La fessée appliquée

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L’éducation au martinet, toute une époque !

Foldedscarab

par Mark

Je me souviens que, durant les années 70, dans la cité minière du Nord non loin de Valenciennes où nous habitions, mes camarades garçons et filles de mon lycée étaient corrigés au martinet et ma sœur et moi ne dérogions pas à la règle. Cela se voyait aisément aux zébrures rouges sur nos cuisses par-dessous les jupes des filles ou les culottes courtes des garçons. On pouvait également deviner que le martinet avait tout autant zébré leurs fesses mises à nu.

Mike 0

C’étaient les marques de cette éducation au martinet que chérissaient nos mères, et qui nous faisaient peur tant pour la douleur que pour la honte produites par les lanières de cuir et les zébrures qui signalaient à nos camarades et professeurs, en marques visibles et incontestables, que nous venions de recevoir une correction. Je n’ai connu aucun élève fille ou garçon, chez qui le martinet ne sévissait pas, même parfois jusqu’à 16 ans et plus encore.

Mike 3

Comme beaucoup l’ont fait remarquer sur ce blog, leur mère faisait exprès d’accrocher le martinet de la maison bien en vue au porte-manteau de l’entrée ou dans le couloir, ou encore dans la cuisine. C’était le cas chez nous de sorte que lorsque nous avions de la visite, les gens savaient immédiatement que nous étions fouettés au martinet.

Chez moi, quand le lycée signalait que l’on avait fait quelque chose de travers méritant une correction, notre mère ne nous punissait pas immédiatement au retour du lycée. Elle préférait attendre le moment où nous étions en train de faire nos devoirs pour sévir, laps de temps où nous espérions échapper à sa colère et à la fessée. Nos petits espoirs s’évanouissaient en nous entendant appeler de la cuisine.

Mike 1

Il fallait alors décoller le derrière de la chaise et s’avancer tête baissée vers la mère qui attendait le martinet à la main, avec un air qui ne présageait rien de bon. Qu’avait-elle en tête ? Serions-nous fouettés seulement sur nos cuisses ou aussi sur nos fesses nues ? De toute façon, l’un n’empêchait pas l’autre, nos culottes courtes ou nos jupettes le permettant. Les larges bretelles à pinces qui retenaient en place la culotte pouvaient être tendues au maximum pour la remonter jusqu’à dénuder le dessous renflé de mes fesses, s’assurant de la sorte qu’elles subissent la même dose de volées de lanières que mes cuisses. Il lui était encore plus facile de trousser la jupe et de tirer sur la petite culotte de ma sœur.

Colber Mancini Ninon 2

Au pire, c’était cul nu, culotte et slip ou petite culotte baissés aux chevilles. Finie la rigolade ! On devait allonger le buste sur la table de la cuisine et attendre que les lanières de cuir cinglent avec force nos fesses dénudées.

Le nombre de coups de martinet dépendait de la faute commise. Je me souviens d’une fois où un garde était venu chez nous en rapportant à notre mère que ma sœur, moi et d’autres copains avions fait exploser des pétards dans les ruelles et que les gens s’étaient plaints. Que nos agissements aient pu déranger le voisinage au point d’en référer au garde fut pour elle une humiliation insupportable et elle nous le fit savoir illico presto sur nos derrières sans modérer sa fureur.

Colber Mancini Ninon.col

Le sermon fut de courte durée, non pas la fouettée qui suivit. En position côte à côte sur la table de la cuisine, culotte baissée, jupe troussée, nos derrières nus crispés et tendus, ma sœur et moi nous nous regardions l’un et l’autre, pleins d’appréhension. Elle commença à nous fouetter sans modération, abattant son martinet avec force en alternance sur nos fesses et nos cuisses. Au bout d’une dizaine de coups bien appuyés, impossible de résister aux lanières, on se mit à sangloter presque en même temps.

