La fessée appliquée

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L’internat

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 Par Jean-Jacques 

Selon Jacques d’Icy, il y avait jadis un internat de garçons, dont le directeur avait pour coutume d’envoyer les élèves punis en retenue le dimanche se coucher après le repas de midi. Une fois les adolescents au lit, dans des dortoirs en enfilade, le directeur passait dans l’après-midi et s’arrêtait auprès de chacun d’eux. Là, il défaisait les draps, demandait au puni de se mettre à plat-ventre, baissait sa culotte et lui appliquait une bonne fessée, que les internes couchés dans les chambres voisines pouvaient entendre, mais non voir. Puis, après avoir ordonné au garçon de rester dans la même position, fesses à l’air, il passait à la chambre suivante. Après quelque temps, parfois une heure, le directeur faisait à nouveau la tournée des dortoirs, pour fesser une deuxième fois les adolescents. Ensuite seulement ils avaient l’autorisation de se reculotter et de remonter leurs draps, consignés au lit jusqu’au lendemain matin.

Tout le collège, professeurs, infirmière, cuisinières, et élèves, savait naturellement qu’ils avaient été fessés et en faisait des gorges chaudes la semaine suivante. Or, il advint que je fus interne de ce lycée, dans les années soixante. J’y étais entré depuis à peine une semaine, en classe de première, que j’avais déjà défrayé la chronique en m’absentant sans autorisation. Le censeur était une femme, qui me convoqua dans son bureau. Là, elle m’annonça que je serais collé le dimanche suivant, ce qui fit naître sur mon visage un sourire insolent et provocateur. À ma surprise secrète, madame le censeur n’en prit pas ombrage, se contentant de sourire en retour, d’un air presque bienveillant, pendant que sa secrétaire, elle, avait du mal à retenir son fou-rire. Le dimanche matin se passa de façon morne et ennuyeuse. Je n’allais pas à la messe, et aucune autre sortie n’était autorisée. Je bâclai un devoir de math, seul élève en étude, avant de rêvasser en regardant les corbeaux par la fenêtre, en attendant le repas de midi. Mais je trouvais que le pion aussi avait un sourire narquois. Une fois avalé le repas de midi, j’eus la surprise que l’on m’ordonne d’aller me coucher au dortoir, et en pyjama. Une sieste, et forcée ! Je me sentais un peu infantilisé, mais je ne pouvais m’y soustraire. 

Il se passa presque une heure, pendant laquelle je regardais les mouches au plafond, regrettant de n’avoir pas pris un polar en réserve pour m’aider à passer l’après-midi. Puis j’entendis une porte s’ouvrir, et des éclats de voix. Je reconnus le proviseur, tout endimanché, sortant, c’était visible aux couleurs de son visage, d’un bon repas dominical. Il était accompagné de madame le censeur, en tailleur strict, affichant un air toujours aussi bonasse. — Alors, jeune homme, on sort sans autorisation ? Je vois que vous ne connaissez pas encore les usages de cet établissement. Mettez-vous à plat-ventre, je vous prie, que je vous fesse. Chère Madame, voulez-vous passer de l’autre côté du lit ? Vous verrez mieux la correction. Allons, jeune homme, c’est l’heure de la fessée, nous attendons, ne m’obligez pas à faire usage de la force. 

De fait, le proviseur avait une carrure imposante, et ma position, en pyjama, avait considérablement affaibli mon arrogance et ma confiance en moi. À contrecœur, affichant un air contrarié, bougonnant à mi-voix, je me mis à plat-ventre, m’obligeant à ne pas penser à la suite irrémédiablement blessante pour mon amour-propre. J’espérais encore vaguement que, à cause de la présence d’une femme, la correction s’abattrait sur mon pantalon de pyjama, ce qui était déjà terriblement humiliant. Je sentis que le proviseur tirait drap et couverture vers le pied du lit, puis, horreur, que mon pantalon de pyjama était baissé jusqu’aux mollets, mettant mes fesses à l’air devant le censeur dont je comprenais maintenant le bon sourire confiant qu’elle avait dans son bureau. Puis la main du proviseur s’abattit avec force sur mes fesses, pour une première claque dont la vigueur ébranla tout le lit. La suite de la fessée me sembla interminable, je mordais mon oreiller pour ne pas gémir tellement mon derrière me brûlait. J’étais fessé ! J’avais été déculotté comme un garçonnet, et devant cette femme que j’allais croiser tous les jours dans le couloir d’entrée ! Et, si la secrétaire pouffait de rire lorsque j’étais allé au bureau, c’est qu’elle savait que j’allais recevoir la fessée, à seize ans ! — Ça suffit pour l’instant. Restez dans cette position, jeune homme, l’après-midi n’est pas finie. Vous me suivez, chère Madame, il y en a encore deux à aller voir. 

