La fessée appliquée

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Les bêtises de Julie : faire honte à mes parents

Alex Gragar col

par Julie

Lorsqu’une adolescente de 14 ans fait une grosse bêtise chez des amis, ses parents préféreraient sûrement être ailleurs. Ainsi pourrais-je résumer la honte que mon comportement infligea aux miens vis-à-vis de leurs hôtes et qui me valut une sévère et honteuse fessée.

Un midi d’été, mes parents et moi avions été invités chez des amis, Irène et Jean-Paul, qui avaient deux filles à peu près de mon âge. Cependant, je regrettai leur absence, me retrouvant la seule ado face à des adultes dont les conversations quelque peu ennuyeuses ne m’intéressaient pas.

Le déjeuner s’étant éternisé, je demandai la permission de sortir de table pour aller me dégourdir les jambes dans le jardin en compagnie du chien de la maison. Je m’amusais à lui lancer une balle qu’il me rapportait, puis, lassée par ce jeu, je décidai de faire un tour parmi les superbes parterres de fleurs qui embaumaient. Deux petits bananiers en bordure de l’allée principale attirèrent ma curiosité.

Je touchai les feuilles, puis le tronc et je m’aperçus que celui-ci était mou, fait d’un entrelacs de feuilles qui naissaient à la surface du sol. J’écartai ces feuilles pour voir le tronc et comme il n’apparaissait pas, je pris un bâton pour écarter davantage les feuilles jusqu’au moment où une partie céda.

Comprenant que j’avais fait une bêtise, je tentais de réparer ce que je pouvais. Malheureusement, sur un côté, les feuilles ne se tenaient plus droites et même en me servant d’un bâton en guise de tuteur, elles retombaient. Le tronc du bananier semblait s’être rompu. Mes efforts étaient vains et je commençai à me sentir mal. Si on s’en apercevait, il était certain que je me ferais gronder. Désemparée, je rentrai à la maison, l’air de rien.

Dans l’après-midi, nous prîmes congé de nos hôtes qui nous raccompagnèrent en passant par le jardin. À côté de son voisin bien droit, le tronc bancal de mon palmier n’échappa à personne. Exclamations atterrées de nos hôtes. Comment était-ce possible ? Le midi, en arrivant, il était d’aplomb, alors que s’était-il passé ?…

Pas rassurée du tout, je fis mon étonnée. Papa fit vite le rapprochement et se tourna vers moi : j’étais la seule à m’être rendue au jardin ! Papa me demanda si je savais quelque chose.

Je tentai lâchement d’incriminer le chien, rouge de confusion, mais mon argument ne tint pas longtemps. Papa n’eut aucun mal à me faire avouer et, prise d’une gêne épouvantable, je dus bafouiller de piètres excuses.

Furieuse et mortifiée, Maman qui ne savait plus où se mettre se mit à m’accabler de reproches en russe, (sa langue maternelle reprend le dessus sitôt qu’elle est hors d’elle). Le ton monta et Papa se mit lui-aussi de la partie. Au bord des larmes, je compris que j’allais être punie. Ce voyant, nos hôtes cherchèrent un moyen de dédramatiser la situation, ce qui ne fit qu’exacerber l’irritation de mes parents obligés de se confondre en excuses.

Dans la voiture sur le chemin de retour, mes parents ne me lâchèrent pas. « On ne peut pas te faire confiance… quand donc grandiras-tu ?… tu t’ingénies à faire des sottises… ». La tête basse, toute penaude, je pensais que ça finirait par une privation de sorties. J’étais loin de me douter de la réalité.

À la maison, Papa m’emmena aussitôt à la salle à manger en me disant qu’on allait « s’expliquer ». Ce mot quasi rituel, c’était la promesse d’une fessée.

Il me somma de me justifier. Pourquoi avoir brisé ce petit bananier ? Pourquoi me défausser sur ce pauvre chien ?… Pourquoi ce manque de courage ?… Pourquoi faire honte à mes parents ?…

Andrew Wolkoff

Mes tentatives d’explications fumeuses ne firent qu’aggraver les choses. La fessée était imminente et j’eus peur qu’elle ne fût salée.

Coupant court à mes jérémiades, il m’ordonna de retirer mon jean et ma petite culotte. Cet ordre, sans appel, retentissait comme un couperet et l’appréhension que j’avais de l’imminence de la fessée venait de se transformer en réalité. Le secret espoir d’une simple privation de sorties venait de s’envoler pour de bon et je savais que la punition corporelle allait être l’une des plus sévères. Prenant mon air le plus contrit, je le suppliai de ne pas mettre sa menace à exécution, jurant que je n’avais pas fait exprès, que je regrettais mon geste, mais résignée, je commençai à me déshabiller.

Soudain j’explosai en sanglots car j’avais à peine retiré mon jean et mes chaussures que je vis Papa enlever sa ceinture. Paniquée, je me mis à l’implorer et promettre tout ce qu’il voulait pour échapper à la cuisante correction. J’avais déjà goûté à sa ceinture et je savais que j’allais passer un sale quart d’heure. Au fond de moi, je savais aussi que mes supplications ne servaient à rien car Papa allait toujours au bout de ses résolutions. Il me conseilla de ne pas le faire attendre, de retirer ma petite culotte sur-le-champ et me courber sur le dossier de la banquette.

Flyboy -1

Tremblante, je pris tout mon temps pour baisser puis retirer compétemment mon sous-vêtement en implorant une nouvelle fois son pardon. Je me tournai du côté de Maman dont j’espérais une aide salvatrice, qui ne vint pas. Il fallut me résoudre à enlever cette dernière protection et aller me mettre en position, mon ventre en appui sur le dossier, fesses nues offertes à la correction.

