La fessée appliquée

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Les deux seules fessées de Dimitri – 2e partie

Andy 2-2

Par Dimitri

Quatre années se sont déjà écoulées depuis ma première fessée reçue à 10 ans en classe de neige. Entre temps, je suis entré en 6edans un collège privé aménagé dans un ancien et vaste hôtel particulier : grandes fenêtres, immense cour de récréation, parloir accueillant et, détail peu ordinaire, certaines salles de classe sont équipées d’estrade très spacieuse formant comme une grande avant-scène. En classe de 3e, cette disposition jouera un grand rôle pour ma seconde et dernière fessée à l’âge de 14 ans.

Le souvenir de ma première fessée avait suffi à me mettre à l’abri de cette terrible correction jusqu’à la fin de l’année, aidé également en cela par la distribution de fessées déculottées assez gratinées sur des camarades. En intégrant le collège, j’avais eu la naïveté de croire que la discipline ferait appel à des modes de punition moins douloureux et surtout moins honteux.

En quoi je me trompais, la discipline y était plus stricte et nos « gentilles » maîtresses avaient cédé la place à des professeurs bien plus sévères, en tout cas certains ou certaines d’entre-eux.

Jusqu’en 4e tout se passa plutôt bien. J’étais un garçon réservé, poli, studieux, bien sage en classe et mes rares fautes étaient sanctionnées avec clémence. Tout changea en 3e à l’approche de mes 14 ans et de la puberté. Le jeune adolescent en revêtait toute la panoplie convenue : rock & roll, mythes de James Dean et d’Elvis réunis, besoin de briller devant les filles… mais aussi besoin de me faire remarquer en classe pour épater la galerie et montrer que, moi, j’étais « dans le coup ».

Je m’étais donc mis à pratiquer finement l’art de l’impertinence envers mes professeurs. Aucune grossièreté ne s’échappait de ma bouche, mais je n’hésitais plus à répondre, à discuter, à tourner leurs remarques en dérision et mes réparties avaient des inflexions ironiques, parfois sarcastiques qui, si elles avaient le don de faire ricaner la classe, n’étaient pas toujours du goût des professeurs et notamment de Mme Gauthier, notre professeur de français. En revanche, le changement de mentalité qui s’était opéré sur mon esprit et mon caractère n’avait pas touché mon physique. J’avais grandi, certes. Ma taille s’était allongée et affinée, mais ma peau était restée glabre et lisse, ma voix n’avait pas mué et avait conservé son timbre haut perché. J’avais l’esprit d’un « grand » dans un corps de petit.

Mme Gauthier était une femme fort antipathique approchant de la cinquantaine. Elle était assez robuste, toujours accoutrée de façon stricte, terne et juchée sur des talons exagérément hauts afin de compenser sa petite taille ou tout simplement pour asseoir davantage encore son autorité. Je détestais son expression mauvaise qu’accentuaient des traits ingrats, son regard dur, sa bouche étroite aux lèvres disgracieuses, sa voix sèche et monotone. Pour tout dire, une personnalité sans charme mais… terriblement coriace que j’avais appris à craindre !

En ce fameux samedi de juin, elle portait l’une de ses robes d’été colorées et des sandales rouge vif à talons hauts qui ne la rendaient pas plus attrayante qu’à l’ordinaire. L’approche des vacances et la perspective d’une entrée au lycée me rendaient plus insouciant, donc moins méfiant. Les choses prirent une très inquiétante tournure.

Ce jour-là, par automatisme, j’avais répliqué avec ironie et suffisance à la remarque de Mme Gauthier qui venait de me gronder une nouvelle fois à cause de mes bavardages incessants avec ma voisine. Sa réaction fut immédiate.

- Dimitri, taisez-vous ! Je ne vous supporte plus !

- Oh, vous savez, Madame, si vous ne me supportez plus, rassurez-vous, vous ne me verrez plus l’année prochaine. Alors passez de bonnes vacances et…

Elle me coupa sèchement la parole en frappant violemment son bureau du plat de sa main.

- Maintenant, cela suffit comme ça, cria-t-elle, excédée. Cela suffit, vous m’entendez ? Pour qui vous prenez-vous ? Taisez-vous une fois pour toutes ou je vais vous punir !

