La fessée appliquée

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Les bêtises de Julie : faire honte à mes parents

Alex Gragar col

par Julie

Lorsqu’une adolescente de 14 ans fait une grosse bêtise chez des amis, ses parents préféreraient sûrement être ailleurs. Ainsi pourrais-je résumer la honte que mon comportement infligea aux miens vis-à-vis de leurs hôtes et qui me valut une sévère et honteuse fessée.

Un midi d’été, mes parents et moi avions été invités chez des amis, Irène et Jean-Paul, qui avaient deux filles à peu près de mon âge. Cependant, je regrettai leur absence, me retrouvant la seule ado face à des adultes dont les conversations quelque peu ennuyeuses ne m’intéressaient pas.

Le déjeuner s’étant éternisé, je demandai la permission de sortir de table pour aller me dégourdir les jambes dans le jardin en compagnie du chien de la maison. Je m’amusais à lui lancer une balle qu’il me rapportait, puis, lassée par ce jeu, je décidai de faire un tour parmi les superbes parterres de fleurs qui embaumaient. Deux petits bananiers en bordure de l’allée principale attirèrent ma curiosité.

Je touchai les feuilles, puis le tronc et je m’aperçus que celui-ci était mou, fait d’un entrelacs de feuilles qui naissaient à la surface du sol. J’écartai ces feuilles pour voir le tronc et comme il n’apparaissait pas, je pris un bâton pour écarter davantage les feuilles jusqu’au moment où une partie céda.

Comprenant que j’avais fait une bêtise, je tentais de réparer ce que je pouvais. Malheureusement, sur un côté, les feuilles ne se tenaient plus droites et même en me servant d’un bâton en guise de tuteur, elles retombaient. Le tronc du bananier semblait s’être rompu. Mes efforts étaient vains et je commençai à me sentir mal. Si on s’en apercevait, il était certain que je me ferais gronder. Désemparée, je rentrai à la maison, l’air de rien.

Dans l’après-midi, nous prîmes congé de nos hôtes qui nous raccompagnèrent en passant par le jardin. À côté de son voisin bien droit, le tronc bancal de mon palmier n’échappa à personne. Exclamations atterrées de nos hôtes. Comment était-ce possible ? Le midi, en arrivant, il était d’aplomb, alors que s’était-il passé ?…

Pas rassurée du tout, je fis mon étonnée. Papa fit vite le rapprochement et se tourna vers moi : j’étais la seule à m’être rendue au jardin ! Papa me demanda si je savais quelque chose.

Je tentai lâchement d’incriminer le chien, rouge de confusion, mais mon argument ne tint pas longtemps. Papa n’eut aucun mal à me faire avouer et, prise d’une gêne épouvantable, je dus bafouiller de piètres excuses.

Furieuse et mortifiée, Maman qui ne savait plus où se mettre se mit à m’accabler de reproches en russe, (sa langue maternelle reprend le dessus sitôt qu’elle est hors d’elle). Le ton monta et Papa se mit lui-aussi de la partie. Au bord des larmes, je compris que j’allais être punie. Ce voyant, nos hôtes cherchèrent un moyen de dédramatiser la situation, ce qui ne fit qu’exacerber l’irritation de mes parents obligés de se confondre en excuses.

Dans la voiture sur le chemin de retour, mes parents ne me lâchèrent pas. « On ne peut pas te faire confiance… quand donc grandiras-tu ?… tu t’ingénies à faire des sottises… ». La tête basse, toute penaude, je pensais que ça finirait par une privation de sorties. J’étais loin de me douter de la réalité.

À la maison, Papa m’emmena aussitôt à la salle à manger en me disant qu’on allait « s’expliquer ». Ce mot quasi rituel, c’était la promesse d’une fessée.

Il me somma de me justifier. Pourquoi avoir brisé ce petit bananier ? Pourquoi me défausser sur ce pauvre chien ?… Pourquoi ce manque de courage ?… Pourquoi faire honte à mes parents ?…

Andrew Wolkoff

Mes tentatives d’explications fumeuses ne firent qu’aggraver les choses. La fessée était imminente et j’eus peur qu’elle ne fût salée.

Coupant court à mes jérémiades, il m’ordonna de retirer mon jean et ma petite culotte. Cet ordre, sans appel, retentissait comme un couperet et l’appréhension que j’avais de l’imminence de la fessée venait de se transformer en réalité. Le secret espoir d’une simple privation de sorties venait de s’envoler pour de bon et je savais que la punition corporelle allait être l’une des plus sévères. Prenant mon air le plus contrit, je le suppliai de ne pas mettre sa menace à exécution, jurant que je n’avais pas fait exprès, que je regrettais mon geste, mais résignée, je commençai à me déshabiller.

