La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

Les tourments du jeune Arthur – 1re partie

WALDO

Dans l’un de ses ouvrages… le grand écrivain et essayiste Georges-Arthur Goldschmidt raconte l’un des épisodes qui ont marqué sa jeune vie d’exilé puis de pensionnaire durant la dernière guerre. Un châtiment corporel public dans un pensionnat de jeunes filles.

Sous une plume modeste et admirative, Edmée s’inspirant de cet épisode, le reprend en l’augmentant via l’imagination de péripéties sur la façon dont il aurait pu se dérouler et être vécu.

(P87 – La Forêt interrompue P. 87– Fiction & Cie – Récit/fiction – Seuil)

 « On vous attend à l’Institution de jeunes filles « Les Hirondelles » demain après-midi. Mlle Brozal, la directrice, veut bien consentir à vous châtier de ses propres mains. Ayez la correction de vous présenter à elle propre et en uniforme du dimanche.

« Vous ne croyez tout de même pas vous présenter, comme ça, chez Mlle Brozal … alors qu’elle a la bonté de vous punir ! Et n’oubliez pas de remplacer votre chemise ordinaire par la chemise de pénitence ! »

L’ordre lancé d’une voix glaciale de mépris avait fusé. C’était cela ou le renvoi immédiat. Plus qu’une menace, une certitude.

Il restait planté-là, muet. Ses oreilles bourdonnaient encore de la formidable paire de gifles « buste droit-menton haut-mains au dos-sans ciller et en silence ! ». Il s’y attendait pourtant. C’était la règle quand un élève puni était convoqué chez Mlle Rukas, la directrice du Pensionnat « Les Aubépines », pour recevoir un châtiment corporel. Les gifles, ce n’était qu’un accessoire, un acompte comme le reste d’ailleurs. Chose étrange, toutefois, ni le martinet de cuir ni le jonc flexible n’étaient de sortie.

Au lieu de cela, elle avait tourné la manivelle du téléphone. L’échange avec la directrice des Hirondelles, l’institution de jeunes filles, voisine de la leur, avait duré une éternité. Il avait deviné plus qu’écouté. La jeune fille s’était plainte du douloureux coup de pied qu’il lui avait flanqué. Leur directrice exigeait le châtiment du coupable. Il n’était plus temps de regretter.

Lui se sentait plus visé que les autres, sûrement à cause de sa culotte trop courte et trop étriquée qui lui boudinait exagérément les hanches et les fesses qu’il savait plutôt volumineuses, d’une belle ampleur quasi féminine. Du reste, ses camarades ne se moquaient-ils pas en les lui claquetant et en s’enhardissant jusqu’à des privautés douteuses. Ils s’en dédouanaient en prétendant que c’étaient ses belles et grosses fesses qui attiraient leurs mains baladeuses et aussi les fessées des professeurs.

Ce n’était pas sa faute si ses culottes étaient aussi courtes ! Non que ses tuteurs fussent ladres ou dans la gêne ; simplement ils jugeaient opportun, au nom d’une saine vertu de simplicité et de modestie, de ne prêter aucune attention aux besoins d’un jeune garçon. La qualité du trousseau de leur pupille leur importait peu, il devait faire de l’usage ! Ils se contentaient de prolonger la vie de ses vêtements en les retapant et l’obligeaient à les porter sans en changer au moins deux années durant.

Certes, il était probablement le plus pauvre de tous les pensionnaires. Pour autant, ce n’était pas la pauvreté de sa mise qui lui faisait honte, ni leur inconfort certain, mais leur aspect plus que gênant.

Cela était surtout flagrant avec les culottes courtes d’uniforme, beaucoup plus courtes que la normale parce qu’elles raccourcissaient d’année en année et plus encore, à mesure que son corps se développait. On avait beau élargir les coutures, déplacer un bouton à la taille, la braguette bâillait, les lisières s’ajustaient plus haut sur ses cuisses et le fond de culotte se tendait si étroitement autour de son postérieur que l’étoffe en arrivait à brider péniblement la fourche de son entrejambe jusqu’à l’incommoder quand il se baissait ou s’accroupissait. De quoi lui rappeler en permanence que c’était justement par-là, sur cette partie dodue de son anatomie, qu’on le punissait.

Il devait choisir avec soin les badines avec lesquelles il serait fouetté

Depuis son admission aux Aubépines à l’âge de 12 ans, son fichu caractère ne s’était en rien amendé et le confrontait à la rigoureuse discipline en vigueur au pensionnat. Il était plus que jamais dans le collimateur de la directrice, des professeurs et des deux surveillantes. En un peu plus de deux années, il avait collectionné plus de punitions et de pénitences que les plus rebelles des autres pensionnaires. Combien de châtiments corporels et de nuits au cachot en chemise de pénitence lui avaient valu ses incartades, ses désobéissances, ses insolences à répétition ? Depuis le temps, il en avait perdu le compte.

Saleté de chemise de pénitence ! D’une longueur normale par devant, le pan arrière avait été raccourci au ras des fesses et se boutonnait très haut dans le dos pour laisser les reins, les hanches et les fesses parfaitement à découvert pour une fouettée en règle.

On la faisait revêtir aux punis non pas pour les fessées ordinaires en classe, au dortoir, au réfectoire, dans les douches, voire au dehors en promenade, mais pour les fessées magistrales, celles qui avaient spécialement lieu dans le bureau de Madame la Directrice et qui exigeaient un certain cérémonial, parfois en présence de témoins, professeurs, parents ou tuteurs.