Je n’eus pas à attendre la première cinglée. Celle-ci vint dans la seconde, frappa une fesse par le travers. Je poussai un cri et me redressai d’un coup. Papa m’ordonna de reprendre la position. Cette fois, la ceinture claqua sur l’autre fesse. Les cinglées suivantes furent aussi vives et de plus en plus cuisantes. Je ne cessais de sursauter et de trépigner d’une jambe sur l’autre et si jamais mes mains se portaient sur mes fesses pour les protéger, Papa fouettait mes cuisses, ce qui faisait beaucoup plus mal, pour me faire comprendre que je devais les ôter rapidement de mes fesses.

Flyboy -2

Parfois, la ceinture entièrement déroulée agissait comme un fouet dont l’extrémité venait mordre la peau sensible de mes hanches ou de mes cuisses d’une façon si intense que j’en pliais mes genoux. Incapable de résister, je cherchais un peu de répit en me retournant prestement entre deux cinglées. Je savais que Papa ne me fouetterait pas sur le devant du corps de peur de blesser mon intimité. J’usais toujours de ce stratagème pour masser mes fesses et mes cuisses qui avaient pris l’allure de brasiers. Néanmoins, je devais vite reprendre la position de peur de prolonger la correction.

A ce stade de l’adolescence, où mon corps commençait à prendre ses formes de femme, mes hanches, mes fesses et mes cuisses étaient devenues un peu plus charnues et de ce fait plus sensibles à la douleur d’une correction. Ce changement physiologique n’était pas sans conséquence sur mon ressenti lors des fessées. Dès les premières cinglées, c’était la sensation d’un échauffement rapide de mes chairs lorsque la lanière de cuir les mordait.

Flyboy -3

La cuisson irradiait aussitôt dans le bas de mon corps, ce qui me faisait serrer les fesses autant que possible pour tenter d’atténuer la douleur. Les fouettées suivantes ne faisaient qu’amplifier ces sensations douloureuses. Mais le plus pénible survenait lorsque la lanière venait à cingler de nouveau une zone déjà échauffée. L’intensité de la douleur était telle que mes plaintes se transformaient en cris.

Tandis que Papa me fouettait, mon corps se contractait et je me hissais sur la pointe des pieds en trépignant pour échapper à la douleur. N’y tenant plus, je plaçais mes deux mains en protection sur mes fesses, puis je faisais volte-face prestement afin de glaner quelques instants de répit et pouvoir masser les zones rendues brûlantes et hypersensibles.

Mon esprit étant uniquement focalisé sur la douleur, je faisais alors abstraction de ma pudeur. Au fond cela m’était parfaitement égal d’autant plus que, penchée en avant sur le dossier du fauteuil, je devais certainement en exhiber bien davantage en écartant les pieds pour assurer ma stabilité.

Ce que je redoutais, après avoir retiré mes mains et repris la position, c’était le moment d’offrir de nouveau mes fesses cramoisies au fouet. Et de nouveau je me mis à bondir et à crier. Et cette fois comme les autres, ni mes larmes, ni mes contorsions, ni même mes cris ne réussirent à abréger ma correction.

Alice's Cartoons, Pigolica

Ce jour-là je dus recevoir une bonne vingtaine de volées de ceinture réparties sur chacune de mes fesses et quelques autres sur les cuisses et les hanches, en tout cas assez pour me faire regretter amèrement ma stupidité.

Estimant que j’avais été assez punie, Papa renfila sa ceinture en m’ordonnant de récupérer mes affaires et de filer dans ma chambre et de m’y tenir tranquille si je n’en voulais pas davantage.

L’esprit encore focalisé sur la correction reçue, les joues inondées de larmes, une main massant mes fesses en feu, l’autre portant mes vêtements et ma petite culotte, je gravis les marches jusqu’à l’étage de ma chambre et je m’écroulai à plat ventre sur mon lit pour finir d’y verser toutes les larmes de mon corps.

Un peu plus tard dans la soirée, Maman vient me voir pour me dire de prendre ma douche et de descendre pour le dîner. Je lui répondis que je n’avais pas faim. Avec le recul, je pense qu’elle était montée sous ce prétexte pour jeter un coup d’œil à mes fesses car Papa n’y était pas allé de main morte.

Sorebottomart -1

Je me levai péniblement pour me rendre à la salle de bain. Je pris toutes les précautions pour me laver le bas du corps, me contentant de tamponner doucement mes fesses et mes cuisses avec mon gant de toilette et de l’eau fraîche. Même la chemise de nuit fut difficile à porter tant le frottement du tissu sur les chairs fouaillées par la lanière de cuir me faisait mal. Le sommeil fut long à arriver, car les images de la journée revenaient sans cesse dans mon esprit et le feu couvait toujours dans mon postérieur.

Le lendemain matin, comme à mon habitude après une correction, je pris tout mon temps pour descendre, honteuse de mon comportement et craignant une nouvelle fois des reproches. Le nez dans mon bol de thé, mon déjeuner fut vite avalé, puis je retournai dans ma chambre, pour me faire oublier un moment.

Maman et Irène se voyaient souvent, et j’entendais parler de temps en temps de l’histoire du bananier. Une fleuriste prodigua de bons conseils et après quelques soins, le tronc produisit de belles pousses à l’endroit même où les anciennes feuilles avaient été brisées.

Lorsque Maman me le dit, je l’eus mauvaise car mes fesses avaient chèrement payé cette bêtise ! Par la suite, lorsque Maman et moi passions devant un beau bananier, il lui arrivait de me dire « Oh, qu’il est beau ce bananier ! » et le souvenir de cette fessée me faisait monter le rouge aux joues !

Sorebottomart -2

C’est bien la preuve que toutes mes bêtises d’ado et les fessées qui les ont punies demeurent encore aujourd’hui intactes dans ma mémoire.

En prêchant le faux, j’ai voulu savoir si les deux filles d’Irène et Jean-Paul étaient au courant de ma fessée. Je leur ai dit que j’avais été simplement privée de sorties. Comme elles ne réagissaient pas, j’en conclus, toute rassurée, que Maman n’avait pas raconté que j’avais reçu une fessée déculottée, ce qui m’aurait profondément fait honte devant mes deux amies.

