La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

Les bêtises de Julie : avant-propos, rituel lors de mes fessées

Hardcastle

par Julie

Pour répondre à de nombreuses demandes, voici en résumé quel était mon état d’esprit à l’imminence d’une correction. Inchangé de la première à la dernière, (période comprise entre 10 et 15 ans).

Lorsque Papa ou Maman décidaient que j’allais être punie, cela se passait toujours de la même façon.

Je devais tout d’abord m’expliquer sur la faute que j’avais commise en risquant une remontée de bretelles lorsque mes propos étaient alambiqués et souvent fumeux, je dois le dire.

Venait l’annonce de la fessée. Bien souvent mon comportement les décevait car il n’était pas à la hauteur de ce qu’ils attendaient de moi. Bien entendu, cette annonce était une véritable douche froide ;  elle signifiait que je n’avais pas réussi à les convaincre et que c’était fichu pour moi !

L’ordre tombait. Inéluctable. Ôter complètement tout le bas, petite culotte comprise. Je tentais une dernière fois de les attendrir et de me disculper. Je connaissais la sévérité de ces fessées et je savais que trop à quoi m’attendre.

Tandis que je me déshabillais, et le plus lentement possible pour retarder l’échéance, je surveillais du coin de l’œil ce que faisait Papa. S’il portait ses mains à sa ceinture, mes larmes coulaient de suite. J’étais alors sûre que j’allais passer un sale moment. À cet instant, l’angoisse envahissait mon esprit et, à demi nue devant mes parents, toute notion habituelle de pudeur s’envolait.

Loveqino

Puis, lorsque Papa avait en main sa ceinture entièrement déroulée, mon cœur se mettait à battre à tout rompre. Et ça partait dans tous les sens. Je me mettais à promettre tout ce que mes parents voulaient, je leur demandais pardon, je disais que j’avais compris et que regrettais de tout mon cœur, je faisais des promesses… Bref, je cherchais toutes les solutions possibles et imaginables pour échapper à l’inévitable ou au moins, pour tenter d’atténuer ma punition !

Inutile de dire que tout ce que je pouvais dire ne servait à rien. Lorsque Papa décide quelque chose, il va toujours au bout de son idée. Parfois, il est obstiné, un peu comme moi !

Après la correction, mes parents m’envoyaient en pénitence dans ma chambre et m’ordonnaient de ne plus en sortir avant qu’ils ne m’en aient donné l’autorisation. Toute penaude, en pleurs, mes fesses et mes cuisses embrasées, je ramassais mes affaires et sans demander mon reste, montais le plus rapidement possible dans ma chambre pour y pleurer et réfléchir à ma conduite.

Les journées suivantes, je faisais profil bas, consciente d’avoir fauté et d’être allée trop loin une fois de plus et je tentais de me racheter comme je pouvais, avec un zèle exemplaire ! Ce délai de pénitence passé, tout redevenait comme avant.

Ce que je retiens de cette période de mon adolescence ? C’est l’aide fondamentale que m’ont apportée mes parents pour me faire progresser afin que j’entre dans ma vie d’adulte en m’appuyant en confiance sur un socle fondateur solide. Pour apprendre qu’il existe des règles pour vivre, d’abord en famille puis en société, et qu’il faut les respecter, un certain nombre de corrections m’ont été nécessaires pour y parvenir, il est vrai. Mais, après tout, les parents sont là pour éduquer, aimer et lorsque c’est nécessaire, remettre dans le droit chemin.

Illustr. : 1) Harcastle – 2) Loveqino

40 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Julie. J’apprécie votre récit pour plusieurs raisons. D’abord vous analysez avec finesse votre état d’esprit quand vous deviez être corrigée. Vos parents vous faisaient expliquer vous-même les motifs du châtiment que vous alliez recevoir.Ainsi celui-ci avait une portée éducative considérable.Ensuite vous décrivez les corrections que vous receviez avec avec une étonnante clarté. Pudeur d’une jeune adolescente; sévérité:la ceinture paternelle! Enfin la pénitence dans votre chambre… Tout cela vous a aidé à mûrir, à comprendre la nécessité de respecter des règles quand on vit en société ; bref : en un seul mot : éducation !Puisse votre récit éclairer celles et ceux qui, dans notre monde, cherchent le meilleur moyen de s’acquitter de cette difficile mission : ÉDUQUER ! CLAUDE.

    • Julie dit :

      Bonjour Claude.
      Merci de votre gentil commentaire.
      Ce témoignage est le dénominateur commun à tous les récits que j’ai publiés sur ce Blog. En écrivant, hormis le partage de mes frasques de jeunesse, je voulais aussi que mon expérience puisse servir à d’autres jeunes, afin qu’ils ne tombent pas dans les mêmes travers que moi.
      Amitiés.
      Julie

  2. Herbert1 dit :

    Bonjour, Julie,
    J’avais lu, apprécié et parfois commenté tous vos récits. C’est un vrai plaisir que de vous retrouver pour faire la synthèse de ces fessées reçues, pour en mettre en lumière en quelque sorte le fil directeur. Il y a presque toujours un cérémonial dans les fessées qui, paradoxalement, peut parfois avoir un côté rassurant: on sait à quoi s’attendre.
    Amicalement.

