La fessée appliquée

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Les deux fessées de Jean-Jacques

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Par Jean-Jacques

Souvenir d’une des plus belles fessées que j’aie reçues dans ma vie.

Ce beau jour d’août 1960, donc, j’étais allé jouer chez un copain, à l’autre bout du village, à plusieurs kilomètres, et je n’avais pas vu passer l’heure ! Je rentrai à la maison à neuf heures, alors que mes parents étaient fous d’inquiétude, et pour me garantir contre une éventuelle gifle à mon arrivée je montai l’escalier en criant à tue-tête :

 – J’me suis bien amusé ! j’me suis bien amusé !

 Mes parents étaient tous deux dans la cuisine, pales d’inquiétude puis de colère naissante. C’est Papa qui répondit, d’une voix sourde :

 – Ah oui ? Et bien maintenant c’est nous qui allons bien nous amuser !

 et il m’empoigna par les vêtements pour m’attirer à lui, puis leva la main pour la première gifle. Maman l’arrêta :

 – Pas sur la figure, Papa ! Il vaut mieux que tu le fesses !

 

J’étais anéanti. Mon cœur battait à se rompre. Jamais, jamais je ne recevais la fessée par mes parents. Je cherchai à me dégager, mais Papa était bien plus fort. Sans me lâcher, il s’assit sur une chaise de cuisine, pendant que Maman lui disait, portant ma consternation à son comble :

 – Déculotte-le, il faut qu’il s’en souvienne !

 Je commençai à pleurnicher et à supplier, mais mes parents étaient résolus et impitoyables :

 – Non, pitié ! Ne me déculotte pas ! Je suis trop grand ! Je le ferai plus, je le jure !

 – Oh si ! Et je te prie de croire que tu vas voir, tes fesses ! Ah on est trop grand pour recevoir une fessée ! Et arrête de gigoter sinon je t’emmène à l’école demain et je te déculotte dans la cour !

 J’allais rentrer en classe de 5ème ! Cette menace me calma comme par magie et, en pleurs, la mort dans l’âme, je sentis les mains de Papa qui me baissaient mon short à élastique puis mon slip jusqu’aux chevilles. Ensuite il me bascula en travers de ses genoux et commença à fesser aussi fort qu’il pouvait, des claques qui me brûlèrent la peau des fesses dès la première. Je recommençai à me tortiller, mais par réflexe et non plus par rébellion, sous l’avalanche de gifles comme je n’en avais jamais reçues de ma vie. Et Papa commentait, en scandant au rythme de la fessée :

 – Ah tu t’es bien amusé ! Ah tu es trop vieux pour qu’on te déculotte ! Je vais te faire des fesses rouges comme des tomates, que tu t’en rappelleras longtemps !

 Puis Maman lui demanda :

 – Arrête, Papa, tu l’as assez fessé. Moi aussi, je veux le fesser pour qu’il comprenne bien qu’il doit nous craindre tous les deux.

 Papa me remit sur mes jambes, tout sanglotant, et, d’une claque bien appliquée en travers de mes fesses bouillantes m’envoya me faire fesser par Maman qui atterndait debout et me coinça sous son bras gauche. C’est dans cette position, debout, que je reçus la seconde partie de cette fessée, sautant d’un pied sur l’autre aux claquements de la main sur mes fesses.

 – Tu as compris, cette fois ? C’est sur tes fesses, qu’on va t’apprendre à rentrer à l’heure. Et je te jure que si tu recommences c’est sur le trottoir que je te déculotte ! conclut Papa. En attendant je veux que ton copain et ses parents soient au courant.

 Et, à ma grande honte, Papa prit soin d’aller trouver avec moi les parents de mon copain Claude le lendemain, pour expliquer en souriant qu’ils ne me verraient pas pendant un mois et qu’il m’avait déculotté la veille pour me donner une bonne fessée. À ces paroles, je devins aussi rouge que mes fesses avaient dû l’être le soir d’avant, ce qui fit bien rire nos hôtes.

 – Alors, Jean-Jacques, tu as eu les fesses bien rouges, il paraît ? se moqua la Madeleine.

 – Oh, à douze ans, on n’est pas encore trop grand pour recevoir une bonne fessée ! s’exclama le Roger.

 – Et ils sont bien plus vexés quand on les déculotte, ces jeunes gens qui se croient des hommes ! Vous avez eu bien raison, Monsieur L… Une bonne fessé! Il n’y a rien de tel !

5 commentaires »

  1. Marie-Claire dit :

    Eh bien Jean-Jacques, tu nous avais caché cet épisode cuisant et structurant, comme disent les psychologues scolaires. Deux questions : est-ce que tu penses que cette fessée t’a été bénéfique pour la suite de ta vie ? Et que ressens-tu en y repensant ?
    Et qu’en pensent les internautes de ce blog ? méritée ? pas méritée ? salutaire ?

  2. Jean-Jacques dit :

    Bonjour, Marie-Claire.
    Heureux que vous soyez de retour !
    Ce que je pense de cette fessée ? Maintenant que je suis parent moi-même, je peux imaginer l’angoisse qu’ont pu ressentir les miens. Alors, croyez-moi, ils ont bien fait ! Je n’ai plus JAMAIS été en retard le soir. J’essaie d’imaginer un autre scénario, réprimande, privation de sortie, mais aucun n’est aussi direct, aussi efficace qu’une bonne fessée, qui en plus a la vertu d’effacer une culpabilité indélébile : une fois que l’on a payé, on est quitte.
    Ce que je ressens aujourd’hui ? Rien d’excitant, comme quand je repense aux fessées données par des tiers : la fermière, ma grande-cousine Henriette), simplement la certitude que j’avais de bons parents.

  3. pacaud dit :

    bonjour, juste une question, qui fessait le plus fort, avec qui avez-vous le plus souffert ?

  4. Jean-Jacques dit :

    C’est Papa qui fessait le plus fort, mais comme mes fesses étaient déjà brûlantes quand Maman s’en est occupé, c’est sa fessée qui m’a le plus cuit…

    • monenfance88 dit :

      au mois d’août tu ne risquais de recevoir ta fessée devant les autres élèves, ils étaient comme toi, en grandes vacances, je pense qu’il sagit d’une érreure de mois ou ton récit est imaginaire.

      Dernière publication sur Monenfance88 : 45 le 14 juillet 1965,

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