Je voudrais ajouter quelques mots concernant Papa. Dans sept de mes témoignages, il semble remplir un rôle ingrat, celui de la figure autoritaire par qui passe la discipline. Je voudrais nuancer l’image que certains pourraient en avoir. Bien sûr, c’était lui qui me corrigeait dans la majorité des cas, mais c’est aussi lui qui était toujours présent et attentif pour moi lorsque j’étais malade, lui qui m’a appris à faire du vélo, qui m’a appris à nager et qui m’accompagnait lors de mes compétitions de natation. Encore lui qui m’a fait découvrir la plongée sous-marine, c’est avec lui que j’allais courir, lui qui, en partie, m’aidait à faire mes devoirs, et qui me proposait des découvertes et sorties culturelles, puis on en discutait tout simplement.

Cette mise au point est importante car au travers de mes dix témoignages, je ne vous dévoile qu’une certaine partie de ma vie, à savoir les instants où dérivant du droit chemin j’en étais punie, mais le restant du temps, nous étions comme toutes les autres familles. Je n’ai jamais été malheureuse, ni même maltraitée, juste corrigée lorsque je le méritais. Pour bien juger les événements ou une personne, il faut toujours avoir une vision globale pour se forger une idée juste.

Illustr. : 1) Alex Gragar col – 2) Andrew Wolkoff – 3) Flyboy -1,2,3 – 4) Alice’s Cartoons, Pigolica – 5) Sorebottomart 1,2

 

46 commentaires »

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  1. Marco dit :

    Bonjour Julie,
    Votre point de vue apporté en conclusion de votre récit est d’importance, mais je pense que la plupart d’entre nous se doutaient bien que votre papa se devait d’assumer un rôle aussi rude en vous corrigeant il vous gardait toute son affection. Il est bien aussi de reconnaître tout ce qu’il vous a apporté.
    La rigueur de sa sévérité n’est pas à classer en négatif, loin de là. En vous punissant ainsi, même étant devenue grande fille, il vous a transmis le respect des règles et de l’honnêteté. Et vous admettez que si votre pudeur a pu en prendre un coup, mais vite surmontée, ces punitions furent de « bonnes leçons ».
    Je sais que le ressenti reste vivace bien des années après.
    Autre chose qui n’a rien à voir avec votre récit, mais de mon commentaire pour vous demander votre avis sur un point précis.
    Je ne sais plus à quel récit cela se rapportait, mais je me rappelle avoir échangé avec vous à propos de fessées publiques pour jeunes adultes délinquants. Vous y sembliez favorable.
    Je me demande si à la lumière des événements actuels des doléances réclamaient le retour de ce châtiment dans la sphère publique, école ou judiciaire.
    Qu’en pensez-vous ?
    Bien à vous,
    marco

    ps : je suis conscient d’ouvrir la boîte de Pandore en posant une telle question.
    Tant pis !

    • Julie dit :

      Meilleurs vœux, Marco.
      Merci pour votre commentaire. Pour la première partie, je suis en accord avec vous, à cette époque j’étais plutôt tête de linotte, voire insupportable, d’où les nombreuses remontrances et par moments, mes parents excédés par mes frasques, il y avait fessée à la main ou à la ceinture pour les gros écarts de conduite. Lors des fessées, Papa ne s’embarrassait pas, tout vêtement était retiré et ça tombait. Je devais faire fi de ma pudeur à chaque fois, en fait. Il y a eu des fessées où je me trouvais entièrement nue, car j’étais dans la salle de bain ou dans ma chambre et s’ils faisaient irruption à ce moment-là, peu importait ma tenue, quand ça devait tomber, ça tombait ! Mais pour être honnête, être fesses nues ou nue devant mes parents n’est pas comparable à être nue devant autrui… Il m’est arrivé de nombreuses fois de prendre ma douche avec Maman, lorsque nous étions limite question temps, même à âge avancé, ou croiser Papa dans le couloir entre la salle de bain et ma chambre. Dans ce dernier cas, j’accélérais le pas, une main devant le pubis et l’autre devant la poitrine, pour être vue le moins de temps possible, et voilà, il n’y avait pas de quoi en faire un fromage !
      Le ressenti de ces corrections reste bien ancré en moi, car c’étaient des moments de grande intensité où je devais me remettre en question et me repentir de ma faute.
      Pour votre question en fin de commentaire, oui, j’y étais favorable durant notre précédent échange et oui, j’y suis encore favorable. Cela mettrait un peu de plomb dans la tête de certains, tout en désengorgeant les prisons pour les fautes ne relevant pas de longues incarcérations, et je pense qu’avec ça, les contrevenants ne referaient plus leurs bêtises. A l’issue d’une fessée ou flagellation, étant nu et en public, on doit certainement réfléchir à 2 fois avant de dériver une nouvelle fois, et ça à n’importe quel âge. C’est ma pensée actuellement. Peut-être que si j’étais soumise à ce type de correction ma certitude serait plus nuancée, mais je pense que le laxisme est tel que seules des mesures assez dures peuvent redresser la barre.
      Amitiés.
      Julie

      • Marco dit :

        Bonjour Julie,
        Merci pour cette réponse très fournie et je rajouterai comme certains, très franche et naturelle.
        Votre père étant adepte des traditions ça ne pouvait qu’être invariablement dénudée. Mais que ça arrive aussi toute nue ça laisse songeur. Encore que… ce soit peut-être davantage en fonction des circonstances que de l’importance de la faute.
        Il m’est arrivé aussi d’être surpris ainsi dans la salle de bain de l’appartement, quant aux vacances elles favorisaient le nu intégral mais c’était plus pour la forme que le fond et les vêtements y contribuaient.
        J’ai un souvenir d’une fessée dans un camp naturistes et le fait que fesseur comme fessé soient tout nus n’enlevait rien à la honte. Et quel que soit le mode d’application certaines fessées ébranlent plus intensément que d’autres et font réfléchir par-delà les ans.
        Pour la dernière question de la fessée dans l’air du temps, vous allez encore plus loin que moi puisque vous l’envisagez sans limite âge et toujours tout nu. Toutefois, quelles seraient vraiment les différences entre ces deux corrections judiciaires publiques ? Déshabillage partiel pour la fessée et total pour la flagellation ? J’avoue une nouvelle fois que, compte tenu de mon âge, je me ferais très vigilant pour ne pas commettre la bévue qui m’y condamnerait car ce serait le comble du ridicule et ne le supporterais pas. Il est certain que cela freinerait les récidives. Si une telle loi était votée, je me demande sin vous ne changeriez pas d’avis face à la réalité des faits.
        amicalement

        marco

        • Julie dit :