  3. Jean Philippe dit :

    Bonjour Julie,
    Tout comme vous, j’ai reçu les fessées les plus magistrales entre 12 ans et 15 ans durant la période où je me rebellais, mentais et insultais effrontément les adultes.
    Je me croyais invincible, mais je devais rapidement déchanter lorsque Maman entrait dans une colère noire. Elle ne mettait pas longtemps à me déculotter pour me corriger.
    J’avais beau prendre mes jambes à mon cou, elle me rattrapait vite, rapide comme l’éclair. Que pouvais-je faire face à ma mère dans la trentaine et de surcroît professeur de gym ? J’avais beau me débattre, rien ne pouvait l’empêcher d’arriver à ses fins.
    C’est à 15 ans que je pris conscience de mon attitude intolérable. La dernière fessée administrée devant ma meilleure amie d’enfance fut pour moi si humiliante que je devins enfin raisonnable. Je me revois cul nu, les fesses en feu, pleurant toutes les larmes de mon corps, me faisant sermonner par Maman devant mon amie de 14 ans.
    Aujourd’hui, je me dis que l’éducation stricte que j’ai reçue m’a permis de devenir un adulte responsable et attentif aux gens qui m’entourent.
    Je suis heureux qu’il en soit de même pour vous, chère Julie.
    Amitiés
    Jean Philippe

    • Julie dit :

      Bonjour Jean-Philippe,
      La période de l’adolescence est plus critique chez certaines personnes que chez d’autres. On ne saura jamais trop pourquoi ! Plusieurs facteurs semblent concourir à ce résultat. Je jalouse un peu celles chez qui ça s’est passé en douceur. On ne peut pas se glorifier d’avoir fait les 400 coups. Je me dis que si j’avais montré plus de maturité, l’éducation sévère n’aurait pas été utile. On pourrait croire que les filles sont sans histoire. La preuve que non…
      Amitiés.
      Julie.

      • Jean Philippe dit :

        Bonjour Julie,
        Il est vrai que l’adolescence est une période difficile à franchir. Mais, en général, les filles traversent mieux cette période que les garçons. J’ai pu le constater moi-même lorsque je l’ai traversée ; j’étais beaucoup plus instable que mes camarades  » filles ». Je pense qu’elles savaient s’arrêter à temps pour ne pas être punies sévèrement.
        Combien de fessées j’ai pu recevoir alors que mon amie d’enfance dont je vous ai parlée était rarement corrigée par sa maman. Elle était très mûre alors que j’étais encore un bébé vers l’âge de 13 ans.
        Amitiés
        Jean Philippe

        • Julie dit :

          Bonjour Jean-Philippe,
          Vous corroborez ce que j’évoquais dans mon commentaire, c-à-d que tout le monde ne traverse pas l’adolescence dans les mêmes conditions. Pourtant, on ne peut pas dire qu’avant l’adolescence j’étais particulièrement livrée à moi-même, ni même que mes parents aient été laxistes, mais la période était pour moi la fin de l’enfance et le début de l’ère d’adulte. Un âge ou je comptais m’assumer pleinement, où je me disais que mes décisions étaient les bonnes, puisque c’étaient les miennes et surtout, qu’on ne pouvait rien me dire. Cette période se situait entre 11 et 15 ans. On ne peut pas dire que l’on soit pleinement mature à cet âge. Je suis d’accord avec votre remarque, les filles sont en général plus vite mûres que les garçons.
          Amitiés
          Julie.

  4. Julie dit :

    Bonjour Herbert1,
    Quelle joie de vous retrouver, jeune homme ;-) Merci pour ce nouveau commentaire. C’est sympa de votre part. Merci également d’avoir lu et relu mes témoignages, jamais à mon avantage, d’ailleurs. J’en suis bien consciente.
    Il ne faut pas s’y tromper, car je n’y montre que des flashs précis de ma jeunesse, la facette la plus sombre, en fait. Mais toute mon enfance n’a pas été comme ça et depuis, ça a bien changé. Aujourd’hui, on aurait, je pense, du mal à se dire qu’il y avait cette Julie à l’époque (un peu comme si j’étais sortie de ma chrysalide).
    Le fil directeur était présent, vous avez raison. Contrairement à d’autres personnes de ce Blog, mes parents se sont toujours assurés de me corriger en privé, et c’était déjà assez pénible comme ça. Je suis consciente que ça aurait pu être bien pire, si je l’avais été en public. Certains m’ont dit que je l’aurais mérité, certes, mais ça ne s’est jamais produit. A posteriori, je ne sais pas si je l’aurais supporté. Après ça, quelle image aurais-je pu donner ? Cela aurait été des images indélébiles pour les spectateurs, comme un boulet traîné à vie pour moi.
    Le côté « rassurant », sûrement pas ! Pour chaque bêtise, il y avait 2 options, la main ou la ceinture et la gravité était toujours à la limite des 2, de façon à ce que je ne sache jamais ce qui allait tomber. Dès que je savais que j’allais être corrigée, j’étais saisie d’angoisse, mon coeur s’emballait et je souhaitais que ce soit la méthode la moins douloureuse qui soit choisie. Je guettais le moindre geste de Papa. Si par malheur, il portait la main à sa ceinture, là, je savais que j’allais morfler ! Généralement, mes larmes commençaient à couler avant même la première cinglée, comme si le ciel me tombait sur la tête. Ce n’était pas une preuve de courage, je sais, mais connaissant l’effet des morsures de la lanière sur mes fesses, je ne pouvais pas me retenir
    La pire de toutes ms corrections fut la dernière reçue… Mon arrière train était dans un tel état qu’il me fallut quelques jours pour m’en remettre. Mais bon, je l’avais mérité, mais sur le moment on ne voit pas les choses sous cet angle et toute punition parait bien exagérée, surtout du haut de mes 15 ans où je m’imaginais adulte et à l’abri de ce genre de correction. J’aurais dû savoir que tant que je vivais sous le toit de chez mes parents, je devais me conformer aux règles en vigueur et de ne surtout pas en faire qu’à ma tête, ma marque de fabrique de l’époque ! et encore un peu maintenant… (On ne change jamais vraiment, le caractère reste.)
    Amitiés.
    Julie.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour Julie,
      Il est vrai que j’ai longtemps brillé par mon absence, mais cela ne m’empêchait pas de rester en phase avec vos récits que je lisais et relisais sans jamais me lasser. Et au cœur desquels je trouvais toujours de nouveaux sujets de méditation.
      Sans doute si vous n’êtes plus aujourd’hui la Julie que vous étiez à l’époque, les fessées que vos parents vous ont administrées y sont-elles pour beaucoup. S’ils vous avaient laissée livrée à vous-même, vous auriez très vraisemblablement couru à la catastrophe.
      Par expérience, je peux vous dire que les fessées données devant des tiers sont particulièrement mortifiantes. On donne involontairement barre sur soi à ceux qui y ont assisté. Chaque rencontre avec eux ravive le souvenir et la honte. On est de surcroît exposé à ce qu’ils racontent autour d’eux, avec délectation, ce qu’ils ont vu. Il y a un effet traînée de poudre qui peut vous tomber dessus au moment le plus inattendu. Du coup, la perspective d’être amené à recevoir une fessée en public est très dissuasive. Et, par le fait même, très efficace.
      En ce qui concerne le côté « rassurant », il existait pour moi dans la mesure où, même si c’était une redoutable épreuve, je savais à quoi m’attendre. Il n’y avait pas vraiment de surprise. D’inattendu. Ou très rarement. Les choses se passaient toujours peu ou prou de la même façon. Selon un cérémonial bien établi. Ce qui m’aurait paru très angoissant, c’était de me trouver devant l’inconnu. Sans savoir à quoi je devais m’attendre.
      Votre dernière fessée vous a laissé un souvenir très vivace. Sans doute assurément d’abord parce qu’elle a été très « appuyée » et que vous en avez gardé les stigmates plusieurs jours durant. Mais aussi peut-être (il n’y a que vous qui puissiez le dire) parce que vous avez eu le sentiment de la mériter un peu plus encore que les précédentes. Et puis il y a aussi l’âge auquel vous l’avez reçue. À 15 ans on est formé(e) et la pudeur en prend un coup. Mais au-delà de cet aspect-là, c’est un âge où on se veut déjà adulte. Il est donc particulièrement mortifiant de se voir traité en enfant. Et je peux vous assurer que plus on avance en âge et plus on se sent profondément vexé surtout si on doit reconnaître, tout au fond de soi-même qu’on s’est effectivement comporté comme un enfant.
      Amicalement.
      Herbert1