Mike 2

Cela n’eut aucun effet sur notre mère qui continua à nous fouetter sans tenir compte de nos pleurs et des remuements de nos derrières pour esquiver les lanières. De toute façon, elle trouvait toujours un endroit à punir. Lorsque la correction prit fin, il me sembla que je ne sentais plus mes fesses alors qu’elles brûlaient de l’intérieur comme de l’extérieur. Mais ce n’était pas fini pour autant ! Sans pouvoir remonter culotte et slip ou rabattre la jupe sur nos fesses en feu, notre mère nous fit mettre à genoux dans un coin, mains sur la tête. Il me sembla que cette pénitence ne finirait jamais !

On peut dire qu’à cette époque la surveillance ne s’arrêtait jamais. Nous étions constamment sous l’œil de nos mères et, filles ou garçons, aucun de nous ne pouvait prétendre échapper à leur martinet. À la sortie de l’école, on pouvait parfois voir une mère attendre son rejeton, l’air peu avenant. Au martinet qui dépassait de la poche de sa blouse de travail ou de son manteau, on pouvait être certains que ça n’allait pas tarder à chauffer pour l’un d’entre nous. Pris par le col, parfois déculotté, le délinquant recevait sa correction sur-le-champ sous les regards appréciateurs des autres mères, mais les mines consternées des autres élèves.

Nates mod

Il n’était pas rare non plus de voir ces mêmes mères courir dans la rue martinet à la main pour ramener leurs enfants qui jouaient avec des copains en ayant oublié l’heure. Elles n’hésitaient pas à leur fouetter fesses et cuisses à larges volées de martinet en se moquant bien de ce que certains passants pouvaient en penser.

Il est vrai que cette façon de se faire obéir, qui était largement acceptée et bien vue il y a peu, n’a rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui. Mais ceux qui ont vécu cette période-là peuvent dire qu’ils l’ont bien vécue, avec ou malgré le martinet !

Illustr. : 1) Foldedscarab – 2,3,4,7) Mike –5,6) Colber Mancini Ninon – 8) Nates mod

 

6 commentaires »

  1. cambaceres dit :

    Bonjour Mark,
    Comme vous le rappelez, l’éducation au martinet était le symbole de toute une époque où les valeurs éducatives passaient souvent par des punitions corporelles, en gros 1950-1990. Je suis de la même région que vous mais 50 km plus au nord, et un peu plus âgé car pour moi cette époque c’étaient les années « 1960 « . Assurément la plupart des familles possédait un martinet. J’en ai pris conscience lors de mon arrivée à l’école primaire de garçons où ceux-ci parlaient assez librement des corrections qu’ils prenaient chez eux avec le martinet et dont les marques s’affichaient encore parfois sur leurs cuisses nues car on portait alors la plupart du temps des culottes courtes.
    Élevé surtout par ma mère seule, je n’étais puni que par quelques claques sur les cuisses nues. Quand on évoquait le martinet, notamment une institutrice de 11° (CP) et notre droguiste du quartier, ma mère y était réticente. Je passais du temps chez ma grand-mère et je jouais avec les enfants du quartier sur un terrain tout proche. Tous connaissaient le martinet. Il arrivait qu’une maman vint chercher son gamin martinet en main et le fît rentrer à coups de martinet sur les cuisses. Ils avaient peur du martinet mais n’en voulaient pas à leurs parents de les punir ainsi car à l’époque c’était une éducation normale et courante. J’en fus deux fois menacé pour n’avoir pas été sage avec ma grand-mère.
    Le martinet apparut à la maison vers mes 11 ans suite à mon redoublement en 6°. Le bon élève de primaire se contentait de résultats moyens voire médiocres. Ce fut cette raison qui poussa ma mère à employer le martinet car elle mettait les études au-dessus de tout. Très exigeante, elle l’utilisait sur mes cuisses pour toute note sous la moyenne. À mon tour, j’eus la honte d’exposer des cuisses zébrées. J’avoue que cette méthode me poussa à mieux travailler et à améliorer mes résultats à la grande satisfaction de ma mère. Bien sûr, il servit aussi de temps en temps pour la discipline à la maison.
    Le martinet s’installa ainsi dans la durée dans mon éducation. Dès que j’avais la moindre note insuffisante, j’y avais droit. Un cadre clair, des règles précises pour l’utilisation du martinet furent instaurées ; je savais à l’avance à quoi m’en tenir. Moi-même je reconnaissais son efficacité dans mon éducation et je ne m’y dérobais pas. Je considérais avoir la chance de ne pas être déculotté pour le recevoir puisque tout le temps en culottes courtes, je ne le recevais que sur les cuisses nues. C’est vrai que c’était douloureux, mais ma mère apprit à s’en servir sans exagérer ses coups. Le plus embêtant, c’était les traces visibles sur les cuisses et le martinet pendu bien en vue au salon, ce qui amenait bien des conversations.
    Cette éducation dura jusqu’à 16 ans passés et elle m’a mis sur de bons rails pour la vie.