          Bonjour Marco,
          Quant à la correction en place publique, oui, cela nous ramènerait bien des années en arrière, où ces punitions étaient fréquentes. La nudité y était de mise, pour éprouver le ou la condamnée. La flagellation à la vue de tous se voulait suffisamment répressive dans le but d’amener ceux et celles qui se risqueraient à fauter à réfléchir sur les conséquences.
          Cela me semble être une bonne méthode, mais je sais fort bien que ce genre de loi ne passerait pas. Si j’étais soumise à ce genre de punition, je modulerais sûrement mon point de vue, c’est certain !
          Amitiés.
          Julie

      • Bernard dit :

        Bonjour Julie, vous avez l’art de trouver les mots pour décrire le ressenti et les attentes de ce que l’on peut sans doute appeler une majorité silencieuse.
        La prison signifie violence, racket, endoctrinement, parfois viols. Elle génère perte d’emploi et de statut, elle prive une famille d’un de ses membres, amène à des placements en famille d’accueil. Elle est dégradante
        Comment peut-on dire que c’est moins violent qu’une fessée cuisante alors que la correction ne détruit pas les familles ? Quant à l’aspect public, oui peut-être, mais plutôt dans une enceinte et non sur une place, et avec une assistance qui peut être massive mais contrôlée
        Je ne prétends pas détenir la vérité, c’est juste que je partage votre sensibilité sur le sujet des châtiments corporels.
        Bises

        • Julie dit :

          Bonjour Bernard.
          Merci de votre éclairage et votre point de vue sur le sujet. C’est toujours bien de partager autour d’un sujet comme celui-ci.
          La correction plutôt que la prison, voilà un concept à explorer. Dans une enceinte fermée me paraît bien également. Le principal est que le condamné ressente en lui tout le mal qu’il a fait.
          L’humiliation d’être puni en public serait assez intense pour faire réfléchir le contrevenant.
          Amitiés.
          Julie

          • Bernard dit :

            Bonjour Julie, voici 2 messages en un
            Merci pour la franchise de votre réponse ; la préférence, si on peut le dire ainsi, pour le fouet s’explique assez facilement par votre expérience de la ceinture dont le fouet est le développement ultime ; probablement aussi votre subconscient vous interroge-t-il sur ce que le fouet vous « apporterait » de plus face aux sensations intenses de la ceinture que vous avez maintes fois éprouvées : le claquement, la netteté des traces, les variations de souffrance, etc.et puis quelque part ,comme le lion est seigneur de la jungle, c’est un peu le seigneur des instruments de correction.

            A sujet de la flagellation judiciaire. Le concept est à explorer comme vous dites, d’ailleurs j’entends assez régulièrement des échanges de points de vue sur le sujet et les avis autour de moi ne penchent pas pour la prison et pour tout dire, je suis un peu partagé sur la notion d’humiliation ; une peine de fessée judiciaire présente de vrais atouts judiciaires et punitifs, l’humiliation pose la question de la dignité ; subir une flagellation est le cœur de la punition, cela permet de faire expier, réfléchir et dissuader puis d’aller vers le pardon et la réinsertion.
            Être sévèrement fessée nue mais devant un public constitue une seconde punition car le public peut contenir des amis, des collègues, des membres de la famille, des jeunes gens, et une telle application de la peine entacherait de façon irréversible la réputation de la personne condamnée et les mémoires des témoins. Sans dire non au principe, j’ai quelques scrupules. Imaginons une femme d’affaires ou un dirigeant d’entreprise puni devant ses employés, la suite serait à gérer ; vous conviendrez que votre sentiment de gêne par rapport aux témoins de vos fessées personnelles données en public y font réfléchir.
            A vous lire,
            bises

          • Julie dit :

            Bonjour Bernard.
            Effectivement je respecte votre point de vue. Il y a peu de temps, Carlos GOHN a été emprisonné pour une faute lourde. Que pensent ses employés ? N’y voyez-vous pas une similitude avec votre exemple d’une personne qui serait punie devant amis, famille et connaissances ? Personnellement, je n’en vois aucune.
            Pour la première partie de votre commentaire, sûrement une réminiscence des films vus étant jeune. C’est l’instrument qui m’impressionnerait le plus, je pense.
            Amitiés.
            Julie

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Julie. Parfait exemple d’une adolescente de 14 ans, pas encore tout à fait mature ! D’où ce mensonge aussi inutile que naïf ! Vous décrivez de manière exemplaire à la fois la sévère correction que vous avez reçue, mais aussi vos émotions et vos réactions d’adolescente, déjà presque nubile. Bravo aussi pour les remarques concernant votre père. Dans une famille, un châtiment mérité, si sévère soit-il, n’enlève rien à l’affection : qui aime bien châtie bien! Voilà un exemple dont beaucoup de parents aujourd’hui pourraient s’inspirer pour éduquer fermement et affectueusement leurs enfants.
    Merci Julie de ce beau témoignage. Si je n’étais pas de l’autre sexe, je vous embrasserais ! CLAUDE

    • Julie dit :

      Bonjour Claude.
      Vous avez raison, une ado pas mature du tout. C’est ce qui me caractérisait le plus entre 10 et 15 ans, d’où l’exaspération de mes parents et les réprimandes et/ou fessées qui suivaient !
      En y repensant, comme ai-je pu être aussi puérile ! Surtout que mes parents me connaissaient bien et savaient que s’il y avait une bêtise à faire, j’allais la faire. J’ai eu des parents aimants et j’ai voulu mettre l’accent dessus, car au travers des 10 témoignages que je fais, le lecteur pourrait en douter. Ca me paraissait important de lever toute ambiguïté.
      Je vous envoie mes amitiés, car mon âge et le respect ne me permettent rien d’autre.
      Julie

  3. Chloé dit :

    Bonsoir Julie,
    Merci pour ce récit, plein d’humilité et de sagesse. Et concernant votre Papa, rassurez-vous, il n’a fait qu’assumer son rôle de père responsable tout comme le nôtre !
    Nos époux respectifs (Stéphanie et moi) en font de même, quand c’est nécessaire !
    Bisous, Chloé.