      • Jean Philippe dit :

        Bonjour Herbert1,
        Je suis parfaitement d’accord avec vous. On a beau grandir sur le plan physique, si le psychique ne suit pas on se sent honteux d’être puni comme un enfant. Je ne comprenais pas pourquoi Maman s’obstinait à me donner des fessées à 14 ou 15 ans. Plutôt chétif, je ne pouvais rien faire face à la détermination de ma génitrice. Si je n’avais pas pris conscience de cette humiliation d’être déculotté et fessé devant tout le monde, je pense que ma mère m’aurait corrigé de cette façon encore de nombreuses années (la majorité étant de 21 ans à cette époque).
        Cordialement,
        Jean Philippe

        • Herbert1 dit :

          Bonjour Jean-Philippe,
          C’est un peu une constante en effet, à l’adolescence, que de se vouloir plus « grand » qu’on ne l’est en réalité. Se faire fesser quand on l’a mérité, c’est alors effectivement extrêmement mortifiant. Vous mettez l’accent sur l’aspect physique de l’adolescent que vous étiez. Pour ma part, c’était un peu différent : ce qui m’a « obligé » à accepter ces corrections jusqu’à un âge avancé, c’est à la fois l’ascendant que l’éducation avait fait prendre à mes parents sur moi (on ne va pas contre la volonté de ses parents), l’habitude (ça avait déjà eu lieu et été accepté tant de fois que se rebeller aurait été incongru. Je l’ai fait une fois : mal m’en a pris), et le sentiment d’être en faute (ce pour quoi j’étais essentiellement corrigé était justement ce dont j’aurais voulu de moi-même me défaire sans y parvenir.
          Amicalement.
          Herbert1

      • Julie dit :

        Bonjour Herbert1,
        La personne que je suis devenue est le résultat de quelques facteurs : les principes de base que m’ont inculqués mes parents (entre autres : respect, courage, effort, honnêteté) mais aussi la réflexion avant d’agir. Sur le dernier point, mon adolescence en a été privée, ce qui m’a poussée à agir à la légère. Le discernement est d’importance pour séparer le bien du mal. Mes punitions ont été données pour que je trouve, à tout prix, cette qualité morale. On pourrait l’accepter d’un petit enfant, pas d’un ado.
        Il est clair que si rien n’avait été fait pour redresser la barre, mes bêtises auraient pu être de plus en plus grosses ou peut-être pas. Mais en les corrigeant, mes parents ont certainement voulu étouffer dans l’œuf toute possibilité de dérives plus graves. On ne sait jamais comment ça peut tourner.
        Pris unitairement, vous l’avez lu, mes frasques ne sont pas celles d’une délinquante, tant s’en faut, mais tout de même, on ne sait jamais.
        En ce qui concerne les fessées en public, ça doit être humiliant au possible, car c’est comme un boulet que l’on traîne à ses pieds toute sa vie, surtout si elles ont été données à un âge avancé. La seule fessée en public que j’ai reçue l’a été devant mes petites cousines et j’avais 12 ans. A chaque fois que je les vois, il y a une petite sonnette qui tinte dans ma mémoire et qui me dit, se rappellent-elles encore du spectacle que j’ai donné ? Car elles avaient l’air de bien s’amuser, les deux chipies !…
        A 12 ans, on est en presque formé et sous la douleur des claques, on est amené à s’abandonner et tout ce que la décence ordonne de cacher, est mis à découvert… Nous étions entre filles, certes, mais c’est super vexant, surtout en y pensant à posteriori. C’est lorsque j’ai vu les contorsions de ma cousine que je me suis aperçue de l’impudeur que j’avais moi-même offerte.
        Je suis d’accord avec vous, lorsqu’on se considère adulte, il est toujours assez dégradant qu’on vous rétrograde au niveau d’un enfant, ce qui revient à dire qu’on n’a pas le niveau requis et notre ego en prend un sérieux coup.
        Pour ma dernière fessée, vous avez raison : elle est ma plus mauvaise expérience, bien que les autres ne soient pas à porter à ma gloire. Pour la pudeur, c’est toujours embarrassant d’être vue nue. Mais je relativise ça, car je n’étais que devant mes parents et ce n’était pas la seule fois que je me trouvais dans cette situation… Ma pudeur devant mes parents n’avait rien de « prude ». Je ne m’étendrai pas sur le sujet, mais ils me voyaient nue en d’autres circonstances.
        Effectivement, ça a été, assurément, ma plus grosse bêtise, enfin celle qui a mis mes parents le plus en porte-à-faux. Ils étaient super gênés devant leurs amis. Je n’étais pas mieux non plus, lorsque j’ai dû reprendre le travail après. Je me souviens du regard fuyant que j’avais, pour ne pas croiser leurs regards. Je les ai revus, chez mes parents, il y a 2 ou 3 ans et je détournais le regard à la moindre occasion ou bien je me trouvais une activité à faire dans la maison. La honte était encore présente. Les voisins les plus proches de chez mes parents ont déménagé et eux, je pense qu’ils ont entendu les claques et mes hurlements. Je tente de me rassurer et d’imaginer qu’ils étaient absents et n’ont rien entendu, mais même fenêtre fermée, les cris de quelqu’un s’entendent, alors comme il faisait chaud… Et à la façon dont ils me regardaient après !
        Amitiés
        Julie.