Il exécrait cette chemise spéciale, pas seulement à cause de l’étoffe rêche qui grattait la peau nue mais pour l’humiliation supplémentaire qui vous tenait en haleine car elle désignait automatiquement le coupable à la honte du châtiment corporel. Tout le pensionnat savait alors que tôt ou tard vous seriez convoqué dans le bureau de Mme la Directrice pour y recevoir la fessée ou le fouet à nu et en grande cérémonie.

Gifles - EdméeGag

Il y avait les gifles, qui allaient toujours par paires, une par joue, et qui vous balançait la tête d’un côté puis de l’autre avant le surgissement des larmes. Et les fessées, toujours déculottées. Puis, l’adolescence venant, les simples fessées à la main à derrière nu avaient cédé la place aux corrections au martinet, à la badine et même au fouet. De ces trois instruments, c’étaient les badines fraîchement cueillies qu’il redoutait le plus. Quand il avait lourdement fauté, Mme la Directrice les privilégiait pour le fouetter plus sévèrement, lui en réservant l’usage exclusif. N’était-ce pas en son honneur ?

Dans ces cas, elle l’envoyait seul dans le petit bois voisin couper et préparer les badines de coudrier adéquates avec lesquelles elle désirait le fouetter. Il devait les choisir avec soin. Toutes devaient avoir la même taille, 60 cm de longueur, la même minceur, la même flexibilité. La récolte faite, il s’asseyait au pied d’un arbre si le temps le permettait. Les tiges de coudrier n’avaient pas besoin d’être écorcées. Étant plutôt fines en général, il lui suffisait d’en dégager les feuilles en faisant glisser les rameaux dans le poing fermé. Cela présentait l’avantage de les affiner  et d’accroître la douleur des cinglées.  

Ce faisant, il laissait ses doigts glisser le long du bois dénudé, en palpait la douceur lisse, en fouettait l’air pour éprouver la flexibilité et, le cœur palpitant d’angoisse, il anticipait le moment où, réunies en un faisceau de 4 ou 5 badines, il les remettrait humblement à Mme la Directrice qui s’assiérait sur une banquette et l’allongerait en travers de ses genoux ou resterait debout, lui étant courbé en avant les bras appuyés sur le siège d’une chaises ou agenouillé à même le sol, sa culotte toujours sur les talons.

Il entendait déjà siffler les volées avant qu’elles ne creusent sur la peau blanche de ses fesses dénudées de douloureuses stries purpurines.

On était venu le chercher exprès depuis les Hirondelles, c’était Mlle Céline, une ancienne surveillante qui avait quitté les Aubépines pour occuper la fonction de surveillante principale à l’institution de jeunes filles. Quand elle avait pris livraison du puni, elle ne l’avait pas reconnu d’emblée. La taille longiligne de l’adolescent avait paru la surprendre. Elle s’était contentée de le dévisager longuement avec une moue de réprobation, puis l’avait fait grimper dans sa guimbarde sans autre signe qu’un haussement d’épaules vaguement désabusé. Et ce geste contenait toute la mesure de son mépris et de son impuissance face à l’ampleur d’un irrémédiable désastre. Comme elle devait le plaindre d’en être arrivé là où sa sottise l’avait fourvoyé sans espoir de le soustraire à son sort fâcheux.

La veille avait été la dernière belle journée de l’arrière-saison et ce dimanche-là, les surveillantes avaient emmené tous les garçons en promenade. Durant la nuit, le changement de temps avait été brutal et il faisait encore frais en ce début d’après-midi de novembre, le soleil ayant échoué à percer les brumes du matin.

Assis seul au fond de la carriole de l’Institution des Hirondelles où elle le conduisait pour y être puni, les yeux auréolés des cernes mauves d’une mauvaise nuit passée au cachot en chemise de pénitence, son esprit s’enlisait dans ses pensées. Sur le siège avant, la silhouette sombre de Mlle Céline, un bonnet de laine vissé sur la tête pour la protéger de l’air vif de la course, menait l’attelage au petit trot. Lui, le regard à la dérive, remâchait sa résignation.

- Le jonc Aubépines EdméeGag

Là-bas, on allait lui donner le fouet. Le fouet… une fois de plus ! Comme toujours ! Et cela n’avait pas traîné : Aux Aubépines tout le monde l’avait su ! Quelques-uns s’étaient gaussés de lui parce qu’il allait recevoir la fessée déculottée chez les filles comme un petit garçon ! Le fouet et à son âge ! La honte suprême !

Les souvenirs de l’incident de la veille lui revenaient au gré des cahots de la carriole et du tintinnabulement des grelots accrochés au collier d’attelage. Emmitouflé dans sa pèlerine, ses yeux demeuraient fixés sur ses cuisses que dévoilait sa culotte bien trop courte. Il détestait leur blancheur impeccablement lisse qui le faisait paraître plus jeune que ses 14 ans encore loin de la puberté. À son retour, les stries rougies qui en découperaient la peau tendre juste au-dessous des lisières de sa culotte raconteraient à tout le monde, mieux que des paroles, qu’il venait d’être puni.

En fin d’après-midi, rentrant de promenade, leur rang avait croisé celui des demoiselles de l’institution voisine. Ces situations étaient assez fréquentes, les deux pensionnats partageant les mêmes chemins et clairières des environs. Et chaque fois il se sentait mal à l’aise.

Elles s’étaient moquées de leur accoutrement et de leur allure maladroite d’adolescents menés comme un troupeau par des surveillantes guère plus âgées qu’eux. Il avait bouilli d’une fureur subite comme si elles le brocardaient personnellement. Il avait couru derrière les filles et, d’un méchant coup de pied au mollet, il avait blessé l’une d’elles au hasard. La jeune fille était tombée par terre en poussant des hurlements.

Malgré les exhortations à s’excuser, il s’était replié sur ses dénégations entêtées. Ce n’était pas la première fois qu’il avait cette sorte d’accès de rage mais rien n’y faisait. Il était sourd aux sermons, insensibles aux punitions.

