont bouillantes et semblent avoir doublé de volume. 

Un sentiment nouveau s’est fait jour en moi que cimente une espèce de complicité dans ce face à face forcé avec cette femme qui vient de me corriger. Dans cette pièce exiguë, elle vient de faire la démonstration de son autorité et moi de ma soumission. Je ne suis plus qu’un petit garçon redevenu.

Douloureux et frissonnant j’attends ses ordres n’osant pas bouger. Elle me scrute longuement de son regard bleu de glace. Ses mains fines serrent à présent  les longues lanières de cuir du martinet. Au-dessous de moi mon pénis en berne oscille doucement entre mes cuisses. Ceux de mes camarades qui y sont passé m’avaient averti. La « magistrale », c’est aussi une fessée déculottée au martinet. Je sais qu’elle va me fouetter.

A la perspective de ce troisième châtiment corporel, ce n’est pas la douleur que j’appréhende mais, très étrangement, les inévitables marques visibles des coups de martinet sur les jambes nues qui désignent mieux qu’un discours les élèves qui ont reçu la « fessée magistrale », comme j’en vois si souvent. La pensée que je vais être à mon tour l’objet de toutes les curiosités et que tout le monde va savoir que j’ai, moi aussi, fini par LA recevoir égratigne mon amour-propre.

Lorsque la directrice me commande de retrousser les pans de ma chemisette et de les retenir à hauteur de la poitrine, je lui obéis. De la sorte,  les reins et le ventre dégagés aucun obstacle ne se dresse plus entre les lanières et ma croupe toute nue offerte au martinet.

A son ordre, je me retourne, et, la voix chargée de sanglots, je m’entends lui demander pardon et lui promettre de ne plus recommencer avec des mots d’enfant. Un chuintement froisse l’air. Un claquement sec et net. Le martinet cingle le dessous de ma croupe juste à la jointure des cuisses. Sur les chairs élastiques et à vif en encore vibrantes de la fessée, j’ai l’impression que les lanières de cuir creusent des sillons de feu. Je sursaute et gémis. Une courte pause, un chuintement, un claquement. Cette fois-ci, les lanières enlacent ma croupe par le milieu. Le choc et la douleur me font lâcher ma chemise, projetant mon ventre en avant. Nouvelle pause. L’angoisse me saisit de nouveau à la gorge. Vais-je tenir ? Ce martinet fait vraiment mal. Découpées dans un cuir épais ses longues lanières n’en ont pas moins la souplesse voulue pour attacher à la peau leurs cuisants baisers de feu.

Et la magie opère de nouveau. On dirait que les brûlures conjuguées de la fessée et du martinet se neutralisent ou s’annulent dans une sensation excitante de bien-être qui vibre à l’intérieur de mon ventre. D’un coup d’un seul, je me livre de nouveau à la sévérité de cette belle femme dans une tension unique de l’esprit et du corps. Je veux être châtié sévèrement, je veux qu’elle me punisse, je suis heureux qu’elle me corrige. Et comme précédemment, mes reins se cambrent, ma croupe se pousse d’instinct au-devant de son martinet avec des tortillements dont je pressens la provocante impudeur. Et je ressens alors le même plaisir trouble à la faire fouetter, à la sentir vibrer de chaleur.

Comme si elle le comprenait, la directrice me fouette avec une vigueur accrue, appliquant quelques cinglées particulièrement  virulentes sur les plis délimitant les fesses et les cuisses puis quelques autres sur  l’arrière des cuisses avant de m’ordonner de me retourner. 

Une fois encore, je me trouve face à elle, le ventre nu, mon pénis oscillant librement devant mes cuisses. Je la vois à peine se pencher en avant. Son bras se détend brusquement et les lanières volent à la rencontre du devant de mes cuisses.

Je mets toutes mes forces pour m’empêcher de détourner mes yeux de l’élégante et fine silhouette qui s’affaire devant moi. Ce n’est pas ma mère et confusément, la froide beauté de cette femme occupée à me punir m’attire et m’impressionne. Campé sur ses longues jambes, son corps élancé se meut imperceptiblement avec une souplesse féline. Les premiers boutons de son chemisier sont dégrafés. Comme dans son bureau un peu plus tôt, sans être visibles, les formes rondes des seins gonflent sensuellement l’étoffe.

Je me tiens bien droit, mes mains plaquées haut sur  mon torse occupées à retenir ma chemise.  Pratiquement à-demi nu, je suis décidé à lui prouver que je suis capable de souffrir pour elle parce que telle est sa volonté

J’ai juste un petit sursaut de frayeur lorsque je vois le vif mouvement de son bras puis les lanières foncer à l’horizontale, s’enrouler autour de mes cuisses. Jusqu’au dernier coup de martinet, je ne pourrai empêcher un léger réflexe de recul lorsque les lanières mordent le devant de mes cuisses à proximité de mon pénis.  Ce n’est pas par peur de la douleur mais juste par réflexe. La fouettée est de courte durée mais suffisante pour marquer mes jambes

Je rentre chez moi en faisant exprès un large détour par des rues calmes et peu habitées. Par chance, à l’heure du déjeuner, rares sont les passants qui pourraient à la vue de mes cuisses rougies de strieset de mes yeux bouffis de larmes, deviner la cause mon état. J’ai remonté mes chaussettes le plus haut possible, mais à chaque pas, le fond étriqué de ma culotte courte qui frotte mes fesses irritées et chaudes comme des bouillottes ne cessent de me rappeler la honte de mon châtiment.