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Julie,
          Il est effectivement impossible de savoir ce qu’il en aurait été si on n’avait pas reçu une éducation exigeante. On ne peut que faire des supputations à partir de ce que l’on voit autour de soi, de la façon dont ceux qui ont reçu une éducation laxiste ont « tourné ».
          Assurément, les corrections en public constituent une redoutable épreuve. D’abord par la présence effective de ceux qui y assistent (surtout s’ils sont plus jeunes, voire beaucoup plus jeunes. Surtout aussi s’il s’agit de « spectateurs » de l’autre sexe). La honte d’être déculotté (ou de devoir le faire) s’ajoute à celle de s’être mis en situation d’avoir mérité de recevoir une fessée. Pour peu que la fessée soit sévère, parce que la faute a été grave, on ne va pas pouvoir s’empêcher de crier et de gigoter, ce qui vient encore renforcer le sentiment de honte. Quel spectacle on offre alors ! Et on n’en a pas fini. Parce que, dans l’immense majorité des cas, on est amené à côtoyer ceux devant lesquels cette fessée a été donnée. Et le sentiment de honte ressuscite à chaque fois. On est obligé d’y penser. Et on sait qu’ils ou elles ne peuvent pas ne pas y penser. Et ça peut durer des années.
          Vous avez conservé un souvenir cuisant de la fessée que vous avez reçue devant vos cousines, réactivé chaque fois que vous vous retrouvez en leur présence. Vous êtes très mal à l’aise devant les amis de vos parents qui, eux, pourtant, n’avaient pas assisté à votre mémorable correction. Quant à vos voisins, vous espérez de tout cœur qu’ils ne se soient rendu compte de rien alors même que, de votre propre aveu, c’est très vraisemblablement le contraire qui s’est produit.
          J’ai, moi aussi, des souvenirs-phares : une fessée amplement méritée reçue, à 11 ans, devant mes cousines. Une autre, particulièrement éprouvante et tout aussi méritée, reçue, à 15 ans, devant des gamines de 11 ans. Elles m’ont accompagné tout au long de ma vie. Mais il y en a eu d’autres dont j’avais totalement effacé le souvenir, dont je ne voulais pas me souvenir et que j’ai vues tout récemment ressurgir dans ma mémoire avec stupéfaction. Je les avais totalement occultées. Et maintenant qu’elles me sont revenues, je comprends pourquoi.
          Amicalement.
          Herbert1

          • Julie dit :

            Bonjour Herbert1,
            Vous peignez remarquablement la situation où l’on doit affronter seule la fessée déculottée devant des tiers. A cet instant, l’esprit est complètement embrumé dans tout un tas de sentiments et de pensées sombres. S’il y a dans l’assistance des plus jeunes ou des personnes de l’autre sexe, alors c’est une peine supplémentaire. Dans ces moments, on ne pense pas vraiment à l’image que l’on donne, tant on est concentré sur la douleur irradiante et tant pis pour le reste. Ce n’est qu’après coup que l’on réalise le piètre spectacle que l’on a donné. Et après… En effet, vous l’avez vécu, c’est la honte qui prédomine quelle que soit la situation. Mais il faut faire avec. Se persuader qu’ils auront oublié, bien que ce ne soit pas le cas ou espérer qu’ils se disent « ça, c’était avant ». Que peut-on faire d’autre ?
            Il serait intéressant que vous nous racontiez les situations que vous avez vécues. Instructif pour tout le monde, je pense. Le Blog est plein de ce genre de petits moments piqués sur le vif, avec sentiments, remords, les suites, la façon dont ça s’est produit.
            Et puis il y a des souvenirs enfouis qui refont surface sans que l’on y prenne garde.
            Prochainement, je vais raconter une série de moments piquants qui, sans être de la gravité des séquences déjà sur le Blog, sont des moments qui sont gravés en moi et que je souhaiterais partager avec d’autres personnes qui ont vécu les mêmes dérives que moi, à un âge ( l’adolescence ) où la sagesse devrait pointer le bout de son nez. Chez certains, ce n’est pas encore le cas.
            Amitiés.
            Julie

      • Alain dit :

        Parmi ces échanges très pertinents, celui d’Herbert1 me semble rendre compte parfaitement et d’une façon constructive de l’état d’esprit d’un ado soumis à un châtiment corporel, un âge où tout est plus intense donc plus marquant. Il est clair qu’il rejoint en tous points le vécu de Julie tel qu’elle l’exprime avec clarté et sans détours dans ces différents témoignages. Là, on est clairement dans le réel, d’où l’intérêt de ces analyses personnelles en lien avec ce que nous en dit Jean-Philippe concernant, par exemple, le prolongement dans sa vie actuelle de ces souvenirs de fessées d’enfant et d’adolescent.