Soudain j’explosai en sanglots car j’avais à peine retiré mon jean et mes chaussures que je vis Papa enlever sa ceinture. Paniquée, je me mis à l’implorer et promettre tout ce qu’il voulait pour échapper à la cuisante correction. J’avais déjà goûté à sa ceinture et je savais que j’allais passer un sale quart d’heure. Au fond de moi, je savais aussi que mes supplications ne servaient à rien car Papa allait toujours au bout de ses résolutions. Il me conseilla de ne pas le faire attendre, de retirer ma petite culotte sur-le-champ et me courber sur le dossier de la banquette.

Flyboy -1

Tremblante, je pris tout mon temps pour baisser puis retirer compétemment mon sous-vêtement en implorant une nouvelle fois son pardon. Je me tournai du côté de Maman dont j’espérais une aide salvatrice, qui ne vint pas. Il fallut me résoudre à enlever cette dernière protection et aller me mettre en position, mon ventre en appui sur le dossier, fesses nues offertes à la correction.

Je n’eus pas à attendre la première cinglée. Celle-ci vint dans la seconde, frappa une fesse par le travers. Je poussai un cri et me redressai d’un coup. Papa m’ordonna de reprendre la position. Cette fois, la ceinture claqua sur l’autre fesse. Les cinglées suivantes furent aussi vives et de plus en plus cuisantes. Je ne cessais de sursauter et de trépigner d’une jambe sur l’autre et si jamais mes mains se portaient sur mes fesses pour les protéger, Papa fouettait mes cuisses, ce qui faisait beaucoup plus mal, pour me faire comprendre que je devais les ôter rapidement de mes fesses.

Flyboy -2

Parfois, la ceinture entièrement déroulée agissait comme un fouet dont l’extrémité venait mordre la peau sensible de mes hanches ou de mes cuisses d’une façon si intense que j’en pliais mes genoux. Incapable de résister, je cherchais un peu de répit en me retournant prestement entre deux cinglées. Je savais que Papa ne me fouetterait pas sur le devant du corps de peur de blesser mon intimité. J’usais toujours de ce stratagème pour masser mes fesses et mes cuisses qui avaient pris l’allure de brasiers. Néanmoins, je devais vite reprendre la position de peur de prolonger la correction.

A ce stade de l’adolescence, où mon corps commençait à prendre ses formes de femme, mes hanches, mes fesses et mes cuisses étaient devenues un peu plus charnues et de ce fait plus sensibles à la douleur d’une correction. Ce changement physiologique n’était pas sans conséquence sur mon ressenti lors des fessées. Dès les premières cinglées, c’était la sensation d’un échauffement rapide de mes chairs lorsque la lanière de cuir les mordait.

Flyboy -3

La cuisson irradiait aussitôt dans le bas de mon corps, ce qui me faisait serrer les fesses autant que possible pour tenter d’atténuer la douleur. Les fouettées suivantes ne faisaient qu’amplifier ces sensations douloureuses. Mais le plus pénible survenait lorsque la lanière venait à cingler de nouveau une zone déjà échauffée. L’intensité de la douleur était telle que mes plaintes se transformaient en cris.

Tandis que Papa me fouettait, mon corps se contractait et je me hissais sur la pointe des pieds en trépignant pour échapper à la douleur. N’y tenant plus, je plaçais mes deux mains en protection sur mes fesses, puis je faisais volte-face prestement afin de glaner quelques instants de répit et pouvoir masser les zones rendues brûlantes et hypersensibles.

Mon esprit étant uniquement focalisé sur la douleur, je faisais alors abstraction de ma pudeur. Au fond cela m’était parfaitement égal d’autant plus que, penchée en avant sur le dossier du fauteuil, je devais certainement en exhiber bien davantage en écartant les pieds pour assurer ma stabilité.

Ce que je redoutais, après avoir retiré mes mains et repris la position, c’était le moment d’offrir de nouveau mes fesses cramoisies au fouet. Et de nouveau je me mis à bondir et à crier. Et cette fois comme les autres, ni mes larmes, ni mes contorsions, ni même mes cris ne réussirent à abréger ma correction.

Alice's Cartoons, Pigolica

Ce jour-là je dus recevoir une bonne vingtaine de volées de ceinture réparties sur chacune de mes fesses et quelques autres sur les cuisses et les hanches, en tout cas assez pour me faire regretter amèrement ma stupidité.