De fait, je pus entendre dans les minutes qui suivirent que deux autres internes étaient fessés à leur tour. Mais, honte supplémentaire, il s’agissait d’enfants de sixième, et ils savaient parfaitement que j’avais subi moi-même la fessée déshonorante qu’il était d’usage d’appliquer aux indisciplinés. Mon derrière commençait à peine à rafraîchir que, comme annoncé, je reçus une deuxième fois la visite de mes bourreaux. Après cette correction supplémentaire, j’eus droit à un sermon ironique de Madame le censeur : — Vous voyez, jeune homme, je crois que nous n’aurons pas à vous répéter de filer droit. Soyez sûr que tout le lycée sera au courant demain que vous avez reçu une bonne fessée, et sous mes yeux. Je n’aurai même pas besoin d’en parler, ici une retenue le dimanche c’est la fessée en prime. Et je vous garantis que si elle ne suffit pas, il y a quelques dizaines de dimanches dans une année scolaire. Vous serez fessé autant de fois qu’il sera nécessaire. À demain. 

 Il était cinq heures du soir. Je dus garder le lit jusqu’au lendemain matin à six heures, submergé d’émotions contradictoires, de honte, de rage, et parfois d’un étrange plaisir à me remémorer la scène, plaisir qui me rendait encore plus furieux. J’étais partagé entre le désir de la fugue, et la tentation de laisser aller comme ça, sachant que, de toute façon la fugue n’effacerait pas mon infamie. Je traînerais toute ma vie le souvenir d’avoir été déculotté et fessé à seize ans, devant une femme, par un homme devant qui je n’avais pas été assez brave pour me rebeller. Je finis donc par suivre la facilité, et terminai mes études dans ce lycée cuisant. Ce qui me valut, je l’avoue, encore quelques retenues du dimanche, et quelques bonnes fessées pour en chasser l’ennui. Mais, je vous prie de me croire, pour l’avoir vécu, ce n’est pas si terrible… Il est gênant pour moi d’expliquer pourquoi ce ne fut pas si terrible. Mais, protégé par l’anonymat de ces mémoires, je vais cependant vous dévoiler l’un de mes secrets. Il concerne cet étrange plaisir à me remémorer la scène. Après la première fessée reçue de la main du proviseur, je restai donc longtemps seul dans le dortoir. Mon derrière brûlant empêchait que je ne me retourne sur le dos, aussi étais-je toujours couché à plat-ventre dans mon lit. Les premiers internes, rentrés de congé hebdomadaire, ne devaient arriver que juste avant le repas du soir pour poser leurs affaires. Au premier bruit de porte qui s’ouvrait, je me retournai brusquement pour ne pas leur offrir le spectacle du nouveau cherchant la fraîcheur après une fessée. Une fessée ! Le mot seul me déclenchait une poussée d’adrénaline. « Ils » allaient arriver bruyamment, poser leurs affaires, et énoncer dieu sait quelles remarques ironiques sur mon déshonneur. 