        • Jean Philippe dit :

          Bonjour Alain,
          Puissent ces échanges pertinents faire venir de nouveaux contributeurs sur ce blog pour l’enrichir. Qu’ils n’hésitent pas à témoigner de leur adolescence, même si c’est parfois douloureux d’en parler. Croyez-moi, c’est très bénéfique de conter ses histoires personnelles à des personnes qui ont vécu les mêmes punitions à l’adolescence.
          Cordialement,
          Jean Philippe

          • Herbert1 dit :

            Bonjour, Jean-Philippe,

            C’est sans nul doute bénéfique. Mais, comme vous le dites, pas forcément facile. Pour toutes sortes de raisons. Il faut du temps pour se décider à sauter le pas.
            Amicalement.
            Herbert

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Alain
          Assurément, je me sens en phase avec les souvenirs de Julie. Et pourtant il y a des dizaines d’années entre les siens et les miens. J’ai un peu l’impression qu’on a vécu la même chose. Ou, plutôt, qu’on a ressenti la même chose.
          Amicalement

  5. Marco dit :

    Quels échanges élevés ! on croirait lire un article d’une revue culturelle portée sur la psychologie.
    c’est ce qui fait l’intérêt de ce blog que ces échanges de haute tenue.

    marco

  6. Herbert1 dit :

    Bonjour Julie,

    En effet, c’est avec le recul que la honte apparaît en toute lumière. Sur le moment, on est dans un état de sidération. On est effectivement, comme vous le dites, concentré sur la douleur ressentie et j’ai envie de dire que, d’une certaine façon, on s’efforce de s’évader de soi-même. Comme si ce n’était pas à soi que cela était en train d’arriver. Avec plus ou moins de succès. Ce n’est qu’après qu’on reconstitue la scène avec les éléments épars dont on dispose. L’imagination peut d’autant plus prendre son élan qu’on n’a généralement pas vu grand-chose. On avait la tête baissée vers le plancher. On a parfois pu, en la relevant, surprendre un regard, un sourire qui ont très vite incité à la rebaisser. Quant à ceux qui étaient derrière, ben… ils étaient derrière justement. On ne peut que supputer, par la suite, leurs réactions. Il ne reste plus qu’à vivre, des mois, voire des années durant avec cette fessée. Et la honte.
    Je suis ravi de pouvoir lire prochainement de nouveaux récits de vous. Ils me parlent toujours énormément.
    Quant à sauter le pas, en ce qui me concerne, j’y songe de plus en plus.
    Amicalement.
    Herbert1

    • Julie dit :

      Bonjour Herbert1,
      Analyse très juste, comme d’hab, de la situation avec les sentiments partagés sur le vif ou a posteriori et tout ce que ça comporte. On n’en sort pas vraiment grandie. Je dois même dire, qu’on n’en mène pas large et on fait moins la mariole. On se sent avoir été ridiculisée, car notre posture impudique n’est pas tout à notre avantage, les fesses à l’air, trépignant à chaque claquée, en pleurs et poussant des cris. Notre fierté en prend un sacré coup au passage. Comme vous dites si bien, après, on ne maîtrise plus la situation, elle nous échappe complètement, ce qui la rend plus pénible encore, car quoi qu’on fasse, elle restera indélébile dans les esprits des spectateurs.
      Amitiés.
      Julie

      • Herbert1 dit :

        Ce qu’attend d’une fessée celui ou celle qui la donne, c’est, je crois, avant tout qu’elle soit efficace. Qu’elle fasse passer l’envie de recommencer. Elle l’est, évidemment, en partie par la douleur à laquelle on n’a pas du tout envie de se trouver à nouveau exposé(e), mais elle l’est surtout par la honte. Et la honte provient surtout, me semble-t-il, du décalage entre ce qu’on voudrait montrer (faire croire) que l’on est et la réalité de ce que l’on est vraiment. Je voulais projeter de moi l’image de quelqu’un d’honnête et voilà que je suis puni pour avoir volé. De quelqu’un de franc et j’ai menti. De quelqu’un de travailleur et on me reproche ma paresse. Je voulais être adulte aux yeux de tous et on est obligé de me traiter comme un enfant. Je me prétendais courageux et voilà que, sous les claques ou les coups de martinet, en plus, je pleure, je crie et je trépigne. Je suis lamentable. J’apparais dans toute la nudité de ce que je suis et de ce que je ne voulais pas qu’on sache que j’étais. C’est ça qui est humiliant. Et plus les spectateurs sont nombreux, plus ça l’est. C’est en cela aussi que la nudité physique, lors de la fessée, est beaucoup plus mortifiante que la nudité qui peut éventuellement survenir dans d’autres circonstances. C’est qu’elle n’a pas le même sens. C’est au fond que, quand on te déculotte, ou qu’on t’oblige à le faire, ce n’est pas seulement ton corps qu’on t’impose de montrer, c’est toute la réalité de ce que tu es. En entier. Et que tu ne voudrais pas que l’on voie. Tu montres effectivement TOUT.
        Amicalement.
        Herbert

        • Stéphanie dit :

          Bonsoir Herbert, je suis d’accord avec vous. Surtout en grandissant, quand on est fessée devant des plus jeunes. Ma mère se moquait éperdument qu’il y ait du monde ou pas, jeunes ou pas, et que je les connaisse ou pas. Elle me déculottait, quels que soient les vêtements que je portais, et les claques étaient administrées avec sévérité sur mes fesses nues et exposées au regard. C’était vraiment cette honte qui me calmait en fait. Surtout à un âge avancé, comme à la supérette ou en présence d’invités…

          • Herbert1 dit :