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Mark. Merci pour ce récit. Il décrit avec pertinence les méthodes d’éducation qui étaient en valeur il y a quelques années. Moi aussi, j’ai été fouetté jusque à l’âge de 19 ans. Comme vous le dites, cette façon de se faire obéir était largement acceptée et bien vue. Hélas cela n’a rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui !… Indiscipline, arrogance, notamment envers les enseignants, et j’en passe ! La fouettée que votre mère vous a donnée, à vous et à votre sœur était largement méritée. Les pétards peuvent être dangereux. Et de toute façon ils perturbent le voisinage. Heureusement, votre mère était vigilante, elle vous surveillait et vous châtiait pour vos incartades. N’est-ce pas ma meilleure manière d’éduquer des adolescents qui ne réalisent pas la portée de leur comportement ? Oui, nous avons eu une éducation au martinet. Loin de m’en plaindre, je m’en félicite. Certes ce n’était pas agréable ! Mais du moins nous connaissions les limites à ne pas franchir. Quand je vois ce qui se passe aujourd’hui, j’enrage ! Pour cause de « maltraitance « le martinet a été mis au rancard ! Pire, la moindre fessée peut vous valoir les foudres de la justice ! Une loi manifestement intrusive ! Qu’en pensez-vous ? Amicalement. CLAUDE.

  3. Bernard dit :

    Bonjour Mark,
    vous décrivez exactement ce qui se passait à cette époque dans notre région dans les années 50 à 70 et la normalité de l’éducation commune au martinet
    moi aussi je me souviens qu’au collège et même au lycée on pouvait voir des fesses qui avaient été striées par les lanières ; de mémoire, il s’agissait plutôt de filles car de mon temps certains lycées et/ou collèges leur interdisaient encore le port du pantalon et imposaient celui de la jupe. Même sans qu’elles soient habillées court, on apercevait parfois les marques lorsqu’elles se penchaient ou s’asseyaient, ce qui ne me laissait pas indifférent..

  4. Lionel dit :

    Bonjour,
    Cette méthode largement pratiquée dans les années 70 a pourtant continué bien après. Né en 82, beaucoup de copains et copines recevaient le martinet à la maison et certaines punitions commençaient dans la rue à la vue de tous.
    La différence est que nous étions habillés différemment, souvent en pantalon ou leggings pour les filles qui, du coup, se retrouvaient vite au niveau des chevilles…
    J’ai raconté ma première fessée à la main et au martinet dans 2 récits dans lesquels je crois que beaucoup se retrouvent. (Ils commencent par « Dans ma famille d’accueil »).
    Belle journée !

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Lionel. Je suis à la fois surpris et heureux de constater que dans dans les années 70 cette stricte méthode d’éducation ait persisté. Encore plus surpris que le martinet lui même fût encore utilisé dans les années 80.Je vais immédiatement lire votre récit; « Dans ma famille d’accueil »
    Bien Amicalemet.CLAUDE.’.

    • Lionel dit :

      J’espère qu’il vous plaira :)
      C’est étonnant de constater que la plupart des gens ici qui sont contents de savoir que ce genre d’objet à continué d’officier n’ont eux-mêmes jamais fessé leurs enfants.
      Je ne dis pas ca pour vous Claude, ne sachant pas si vous avez utilisé cette méthode ou pas mais je parle en général. Peut-être que je me trompe, mais j’ai l’impression d’être le seul à avoir fait rougir un jeune postérieur et à bon escient.

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