« Vous ne changerez donc jamais ! Vous allez connaître la honte d’être fouetté en présence de toutes ces demoiselles ! » avait persiflé Mlle Rukas.

« Je vais avoir la fessée devant les filles. »

Dans un grondement de roues et de crissement de cailloux broyés, la carriole avalait le chemin monotone au gré des cahots. Au train où elle allait, ils seraient trop vite rendus. La croupe du cheval ondulait au petit trot. Par-dessus l’encolure, ses oreilles pointues piquaient obstinément l’horizon en courtes saccades dans la direction où l’écurie l’appelait. Mais où le fouet se rapprochait.

Il se crispa soudain sur son banc. En contrebas, se profilait une grande bâtisse. Ils arrivaient en vue des Hirondelles. Les paroles de Mme la Directrice ne l’avaient pas quitté durant le trajet. Elle répétait souvent aux pensionnaires comme pour se justifier des châtiments corporels qu’elle aimait à leur donner

Detention by Copykats

« Vous savez, aux Hirondelles, les jeunes filles reçoivent aussi la fessée en public dans la salle de spectacles. Et c’est exactement ce qui pourrait vous vous arriver. »

Dans sa tête une pensée ininterrompue retentissait inlassablement en écho au martèlement des sabots du cheval sur les pavés d’une cour :

« Je vais avoir la fessée devant les filles. Et malgré la honte et l’appréhension, j’étais troublé. »

La grille franchie, le brouhaha d’une récréation fait de rires pointus et de cris cessa net. Aussitôt, une soixantaine de jeunes filles de onze à dix-huit ans assaillirent la carriole comme si elles avaient été prévenues de leur arrivée. Impossible de fuir, il était trop tard ! À peine eut-il mis les pieds sur le sol de la cour, que la surveillante l’avait déjà empoigné par une épaule.

Il fallut toute sa fermeté pour l’obliger à avancer en lui frayant un passage entre une haie d’un flou lumineux et coloré du bleu marine des jupes et des manteaux, de la blondeur de blé des chevelures frangées ou nattées des filles qui scrutaient sans pitié l’intrus à l’air ahuri.

La timidité le faisait trébucher à chaque pas. Courbé, les yeux au ras du sol, il fuyait les moqueries et les rires effrontés qui l’escortaient jusque vers la porte d’entrée. Pensez ! Le pensionnaire des Aubépines qui avait attaqué une fille en promenade était dans leurs murs, exprès pour se faire punir ! Quelle aubaine ! L’événement était assez rare pour que les demoiselles se privent d’en faire des gorges chaudes.

On le dévisageait avec une curiosité avide, méchante même. Hé les filles ! Regardez-le donc ! Qu’il est drôle et pitoyable dans sa fâcheuse posture !

Il est si grand dans son uniforme étriqué du dimanche ! Regardez son veston ! Il est si haut sur la cambrure des reins qu’il fait ressortir son gros fessier. Et sa culotte ? Tellement courte et serrée qu’elle ne cache rien de ses longues cuisses blanches et encore moins des belles rondeurs de ses fesses ! Comme elle vont souffrir tout à l’heure quand on va les lui fouetter ! Que notre pauvre camarade se réjouisse elle sera bien vengée !

Leur présence moqueuse et hostile le glaça d’effroi et de rage. Il devinait leurs yeux plissés de malice et leurs mines gourmandes. Levant la tête, il entrevit quelques grandes un peu en retrait. Elles restaient silencieuses, mais le mangeaient des yeux. Elles devaient tout savoir sur lui et donc pourquoi on l’avait fait venir ici. Il repoussait cette idée de toutes ses forces, se retenant de se jeter sur elles, de les disperser à coups de pied.

Entré dans le bâtiment, il suivit de longs corridors dont le dallage résonnait du claquement métallique de ses souliers ferrés. La marche lui était pénible car il avait la sensation qu’un cintre lui traversait les omoplates, le maintenant en suspension, la nuque roide, et que des attelles bloquaient ses genoux donnant à sa démarche une allure mécanique. Bien que la surveillante le tînt fermement, il avait peine à suivre la jeune femme.

Ouvrant une porte à deux battants, Mlle Céline le fit entrer dans une vaste salle dominée au fond par une vaste estrade. Les nombreuses rangées de chaises qui s’étageaient jusqu’à un grand rideau lui indiqua qu’il devait se trouver dans la salle mentionnée par sa directrice. Un petit escalier en bois le fit accéder à la scène. Derrière le rideau, le plateau faiblement éclairé parut dépouillé, n’était-ce une rangée de quelques chaises placées en demi-cercle face à une sorte de tabouret bas et lourd en bois massif coiffé d’un coussin en cuir.

Au regard qu’il jeta sur une petite table voisine du tabouret, son ventre émit un fort gargouillis. Il avait aperçu la tige recourbée et flexible d’un jonc. Ouvrant son sac, la surveillante déposa à côté de l’effrayant instrument de correction un martinet. Il reconnut aussitôt la chevelure de cuir fauve des dix lanières du martinet personnel de sa directrice, Mlle Rukas. Avait-elle craint que la badine des Hirondelles ne suffisent pas ? Que d’attentions généreuses pour lui !

« Donnez-moi votre pèlerine et asseyez-vous sur ce tabouret et attendez sagement… si c’est possible ! »

Sur ces mots, la surveillante s’en alla le laissa seul dans le silence. D’un coup, la solitude l’écrasa d’angoisse.