- Ne vous énervez pas, Madame, c’est très mauvais pour…

- Et insolent par-dessus le marché ! Savez-vous ce que j’ai eu envie de faire toute l’année durant ? Vous ne le savez pas ? Eh bien, je vais vous le dire ! Vous flanquer une bonne fessée, mon petit monsieur ! Vous entendez ? Une fessée magistrale, une bonne grosse fessée déculottée ! Oui, c’est tout ce qu’un petit fanfaron dans votre genre mérite ! La déculottée devant toute la classe ! Vous m’entendez ? Cela fait des mois que ma main me démange !

Sur l’instant, le mot « fessée » me surprit, non pas la menace que je ne pris pas du tout au sérieux. Je n’avais oublié ni Véronique ni la fessée cul nu qu’elle m’avait administrée des années plus tôt. Son souvenir s’était figé dans ma mémoire comme un épisode important fortement teinté de nostalgie, une simple parenthèse dans ma jeune vie, mais définitivement révolu.

Notre professeur remarqua ma moue d’incrédulité et mon petit sourire en coin : une effronterie de plus qui acheva de l’exaspérer.

- Et en plus ça vous amuse ? Vous croyez qu’il s’agit d’une menace en l’air ? Arrêtez ce sourire niais et regardez-moi ! Vous me croyez incapable de tenir ma promesse de vous fesser comme vous semblez y tenir ? Ce n’est pas une promesse, mon petit monsieur, c’est réellement la correction qui vous attend au prochain cours. Je vous assure que ce jour-là vous ne ferez plus le fier-à-bras devant tout le monde avec votre culotte sur les talons !

Mes oreilles se mirent à bourdonner. Elle ne plaisantait donc pas !

- Mais, Madame, il ne fallait pas vous…, balbutiai-je.

- Vous n’avez pas à me dicter ce que je dois ou ne dois pas faire ! Je sais ce que j’ai à faire, jeune homme ! Je vous dis que je vous ferai vous déculotter, et je vous assure que vous vous déculotterez, par la force si nécessaire, et que je vous fesserai comme vous le méritez !

- Mais… Je ne voulais pas…

- Taisez-vous, Dimitri ! Je sais parfaitement qu’à la prochaine rentrée vous aurez changé d’établissement. Je vous garantis que vous nous quitterez avec l’inoubliable souvenir d’une fessée déculottée exemplaire en guise de cadeau d’adieu ! Maintenant, je ne veux plus entendre le son de votre voix !

Tout à coup, la panique me gagna. Je ne savais plus quelle contenance prendre face à mes camarades. Plus un bruit dans la classe. Filles et garçons, tous étaient aussi sidérés que moi. Personne n’avait entendu Mme Gauthier menacer quelqu’un de fessée durant l’année et pourtant… Mon crâne était en ébullition, le sang battait à mes tempes. Des bouffées de chaleur et des sueurs froides transitaient en alternance dans tout mon corps. Mes pieds fourmillaient et mes mains étaient moites, liquides. Fort heureusement, la sonnerie annonça la fin du cours.

- À mardi ! nous salua Mme Gauthier en quittant la classe. Et pointant un doigt vers moi : et vous, Dimitri, n’oubliez pas notre petit rendez-vous. Bon dimanche d’ici là ! siffla-t-elle méchamment entre ses lèvres serrées.

À peine était-elle sortie qu’un attroupement se forma autour de moi. Remarques et questions fusèrent pêle-mêle, mais je ne les entendais pas, l’esprit ailleurs.

Du samedi au mardi, mes journées pourtant pesantes et angoissantes me parurent filer à toute allure. J’aurais voulu allonger le temps qui me séparait de l’échéance maudite, étirer à l’infini chaque seconde, mais rien n’y faisait. Cette fessée programmée en différé était d’une cruauté innommable. Elle accaparait mes pensées, me faisait ruminer sans relâche. « Une fessée culotte baissée ! » comme autrefois ! Moi, à 14 ans, me retrouver, pour la seconde fois de ma vie, cul nu en public pour me faire ridiculement fesser. C’était inconcevable, ce n’était plus de la honte, c’était de l’humiliation publique pure et simple ! Un terrible dilemme m’obsédait : allais-je ou non en parler à mes parents ?

Dix fois je faillis céder à leur bienveillante sollicitude : « Que se passe-t-il, mon chéri ? Tu as des soucis ? Quelque chose te tracasse ?… ». Mais les mots restaient coincés dans ma gorge. Au fond de moi, la perspective de me couvrir de ridicule en passant pour un petit garçon protégé par papa et maman aux yeux de mes camarades m’interdisait de me plaindre.