    • Julie dit :

      Bonjour Chloé.
      Le père a bien souvent le mauvais rôle, sauf lorsque celui-ci est absent et que c’est la mère qui le remplace. Toujours est-il que ce rôle doit être tenu par l’un des 2 parents, car l’ado ou l’enfant doit être cadré. S’il dérive volontairement, alors la sanction doit tomber pendant qu’il en est temps et qu’il ne passe pas à de plus grosse bêtise en se disant que tout est permis et qu’il ne risque rien. Ce serait lui donner une bien mauvaise vision de la réalité. Que les époux fassent de même me paraît sain, tout en ayant soin de prévenir en premier, car la sanction doit corriger une déviance face aux règles établies et connues.
      Bises.
      Julie

  4. Roger dit :

    Julie égale à elle-même comme dans chacun de ses récits : franchise d’une simplicité percutante, style dépouillé, fraîcheur de l’expression, spontanéité cordiale et confiante de la confidence… Rien à cacher, pas de fausse pudeur. Tout chez elle est transparence comme elle le serait avec ses propres amis. Un plaisir de la lire. Merci.

    • Julie dit :

      Bonjour Roger.
      Là, je ne sais plus que répondre. Heureusement que vous ne me voyez pas, je dois être toute rouge pour ce sublime compliment.
      Je vous remercie du fond du cœur.
      Amitiés.
      Julie

  5. Jean Philippe dit :

    Bonjour Julie,
    A 14 ans, on ne manque pas d’imagination. Le fait que vous vous ennuyiez en compagnie des adultes, vous vous êtes éclipsée dans le jardin pour commettre une bêtise que vous avez fait porter au chien qui vous accompagnait. Mais vos parents n’étaient pas dupes et ont vite compris que vous étiez la seule fautive dans la détérioration du bananier.
    Je me revois au même âge, commettant bêtise sur bêtise, proférant mensonge sur mensonge et me retrouvé déculotté et fessé sur les genoux de ma mère.
    Tout comme vous, je reconnais avoir mérité ces fessées. Mais je retiens surtout les bons moments passés avec Maman qui m’aidait dans mes études, m’amenait à des concerts, etc.
    Si je suis devenu, à l’âge adulte, une personne respectable avec une relative bonne culture générale, je le dois en grande partie à Maman.
    Bises
    Jean Philippe

    • Julie dit :

      Bonjour Jean-Philippe.
      Vous comme moi étions immature et c’est la raison des fautes commises, sans penser à mal, mais juste en ne réfléchissant pas, en ne mesurant pas la portée de nos actes. Mais la correction passée, l’amour parental restait présent.
      Amitiés.
      Julie.

  6. François dit :

    Merci pour ce récit. La faute la plus inexcusable était le mensonge. Maintenant, est-ce la crainte de la fessée qui est la cause du mensonge ou le mensonge qui est la cause de la fessée ?… C’est un cercle infernal !
    Pour ce qui est du dernier paragraphe sur votre père, ce qui retient mon attention, c’est la phrase : « nous étions comme toutes les autres familles ». Toutes les familles ne se ressemblent pas ! Mon père et ma mère étaient convaincus de la valeur éducative irremplaçable de la fessée, mais eux-mêmes n’en donnaient pas : c’était notre garde d’enfant qui en était chargée. Mon père était très présent lorsque cela lui semblait important : un jour où, à 8 ans, je suis tombé dans la cage d’escalier, il a été le seul à entendre et à tout de suite comprendre ce qui s’était passé et réagir comme il le fallait. Il m’a donné le goût de l’astronomie, mais sur d’autres points il était totalement absent. Cette grande diversité dans les comportements parentaux contribue à notre diversité, et la pratique des punitions en général, des fessées en particulier, est un élément important de cette diversité. Personnellement, j’ai été peu puni, mes rares punitions m’ont laissé un souvenir disproportionné, et je suis quasiment incapable de punir.

    • Chloé dit :

      Bonjour François,
      Je suis bien d’accord avec vous que le mensonge est la faute la plus inexcusable! Quant à répondre à votre question, il me semble que c’est la crainte de la fessée qui génère le mensonge ! Le mensonge une fois découvert ne pouvant entraîner qu’une sanction appropriée.
      Au sujet de la famille « nous étions comme toutes les autres familles ». En effet elles ne se ressemblent pas et vous avez raison. Ce qui retient mon attention sur votre commentaire, et ceci :
      « Mon père et ma mère étaient convaincus de la valeur éducative irremplaçable de la fessée, mais eux-mêmes n’en donnaient pas : c’était notre garde d’enfant qui en était chargée ! »
      Comment être Convaincus d’une valeur éducative irremplaçable sans l’appliquer soi-même en tant que parents responsables ?
      Peur de faire mal ? « Traumatiser » son enfant, selon le vocabulaire des tendances laxistes actuelles ? Ou se sentir moins aimé, par celui-ci ?
      J’avoue avoir du mal à comprendre pourquoi déléguer à autrui son devoir d’éducation (non pas d’instruction).
      Cela dit, votre dernière phrase « Personnellement, j’ai été peu puni, mes rares punitions m’ont laissé un souvenir disproportionné, et je suis quasiment incapable de punir. » me donne un élément de réponse.
      Saisissant davantage vos interrogations. L’important est que vous ayez eu des parents aimants et attentionnés!
      Chloé

