La fessée appliquée

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Leçon de respect

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par Jean-Jacques

L’histoire se déroule dans un petit bourg de France dans le début des années 60…

Tout commença par une querelle entre le maire et la responsable du groupe scolaire (école primaire de garçons et de filles). Les bureaux donnant sur la cour de récréation, l’élu se plaignait du bruit lors des récréations et, par arrêté municipal, il interdit l’usage de la grande cour de récréation, seule une plus petite et à l’écart pouvant être utilisée… Colère des instituteurs et des parents et plus, inattendue, révolte des élèves…

Cette révolte allait prendre une drôle de forme. Le maire organisait chaque année de façon assez somptueuse la commémoration du 11 Novembre en invitant le préfet et autres sommités. Quelques semaines avant cette cérémonie, le monument était nettoyé et un superbe parterre de fleurs mis en place… Pour le maire , cette cérémonie était son jour de gloire. Les enfants ayant, je pense, entendu la conversation de leurs parents sur l’engouement du maire pour cette commémoration décidèrent de se venger.

Profitant du fait que le monument aux morts se situait en renfoncement de la place principale, ils décidèrent d’aller pisser sur les parterres de fleurs. Et le plus incroyable c’est que cette idée rencontra un grand succès chez  les gamins (et aussi les gamines !). Tous  rivalisèrent d’ingéniosité pour uriner en toute impunité. Enfin pas tout à fait, car au bout d’une semaine, l’odeur nauséabonde, la dégradation du parterre de fleurs et la curiosité d’une voisine finirent par faire découvrir le pot aux roses !

Vous imaginez le scandale. À l’époque on ne plaisantait pas avec les commémorations du 11 Novembre et là les gamins et gamines de l’école avaient uriné sur la mémoire des grands pères. La gendarmerie fut saisie de l’affaire et découvrit rapidement les coupables en tout presque une trentaine de gamins et gamines (en nombre quasiment identique) de 7 à 14 ans. L’indignation était générale et même les parents des coupables étaient plus qu’outrés.

Il fallait agir sans pour cela déclencher un scandale où la commune serait la risée de tout le département. On ne sait pas qui eut l’idée de fesser les coupables, mais elle fut retenue et semble-t-il acceptée par tous.

La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre, les coupables allaient être fessés publiquement le lendemain sur le perron de la mairie

L’organisation de la punition collective fut l’œuvre des gendarmes (encore eux !), une organisation toute militaire pour fesser presque 30 élèves. Les femmes de gendarmes furent mises à contribution, ces mères de famille sachant ce que fesser veut dire… C’était jour de marché et il y eut pas mal de monde pour assister à cette « exécution ». Les coupables attendaient, tous assez penauds d’après les témoins, dans la salle des mariages de la mairie. On plaça 2 chaises sur le perron et, après une explication du maire fustigeant cet acte odieux, les fessées commencèrent.

Deux fessées avaient lieu simultanément : un garçon et une fille. Les coupables, accompagnés de la personne chargée de la punition, sortaient de la mairie. On prononçait leur nom, puis on les déculottait. La fessée était alors administrée, une fessée manuelle d’une bonne trentaine de claques vigoureuses pour chacun et chacune. Une fois les fessées terminées, les deux punis rajustaient leurs vêtements et rejoignaient leurs parents au pied du perron.

Même là, c’était souvent la soupe à la grimace car nombre d’entre eux allaient recevoir une autre fessée une fois rentrés à la maison…  Les fessées continuèrent jusqu’à épuisement de la petite troupe… il fallut plus de 45 minutes pour fesser tout ce jeune monde…

Mais l’honneur était sauf, les coupables châtiés sans scandale !

 

3 commentaires »

  1. Marie-Claire dit :

    Bonjour Jean-Jacques,

    je ne sais pas où vous collectez vos histoires, mais on m’avait fait part de celle-ci et elle a toutes les chances d’être véridique.
    Pour vous dire le fond de ma pensée, je crois que la collectivité des grandes personnes a réagi de la meilleure façon possible. Certes, à l’origine de ces actes de vandalisme, il y avait une décision du maire concernant la cour de récréation, qui ne mérite pas d’être félicité pour une telle mesure . Mais le geste de protestation des enfants était blessant, non seulement pour le responsable mais aussi pour les morts à la guerre et pour leurs familles. Cela méritait bien… non pas le tribunal, non pas une amende aux parents qui n’en pouvaient mais, mais une bonne fessée culottes baissées, appliquée sur le perron de la mairie, le jour du marché, par les braves gendarmes et leurs femmes. Je ne pense pas qu’à notre époque une telle sanction serait encore possible, car il y faut un consensus qui n’existe plus. Mais permettez-moi de penser que c’est bien regrettable.
    Au fait, parmi les lecteurs et lectrices de ce blog, y en a-t-il qui auraient eu connaissance d’une vraie fessée appliquée récemment, par des parents ou par un enseignant expressément mandaté pour le faire ? Je serais curieuse de le savoir.
    Amicales salutations à toutes et à tous.