Le réveil sonna me réveillant sans pitié de ma mauvaise nuit. Mardi ! L’échafaud devait déjà avoir été dressé. Je m’ébrouai et, tel un automate, me dirigeai vers la salle de bains pour me doucher. Après avoir ôté ma veste de pyjama, j’eus un tressaillement au moment d’en baisser le pantalon. C’était comme une ultime répétition avant le spectacle. J’avais beau être seul, des dizaines de paires d’yeux invisibles scrutaient ma nudité. Le miroir me renvoya l’image d’une paire de fesses rondes et à la blancheur de lys. De nouveau, la panique me submergea. Étais-je en train de rêver ?

Je pris le chemin du collège à reculons, le ventre creux, les jambes lourdes. La matinée passa très vite. Je flottais dans une sorte de brouillard cotonneux qui ne m’a guère laissé de réels souvenirs, tout comme le repas de midi au réfectoire.

Ça y est. Assis à notre place, nous attendons Mme Gauthier qui n’est pas encore arrivée. Serait-elle en retard ou… peut-être malade ? Un espoir insensé m’agite. Cinq minutes plus tard, des claquements de talons aiguilles dans le couloir l’anéantissent. Les sandales rouges sont de retour !

L’épouvantail de mon cauchemar grimpe lestement sur la vaste estrade, déballe son cartable sur le bureau et annonce posément le programme de la leçon et la démarre, comme si de rien n’était. Je reprends confiance. Mme Gauthier avait-elle tout simplement bluffé dans le but de m’effrayer ?… ou bien avait-elle simplement oublié ?… ou passé l’éponge ?… Après tout, il fait beau et chaud ce mardi après-midi, et l’année scolaire touche à sa fin… elle ne va pas se mettre à me flanquer cette foutue fessée ! Pourtant, j’ai l’intuition d’une atmosphère inhabituelle, presque irrespirable. Levant la tête, je n’ose pas affronter le regard de ma professeur et me trouve dans l’incapacité la plus totale de suivre la leçon.

- Bon, ce sera tout pour aujourd’hui. Vous pouvez refermer livres et cahiers, mais restez à vos places, il nous reste encore vingt minutes à passer ensemble.

Elle descendit de l’estrade, alla s’adosser au mur du fond de la salle et cria d’une voix forte et sèche quoique légèrement enrouée comme à l’accoutumée :

- À nous deux, Dimitri ! Levez-vous et prenez place sur l’estrade.

Toutes les têtes s’étaient tournées vers moi et une clameur sourde se fit entendre. Ravie de son effet, la professeur feignit l’impatience et frappa le sol de la semelle de son soulier.

- Dimitri, sur l’estrade, j’ai dit ! Immédiatement ! Ou bien dois-je vous y conduire moi-même par une oreille ?

Complètement sonné je me levai et, tel un automate, me dirigeai vers l’estrade. Je ne sentais plus mes jambes. J’étais mû non pas par ma propre volonté mais par une force qui m’était étrangère. Mon champ de vision s’était tellement réduit que j’avançais au milieu d’une brume légère. Je gravis la haute marche de l’estrade, me retournai et vis alors distinctement la classe dans sa totalité. Tous les regards convergeaient sur moi. Mme Gauthier, tout au fond de la salle, mains derrière le dos, me criblait d’un regard qui me fit frissonner de frayeur.

- Que vous ai-je promis, samedi dernier, Dimitri ?

Je crois aujourd’hui qu’elle savait que je serais dans l’incapacité de lui répondre. Elle réitéra deux ou trois fois sa question tandis que, paralysé et muet, je fixais le sol comme un condamné. Elle interpella alors Sandrine, une petite peste qui me détestait (Mme Gauthier devait l’avoir remarqué).

- Sandrine, votre camarade semble souffrir d’un manque de mémoire. Et vous, Mademoiselle, vous souvenez-vous de la promesse que j’avais faite à ce garçon insupportable ?

- Oui, Madame, je m’en souviens très bien… Vous lui avez promis une fessée… et même une fessée déculottée, insista cette petite garce avec malignité en me regardant de biais. Le piège s’était définitivement refermé.

- Vous avez entendu votre camarade, ou en plus des troubles de la mémoire, en auriez-vous aussi de l’audition ?

L’ironie provoqua quelques gloussements étouffés ajoutant à mon désarroi.

- Nous n’allons pas y passer toute l’après-midi. Dépêchez-vous Dimitri, baissez votre pantalon ! Cette fois, le ton de la voix était inflexible et l’ordre était sans appel.