Je crains les remontrances de ma mère, mais une fois à la maison, j’apprends que la directrice l’a informée de ma mauvaise conduite et de la sanction. Pas de réprimande ni de colère. Juste une réflexion économe en mots. Elle désapprouve l’une et approuve l’autre. Cette fessée, je l’ai bien méritée. Je n’en recevrai pas une autre de sa part…

Je cours m’enfermer dans  la salle de bains et baisse culotte et slip jusqu’aux chevilles. Le grand miroir mural me renvoie le sourire épanoui de deux grosses joues fardées d’un  beau rouge cramoisi, une paire de fesses rutilantes comme jamais après une fessée. Les deux sphères jumelles semblent avoir augmenté de volume et la peau, veloutée et lisse à l’état normal, en est violemment irritée, comme râpée ou durement frottée au gant de crin.

Ça et là, des rougeurs plus prononcées marquent les endroits où les claques de la directrice se sont plus longuement attardées, et les boursouflures rouges qui emplissent les deux plis convexes à la base de chacune des fesses soulignent la sévérité voulue des coups de martinet et l’insistance particulière de la directrice à les fouetter. Plus bas, le martinet a nettement ciselé ses fouaillées. Des chevilles à l’aine, la peau blanche et lisse des mollets et du pourtour des cuisses est comme hachée d’un lacis de fines zébrures gonflées et rouges.

A table, le repas passe mal. Je demeure silencieux l’esprit préoccupé par un terrible dilemme. Retourner en classe cet après-midi ou faire l’école buissonnière ? Affronter les regards humiliants de mes camarades et de mes professeurs ou prendre le risque d’affronter la directrice et une nouvelle fessée magistrale ?

La sagesse l’emporte…

Je retrouve mes complices qui compatissent. Mais perdu dans mes tourments j’avais oublié la leçon d’histoire-géographie. Une heure durant, le nez fourré dans mes livres, je sens le regard narquois de la jolie Mlle Roselyne peser sur mes épaules courbées tandis que des milliers de fourmis picotent ma nuque. Dans les jours qui suivent, je découvre de quelle façon toute personnelle elle aime corriger les garçons indisciplinés avec sa propre férule

Moralité :

De ce soir mémorable et de ce qui s’ensuivit j’appris à mes dépens que dans ce monde, fillettes, demoiselles et dames font partie d’une caste intouchable à considérer avec tous les égards de la part de tout garçon et de tout homme.

J’en tirai une maxime à mon usage personnel :

« Qui embête une fille et bafoue cette vérité reçoit une bonne  fessée. Tenez-le vous pour dit ! » 

De ma vie je n’avais encore reçu châtiment corporel aussi honteux que douloureux. J’ignorais encore que j’allais y prendre goût.

 

26 commentaires »

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  1. thierry dit :

    Bonjour Jean-Philippe . Ainsi, la fessée est toujours bien au programme de l’éducation des jeunes filles. Est-ce vous ou leur mère qui fessez vos filles, en général ? A quelle fréquence ? Toujours déculottées ? Quel âge ont-elles ? Plutôt fessées manuelles, au martinet ? Quelles sont les incartades, bêtises, le plus souvent sanctionnées d’une bonne fessée ? Si vous aviez eu des garçons, vos méthodes seraient identiques ? Avec nos remerciements pour bien vouloir nous faire partager vos conceptions de l’éducation . Cordialement .

  2. Lascombes dit :

    Bonjour Thierry,
    Oui, chez nous, la fessée est toujours d’actualité pour nos trois filles. La fessée est donnée lorsqu’il y a mensonge ,insolence et mauvaises notes en classe
    La fessée est donnée tantôt par ma compagne tantôt par moi, mais c’est surtout ma compagne qui fesse ses filles car elle a moins de patience que moi.
    Nous sommes pour le dialogue avant tout, mais lorsque les filles tentent de dépasser les limites elles savant qu’elle recevront une fessée déculottée. Si nous avions des garçons, la situation serait identique.
    Les enfants, quel que soit l’âge, doivent respecter leurs parents et leurs professeurs. A la maison nous sommes également très attentifs à leu tenue et à leur langage, à ce qu’elles parlent correctement. Toute parole déplacée est sanctionnée par une fessée.
    Il n’y a pas si longtemps l’aîné a reçu une fessée par sa maman et ce, devant son petit copain. Depuis ce jour, elle se tient à carreau.

  3. CLAUDE dit :

    Ce très beau récit montre la nécessité des châtiments corporels pour canaliser les pulsions de tous ordres des adolescents. C’est leur âge,je ne leur reproche rien. Mais les laisser livrés à eux même n’est pas digne d’un éducateur quel qu’il soit. D’ailleurs le plus souvent ils approuvent ces corrections. Beaucoup en témoignent ensuite dans leur vie d’adulte, parce que grâce à ces châtiments que je dirais affectueux,ils construisent leur personnalité,ils mûrissent, ce qui leur évite de lourdes fautes plus tard quand ils sont confrontés aux difficultés de la vie,la vraie,pas celle de l’adolescence.

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