Livré à ses pensées, l’inquiétude l’assaillit. Pourquoi était-il là ? Qu’est-ce qu’on allait faire de lui ? Pourquoi ne pas le punir sur-le-champ ? Il se souvint que l’an passé un élève avait été convoqué ici et ce qu’il en avait rapporté était glaçant…

Les minutes passant, son appréhension s’accrut. Il tressaillit. Un bruit, un frôlement, provenait des coulisses. Dans la pénombre, des silhouettes se glissèrent furtivement vers les chaises. C’étaient uniquement des femmes d’âges différents. Des professeurs sans doute. On allait donc le faire expier en leur présence. Il serait la vedette unique du spectacle !

Quelques instants plus tard, deux autres silhouettes pénétrèrent sur la scène. L’une était celle une grande et superbe femme d’une quarantaine d’années qui, à sa mine hautaine et à la déférence qu’elle suscita immédiatement dans l’entourage, était Mlle Brozal, la directrice de l’Institution des Hirondelles. En l’autre, qui l’accompagnait, il reconnut la jeune fille qu’il avait frappée d’un mauvais coup de pied. Elle le regarda, un rien de frayeur dans les yeux.

« Noémie, est-ce bien ce garçon qui vous a molestée hier ? »

« Oui, Mademoiselle. C’est bien lui. »

« Avez-vous encore mal aujourd’hui ? »

« C’est encore très douloureux, Mademoiselle. »

Rougissante, elle avait acquiescé à chacune des questions d’un timide hochement de la tête.

La directrice se tourna vers lui et le soumit à un interrogatoire pressant.

« Vous, le méchant garçon, levez-vous et regardez-moi ! Reconnaissez-vous avoir frappé sans raison notre élève pour lui faire mal ? »

Il se mit debout et s’entendit avouer péniblement sa sottise dans des raclements de gorge.

« N’avez-vous pas honte à votre âge ? Quel déshonneur pour votre institution ! Je plains Mlle Rukas de vous avoir comme pensionnaire ! J’ai là justement une lettre de votre directrice qui m’a demandé de la lire à l’assemblée avant de vous punir de ma main. »

Il sut aussitôt qu’il en avait tout à craindre. Ce n’était pas seulement la grâce de sa démarche, la rondeur des seins qui gonflaient son corsage blanc, ni la puissance de ses cuisses et de ses hanches, dans lesquelles s’exprimait sa féminité, mais dans la sévérité de son visage. Il en émanait une calme autorité et une détermination qui lui ôtèrent toute illusion. Cette femme était de la race de sa propre directrice. Il ne pouvait en espérer la moindre clémence.

Soudain, par-delà le rideau, une rumeur lui parvint de la salle, mélange de voix de filles, d’exclamations enjouées, de petits rires nerveux et de chaises que l’on remue.

Il pâlit. Sa salive reflua de sa bouche et de sa gorge nouée.

Aucun doute, c’est toute l’institution qui allait assister au spectacle ! Affolante perspective ! Il refusait d’y croire. C’était impossible ! Certes, aux Aubépines, on fessait souvent les punis en public et parfois même exceptionnellement, dans une autre classe, exprès pour aiguisé la honte de la fessée déculottée. Rien de plus raffiné que de déculotter et fesser un grand dans une classe de plus petits, ou un petit dans une classe de grands. Mais c’était toujours devant des garçons. Jamais devant des filles !

Le silence établi, la directrice décacheta une lettre qu’elle lut d’une voix forte afin d’être entendue de toute part.

Il s’ensuivit une lecture faite d’une voix forte en sorte que nulle demoiselle dans la salle n’en perdait une miette. Une longue réprimande en forme de litanie et des excuses sur sa conduite de petit vaurien si profondément humiliante pour la réputation des Aubépines, etc.

La voix mélodieuse de la femme l’engluait un peu plus dans l’épaisseur de la honte. Elle avait des accents fermes, tranchants, sans appel. Une voix qui distillait ses mots prenant soin d’articuler et d’appuyer distinctement sur certaines syllabes. Mots qui dérangent et font mal, de ceux qui jettent dans la confusion, tramant dans les intervalles de silence le contour précis d’une insupportable menace. Une voix qui semblait posséder une saveur douce-amère, comme les lanières d’un martinet, et qui le tançait à distance, le pulvérisant de son mépris.

« … conduite inqualifiable… impardonnable… honte outrageante pour moi, la réputation des Aubépines, intolérable pour ses professeurs qui n’en peuvent mais… garçon incorrigible… prière d’accepter mes excuses et ma compassion pour votre élève… la pauvre enfant ! … Punition exemplaire… Merci de votre dévouement en vous chargeant de le punir… et durement… Une tâche par trop pénible… mais une extrême sévérité est plus que jamais requise pour ce gredin… Soyez assurée qu’à son retour il sera mis au régime sévère… »

Ce sermon l’accablait définitivement. Il en retint qu’il était un garçon désespérément pénible et qu’il agissait comme s’il recherchait le fouet. Hélas ! Même à 14 ans le fouet ne parvenait toujours pas à le dompter ! On avait beau le fesser régulièrement, il ne réussissait pas à s’assagir. Elle était reconnaissante envers la directrice des Hirondelles de le traiter sans crainte et sans indulgence.

L’attente… Le moment le plus pénible d’un châtiment corporel

Pouvait-il y avoir plus sévère que les plus sévères des châtiments corporels auxquels Mlle Rukas et la surveillante, Mlle Jade, le soumettaient chaque fois qu’il se rendait coupable d’un méfait ou qu’il désobéissait sciemment ? Combien de fois avait-il reçu le fouet à coups de badine, coudes à terre et derrière nu relevé, dans le bureau de la directrice ? Et combien de fois avait-il dû tenir en serrant les dents comme un fou dans la salle de bains pour ne pas défaillir sous les volées des coups du martinet de la surveillante.