Mais ce fut encore plus déconcertant. Personne ne fit attention à moi. Je m’étais blindé inutilement en précaution contre les moqueries. La fessée que j’avais reçue était sans doute, pour mes camarades, un incident courant, qui ne méritait pas de commentaires particuliers. Aussi même ma rébellion paraissait ridicule. Quand le dernier interne fut redescendu au réfectoire, je me tournai sur le côté, visage enfoui jusqu’aux yeux sous les draps, et baissai ma culotte de pyjama pour rafraîchir un peu mes fesses. Je la remontai, puis la redescendis plusieurs fois, tant ce geste me semblait agréable, et, dans le secret de mon lit, je profitai interminablement de la sensation d’avoir le postérieur à l’air, et la culotte à mi-cuisses. Puis, presque à la sauvette, je m’appliquai une petite tape de la main sur mes fesses, une petite tape silencieuse, pour me remémorer le contact de la main du proviseur. Puis, quelques instants après, une autre, et encore une autre, et, peu à peu, un sourire se dessina sur mes lèvres, sans que je ne cherche à me l’expliquer. De toutes petites tapes, juste pour l’idée. Une fois en serrant les fesses, une autre fois en les relâchant pour que la tape les fasse tressaillir, et cette dernière image me plut davantage… Je finis par me retrouver rêveur, en tout cas apaisé, d’une certaine manière. Je repensai à la fessée, à l’humiliation d’être déculotté, tant par le proviseur que devant le censeur. Et, bizarrement, je me retrouvai progressivement charmé, au sens fort du mot charme, c’est à dire envoûtement, par la scène. Puis je murmurai, d’abord à voix basse, puis de plus en plus distinctement, des bribes de phrases : vous serez fessé… j’ai été déculotté… j’ai reçu une bonne fessée, déculotté, devant madame le censeur… j’ai reçu la fessée, à seize ans… et la détresse de mon déshonneur se transforma insensiblement en satisfaction ravie. J’ai été fessé, j’ai été fessé, ces paroles s’égrenaient sans trêve dans ma tête avant que je ne trouve le sommeil. Je me promis de recevoir la prochaine fessée avec soumission, et sans serrer les fesses, afin que leur relâchement et leurs tressaillements sous les claques montrent bien au proviseur et à d’éventuels témoins que j’acceptais de bon cœur d’être fessé, même si j’en éprouvais une très grande honte. 

Voilà pourquoi, quand, par la suite, je fus condamné à la retenue du dimanche, les joues en feu à l’annonce de la sentence, le cœur battant à se rompre, les oreilles bourdonnantes, je n’esquissai jamais aucun geste de rébellion, je n’élevai jamais aucune protestation indignée. Ce n’était pourtant pas un sentiment de joie qui m’habitait, non, c’était beaucoup plus ambivalent. C’était de la honte, une honte aussi cuisante que la fessée elle-même, et le sentiment de plénitude ne survenait qu’après que la fessée m’eut été administrée. Mais comme j’ai aimé ces années de lycée… Arrivé moi-même à l’âge qu’avait mon proviseur à cette époque, je me suis fait quelques réflexions sur mon honneur perdu. Et d’abord sur ma conduite d’adolescent, et la conception de l’honneur que j’avais alors. Il me suffit d’observer autour de moi, et de me rappeler, sans concessions, comment je me comportais alors. Voix à peine muée, qui ne peut s’exprimer dans un endroit public, hall de gare ou trottoir, sans gueuler… Chahutage des profs ou des pions les plus gentils, jusqu’à les faire pleurer parfois, les envoyer en dépression… Roulage d’épaules devant les filles, assortis de réflexions stupides et machistes (ah ! le jeu de la note qu’on donne aux passantes, attablé à une terrasse de café…) J’étais un jeune fat, une outre gonflée de vanité, y compris si ça impliquait d’être méchant pour montrer sa virilité… Et c’est cela que la fessée vint brusquement dégonfler, comme une baudruche. Ce n’est pas mon honneur qui fut atteint. Juste l’image que je voulais donner. Culotte aux mollets, fesses à l’air devant le proviseur et le censeur, ramené à ce que j’étais encore, davantage qu’un homme digne de ce nom : un garçonnet insolent et méchant. C’est pour cela qu’une bonne fessée me faisait tant de bien : elle me rassurait, dans sa façon de me renvoyer à l’enfance. 