      • François dit :

        Pour ma mère, la fessée était surtout une menace qu’elle n’exécutait pas elle-même ; pour mon père, l’important était de conditionner un réflexe de Pavlov, donc de l’administrer sur-le-champ, dans les cas de « flagrant délit », notamment les impertinences. Quel que soit l’adulte à qui nous étions confiés, mais principalement la garde d’enfant qui s’occupait de nous à plein temps, c’était à lui ou à elle de nous fesser quand il le fallait : si mon père était physiquement là au moment précis de la faute, il arrivait qu’il nous fesse lui-même, mais mes parents étaient peu présents dans notre éducation, préférant « confier cela à des professionnels » (sic). Je n’ai pas connu la fessée « différée » qu’il faut attendre plusieurs heures, la fessée préparée, avec cérémonial… et certaines fautes comme les mauvaises notes ou même les mensonges n’étaient pas passibles de fessées. Or dans ce récit de Julie, c’est la crainte de la correction qui est à l’origine du mensonge. Personnellement, il m’arrive bien évidemment de ne pas dire toute la vérité, mais je ne dis rien que la vérité, quitte à la dissimuler derrière une affirmation qui, formellement, n’est pas un mensonge. Par exemple, un jour où, pour une raison que je ne voulais pas avouer, je suis arrivé 50 mn en retard à un contrôle, je n’ai pas dit : « je ne me suis pas réveillé », ce qui aurait été mensonger, mais « mon réveil n’a pas sonné », ce qui était exact car je m’étais réveillé avant qu’il ne sonne. Je m’interroge donc sur ce cercle infernal où la faute résulte de la crainte de la punition.

        • Julie dit :

          Bonjour François,
          Voilà une bonne remarque sur la dissimulation de la vérité. La crainte peut faire l’objet de trouvailles exceptionnelles de la part du contrevenant, pour amoindrir sa faute, voire la cacher. La seule idée de devoir être punie, même avec une grosse remontrance nous fait dire ou faire n’importe quoi, encore plus lorsqu’il s’agit d’être fessée.
          Dans mon cas, le mensonge était fréquent. Parfois ça fonctionnait, parfois pas. Dans ce dernier cas, la fessée était inévitable. Je me rappelle avoir raconté des sornettes pour me sortir de situations périlleuses et bien évidemment, ça paraissait trop gros et j’étais démasquée, mais j’avais tenté et c’était à quitte ou double.
          Lorsqu’on est ado, on n’est pas bien futée. En tout cas, pour mon cas, je l’avoue.
          Julie

    • Julie dit :

      Bonjour François,
      Nous ne sommes jamais très heureuses de reconnaître les fautes commises. Je savais que j’allais être punie, pas à cette hauteur, mais je savais que je ne m’en tirerais pas indemne si on découvrait le pot aux roses, d’où cet odieux mensonge, pour tenter de sauver ce qui pouvait l’être. Peine perdue, pour l’occasion.
      Votre retenue quant à la fessée est louable, sauf si dans certains cas, on vous poussait à bout. Peut-être que la saturation vous ferait perdre votre sang froid. Toujours est-il que les fessées ne sont pas une obligation. Si un enfant ne la mérite pas, et bien, il n’en recevra jamais. C’est aussi simple que ça.
      Amitiés.
      Julie

  7. Sebastien dit :

    Récit qui me rappelle des souvenirs de mon côté aussi. Je suis d’accord avec Francois en disant que le plus inexcusable est le mensonge. Votre père a bien eu raison de vous punir de la sorte. Le mien aurait fait de même mais vous pouvez vous estimer « chanceuse » car de mon côté, j’aurai été puni sur-le-champ chez les amis. Mes parents étaient convaincus absolument de l’efficacité des punitions corporelles et surtout de l’effet de la punition en public. Et je peux vous assurer que le plus dur n’est pas la douleur de la fessée mais l’humiliation d’être puni devant du monde. J’aurais eu droit à une fessée déculottée à la main suivi soit du martinet (ma mère l’avait toujours dans son sac à main), soit de la ceinture de mon père. Et je suis finalement reconnaissant de cette sévérité bien des années après. Vos parents ne vous punissaient ils jamais devant des gens ?
    Cordialement

    • Julie dit :

      Bonjour Sébastien,
      Merci de votre point de vue. Ma seule fessée en public l’a été devant mes cousines, pour une bêtise avec Camille, l’aînée des cousines, mais ça restait dans le cercle familial. Sinon, toutes les autres punitions ont été en privé. Vous n’êtes pas le premier à me dire que j’aurais mérité d’être corrigée en public.
      Je ne peux pas vous donner tort. Ça m’aurait surement appris à réfléchir davantage, avant de faire n’importe quoi. Mais ce ne s’est jamais produit de l’être devant des inconnus ou devant les amis de mes parents. Je ne m’en plains pas, car comme vous dites, c’est beaucoup de chance. Sébastien, vous nous raconterez l’une de ces fessées en public ?
      Amitiés.
      Julie.

  8. Chloé dit :

    Bonsoir Julie,
    Je vais faire preuve de jalousie (amusée) envers Roger, que vous congratulez pour son commentaire et vous avez raison !
    Sans un seul mot pour Chloé qui en une seule phrase résume ce que dit Roger « Merci pour ce récit, plein d’humilité et de sagesse ».
    Bisous, Chloé.