Estimant que j’avais été assez punie, Papa renfila sa ceinture en m’ordonnant de récupérer mes affaires et de filer dans ma chambre et de m’y tenir tranquille si je n’en voulais pas davantage.

L’esprit encore focalisé sur la correction reçue, les joues inondées de larmes, une main massant mes fesses en feu, l’autre portant mes vêtements et ma petite culotte, je gravis les marches jusqu’à l’étage de ma chambre et je m’écroulai à plat ventre sur mon lit pour finir d’y verser toutes les larmes de mon corps.

Un peu plus tard dans la soirée, Maman vient me voir pour me dire de prendre ma douche et de descendre pour le dîner. Je lui répondis que je n’avais pas faim. Avec le recul, je pense qu’elle était montée sous ce prétexte pour jeter un coup d’œil à mes fesses car Papa n’y était pas allé de main morte.

Sorebottomart -1

Je me levai péniblement pour me rendre à la salle de bain. Je pris toutes les précautions pour me laver le bas du corps, me contentant de tamponner doucement mes fesses et mes cuisses avec mon gant de toilette et de l’eau fraîche. Même la chemise de nuit fut difficile à porter tant le frottement du tissu sur les chairs fouaillées par la lanière de cuir me faisait mal. Le sommeil fut long à arriver, car les images de la journée revenaient sans cesse dans mon esprit et le feu couvait toujours dans mon postérieur.

Le lendemain matin, comme à mon habitude après une correction, je pris tout mon temps pour descendre, honteuse de mon comportement et craignant une nouvelle fois des reproches. Le nez dans mon bol de thé, mon déjeuner fut vite avalé, puis je retournai dans ma chambre, pour me faire oublier un moment.

Maman et Irène se voyaient souvent, et j’entendais parler de temps en temps de l’histoire du bananier. Une fleuriste prodigua de bons conseils et après quelques soins, le tronc produisit de belles pousses à l’endroit même où les anciennes feuilles avaient été brisées.

Lorsque Maman me le dit, je l’eus mauvaise car mes fesses avaient chèrement payé cette bêtise ! Par la suite, lorsque Maman et moi passions devant un beau bananier, il lui arrivait de me dire « Oh, qu’il est beau ce bananier ! » et le souvenir de cette fessée me faisait monter le rouge aux joues !

Sorebottomart -2

C’est bien la preuve que toutes mes bêtises d’ado et les fessées qui les ont punies demeurent encore aujourd’hui intactes dans ma mémoire.

En prêchant le faux, j’ai voulu savoir si les deux filles d’Irène et Jean-Paul étaient au courant de ma fessée. Je leur ai dit que j’avais été simplement privée de sorties. Comme elles ne réagissaient pas, j’en conclus, toute rassurée, que Maman n’avait pas raconté que j’avais reçu une fessée déculottée, ce qui m’aurait profondément fait honte devant mes deux amies.

Je voudrais ajouter quelques mots concernant Papa. Dans sept de mes témoignages, il semble remplir un rôle ingrat, celui de la figure autoritaire par qui passe la discipline. Je voudrais nuancer l’image que certains pourraient en avoir. Bien sûr, c’était lui qui me corrigeait dans la majorité des cas, mais c’est aussi lui qui était toujours présent et attentif pour moi lorsque j’étais malade, lui qui m’a appris à faire du vélo, qui m’a appris à nager et qui m’accompagnait lors de mes compétitions de natation. Encore lui qui m’a fait découvrir la plongée sous-marine, c’est avec lui que j’allais courir, lui qui, en partie, m’aidait à faire mes devoirs, et qui me proposait des découvertes et sorties culturelles, puis on en discutait tout simplement.

Cette mise au point est importante car au travers de mes dix témoignages, je ne vous dévoile qu’une certaine partie de ma vie, à savoir les instants où dérivant du droit chemin j’en étais punie, mais le restant du temps, nous étions comme toutes les autres familles. Je n’ai jamais été malheureuse, ni même maltraitée, juste corrigée lorsque je le méritais. Pour bien juger les événements ou une personne, il faut toujours avoir une vision globale pour se forger une idée juste.