            Bonjour, Stéphanie,
            Vous avez tout à fait raison. C’est la honte qui constitue le socle sur lequel repose l’efficacité de la fessée. Plus on avance en âge et plus cette honte est intense. Jusqu’à quel âge, pour votre part, avez-vous été publiquement punie ? Pendant près de quarante ans j’ai entretenu des correspondances et recueilli des témoignages, d’abord sur minitel, puis sur internet, concernant la fessée. Il est clair pour moi que, surtout dans les années 40-50, la fessée était donnée jusqu’à un âge très avancé. Mais pas très souvent en public. Ou bien alors dans le cadre familial (restreint ou élargi).
            Amicalement.
            Herbert1

          • Marco dit :

            Bonjour Stéphanie,
            Oui, il y a de quoi être impressionné à continuer de recevoir la fessée à un âge où l’on estime ne plus y être soumis.
            Ce qui pouvait désarçonner un jeune, c’était de voir la détermination de l’adulte à vouloir nous l’administrer quels que soient les lieux ou les circonstances.
            La personne qui allait nous punir s’en accommodait pour se concentrer uniquement sur sa tâche et peu lui importait comment nous étions habillés. Nos vêtements finissaient par céder sous de ses doigts agiles. Et nos fesses que nous aurions voulu protéger plus que tout se révélaient honteusement nues aux regards et des paumes vengeresses.
            Et la honte multipliée par toutes les étapes de ce préambule culminait lors de l’exposition et de la mise en posture. Avant même la claquée s’annonçant douloureuse et pénible nous avions conscience d’être comme une victime expiatoire destinée à prouver la valeur éducative de la méthode.
            Bien à vous.

            marco

          • Julie dit :

            Salut Stéphanie.
            Ayant lu tes témoignages, il apparaît que ta Maman était d’une redoutable sévérité. Et justifiée à mon sens au vu des bêtises faites. Lorsque les réprimandes ne suffisent plus, il faut passer aux punitions qui font comprendre qu’il y a des limites à ne pas dépasser. C’est un principe de base de la vie en société.
            Pour l’épisode de la supérette, là, ce fut la honte totale pour toi. Je pense que ça a dû te marquer l’esprit. Et les spectateurs ont dû se « régaler », car ce n’est pas tous les jours qu’on peut assister à telle punition. Je ne sais pas si tu revois certains des protagonistes, mais il est clair que la première chose à laquelle ils pensent est de se remémorer les scènes de cette fessée. Et même si tu es vêtue (cette fois), ils t’imaginent dans une tout autre tenue… Ce sont des images qui restent. A ta place, je ne pense pas que j’aurais revu mes copains avant un sacré moment. Je n’aurais pas supporter leurs regards allumés ou leurs sourires ou messes basses entre eux.
            Je comprends tout à fait que ça puisse te calmer. Mais ça en calmerait plus d’un !
            Bises.
            Julie

        • Julie dit :

          Bonjour Herbert1,
          Commentaire claquant comme un coup de fouet, avec d’imparables arguments. Oui, tout y est. J’adore votre façon de voir les choses, car c’est tout à fait vrai. Nous sommes sans défense et tout notre être est livré, offert. Le côté sombre est à présent mis à nu. Ce que l’on voulait dissimuler. Tout le monde possède sa part d’ombre. Celle que l’on cache pour paraître dans la « bonne norme » de la société. Ça, c’est pour la partie comportementale et il y a la partie physique. Sous des vêtements, on peut paraître celui ou celle que l’on souhaite, tandis que ces mêmes vêtements retirés, il n’y a plus de cachotteries, tout est exhibé, et ça prend une tout autre tournure. Pensez donc aux châtiments corporels de l’ancien temps où le ou la condamnée était dénudé(e) entièrement et était fouetté(e) devant la ville entière qui se délectait de ce spectacle ! Quel visage montrait cette personne ? Son être était exhibé, avec sa faute et ce qu’elle cachait sous des vêtements… Et quelle image donnait-elle après, devant ses voisins, ses amis, sa famille… C’est tout cela qui fait que la punition corporelle est mortifiante.
          Amitiés.
          Julie

          • Herbert1 dit :

            Bonjour, Julie,
            Merci de votre appréciation. Je sais que, souvent, nous partageons une même vision des choses. Et en parler, échanger permet d’affiner sa réflexion. De faire naître de nouvelles perspectives. Ou encore de ramener à la surface des souvenirs qui se dérobaient. Ce devait être assurément une redoutable épreuve, sous l’Ancien Régime, pour les condamnés que d’être mis à nu et fouettés en public. La honte ressentie devait les habiter pendant des années et des années. Et quand bien même ils seraient parvenus, par moments, à l’oublier, une rencontre, un lieu, une réflexion leur remettaient la tête dedans. Ils devaient certainement tout faire pour ne pas retomber dans les mêmes errements. Peut-être que, pour certains d’entre eux, reconnaître, en leur for intérieur, qu’ils avaient tout compte fait mérité ce qui leur était arrivé était-il un moyen de pactiser un tant soit peu avec la honte. Mais que dire alors de ceux qui étaient publiquement corrigés tout simplement parce qu’un puissant en avait décidé ainsi ? Comme ce fut le cas, par exemple, de Caroline de Rozen, fouettée, sur ordre de Madame Du Barry, par quatre femmes de chambre, en présence de Louis XV, dissimulé derrière une tenture.
            Amicalement.
            Herbert1

          • Marco dit :