    • Julie dit :

      Bonsoir Chloé.
      Ne pensez pas ça. Je vais répondre à chaque commentaire. Emploi du temps un peu surchargé en ce moment.
      Je vous remercie de votre commentaire, bien évidemment, car il témoigne de l’intérêt que vous en avez et rien que ça, c’est un retour très positif pour moi que d’avoir un aperçu de ce que les lecteurs en pensent.
      En livrant une partie de ma vie, que j’estime être chahutée, je fais partager mon expérience à d’autres, afin que, peut-être, cela puise éviter à une autre jeune ado de dériver. C’est une des principales raisons qui me font écrire sur le Blog.
      Bisous.
      Julie.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Julie. Je partage entièrement votre avis sur la chance que nous avons de pouvoir grâce à ce Blog faire partager avec d’autres lecteurs nos expériences en matière d’éducation. Et tout particulièrement du cas des adolescents, cet âge étant, comme nous le savons tous, à la fois déterminant et très difficile à gérer par les parent et les éducateurs .En outre ces échanges peuvent éclairer de jeunes lecteurs adolescents sur notre vécu, nos émotions ,nos convictions aussi. Amicalement. CLAUDE.

        • Julie dit :

          Bonjour Claude.
          Merci pour votre point de vue. Chaque point de vue est intéressant et nous fait découvrir les conditions d’éducation de telle ou telle époque.
          Amitiés.
          Julie

  9. Martine dit :

    Je rejoins totalement Sebastien : cette bêtise doublée d’un mensonge aurait mérité une punition immédiate et être déculottée devant les amis de vos parents me semble bien plus adapté à la situation qu’une correction chez vous

    • Julie dit :

      Bonsoir.
      Merci pour cette solidarité féminine, Martine (sourire). J’ai lu vos récits et je me doute que vos méthodes n’étaient pas celles de mes parents. Si j’avais été fouettée, les fesses à l’air, devant les amis de mes parents, ça m’aurait fait perdre la face. Je n’aurais plus osé les regarder en face après ça.
      Certains auraient voulu que je subisse le même sort lors de mon mensonge lorsque j’avais 15 ans (Lire Julie fouettée pour un gros mensonge ). Mais mes parents avaient sans doute leurs raisons de ne pas le faire, et je reconnais que j’étais chanceuse de n’être punie qu’à la maison. J’ai reçu beaucoup de fessées et si toutes avaient dû être en public, je pense que les spectateurs ne me regarderaient plus du même œil, même maintenant, car assister à ce genre de  » spectacle  » reste gravé pour un grand moment.
      Amitiés.
      Julie.

      • Jean Philippe dit :

        Bonjour Julie,
        Je suis du même avis que Martine ; vous méritiez d’être punie séance tenante devant les amis de vos parents. Je suis certain qu’ils auraient apprécié de vous voir corrigée par votre père. Une fessée ne doit jamais être différée si elle veut atteindre son but. Vous avez été prise sur le fait et votre minois l’attestait.
        Amitiés
        Jean Philippe

        • Julie dit :

          Bonjour Jean-Philippe.
          Même avec le recul, je n’en sais rien. Cette faute, je l’ai payée chèrement. Une vingtaine de cinglées à la ceinture remet assez vite les idées en place, je puis vous l’assurer.
          L’humiliation aurait surement été bénéfique, mais vous comprendrez que je ne l’envisage pas. Comment les regarder en face après avoir été fessée le bas du corps nu devant eux ? J’avais 14 ans lors de cet épisode peu glorieux de ma vie. Une ado en pleine puberté, pudique, qui se fait cingler les fesses devant du public… Mes parents m’ont épargné cette humiliation et je les en remercie. Mais l’histoire aurait pu être différente et j’aurais dû me soumettre à l’autorité parentale. Je n’aurais, de toute façon, pas eu le choix.
          Amitiés.
          Julie

      • Bernard dit :

        Bonjour Julie,
        étiez vous toujours fouettée avec la même ceinture ? était-elle dédiée à ces corrections ou était-ce juste celle que portait votre père à ce moment-là ?
        De mon côté, lorsque l’on passait devant le martinet familial, on ressentait un florilège de sensations : attirance, peur, soumission, envie, chaleur aux joues notamment ; je me demandais si le fait de croiser la ceinture de punition déclenche aussi cela.
        Quel est aujourd’hui l’instrument punitif qui vous trouble le plus ? cane, ceinture, fouet ?
        amitiés
        Bernard

        • Julie dit :

          Bonjour Bernard.
          Votre question est intéressante. Dans ma vie, je n’ai reçu, de la part de mes parents, que des fessées manuelles et à la ceinture. Jamais d’autres instruments.
          Pour ce qui est de la ceinture, c’était celle que portait Papa au moment où ça arrivait. Il n’y avait pas de ceinture dédiée à ce genre de punition. Toutes mes punitions n’ont pas été données à la maison, il y a eu également des punitions reçues à la ceinture sur des lieux de vacances (voir mimétisme coupable).
          A cette époque, le sentiment face à ces ceintures de cuir était la peur lorsque je voyais Papa la retirer, car les cuissons qu’elles provoquent étaient très intenses et je n’ai jamais pu rester en place en recevant les cinglées.
          En toute franchise, l’instrument qui me trouble le plus est le fouet à longue lanières…
          Amitiés.
          Julie

      • Herbert1 dit :