De mes doigts tremblants tant je rechignais à accomplir cette avilissante besogne, j’entrepris de défaire ma ceinture, de déboutonner et d’ouvrir la braguette de mon blue-jeans ultra serré, tel qu’on les portait à l’époque, ce qui compliquait l’opération. A cause de l’angoisse combinée à la chaleur de cette belle journée de juin, il collait à ma peau toute humide de moiteur. Non sans mal, en me tortillant, je réussis à forcer le passage de mes hanches et le faire glisser à mi-cuisses.

- Ne vous arrêtez pas en route. Baissez-le à vos chevilles, s’il vous plaît !

Comment décrire le tourbillon dans lequel se démenait ma conscience ? Le souvenir de la seule fessée reçue en classe il y avait des années me revenait au triple galop. Soudain, comme dégrisé, je repris pleinement mes esprits. Qu’est-ce que j’étais en train de vivre ? Cet éclair de lucidité était la pire des choses qui pouvait m’arriver. La peur, la honte, le désespoir… tout me faisait regretter de n’avoir pas sollicité l’intervention de mes parents. Quel crime avais-je donc commis pour être châtié de la sorte ? J’étais victime d’une immense injustice ! Pourtant je n’avais guère d’autre choix que d’obéir à Mme Gauthier.

- Au tour de votre slip, petit monsieur. Baissez-le devant tout le monde et ne nous faites pas attendre sinon c’est moi qui vous déculotterai de force !

Bien sûr, je l’attendais, cette phrase, mais elle me fit, malgré son caractère plus que prévisible, l’effet d’une estocade.

Pour Mme Gauthier, il était clair que l’exhibition de ma nudité et de la honte que j’en ressentirais en me traitant comme un petit enfant devait faire partie intégrante de ma punition. Que faire ? Aggraver ma situation en protestant, attirer ses remarques désobligeantes dont elle ne manquerait pas de m’accabler de ridicule ?

- J’ai dit, baissez votre slip, Dimitri ! cria-t-elle.

Je ne pouvais plus reculer. Comme anesthésié par la brutalité de ce nouvel ordre, j’obéis sur le champ tout en essayant de préserver un peu de ma dignité. Mes doigts agrippèrent l’élastique pour faire suivre à mon sous-vêtement le même trajet que le jeans. À l’instant précis où la ceinture franchit l’aine et libéra mes parties masculines de leur frêle protection textile, je crus m’effondrer de honte et de ridicule.

L’air qui provenait de la fenêtre grande ouverte s’engouffra entre mes cuisses. Une sensation de fraîcheur baigna aussitôt mes fesses et mes cuisses dénudées. Achevant de baisser mon slip jusqu’à mes chevilles, je me redressai, croisant pudiquement mes deux mains sur mon sexe.

- Non, Dimitri, dit doucement Mme Gauthier tout en venant à ma rencontre. Non ! Mettez vos mains derrière le dos !

Anéanti, je lui obéis, une fois encore. Le bas de mon sweat-shirt s’arrêtant juste au-dessous de ma taille, mes parties intimes exposèrent à l’air libre leur petitesse comme l’absence totale de pilosité malgré mes 14 ans, ce qui me faisait tant honte en comparaison de la majorité des autres garçons de mon âge. Submergé de honte, les larmes aux yeux, je sentais tous les regards braqués sur moi et j’entendais confusément des chuchotements et des ricanements qui ajoutèrent à ma confusion.

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Mme Gauthier me rejoignit sur l’estrade et se plaça à gauche de moi. J’attendis le cœur battant et, après un court laps de temps, une rafale de claques s’abattit sur l’une de mes fesses. De fortes claques à couper le souffle ! Une seconde rafale claqua sur l’autre fesse. Puis les rafales retentissantes se succédèrent tout aussi fortes et cuisantes. Je ne m’attendais pas à pareille douleur et mon visage fut rapidement baigné de larmes.

Comme ses bras musclés pouvaient le laisser craindre, cette femme possédait une force d’athlète. La violence du claquement sur la peau nue de mon derrière était terrifiante. Chaque claque me poussait en avant, faisant balloter malgré moi mes attributs virils. Soudain, la fessée cessa à mon grand soulagement. Je me relâchai quelque peu, incapable néanmoins de contenir mes sanglots et le tremblement de mes genoux.

