La fessée appliquée

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Les bêtises de Julie : des limites aux caprices

Ryoko

par Julie

Voici un nouvel épisode de mon adolescence dissipée, où une situation qui se voulait être banale au départ a rapidement dégénéré en une fessée magistrale.

J’avais 12 ans, âge où les adolescentes font leur crise identitaire, c’est-à-dire la sortie de l’enfance et l’antichambre de l’âge adulte. Une période souvent bien compliquée à gérer pour les parents, qui doivent être les garants de l’éducation, et aussi pour l’adolescente qui veut affirmer sa personnalité.

Mes parents ont toujours eu un regard attentif sur mon équilibre physiologique. Ce principe m’interdisait de me coucher tard durant la semaine et mes devoirs devaient être terminés avant le repas et ne pas déborder sur les heures de repos. Telle était la règle imposée pour rester concentrée toute la journée.

Durant cette première phase de l’adolescence, j’étais tête en l’air et les études n’étaient pas toujours ma priorité (voir mon précédent récit « dérives scolaires sanctionnées »), d’où la mise en place d’usages pour mettre toutes les chances de mon côté en vue de la réussite de mes études. Maman étant dans l’enseignement, constante était sa vigilance sur mon cursus scolaire.

Un soir après le dîner et peu de temps avant l’heure du coucher, j’avais commencé à regarder un film à la télévision pendant que mes parents rangeaient la cuisine. Quand ils eurent fini, ils me rappelèrent qu’il était l’heure d’aller au lit. Je devais me lever tôt pour aller au collège.

Très contrariée alors que j’étais déjà prise par le film, je piquai une colère exigeant de rester jusqu’à la fin du film. Calmement, Maman me rappela les règles de la maison et me subtilisa la télécommande pour afficher une autre chaîne, ce qui accrut mon caprice : « je ne pouvais jamais rien voir à la télévision, ce n’était pas normal, etc. » Sans se départir de son calme, ma mère resta ferme.

« Allez, ma chérie, dis au revoir à Papa et va te coucher. »

Elle m’embrassa affectueusement mais je ne cédai pas. Je quittai la pièce sans saluer mon père tout en maugréant, que je n’étais pas d’accord, que je n’étais plus un bébé, que mes copines pouvaient regarder la télé le soir, mais que je n’avais jamais le droit à rien dans cette maison, que ça faisait longtemps que je n’avais pas regardé de film, que j’en avais marre… Bref, je faisais ma mauvaise tête !

À peine étais-je dans ma chambre que mon père m’ordonna de redescendre pour lui dire bonsoir et surtout d’arrêter de ronchonner !

Toujours boudeuse, je le rejoignis à contrecœur. Il m’embrassa et me souhaita bonne nuit. Je lui répondis que ma nuit n’allait pas être agréable car j’avais vraiment envie de regarder ce film, puis regagnai ma chambre en bougonnant et, pour bien marquer mon mécontentement, je tapai des pieds à chaque marche. D’en bas, Papa me demanda de cesser ce tapage.

J’entendis Maman qui me demandait d’aller me laver les dents. Sans réponse de ma part, elle réitéra sa demande en élevant le ton. Je fis un instant la sourde oreille puis finis par lui crier que je n’en avais pas envie en claquant la porte de ma chambre.

J’avais franchi les limites, Papa sortit de ses gonds ! Il entra dans ma chambre et éclata en reproches envers mon attitude irrespectueuse, le ton inadmissible avec lequel je leur parlais. Ce n’était pas comme ça qu’on m’avait élevée, que ce n’était pas moi qui commandais dans la maison…

Sans me laisser le temps de répondre ni même de comprendre ce qui m’arrivait, Papa m’empoigna, me retourna et m’allongea sur mon lit, souleva ma chemise de nuit jusqu’au milieu du dos, me retira entièrement ma petite culotte.

Ygalax

Et la fessée démarra. Rapide, efficace, cuisante. En cinq ou six claques très sonores sur chacune de mes fesses, elles ne mirent pas longtemps à chauffer. Entre mes cris et mes sanglots, je tentais d’implorer son pardon dans l’’espoir d’abréger la correction. À plat ventre sur le lit, je battais des pieds pour me dégager de sa prise, mais en vain.

A la vérité, je n’ai jamais pu rester stoïque durant mes fessées. Et pour celle-ci comme pour les autres à venir, je dus subir ma correction jusqu’à la dernière claque.

Me relevant, Papa me sermonna quant à mon attitude, tandis que je pleurais en me frictionnant les fesses. Il me menaça d’une fessée à la ceinture si jamais un tel caprice devait se reproduire. Si je refusais d’entendre raison de la manière douce, et bien, ce serait la manière forte. (Ce qui fut le cas quelques mois plus tard pour avoir piqué une crise lors d’un refus de sortie tardive avec des copines.) Je n’aurais pas dû prendre cet avertissement à la légère car je savais, combien la brûlure produite par la ceinture était douloureuse, pour y avoir goûté à l’âge de 11 ans lorsque j’avais bâclé ma scolarité et préféré flemmarder avec ma copine Mylène.

Je m’apprêtais à me coucher lorsque Papa me demanda si je n’avais pas oublié quelque chose ? Je lui dis que non, que j’avais compris la leçon et que je lui avais déjà demandé pardon. Il m’extirpa de mon lit et, d’une grande claque sur mes fesses déjà brûlantes, il m’expédia vers la salle de bains pour que je lave mes dents ! Les deux mains plaquées sur mes fesses, je me précipitai sans demander mon reste, encore toute secouée de la correction que je venais de subir.

UnkD

Inutile de vous dire que je fus longue à trouver le sommeil. Mes fesses vibrantes de chaleur, je ressassai les derniers événements, me persuadant que j’étais une grande incomprise, languissant de grandir au plus vite pour faire enfin tout ce que je voulais.

Le lendemain, au petit déjeuner, ce fut la soupe à la grimace. L’atmosphère était un peu pesante. Mes parents me faisaient toujours un peu la tête tenant de me faire comprendre qu’il était temps que je mûrisse et, dans le cas présent, que je me conforme aux règles en vigueur.

Avec le recul, j’ai conscience de ne devoir m’en prendre qu’à moi-même d’avoir été corrigée. Donner à ses enfants la liberté d’agir tout en leur fixant clairement des limites pour que les choses soient claires en eux plutôt que de les laisser divaguer est une nécessité et le meilleur service à leur rendre. Lorsque les règles de vie sont évidentes et bien en tête, il est toujours plus simple de les comprendre et de s’y conformer, tout en sachant qu’à l’adolescence les limites sont faites pour être repoussées.

Avec des parents comme les miens, jamais ces limites n’ont pu être franchies. C’est pourquoi l’éducation qu’ils m’ont donnée m’a permis de devenir une femme bien insérée dans la société avec des valeurs morales qui sont les bases de la vie sociale.

Illustr. : 1) Ryoko – 2) Ygalax – 3) UnkD

41 commentaires »

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  1. Jean Philippe dit :

    Bonjour Anne-Sophie,
    Je suis ravi que vous veniez nous rejoindre dans nos débats sur ce blog. Je suis certain que votre récit à venir nous captivera. Ayant vécu la fessée à l’école, je suppose que vous appartenez à la génération des quinquagénaires.
    Je viens d’avoir 66 ans et peux vous affirmer que j’ai vécu ces fessées à l’école primaire à plusieurs reprises et qu’elles étaient souvent doublées par d’autres corrections aussi efficaces lorsque je rentrais à la maison, le derrière encore cuisant.
    A très vite. Cordialement.
    Jean Philippe

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