  2. jean-jacques dit :

    Bonjour, Marie-Claire,

    C’est en glanant inlassablement que je trouve ces témoignages de fessées, dont certains sont évidemment véridiques. Avant moi, Malteste, alias Jacques d’Icy, avait réalisé une compilation tout à fait remarquable en plusieurs ouvrages (Qui aime bien… Chatie bien… les Mains chéries… Brassée de faits et j’en oublie).
    Pour ma part, je sais bien que la fessée n’a nullement disparu de l’univers enfantin, pour avoir très souvent entendu des mamans menacer de la donner, et, comme il se doit, « déculotté devant tout le monde », et même pour avoir, du coin de l’oeil, assisté à une fessée par-ci par-là. A l’école, cependant, je ne dispose d’aucun témoignage sérieux prouvant que, entre quatre-z-yeux, en retenue, il se donne encore de bonnes fessées. Mais il y a peu, en faisant la queue à une caisse de supermarché, j’ai entendu une charmante maman déclarer en riant à une autre cliente :
    - moi, je les mets en jogging, comme ça ils sont plus faciles à déculotter.
    Comme quoi les traditions sont toujours vivantes, pour le plus grand bien de tout le monde.

    Grosses bises, si vous me le permettez, Marie-Claire

  3. Jean-Marie dit :

    Je voudrais compléter l’intervention de Jean-Jacques concernant l’emploi de la fessée en 2011 et apporter mon témoignage.

    Les mamans inquiètes pour l’avenir de leurs enfants deviennent plus sévères que ne l’ont été leurs mères et les sondages montrent que l’on assiste aujourd’hui à un retour de la fessée.

    Autour de moi, la grande majorité des mères (peut-être même 4 sur 5) sont pour l’emploi de la fessée et l’utilisent pour discipliner leurs jeunes enfants. Le plus souvent, elles la donnent dans la chambre de l’enfant lorsqu’il est déjà en pyjama. C’est si facile alors de le déculotter ! Le martinet ne faisant pratiquement plus partie des ustensiles du foyer, pour les « grosses bêtises », elles utilisent parfois la brosse à cheveux pour compléter une fessée à la main.

    Souvent lorsque l’enfant atteint 12/13 ans, la fessée tend à faire place à des punitions plus au goût du jour comme la privation de sortie, de télévision ou d’ordinateur… Mais, bien que la fessée soit humiliante et douloureuse, je connais bon nombre d’ados qui ont négocié le retour à la fessée, punition rapide et efficace ! Ensuite le gamin fait la paix avec sa mère dans un câlin. Tout est oublié et sa vie continue comme avant, sans qu’il soit victime d’isolement ou d’une quelconque privation. La fessée reste un secret de famille et ni les amis, ni même les grands-parents n’en savent rien.

    Un petit voisin m’a confié que cela se passe ainsi dans beaucoup de familles. Les enfants sont bien élevés et ne se plaignent pas de leur traitement, reconnaissant avoir mérité la punition et c’est en rougissant qu’ils se racontent leur aventure entre bons copains.

    Face à la crise, les parents, et plus particulièrement les mères, sont de plus en plus inquiets pour l’avenir de leurs enfants et veillent à ce qu’ils fassent une bonne scolarité. Ils redoutent la violence et surveillent leurs fréquentations. Ceux que je fréquente savent leur donner des limites, leur imposant d’être ponctuels et convenablement habillés. Et si le discours ne suffit pas, ils n’hésitent pas à utiliser la fessée pour les recadrer. Ce sont des familles qui aiment leurs enfants, il n’est pas question de violence et d’ailleurs les fessées sont rares.

    Les mères, persuadées qu’une bonne éducation et une bonne instruction sont des atouts considérables pour la réussite de leurs enfants, sont de moins en moins laxistes et souvent plus exigeantes et plus sévères que les pères… plus patientes aussi.

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