- Alors, jeune homme, vous voyez à quoi mène votre suffisance ? À recevoir une fessée à derrière nu comme un petit morveux devant tous vos camarades. Je vois bien que vous n’en menez pas large. Comme je vous comprends, mon petit monsieur ! Qui, ici dans cette classe, aimerait être à votre place ? Gare aux fesses de celles et ceux qui veulent faire les malins avec moi ! Et je n’en ai pas encore fini avec les vôtres, ça non ! clama Mme Gauthier de façon que toute la classe l’entende.

Un brouhaha se fit entendre en réaction à cette menace à peine voilée. Puis Mme Gauthier s’éloigna de quelques pas, déplaça une chaise sur l’estrade et revint vers moi. Me saisissant par un bras, elle m’obligea à me retourner, mon visage face à elle, mon dos face à la classe. Nouvelle rumeur dans l’assistance qui découvrait une paire de fesses, nues et rougies de claques.

- Vous venez de recevoir un simple acompte de ce que j’appelle une correction en règle, mon cher Dimitri. Votre fessier va maintenant pouvoir en apprécier la grande finale en récompense de l’ensemble de votre œuvre !

Ce disant, Mme Gauthier lâcha mon bras, s’assit sur la chaise, tira sur sa robe, puis, en frappant ses cuisses de ses mains :

- Qu’est-ce que vous attendez pour vous allonger sur mes genoux comme le petit mouflet que vous êtes, cher Dimitri ?

Je me couchai donc sur ses cuisses, timidement, m’excusant presque.

- Avancez un peu vos fesses, je vous prie.

Tout en étant imberbe, j’étais plutôt grand et longiligne et comme mon corps formait une sorte d’arche reposant sur les piliers de mes mains et de mes pieds posés sur le sol, mes fesses étaient trop éloignées de la main de Mme Gauthier pour qu’elle puisse me fesser à sa convenance. Je rampai donc un peu sur ses cuisses jusqu’à ce que mes pieds entravés par le jeans et le slip décollent du sol et que mes jambes en suspension en l’air servent de balancier d’équilibre, ressentant profondément dans ma chair l’humiliation que me valaient mes reptations laborieuses.

Une fois mes mains calées sur le sol, mon champ de vision délimité par quelques lattes de parquet, le corps définitivement immobilisé dans cette posture, mon postérieur se rehaussait selon l’angle requis, ses deux joues rebondies à portée de la main punisseuse.

Une fois de plus j’attendis avec angoisse, l’esprit tourmenté par deux sortes de sensations différentes bien que voisines en apparence : l’humilité et l’humiliation qui m’étaient imposées me forçait à la modestie. Je n’étais plus qu’un vilain petit garçon qui allait recevoir la fessée.

Je tressaillis l’espace d’une seconde en sentant des ongles effleurer ma peau. Mme Gauthier remontait le sweat-shirt sous mes omoplates pour dégager mes fesses. D’une main, elle pressa mes reins pour assurer sa prise… et de l’autre elle recommença à me fesser et à me faire souffrir.

Ceux qui n’en ont jamais reçu ne peuvent pas se douter de quelle douleur intense peut infliger à un derrière nu une sévère fessée déculottée, même simplement administrée à la main. Mme Gauthier frappait mes fesses de toutes ses forces, et ses claques assénées sans relâche sur mon fessier déjà cuisant de l’acompte précédent étaient insupportables. Mon ventre collé contre ses cuisses, j’étais pris de tremblements et, le visage enfoui entre mes mains, je m’efforçais d’étouffer mes gémissements et mes sanglots.

Et je pleurais à en suffoquer ! Malgré l’évidence de mes souffrances, rien ne semblait pouvoir faire mollir le bras de cette femme qui, inlassablement, poursuivait mécaniquement l’exécution de l’interminable fessée. Ça claquait une fesse, ça claquait, l’autre fesse, ça semblait ne jamais devoir s’arrêter ! La douleur m’enfermait dans une solitude absolue et je m’y soumettais sans songer à me rebeller. Durant ces longues minutes, j’oubliais même la présence de mes camarades qui, tranquillement assis à leur bureau devaient se repaître des tortillements et des soubresauts involontaires de mes parties charnues.

Le temps passait et la cadence ne faiblissait pas, parfois interrompue par une infime pause, le laps de temps nécessaire à ma fesseuse pour formuler un petit commentaire mortifiant, puis la fessée reprenait de plus belle.

- Si votre tête d’étourdi ne veut pas comprendre mes nombreux rappels à l’ordre, vos petites fesses, elles, commencent à les assimiler, à voir leur belle teinte écarlate !