        Bonsoir Julie,
        Quand j’ai commencé à lire votre récit, je m’attendais, vu la façon dont les choses tournaient, à ce qu’une fessée vous soit effectivement administrée devant les amis de vos parents. S’il s’était agi d’une fiction, c’est très vraisemblablement ce qui se serait passé, mais il s’agit ici de souvenirs vécus. Peut-être vos parents n’estimaient-ils pas justifié de vous imposer cette humiliation devant des étrangers. Peut-être aussi, dans la mesure où les amis en question s’efforçaient de dédramatiser, de minimiser votre faute, ont-ils considéré que vous fesser devant eux aurait mis ces voisins mal à l’aise ou en porte-à-faux.
        Quoi qu’il en soit, vous avez raison, je crois, de mettre l’accent sur ce qui se passe dans le cas d’une fessée publique, événement toujours majeur aussi bien pour ceux qui y assistent que pour celui ou celle qui la reçoit. Le souvenir en reste pour toujours ancré. Et il suffit de peu de choses pour le faire resurgir.
        Très souvent, en ce qui concerne la fessée en public, on établit une distinction entre la fessée donnée devant le cercle familial élargi au-delà des parents proprement dits (grands-parents, frères et sœurs, cousins et cousines, oncles et tantes, etc.) et la fessée donnée devant des étrangers. Je ne suis pas sûr que ce soit la ligne de démarcation la plus judicieuse. Plus important me semble être le clivage entre les « spectateurs » que le ou la puni(e) est appelé(e) à revoir une fois tous les tournants de lune et ceux qu’il ou elle est amenée à côtoyer au quotidien. Si je suis fessé devant une tante ou une cousine que je ne reverrai qu’à l’occasion d’un mariage ou d’un enterrement, certes le souvenir sera là, encore cuisant, mais, la plupart du temps, il restera de l’ordre de l’abstrait. Tandis que si je reçois une bonne fessée devant un(e) voisin(e) ou un(e) camarade de classe, c’est au quotidien que, pendant des mois, voire des années, le couteau va être remué dans la plaie.
        Il faudra en permanence croiser son regard, savoir qu’il ou elle y pense, revoit la scène. Il faudra rééprouver, encore une fois, la même honte, peut-être parfois essuyer une allusion, un sourire moqueur, se demander s’il ou elle en a parlé à d’autres, s’il ne s’en fait pas, ici ou là, des gorges chaudes, etc. On est constamment replongé dedans. C’est une redoutable épreuve. Et c’est justement parce qu’elle est redoutable qu’on va réfléchir à deux fois avant de s’y exposer à nouveau. Bien des bêtises, des désobéissances et des mensonges seront alors évités.
        C’est en cela que la fessée publique, surtout donnée dans des circonstances de proximité d’existence, me paraît extrêmement dissuasive. C’est ce qui correspond, en tout cas, à mon expérience personnelle.
        Au plaisir de vous lire.
        Bien cordialement.
        Herbert.

        • Julie dit :

          Bonjour Herbert1.
          Je suis en tout point d’accord avec vous. C’est une très bonne analyse de la situation, quant au ressenti de la fessée en public et des conséquences à posteriori. Vous avez synthétisé tout ce que j’aurais pu dire. Les amis de mes parents, nous les voyions de façon mensuelle, car ils avaient 2 filles du même âge que moi, l’une d’un an plus vieille que moi et l’autre de deux ans plus jeune . Même aujourd’hui, nous avons encore du plaisir à vous rencontrer.
          Imaginer ma tête si j’avais été fessée, le bas du corps nu et mon intimité largement exhibée, devant eux. Comment j’aurais fait pour ne pas être humiliée et toute rouge à chaque fois que je les aurais rencontrés par la suite. Et mes 2 copines, quelle opinion auraient-elles eu de moi ? Même si elles n’avaient pas assisté directement à la correction. Mais effectivement, la peur de ce type de correction aurait amené à réfléchir un peu plus avant de faire mes bêtises.
          Amitiés.
          Julie

          • Jean Philippe dit :

            Bonjour Julie,
            Personnellement, je pense avoir reçu plus de fessées en public qu’en privé, surtout entre 12 et 15 ans. Maman n’hésitait pas à me déculotter dans la cour de notre immeuble, devant mon lycée, devant mon amie d’enfance dans le jardin de la maison de campagne .Vous pouvez lire mes récits dans « Souvenirs et autres anecdotes de fessées », en particulier  » même à 15 ans, je la recevais encore « .
            J’avais beau protester, lui dire que je n’étais plus un petit garçon, le fait de lui avoir menti ou bien répondu méchamment, Maman passait à l’action et je ne pouvais plus rien faire. En quelques secondes je me retrouvais cul nu.
            C’est après avoir été corrigé lorsqu’elle me relevait et que je pleurais à chaudes larmes devant tout le monde que je prenais conscience de ma faute .Je n’osais relever la tête de peur de croiser le regard de ceux qui venaient d’assister à ma punition.
            J’étais profondément vexé d’avoir été traité comme un petit enfant mais je n’avais qu’à m’en prendre à moi-même.
            Amitiés. Jean Philippe

          • Bernard dit :

            Bonjour Julie,
            vous seriez peut être très surprise d’apprendre que ces filles étaient sous le joug de fessées chez elles ; fessées potentiellement reçues avec un martinet dont elle se font fait un honneur de ne pas vous en parler..
            vous pourriez tenter une discussion sur le sujet pour essayer d’en avoir le coeur net

          • Julie dit :

            Bonjour Bernard,
            Peut-être, mais je suis trop timide pour tenter cette aventure. C’est un sujet que j’évoque qu’avec des gens très proches, mon fiancé et ma meilleure amie. Pour les autres, je ne sais pas comment ils le prendraient.
            Pour être franche, j’accepte de témoigner sur le blog, car je ne connais personne et ça en devient très impersonnel, je n’ai pas à subir le regard moqueur ou la remarque blessante. Si d’aventure je devais rencontrer quelqu’un, qu’il ou elle ne s’étonne pas de me voir me décomposer et devenir toute rouge.
            Amitiés.
            Julie

          • Julie dit :

            Bonjour Jean-Philippe,
            Je me doute bien que lorsqu’on a été traité de la sorte, le regard critique des autres persiste quoiqu’il arrive, même des années plus tard. C’est le plus terrible dans ce genre de situation.
            Amitiés.
            Julie

  10. Jean Philippe dit :

    Bonjour Julie;
    En effet, le fait d’avoir été corrigé en public laisse des traces bien des années plus tard. Mon amie d’enfance, Anne, qui a assisté à ma dernière fessée déculottée lorsque j’avais 15 ans m’en a reparlé lorsque nous sommes devenus adultes et parents à notre tour. Nous nous sommes connus petits (j’avais 8 ans et elle 7 ans). Nous recevions souvent des fessées par nos mamans respectives pour des bêtises que nous commettions ensemble. J’ai même été fessé par la maman de mon amie. Je reconnais que j’étais beaucoup plus espiègle qu’Anne.
    Amitiés
    Jean Philippe

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