            Bonjour Julie,
            Votre allusion aux châtiments corporels publics des temps anciens me rappelle d’abord une image : le châtiment des adultères, qui m’avait beaucoup troublé.
            Elle représentait un couple, jeunes homme et femme, obligés de courir courant nus dans une rue bordée de monde pour les regarder et visiblement les insulter et manifester leur colère et leur désapprobation.
            Les malheureux coupables semblaient dépassés par les événements et emportés vers un destin donc ils ne devinaient peut-être pas l’issue. Le jeune homme avait le visage hagard, les yeux écarquillés et il avançait comme mû par une force qui le propulsait malgré lui. La jeune femme le suivait prise en pleine course cheveux ébouriffés, cuisses en ciseaux, seins ballotants.
            Derrière eux se tenaient les bourreaux, deux hommes robustes, visages dissimulés sous d’amples capuches, chacun armé d’un fouet dont la mèche lacérait les dos des condamnés.
            Où les menaient ils ? Sans doute vers la grand place pour y subir devant la foule le supplice infâme de la flagellation dont on voyait le préambule.
            Ce qui m’impressionnait c’était la haie que formait la foule pour invectiver les coupables en sachant qu’ils étaient condamnés à recevoir le fouet en public, ce qui est bien autre chaise qu’une simple fessée au martinet.
            Et je me réjouissais de n’avoir pas vécu à cette époque ! Et si de nos jours les délinquants subissaient le même sort ?…

            marco

      • Jean Philippe dit :

        Bonsoir Julie,
        En lisant votre commentaire destiné à Herbert1, je me revois comme vous, vulnérable, couché sur les genoux de Maman, recevant des claques virulentes sur chacune de mes fesses. J’avais beau gigoter, pleurnicher pour l’attendrir, l’instant d’après, je ne maîtrisais plus rien et criais de douleur dans d’énormes sanglots.
        Maman me releva et c’est là où la honte surgit. N’ayant plus aucune force, j’exposais ma nudité à toute les personne présentes. Comme vous le dites si bien, à cet instant la situation nous échappe totalement.
        Je n’avais plus 13 ans ou 15 ans. J’avais l’impression d’être à nouveau un tout petit garçon que Maman reculotte parce que je n’ai plus aucune énergie. Il m’est arrivé de me faire traiter de Bébé Cadum par mes camarades.
        Amitiés,
        Jean Philippe

        • Herbert1 dit :

          Bonjour, Jean-Philippe,

          Je suis curieux, mais… quelles étaient les raisons pour lesquelles votre mère vous administrait ces retentissantes et mortifiantes fessées. Et quelles étaient les personnes devant lesquelles cela se produisait ?
          Amicalement.
          Herbert1

          • Jean Philippe dit :

            Bonjour Herbert1,
            Ces fessées magistrales étaient essentiellement administrées à cause de mes mensonges éhontés et mon insolence dans certaines réponses.
            Elles m’étaient données en public (dans la cour de mon immeuble ou bien devant mes camarades de lycée). Maman ne différait jamais les fessées et se moquait du lieu ou des personnes présentes, ce qui, bien entendu, augmentait mon sentiment de honte. J’avais beau la supplier, rien n’y changeait. Je me retrouvais rapidement les fesses à l’air pour recevoir un châtiment exemplaire.
            Amicalement
            Jean Philippe

  7. Marco dit :

    Que c’est bien dit ! Chapeau !
    Ce qui expliquait pour beaucoup de punis cette ultime hésitation avant de baisser slip ou petite culotte ou l’envie de les retenir et ce quel que soit l’âge,
    car enlever ce dernier voile c’est faire cesser la dissimulation qui n’a que trop duré. Ce n’est pas un fessier lambda qui apparaissait mais le sien avec toute son intimité et il « parle » et trahit la peur et les réactions personnelles du coupable.
    cordialement

    marco

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Marco,
      En effet ! Quelle honte de se faire retirer son slip devant tout le monde. Ce dernier rempart ôté, on se sent si vulnérable que l’on perd toute l’énergie qui nous reste.
      J’ai tenté de nombreuses fois de m’opposer au déculottage, malheureusement sans succès. Lorsqu’elle saisissait l’élastique de mon slip  » Petit Bateau », c’en était terminé . J’étais littéralement anéanti, impuissant face à sa détermination d qui pouvait alors me fesser de bon coeur.
      Cordialement
      Jean Philippe

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Marco.
      Le point que vous soulevez me semble primordial. Ce n’est pas du tout la même chose de devoir se déculotter soi-même ou de l’être par la personne qui va punir. Dans le premier cas, on accepte docilement la fessée méritée. On s’en fait en quelque sorte bien malgré soi le complice. Dans le second on peut se donner l’illusion, plus gratifiante pour l’amour-propre, qu’on est « forcé ». Même si en fin de compte on n’avait pas vraiment le choix.
      Amicalement.
      Herbert1

      • Marco dit :

        Merci Herbert pour votre réponse si rapide. Je constate que pour vous tout est dans la nuance. En effet ce n’est pas la même chose : en se déculottant soi-même on aide la personne et on va presque au devant de la punition alors que lorsque c’est elle qui vous déculotte on est entièrement passif et infantilisé. L’amour-propre est peut-être moins écorné si réticent ou résistant au déculottage on y est contraint physiquement. Le résultat est le même mais l’on peut tirer une petite fierté d’avoir dû livrer ses fesses mais de haute lutte !
        Ensuite vient la fessée mais c’est une autre affaire.
        Amicalement