Coincé sous son bras comme je l’étais, tout mouvement m’était pratiquement interdit, à l’exception des trépidations convulsives qui secouaient mes joues fessières à chaque formidable volée de claques. Tout à coup, l’orage cessa. Étais-je assez puni ? Ma fessée était-elle réellement finie ? Cependant, je fus incapable de faire cesser les trémoussements de mes fesses en proie aux plus vives et douloureuses cuissons, incapable aussi de me relever. Incapable de me réjouir de ma délivrance, je continuais à pleurer à chaudes larmes.

- Allez, redressez-vous, Dimitri, vous devez avoir saisi le message, à présent.

Prenant appui sur les genoux de Mme Gauthier, je me relevai tant bien que mal, hoquetant, sanglotant, reniflant. Je restai debout, ahuri, comme en état de choc, frictionnant mes fesses endolories sans penser une seule seconde à cacher ma nudité. Mme Gauthier avait déjà regagné son bureau et m’apostrophait. Ses paroles, comme un réveil, me permirent de réaliser qu’une ultime épreuve m’attendait encore, une épreuve extrêmement désagréable : il me fallait maintenant affronter mes camarades, essayer de gérer au mieux les conséquences désastreuses sur mon image de l’humiliant événement que je venais de subir à la vue de tous.

- Reculottez-vous, jeune homme ! N’avez-vous pas assez honte de vous montrer à vos camarades dans cette tenue ridicule ? Allez, remontez-moi vite ce slip et ce pantalon et retournez à votre place, que l’on ne vous voie plus !

Quelle humiliation ! Je me rhabillai sous les ricanements, descendis de l’estrade et traversai la salle de classe pour regagner ma place, évitant de croiser les regards des camarades. Aussitôt assis, j’enfouis ma tête dans mes bras posés sur le pupitre et laissai exploser une ultime crise de larmes. J’avais tellement honte, une honte d’une intensité que je n’avais jamais expérimentée auparavant et que je ne ressentirais probablement plus jamais par la suite. Moi d’ordinaire si à l’aise en public, je vivais ma présence au sein du groupe comme un supplice.

C’est alors que Mme Gauthier commença à verser une dernière louche d’ironie sur mon désarroi déjà total en me grondant pour la puérilité de mon attitude larmoyante (« Vous devez assumer… vous n’êtes plus un bébé ! », etc.).

La sonnerie de l’heure de la récréation résonna comme le signal de ma délivrance. Mais puis-je parler de « délivrance » quand l’école au grand complet, petits et grands élèves de toutes les classes, pouvaient apercevoir dans un coin de la cour un grand garçon de 3e aux yeux rougis et aux joues marquées de larmes à peine séchées ?

Ne pouvant m’évaporer dans les airs, je me refugiai donc auprès de mes plus fidèles amis, Stéphanie, Emmanuelle et Philippe. Tous trois tentèrent de me consoler avec beaucoup de gentillesse, de finesse et de délicatesse, mais sans succès. En les écoutant, ému par leur attention, des bouffées de chaleur et des envies de pleurer difficilement contrôlables m’assaillaient violemment. Tous trois formaient en quelque sorte une barrière de sécurité autour de moi, et je leur en étais fort reconnaissant.

« Comment tu te sens, Dimitri ?… Tu as eu du courage à tout montrer… Oh, après tout, les fesses et le reste, c’est une partie du corps comme les autres… Ça te fait encore mal ?… ». J’étais pris sou un feu amical de questions et de commentaires.

Si, j’avais encore mal ? Bien sûr que j’avais mal ! Mais la douleur qui s’attardait dans mes fesses n’avait plus rien à voir avec celle qui m’avait fait tant souffrir pendant ma correction. La douleur s’était alors fait ressentir comme deux niveaux de sensations qui se superposaient puis fusionnaient. C’était d’abord une sensation de chaleur continue et sourde qui s’installait et croissait en intensité au fur et à mesure que progressait la fessée, et une douleur vive et soudaine à chaque claquée formidable qui s’abattait sur ma chair et aggravait l’intensité de la cuisson jusqu’à embraser mon postérieur tout entier.

Durant cette conversation, je ne pouvais me retenir de jeter des coups d’œil inquiets alentour. Le rouge au front, je remarquais des petits groupes d’élèves qui chuchotaient en me lançant des regards emplis de curiosité. Je n’en avais pas fini avec ma fessée. Mme Gauthier avait bien œuvré !