Illustr. : 1) Alex Gragar col – 2) Andrew Wolkoff – 3) Flyboy -1,2,3 – 4) Alice’s Cartoons, Pigolica – 5) Sorebottomart 1,2

 

46 commentaires »

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  1. Marco dit :

    Re-bonjour Julie,
    Décidément il n’a aucun scrupule l’ami Marco, allez-vous penser, vous qui êtes si sollicitée et avez le courage de répondre à chacun. Mais inutile de vous donner la peine de répondre à celui-ci qui n’est juste qu’une petite réflexion faisant suite à la relecture de vos derniers récits.
    Cet événement illustre une nouvelle fois comment une faute minime, une peccadille, presque se transforme en une faute disproportionnée, sinon comment qualifier l’usage de la ceinture pour vous punir alors que la main eût largement suffi ?
    J’ai connu des corrections analogues, mais c’était en punition des fautes graves. A moins que, à la réflexion, votre père ait peut-être voulu marquer par l’usage de la ceinture la distanciation que l’on tend à prendre pour corriger une grand ado ?
    Cette faute et le chien que l’on accuse ferait presque sourire. Qui n’a pas agi ainsi en dissimulant ses maladresses ? Pour finir sur une note d’humour, de la même façon qu’en cuisine un bon fouet monte bien les œufs en neige, la ceinture permet de réussir la recette de la fessée : résultats garantis.
    La preuve est que l’on voit tout de suite qu’elle est bien ressentie, plus vite qu’avec le célèbre martinet cher à beaucoup ici. Les couleurs et les marques sont plus vives et rapides à venir. Mais à manier avec précaution… pour que les blancs ne retombent pas.
    Clin d’oeil de marco

    • Julie dit :

      Bonjour Marco.
      Votre commentaire m’inspire une réponse, donc je me permets de la faire. Peccadille vous dites. J’aurais aimé être votre fille, car dans ce cas, je n’aurais sûrement reçu aucune de ces fessées. Merci pour votre indulgence. Toujours est-il que je ne suis pas votre fille et que mes parents ont sévi pour 2 raisons à mon avis (mais ce n’est que mon avis) : la première est qu’ils ont été mis en porte à faux vis-à-vis de leurs amis (lire également : Julie fouettée pour un gros mensonge). Il est toujours assez désagréable de voir sa fille mal se comporter hors de chez soi. On passe pour des parents laxistes, ce qui n’était pas le cas.
      La seconde raison est que je n’en étais pas à ma première frasque. À force ça devait faire beaucoup. C’est à posteriori mon explication aux corrections assez sévères de mes parents. Pour votre seconde réflexion quant à l’usage de la ceinture, enfant = fessée manuelle et grande adolescentes = ceinture ? Peut-être, mais je ne sais pas. Votre remarque est intéressante, je ne m’étais pas posé la question avant votre commentaire. Cela vaudrait le coup de se pencher sur cette question.
      Amitiés.
      Julie

      • Marco dit :

        Bonjour Julie,
        navré pour mon retard à vous répondre. Vous appréciez mon indulgence. Soit. Les aléas de la vie ont fait parfois j’ai rendu des services à des cousins ou des amis en gardant leurs enfants, par exemple.
        S’ils ont gardé de moi une image de « Tonton gâteau », je n’étais pas toujours « coulant ». S’ils le méritaient je pouvais les punir sous forme de piquets, de menues en privations. La fessée était l’ultime recours.
        Cordialement,
        marco

        • Julie dit :

          Bonjour Marco,
          C’est exactement ce qu’il faut faire. Punir à la juste mesure. La fessée n’est pas systématique. Si le piquet ou des privations suffisent, alors oui, c’est cette méthode qu’il faut appliquer.
          Amitiés.
          Julie

          • Bernard dit :

            Bonjour Julie,
            le récit est magnifiquement écrit, vous avez un réel talent de narratrice, et dire que cela était enfoui depuis des années au fond de vous. Merci de nous faire partager cette belle expérience personnelle dont nous partageons également les aspects. La ceinture sur les fesses nues doit être en effet mordante et votre comparaison avec le fouet quand est elle est utilisée en étant dépliée paraît judicieuse.
            Bien à vous

          • Julie dit :

            Bonjour Bernard.
            Je vois que cette bêtise vous a plusieurs fois fait réagir. Oui, effectivement, La fessée à la ceinture était particulièrement douloureuse. Je me revois encore me trémoussant dans tous les sens, les mains en protection, promettant tout pour échapper aux cinglées. Je dois dire que je n’en étais pas à ma première fouettée et j’aurais dû être plus sage. Mais non, la tête de linotte que j’étais faisait les choses par instinct et non par réflexion. En y repensant, je me dis que j’étais bien stupide car au lieu de m’amender et bien, non, je continuais sur ma lancée, ce qui horripilait mes parents.
            Vous l’aurez compris, au travers de mes différents témoignages, mon adolescence a été bien compliquée pour moi et pour mes parents. J’espère juste que mes enfants ne seront pas comme moi !
            Salutations.
            Julie

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