Elle l’emmenait-là dans cette pièce close pour le punir quand il lui avait gravement désobéi. Elle le faisait mettre tout nu, exprès pour lui faire honte. Ainsi pouvait-elle disposer de son corps pour lui cingler fesses et cuisses, mais aussi ventre et poitrine à sa guise.

Dans la bouche de ces femmes, les mots semblaient posséder une saveur douce-amère. Sans hausser le ton, elles pouvaient ordonner à n’importe quel pensionnaire sans considération pour son âge « allez-vous mettre au piquet », il obéissait sans discuter, comme si des paroles connues de toujours le libéraient de l’incertitude. Et lui, face à la directrice des Hirondelles, plus rien ne le fascinait plus que l’intransigeance glaciale de cette inconnue qui le privait de lui-même et de tout désir de rébellion.

« Relevez la tête et écoutez-moi bien, méchant garçon. Vous savez pourquoi vous êtes ici et pourquoi j’ai consenti à vous punir. Mais auparavant, vous allez faire montre de votre compassion à l’égard de cette jeune fille que vous avez abominablement offensée. Mettez-vous à genoux et d’ici, sans vous relever, allez sur vos genoux jusqu’à elle considérer les cruelles blessures que vous lui avez occasionnées avec la pointe ferrée de votre soulier. Ensuite, vous lui demanderez humblement pardon en sincérité en espérant qu’elle vous l’accorde. C’est le moins qui vous est demandé ! Après quoi, vous vous apprêterez car je vais vous fouetter aussi sévèrement que vous l’êtes dans votre pensionnat ! Et fouetter en présence de mes professeurs et de toutes les demoiselles de notre institution des Hirondelles. »

Martinet Aubépines - Edmée Gagg

Fouetter ! Fouetter ! Fouetter !… le mot allait et venait dans sa tête comme le mouvement de balancier d’une horloge, comme les claquements lancinants du jonc ou du martinet dont on lui meurtrissait fréquemment les fesses quand il avait déplu.

Il y avait beau temps qu’il était rompu à cette coutume d’obéissance et de contrition avant la punition. En secret, cela avait l’avantage de le mettre en condition pour accepter et endurer la sévérité de la correction. C’était à l’imminence du châtiment, le moment le plus fort de l’attente, que l’acte de soumission l’exaltait au point de le décharger d’un coup de son appréhension.

Ayant trop longtemps redouté ce moment, il avait soudain le sentiment qu’en se remettant entre les mains de ces deux femmes et à leur intransigeance, en leur faisant acte d’allégeance, il se mettait sous leur protection. Elles allaient l’aider à s’amender et à supporter avec vaillance le genre de châtiment qu’elles devaient lui infliger pour lui faire honte. Oui, il avait mérité le fouet ! Mais aussi, c’était sa faute, uniquement sa faute ! C’était bien fait pour lui. Il n’avait qu’à bien se tenir. Il aurait mal, il crierait, pleurerait, supplierait, trépignerait, mais ce serait pour son bien. Tout cela, il le savait d’avance bien sûr.

Mais ici ?… Ici, dans cette salle… Devant ces inconnues ? Des femmes, certes, mais aussi des filles de son âge ?… A cette pensée, il eut un haut le cœur.

« À genoux, jeune homme ! Dois-je vous le répéter ? »

Galvanisé par l’ordre péremptoire, il chuta lourdement sur ses genoux et se mit à ramper, raclant littéralement le parquet de ses rotules, pour couvrir les quelques mètres qui le séparaient sa victime.

A hauteur de la lisière de la jupe de la jeune fille, sans même lever les yeux, il put apercevoir les vilaines éraflures qui débordaient du mollet que son pied avait touché. Elles étaient badigeonnées de mercurochrome. De près, la large ecchymose dénotait la violence du coup.

Levant la tête, il vit le beau et pâle visage de la jeune fille se pencher sur lui, ses yeux humides fondre dans les siens. Et il s’en voulut aussitôt, pris de remords. Comment avait-il pu ? Était-ce vraiment lui qui avait fait ça ?

Pris d’une étrange émotion, il lui saisit la main d’instinct et y déposa un baiser, puis fit de même pour le bas de la jupe.

« Cela suffit, jeune homme ! Maintenant, le pardon ! » ordonna la directrice.

Dans l’air épais sa voix se resserra et, les yeux mouillés de larmes, il répéta à la suite les mots de contrition qu’on lui dictait.

« Noémie, comme je vous l’ai proposé, vous pouvez gifler votre agresseur si vous le désirez » offrit la directrice.

La jeune fille eut une hésitation et chercha un encouragement dans le regard de sa directrice. Elle ne devait pas avoir l’habitude, car sa main fine effleura mollement la joue du garçon à qui elle fit l’impression dérisoire d’un simulacre plus mortifiant qu’une véritable douleur en comparaison des formidables et cuisantes paires de claques qui, aux Aubépines, percutaient les joues et se recevaient bras croisés dans le dos et menton relevé sans bouger.

« Recommencez, Noémie ! Et plus fort ! »

L’encouragement fut entendu.

Gifle 2 - EméeGag

Dopée, la jeune demoiselle s’enhardit. Cette fois, sa main fine se haussa bien haut, doigts bien déliés. La gifle tomba suivant une trajectoire précise. La joue tendue la recueillit avec un bruit sec. Lui garda le visage en avant, réceptacle offert à une seconde gifle si elle le souhaitait. Pour la jeune fille, cette passivité inattendue fut une invitation à mieux faire. Sa petite menotte mit plus de force. La claque explosa sur l’autre joue, assez forte pour le faire se hisser sur la pointe des pieds, assez cuisante pour lui faire venir les larmes.