Mes trois amis s’apercevant de mon trouble cherchèrent à me consoler en me prouvant qu’eux-mêmes partageaient mon sort. « Moi, dit Philippe, j’en ai reçu, des fessées, et des dizaines ! Mais jamais des comme ça, jamais ! Je m’en souviendrais !… Moi, coupa Emmanuelle, mes déculottées, je ne suis pas prête à les oublier, croyez-moi, les amis ! », etc. Tous témoignaient sincèrement leur familiarité avec ce mode de correction au point que je leur confiais que c’était seulement la deuxième fessée de ma vie.

Le cours qui succéda à la récré se déroula sans moi. Mentalement, j’étais ailleurs ou plutôt nulle part. À la maison, la soirée fut éprouvante tant me pesaient mes angoisses et mon secret. Aussitôt rentré, je m’enfermai dans ma chambre et baissai ma culotte devant le miroir. Des reins aux plis des cuisses, mes fesses étaient roses avec des nuances plus foncées çà et là. Il me sembla même que la peau était légèrement enflée. Cette nuit-là, mon sommeil fut agité tant je redoutais le lendemain. J’eus également le plus grand mal à accepter la réalité de ce qui s’était produit ce funeste mardi.

Le mercredi matin, je pris le chemin du collège le cœur serré et l’estomac noué. Tout ce passa comme je le craignais de façon insupportable. Ma mésaventure avait fait le tour de l’école. J’eus droit à quelques commentaires chuchotés derrière mon dos, à des petits sourires… Je n’étais pas fier, et encore moins en croisant Mme Gauthier dans le couloir. Je sentais son regard me pénétrer et je détournais le mien aussitôt par timidité.

Le cours de français fut pour moi une véritable épreuve. J’eus un bref sentiment de panique quand elle pénétra dans la classe. Pourtant tout se passa le plus normalement du monde, mais des pensées continuaient à m’agiter. Moi qui avais été un enfant puis un adolescent protégé, choyé, gâté par mes parents, je me sentais totalement déstabilisé.

Si Mme Gauthier s’était contentée de me coucher sur ses genoux pour me fesser j’aurais trouvé cela fort inconvenant, mais pas humiliant comme la mise en scène sciemment élaborée. La comparaison entre mes deux fessées me venait naturellement à l’esprit. Autant ma première fessée déculottée en public parmi des garçons d’une dizaine d’années m’avait marqué du fait de sa nouveauté, autant cette seconde me laissait anéanti à cause de la présence de garçons et aussi de filles plus âgés.

Et puis, même si laisser choir son pyjama dans un dortoir n’a rien d’une partie de plaisir, baisser pantalon et slip en pleine classe est autrement plus éprouvant. Enfin, la première fois nous étions deux garçons à recevoir notre déculottée ensemble, je n’étais pas le seul à retenir l’attention d’une classe entière dans un tel contexte.

La fessée de mes dix ans avait été une correction spontanée, administrée à chaud pour faire cesser un chahut et en prévenir la récidive, celle-ci était préméditée, mûrie, annoncée des jours à l’avance, conçue comme une vengeance destinée à sanctionner non pas une faute précise, mais la somme des désagréments que j’avais causés à Mme Gauthier durant l’année.

Pourquoi a-t-elle tant attendu ? Une fessée déculottée en privé au tout début de l’année m’aurait normalement remis bien à ma place et j’aurais compris qu’elle était justifiée. D’un autre côté, s’était-elle réellement retenue durant de longs mois et a-t-elle fini par craquer à cause de mes abus répétés ?

Aujourd’hui, et à la réflexion, je crois que cette seconde et dernière fessée déculottée reçue à 14 ans m’a effectivement servi de leçon, mais pas dans l’optique où la voyait Mme Gauthier. Alors que cette femme voulait m’enseigner l’obéissance et le respect, elle a fait progresser ma conception de l’autorité et de ses limites, et symétriquement, de l’obéissance et ses limites. J’ose cette affirmation qui semblera peut-être étonnante : je n’en veux plus du tout à Mme Gauthier.