        marco

  8. Marco dit :

    Bonjour à tous,
    Je relis votre discussion intense et suivie de ces derniers jours et je vous rejoins parfaitement sur ce que vous avez analysé et exprimé. Je me permettrai si vous le voulez bien de rajouter quelques remarques liées à ma propre expérience.
    De prime, la fessée administrée à des adolescents pourrait paraître paradoxale, cette punition étant plutôt destinée aux enfants (grosso modo entre 5 et 11 ans) qui ne peuvent s’y soustraire compte tenu de leur âge et du fort ascendant moral et affectif que leurs parents ont sur eux. C’est aussi la période où l’on apprend que nos bêtises, lorsque avertissements, remontrances et sanctions plus légères n’y font rien, seront plus sévèrement punies, la fessée reste l’argument percutant capable de les remettre sur le bon chemin.
    Appliquée « dans les règles de l’art » c’est une forme de punition dont on se souvient car elle est vécue intérieurement, surtout si elle a lieu en public, et pour beaucoup, le plus cher désir est d’en éviter le renouvellement.
    C’est ainsi que l’autorité parentale use de cette motivation filiale qui a des chances de se raccorder au souvenir désagréable de la fessée chaque fois que la conduite fléchit, surtout chez les enfants entêtés dont le souvenir ou la menace s’émoussent et qui ont besoin d’un rappel à l’ordre sur leurs fesses s’ils s’ingénient à répéter leurs sottises.
    Ainsi au seuil de l’adolescence l’enfant devrait pouvoir parer les multiples dangers et gravir d’un pas serein les échelons vers la vie d’adulte. Normalement, à 12-13 ans voire plus, le souvenir des fessées pas si lointaines devrait agir comme un voyant rouge pour l’aider à ne pas dévie de la ligne de conduite tracée.
    Alors que l’adolescent a largement passé l’âge de raison, comment se fait-il qu’il retombe dans des travers ou des comportements de petit enfant ? Il n’aurait donc rien retenu ? Les fessées n’étaient-elle pas assez sévères pour être réellement dissuasives ? Alors pourquoi certains adolescents flanchent ils ?

    Il se peut que les fessées reçues n’aient pas été accompagnées de l’indispensable travail sur soi à travers la discussion parentale et l’explication des motifs du choix de cette punition.
    Prolonger ce mode de punition à la fois afflictive et honteuse chez de grands ados implique de revoir son « cadre d’emploi » en admettant que la fessée convient à une plus grande classe d’âges passée celle où elle est communément admise, même si elle semble incongrue voire anachronique
    La honte et la douleur ainsi infligées peuvent déboucher sur de plus grands remords car c’est l’image de soi que l’on projette alentour, surtout si la fessée est publique et que la honte ressentie est plus intense.
    Merci Herbert pour vos descriptions car je m’y retrouve. Merci Julie pour votre introspection qui me permet d’un peu mieux comprendre ce que pense une fille punie. J’y retrouve aussi votre rigueur morale fruit de cette éducation.
    J’apprécie vos récits mais j’ai aussi retenu dans vos échanges de commentaires avec des amies d’ici votre souhait de mesures « musclées » pour punir des adultes délinquants : fessées, fouettées en place publique. Merci enfin à Jean-Phi pour ses remarques posées et néanmoins de désarmantes naïveté
    A vous lire,

    • Julie dit :

      Bonjour Marco.
      Que de bons commentaires et de fines analyses qui agrémentent mon témoignage ! C’est un véritable feu d’artifice. Merci à tous, j’en suis toute émue !
      La maturité d’une personne dépend de son vécu, de son éducation permissive ou pas, de ses relations. L’âge de raison n’est que théorique et varie d’un ado à l’autre ou d’un enfant à l’autre. Je vais tenter d’illustrer par rapport à mon cas personnel, ce sera plus simple.
      Je suis fille unique, la petite chérie et gâtée de mes parents. Et une fille avec du caractère. Lorsque j’ai une idée en tête, j’ai l’habitude d’aller jusqu’au bout. C’est une de mes forces mais une de mes faiblesses, ce qui fait, que tant que je ne suis pas allée au bout de mon idée, j’ai un sentiment de déception. Les bêtises suivies de disputes, de réprimandes se sont enchaînées mais les fautes ont été rapidement oubliées, par contre mon caractère, lui, n’a pas changé.
      Il n’y a pas que la ténacité pour me jouer des tours. Il y a également le fait de ne pas anticiper les conséquences. C’était aussi un des aspects de mon jeune esprit immature qui a fait que les bêtises sont arrivées. J’avais une idée, je la trouvais bonne et je la mettais en œuvre, sans autre réflexion. Le manque d’anticipation coûte cher. Même avec les fessées qui avaient t puni mes bêtises antérieures, ce schéma de base restait. A chaque fois, je m’en voulais de ne pas avoir mieux réfléchi, mais à la situation suivante, je reproduisais ce travers.
      Plus âgée, j’ai finalement eu cette capacité de réflexion, mais l’envie de faire était tellement fort que même volontairement, j’occultais la notion de l’interdit et le fait que ça puisse mal se passer.
      Tout ça pour dire que, pour moi, les corrections, sanctionnaient la bêtise passée. Ne dit-on pas chasser le naturel, il revient au galop ?
      Amitiés.
      Julie

      • Marco dit :

        Bonsoir Julie,
        Merci de m’avoir répondu si finement. Il est difficile de lutter contre soi-même bien que l’on connaisse ses propres défauts. On se dit que la prochaine fois on saura se reprendre avant la mauvaise attitude ou le mot de trop, mais chaque situation est différente donc on ne peut pas toujours calquer la solution de la veille et l’appliquer à celle d’aujourd’hui. Et, si les faits se ressemblent au point de faciliter la « correction de trajectoire » l’auto vigilance du départ est oubliée dans le cours de l’action ainsi que les bonnes résolutions et l’on « retombe dans le panneau »! L’adulte devra, pour notre bien, une nouvelle fois remettre l’ouvrage sur le métier, le polir, le façonner, et le parachever en gratifiant nos fesses nues de la leçon à retenir.
        Vous méritez ces bons commentaires (moi je ne suis qu’un intrus)
        Amicalement,
        marco

  9. Jean Philippe dit :

    Bonjour cher Marco,
    Comme vous avez raison! Lorsque vous parlez de mes remarques désarmantes de naïveté. Ma spontanéité me joue souvent des tours surtout auprès de ma compagne.
    Elle me dit : »Te rends tu compte de ce que tu viens de dire, as tu réfléchi aux conséquences de tes propos ? »
    C’est ainsi qu’à 67 ans, je reçois toujours de belles fessées déculottées par ma compagne. Mais ça , vous le savez déjà !
    Amicalement
    Jean Philippe

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775