« Merci, Mademoiselle ! » gémit-il d’un souffle comme on le lui avait appris à dire en contrition après n’importe quel châtiment corporel.

Il se voyait comme en dedans lui-même, ses joues cuisantes de la paire de gifles qui le soumettait à la vengeance de cette fille de son âge. Étrangement, il en ressentait comme une libération.

« Mesdemoiselles, vous avez compris pourquoi je vous ai toutes conviées aujourd’hui dans cette salle, non pas pour une pièce de théâtre, ni une conférence, ni un concert mais à titre exceptionnel pour assister au châtiment de ce jeune homme qui a blessé votre compagne ici présente. 

Puisque Mlle Rukas, la directrice du Pensionnat Les Aubépines, m’a priée d’accomplir cette tâche, je m’en acquitterai donc selon ses vœux.

Vos anciennes le savent, ce n’est pas la première fois que Mlle Rukas nous envoie un jeune scélérat pour se faire fouetter. Les nouvelles en prendront de la graine. Nous allons donner le fouet à ce jeune homme et sur son derrière mis à nu comme il se doit en votre présence. Il n’en ressentira que plus de honte et de remords pour son ignominieuse conduite ! »

S’adressant à son assistante :

« Céline, veuillez préparer le puni pour son châtiment, il n’est que temps. »

La sentence affreuse était confirmée, lui retournant les entrailles. On le corrigerait au martinet et la badine.Sur l’ordre de la surveillante, il croisa les mains derrière sa nuque tandis qu’elle posait un genou à terre devant lui à hauteur de sa taille et commençait à dégrafer la ceinture de la culotte d’uniforme sans autre explication. Il sentit fondre ses énergies. Il aurait pu se déculotter lui-même, comme on le lui demandait parfois aux Aubépines à l’heure du fouet.

D’abord déboucler sa ceinture, lentement, pour repousser à l’extrême le moment où il apparaitrait nu, le tremblement de ses doigts sur la braguette, les boutons repoussés un à un, et cette fièvre qui l’envahissait soudain… Mais ici, on le condamnait donc à la passivité. Il ne serait donc plus que le spectateur de son châtiment.

Quand la jeune femme s’attaqua aux boutons de la braguette, il savait qu’elle n’était pas au bout de ses peines. Les boutons métalliques de la braguette lui résistaient, glissaient difficilement hors des boutonnières découpées dans l’épaisseur du drap. Elle s’énervait. Le déboutonnage fut laborieux, mais à force de petites secousses de ses doigts sur l’entrejambe, la braguette finit par bâiller en grand.

Il sentit les mains de la surveillante se plaquer sur ses hanches, se saisir du vêtement à la taille pour l’abaisser. Ridicules tortillements de ses reins pour extraire son postérieur de l’étroit fourreau de sa culotte d’uniforme…, le glissement du vêtement le long de ses cuisses… Le bruit métallique de l’ardillon de la boucle de ceinture heurtant le sol l’avertit que sa culotte gisait autour de ses chevilles.

Il espéra une seconde que la surveillante s’arrêterait là. Mais ici on voulait lui faire honte en le traitant en enfant, ce qu’il était sûrement aux yeux de toutes ces femmes puisqu’il était ici précisément pour recevoir la fessée.

Il ferma les yeux et retint son souffle quand les mains de la jeune femme revinrent se poser sur ses hanches. Un frôlement le long de ses jambes, la chute rapide à peine perceptible, …

Soudain, l’air frais pénétra sa peau. Il frissonna tandis que des regards s’appesantissaient sur son ventre nu. A ses pieds, le caleçon nappait le parquet de sa blancheur comme un gros flocon. De petites mouches voletaient devant ses prunelles. Éperdu de honte, comme ramassé sur sa nudité, le ventre incurvé, il cherchait à couvrir de ses mains son pénis ratatiné au centre de son ventre blanc et lisse dépourvu de la moindre toison.  A 14 ans !

« Gardez vos mains sur la tête ! Interdiction de vous cacher ! »

Une onde brûlante afflua sur son visage. La honte ! Une honte suffocante qui le clouait sur place sans qu’il sût quoi faire de ses mains. Debout en chemise, chaussettes et chaussures, les paupières demi closes, contractés et blêmes, il attendait…

Statue de verre, éprouvant sa fragilité sous des regards qui l’encerclaient et transperçaient sa transparence, il se résigna à ce qu’on voulait bien faire de lui.

Jamais il n’avait été vu dans cet appareil en présence d’un tel aréopage féminin. Jamais il n’avait été aussi conscient de sa nudité. Les seules femmes à le voir tout nu c’était Mlle Rukas et Mlle Jade aux Aubépines, lors de la séance annuelle de mesure du poids et de la taille des pensionnaires ou d’un châtiment corporel.

« Céline, voyez sur la table, les épingles à linge… Relevez le bas de sa chemise de pénitence et attachez-la haut vers ses épaules. »

« Retournez-vous, vilain garçon ! »

La surveillante connaissait la manœuvre. Elle l’avait tant de fois exécutée aux Aubépines ! Elle enroula soigneusement le pan arrière et le fixa près des épaules du garçon avec deux pinces.

Nul risque que la chemise retombe. Le champ d’application du fouet devait être absolument net.

De dos, sous sa taille cintrée, le corps révélait des courbes d’une étonnante féminité chez un garçon. Sous sa taille étroite, le galbe gracieux de ses hanches s’arrondissait sur la saillie d’une croupe charnue haut perchée se serrant en son centre le long de leur profond sillon et soutenue par une solide paire de cuisses.

Il comparut ainsi, troussé jusqu’au nombril, hanches, ventre et reins dégagés, devant le cercle des dames qui purent aisément juger de sa masculine beauté.