Enfin, une vérité me paraît indiscutable : son souvenir ne me quitte plus. Et lorsque j’aperçois une femme aux pieds sanglés dans des sandales rouges à talons hauts, une émotion ressurgit immédiatement du fond de ma mémoire…

2 Illust. : Andy & Waldo

18 commentaires »

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  1. Marco dit :

    Bonjour à Dimitri et aux commentateurs.
    Je relis ce récit qui m’a fort troublé et étonné lors de sa parution.
    Comme Etienne et surtout Justin, je me suis demandé comment Dimitri n’avait pas trouvé le moyen de s’opposer à cette promesse a priori démesurée de sa prof. En effet il était déjà un « grand garçon » au collège !
    Mais je pense aussi qu’au fond de lui il ressentait une culpabilité inavouable et reconnaissait ne pas arriver à contrôler son comportement.
    Il y a des meneurs et des « têtes à claques » qui, même sans actes déclencheurs, indisposent naturellement et fortement certains profs.
    Le contentieux avec sa prof couvait depuis longtemps donc les paroles de trop et ses mimiques de dédain ont fait débordé le vase et la vanne d’envies disciplinaires de sa prof s’est lâchée donnant libre court à sa façon de punir.
    De plus, une fois l’aveu acté de vouloir lui donner « une bonne grosse fessée déculottée devant toute la classe », par ses paroles très imagées elle a pu le mettre en condition et se mettre toute la classe de son côté elle, de sorte qu’il était difficile à Dimitri de reculer.
    Il était donc contraint, à moins de se porter pâle, de suivre le compte à rebours le séparant de cette journée redoutée.
    La séparation du weekend a dû rajouter à son appréhension par la vacuité de l’esprit à se remémorer la seule expérience déjà vécue en fessée.
    Le fait même qu’il n’en ait subi qu’une seule auparavant a dû aussi renforcer la charge de craintes. Une seule fessée avant mais de « qualité » : déculottée publique et par jeune fesseuse expérimentée !
    Bien que ses parents ne la pratiquent pas peut-être que Dimitri redoutait en leur annonçant cette promesse, que malgré toute leur bienveillance, ils en viennent à précéder sa prof !
    Je pense que Dimitri a été dépassé par les événements et les anticiper n’aident pas toujours à les affronter voire à tenter de les minimiser surtout quand on doute jusqu’au bout de leur véracité et qu’on s’accroche à un gros gros bluff – réaction bien légitime il me semble.
    (Moi j’aurais réagi comme cela.)
    Je crois surtout que sa prof, le jour J, a su laisser planer le doute, faire grandir le suspens pour, le moment venu, trouver suffisamment de temps pour passer à l’action.
    Les trois coups n’ont pas sonné, mais comme au théâtre la pièce a débuté quand Madame Gauthier, adossée au mur du fond de la classe, a frappé le sol de ses chaussures et demandé à l’acteur Dimitri de se rendre sur la scène-estrade.
    Et comme pour la menace et la promesse, elle l’a par ses paroles ciblées et en prenant la classe à témoin, re-conditionné et contraint à faire ce qu’elle avait promis qu’elle lui ferait faire : baisser sa culotte jusqu’à ses talons devant toute la classe ! Cette obéissance obtenue la fessée spectaculaire n’était qu’une formalité.
    Dimitri par de tels ordres a été comme hypnotisé par sa prof et ne pouvait que subir.
    Comme dit aussi Louis, il y avait des exceptions en fessées scolaires, celle qu’on lui a rapportée est révélatrice de ce que peuvent faire des profs poussés à bout ou, je rajouterai, quand ils s’en prennent à l’écart de l’élève « mouton noir ».
    Je confirme ses propos, ayant été moi même une « exception » au collège.

    Voilà ce qui m’inspire ce récit.
    En espérant que les protagonistes y réagissent s’ils reviennent.
    Cordialement
    Marco

  2. Marco dit :

    Il me semble que les fessées du collège marquaient plus, pouvaient troubler et laisser songeur, comme le dit Louis à cause de leur rareté.
    Ce qu’a subi Didier montre bien sûr qu’en général il fallait pousser le bouchon assez loin pour en « bénéficier », mais qu’une fois lancée rien ne pouvait l’arrêter. Trop tard pour les regrets de dernière minute !
    D’où peut-être parfois leur côté spectaculaire, de rigueur accrue et qu’elles puissent être données de force dans leurs préparatifs.
    Marco

  3. CLAUDE dit :

    Bonsoir à tous. Je suis très réservé,(c’est un euphémisme) sur les châtiments corporels donnés en public et tout particulièrement à l’école. C’est trop humiliant. Hélas, je constate en parcourant ce blog, que je suis une exception. Ceux qui furent traités ainsi partagent-ils mon opinion ? Cordialement. CLAUDE.

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