« Qu’attend ce grand benêt pour ôter ses souliers et ranger ses vêtements sur la chaise ? »

Le camouflet lui fit grincer des dents, mais il obéit, se penchant de biais pour atteindre les lacets. D’instinct il chercha à dissimuler le plus possible son pénis. L’impudeur de sa grotesque posture à croupetons était par trop flagrante pour échapper aux dames.

Quelques toussotements discrets saluèrent ses dérisoires tentatives pour resserrer ses cuisses autant que possible, tout empêtré à rassembler tant bien que mal ses vêtements épars.

Quand il eut rangé convenablement ses effets, la directrice exigea qu’il se redressât, mains croisées sur la nuque, face au cercle de femmes. Paupières abaissées, il ne pouvait se résoudre à observer leurs regards qui s’appesantissaient sur son ventre nu sans égards pour sa jeune virilité. Pourtant, le petit appendice de chair molle et rose qui se recourbait inerte vers les cuisses les laissait de glace.

« Mesdames, êtes-vous toujours d’accord pour punir ce vaurien ? »

Les bouches furent unanimes. Ces dames confirmaient vigoureusement la décision prise en conseil de discipline. Il n’était pas venu pour rien. On allait lui donner tout le temps nécessaire pour qu’il puisse expier et se repentir.

L’index de la directrice se tendit vers le gros tabouret de bois massif. Les paroles étaient superflues, le geste suffisamment impérieux pour le presser d’obéir.

Mais ses jambes de plomb refusèrent de bouger. Il aurait tellement voulu se faire oublier, fuir ! Mais il restait là à se dandiner d’un pied sur l’autre, ses yeux plantés sur le tabouret massif et les deux instruments de correction qui le livreraient nu et trépignant de douleur sous les regards avides de toutes ces inconnues.

Il fallut que la directrice le tirât par une oreille pour le faire avancer. Il ne put rien tenter contre l’irrésistible fermeté de la prise qui le dirigeait geignant et trébuchant vers le tabouret.

A genoux devant tabouret - Sardax modif

Une torsion plus forte le força à s’agenouiller devant le meuble massif et à allonger son buste par-dessus l’assise. Ses mains agrippées aux deux montants inférieurs, son ventre encastré dans le coussin de cuir, il n’offrit plus la moindre résistance.

La lumière crue éclaboussa sa croupe nue d’une clarté éblouissante

Sans égard pour sa pudeur, la directrice veilla à lui écarter les genoux. Ainsi disposé au centre de l’estrade, l’assistance n’eut plus d’autre vision qu’un fessier masculin aux reliefs musclés, des fesses découpées en amande, la blancheur des chairs nues, les contours du sexe dans l’ombre de la vaste échancrure des cuisses disjointes.

Il était prêt, il le savait. Désormais, rien ne le guidait plus que sa docilité à l’intransigeance de cette inconnue qui, comme ses professeurs et ses éducatrices, le privait de lui-même et de tout désir de rébellion. Il avait appris dès les premiers jours de son admission aux Aubépines qu’il était vain de compter sur ses illusions et que la soumission était pour l’esprit le meilleur vulnéraire contre la douleur corporelle du fouet.

Derrière lui il entendit comme un froissement d’étoffe. Le rideau ! On ouvrait le rideau !…

Un éclair fulmina dans ses yeux. La rampe d’ampoules qui bordait la scène venait de s’illuminer ! Il se raidit, sa nuque prise dans le carcan douloureux d’une crampe. Des gerbes foisonnantes d’étincelles se déchargèrent d’un coup dans ses reins, grimpèrent le long du dos, secouant l’épine dorsale de brefs spasmes.

Dans la salle, du premier au dernier rang, toutes les demoiselles du pensionnat pouvaient le voir, lui le méchant garçon étalé à demi nu, la lumière crue de l’éclairage de scène éclaboussant sa croupe nue d’une clarté éblouissante, comme si chaque grain de peau, à la façon de cristaux de neige, la réfléchissait d’éclats d’un blanc lumineux.

Ses oreilles bruissèrent d’exclamations de surprise et de ricanements étouffés. Il osa tourner légèrement la tête de biais pour voir la salle, mais ses yeux plongèrent dans un trou noir béant, l’éclat de la lumière sur la scène aveuglant son regard.

D’un seul coup, le théâtre ne fut plus qu’un gouffre d’amertume.

 

_______________________fin de la 1re partie________________

 

Illustr. : 1) Waldo – 2) Gifles – EdméeGag – 3) Le jonc Aubépines EdméeGag – 4) Detention by Copykats – 5) Martinet Aubépines – EdméeGag – 6) Gifle 2 – EméeGag - 7) A genoux devant tabouret – Sardax modif 

 

20 commentaires »

1 2
  1. chris.B dit :

    Bonjour Edmee,
    Merci pour nous faire découvrir ce récit dans cette première partie. Nous attendons avec impatience la suite.
    Chris B.

  2. vergani dit :

    cher Edmée,
    j’attends avec anxiété, la deuxième partie d’une histoire que j’espère très longue. Je trouve que vous représentez le meilleur auteur de ce genre merveilleux que j’adore (la littérature autour de la fessée). Arthur, à mon avis, est le personnage parfait : adolescent timide qui exhibe ses grosses fesses presque féminines au regards moqueurs des filles et des femmes.
    je vous souhaite d’écrire un roman je serais très heureux de le lire…

  3. vergani dit :

    cher Edmèe,
    merci beaucoup pour votre oeuvre précieuse.
    Vergani.

  4. CLAUDE dit :

    Quel magnifique récit! Très bien écrit;analysant avec finesse les émotions du coupable « de service »! Car de toute évidence la perversité domine dans le comportement de ceux et celles qui fouettent plus par plaisir que par nécessité ! Et quelle humiliation! Je vais être sévère, mais pour moi ce récit ne participe pas de l’éducation mais du sadisme raffiné des maîtres et maîtresses allant jusqu’à obliger le « coupable » à constituer les faisceaux de verges qui vont le fouetter. CLAUDE.

    • Roger dit :

      A lire les anathèmes de l’ami Claude contre ce texte aux ambiguïtés sadiennes selon lui, je n’ai plus qu’une curiosité folle : découvrir l’auteur même du livre qui l’inspire et cité en référence. Remonter jusqu’aux sources est toujours une exploration passionnante et enrichissante.
      Roger

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Roger.Mes « anathèmes » comme vous dites reposent sur l’idée que je me fais de l’éducation. Vous aurez constaté que, pour moi, les châtiments corporels, y compris les plus sévères, y ont leur place.Mais pour moi il faut que le ou la coupable soit traité(e) dignement: explication d’abord, correction ensuite. Or le récit d’ Edmée est pour moi une « orgie sadique »! Le malheureux garçon est fouetté comme l’étaient jadis les esclaves au Brésil: un spectacle! Quant au livre auquel vous faites allusion, je n’en vois qu’un:La Bible.Cordialement. CLAUDE.

        • Roger dit :

          La bible et certes un beau livre, Claude, mais une chance pour nous qu’il ne soit pas l’unique au monde, ne serait-ce que ce blog pour le démontrer. Je vous invite à y faire une orgie de lecture. Cela dit, pourquoi mêler compassion et apitoiement à la nécessité d’un châtiment ?

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Roger. Je n’ai jamais dit que la Bible était le seul livre pour fonder une morale. C’est un choix personnel qui n’engage que moi. Je respecte toutes les idées et religions si elles ne portent pas atteinte à la liberté d’autrui. Sauf évidemment pour ceux qui comme moi ont fait un tel choix. Mon commentaire sur le récit sur Arthur ne relève ni de la compassion ni de l’apitoiement :il relève du scandale ! Arthur a été le « héros » d’un spectacle indigne du nom d’éducation. SADISME+VOYEURISME, voilà ce que j’y vois ! Et cette « vision », n’engage bien sûr que moi! Pour autant, je revendique la liberté de l’exprimer ! Pour autant, je n’oblige personne à la partager! Alors un peu de tolérance ,messieurs les CENSEURS! CLAUDE.

  5. Manu 76 dit :

    Magnifique récit ! Le jeune héros timide et encore probablement impubère malgré ses 14 ans me rappelle le garçon que j’étais au même âge.
    J’attends la suite avec impatience.

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour. Pour moi ce récit montre l’abus aux quels des adultes soi disant éducateurs peuvent se livrer. Et la qualité littéraire de ce récit n’enlève rien à sa pervesité.CLAUDE.

    • vergani dit :

      j’ai l’impression de relever dans ton commentaire une sorte de censure morale, n’est-ce-pas ? Dans ce cas je trouverais ça très grave…

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Vergani. Si « censure morale » il y a, c’est moi et moi seulement qu’elle concerne. Loin de moi la prétention de me faire « censeur », surtout dans ce domaine. Mais accordez-moi que, dès lors que je n’édicte aucune prétendue » LOI »,j’ai quand même le droit de faire, pour moi les choix que je veux, et je serais heureux que, à votre tour, vous fassiez preuve de tolérance à mon égard. Cordialement.CLAUDE.

    • chris.B dit :

      Bonjour Claude,
      Je ne pense pas que les éducateurs font dans ce cas-là des abus. Si cet ado comme les autres de ce pensionnat sont là, c’est que l’autorité parentale normale n’a pas suffit à les recadrer. Donc la logique veut que le pensionnat utilise une autre méthode pour y parvenir. Et certainement parce que ces méthodes ont suffi à certains pensionnaires à ne pas devenir des brigands ou autres. On ne peut que féliciter ces pensionnats d’avoir fait un tel travail pour relayer des parents qui ne savaient plus quoi faire…
      Cordialement.
      Chris B.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Chris B. Je me suis sans doute fait mal comprendre. Je n’ai rien contre les châtiment corporels, et si Arthur méritait le fouet, il est juste qu’il l’ait reçu ! Ce qui me choque, c’est la mise en scène. Et là encore je ne suis pas choqué par une bonne fessée donnée en public !Est-ce clair ? Par contre, Edmée nous livre un véritable spectacle qui, à mon avis,-(et ceci n’engage que moi!)- ne mérite pas le nom de correction. Cordialement. CLAUDE

  7. Julie dit :

    Bonjour Edmée.
    Superbe récit qui nous tient en haleine de bout en bout. J’attends la suite avec impatience.
    Amitiés.
    Julie

  8. l didier dit :

    Beau récit . J’ai comme l’impression que cet adolescent, va sentir sa douleur… Il fallait qu’il réfléchisse avant commettre ce méfait ! La suite sera cinglante, sans aucun doute! La badine, pas très agréable à recevoir…

  9. vergani dit :

    tu parles de morale , je pense que dans ce genre de littérature il s’agit de transgression, d’érotisme….

  10. Edmée dit :

    Grand merci à Alain pour la publication des tourments d’Arthur. Désolé qu’il puisse susciter une telle polémique sur l’éthique « littéraire », si j’ose dire. Je rappelle qu’il s’agit simplement d’un texte d’imagination qui s’appuie sur un fait réel de vie comme il est dit dans l’introduction. A mon sens un débat sur l’esthétique aurait pu prévaloir sur l’éthique du contenu. Sauf à renoncer à publier la suite, je souhaiterais qu’on l’on s’en tienne là. Cordialement,
    Edmée

1 2

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775