Journal du proviseur

Cette après-midi, j’ai eu le devoir, pas désagréable, à vrai-dire, d’aller corriger un nouveau venu, âgé de seize ans, et qui était loin de se douter de ce qui l’attendait. Je m’étais fait accompagner par ma collègue Censeur, à la fois pour que la honte du puni soit plus grande, pour qu’il en conçoive une sage crainte de cette dame, pour que celle-ci passe un moment distrayant, et enfin pour que nul ne puisse un jour m’accuser d’avoir envers les internes des gestes que la morale réprouve. 
L’intense confusion de ces jeunes gens est, à vrai dire, quelque chose de fort émoustillant à contempler. L’expression du visage de madame le Censeur est à cet égard sans équivoque : elle aussi aime bien faire honte aux insolents. La vue de leurs fesses blanches, rondes, innocentes, préparées et résignées à mes claques vigoureuses, est une revanche bien méritée sur l’irritation que cause leur indiscipline. Ils ne font plus les malins, à ce moment-là. Toute leur sotte vanité disparaît en même temps que je les déculotte. La fessée est un châtiment qui se suffit à lui-même. Je suis ensuite soulagé de ma colère, et les punis sont en quelque sorte soulagés du masque d’arrogance que les adolescents se croient obligés de porter. En tout cas, nul ne s’en est jamais plaint, une fois sorti du lycée et établi dans la vie. 

Tous les dimanches, je fesse plusieurs élèves des plus petites classes, de la sixième à la quatrième. Il est beaucoup plus rare que j’aie à fesser un jeune homme de seize ans. Cet après-midi, le puni était à cent lieues de se douter de ce qui l’attendait. L’ordre d’aller se coucher en pyjama l’a déjà décontenancé, mais sans qu’il refuse toutefois de s’y soumettre. Une fois franchi ce pas, le sentiment d’infériorité que l’on éprouve, étant au lit, vêtu d’un pyjama qui vous rendrait ridicule si vous vous leviez, envers une personne debout, habillée normalement, a fait le reste. Le faire mettre à plat-ventre a demandé un peu d’insistance, mais ensuite, le reste fut très facile. Il ne bougea pas quand je baissai les draps. Un coup d’œil furtif que je lançai à Madame le Censeur me la montra à la fois hautaine et aussi émerveillée qu’un enfant devant qui on va déballer un cadeau. Je déculottai alors Jean-Jacques (prénom prédestiné, depuis la fessée de l’illustre Rousseau) pour mettre à l’air deux fesses très blanches, rondes et musclées, exemptes de toute pilosité, ornées d’un grain de beauté sur l’une d’elle, qui se serrèrent puis se relâchèrent dans l’attente de la fessée qui allait suivre. Le puni ne pouvait plus, à ce moment, avoir le moindre doute : il allait être fessé ! J’imagine sa honte et sa rage, aggravées par la présence d’une femme qui avait autorité sur lui. Il ne pouvait plus, dans un geste de rébellion, se reculotter et sauter au bas du lit pour se battre avec moi : il était vaincu, sans appel, ramené au statut d’enfant que l’on déculotte, et j’avais pris soin de baisser le pyjama d’un seul coup jusqu’aux mollets pour qu’il ne puisse pas essayer de s’en couvrir d’un geste de refus. Je le vis enfouir son visage dans l’oreiller, et je commençai la fessée d’une main beaucoup plus énergique que d’habitude, lorsque je fesse un enfant de douze ans. Je regardai à nouveau à la dérobée Madame le Censeur, qui affichait cette fois un sourire gourmand et approbateur. J’ai pour manie de compter intérieurement les claques que j’applique, mais cette fois-ci je ne comptai pas. Je n’arrêtai que lorsque les fesses furent écarlates, et que le visage de Jean-Jacques, que je voyais de profil mordre son oreiller, ne laissa couler une larme de douleur niée. 

Les deux autres fessées que j’administrai ce dimanche furent plus banales, quoi que tout de même réjouissantes. J’ai pour coutume de repasser dans le courant de l’après-midi pour appliquer une seconde fessée aux punis. 

Le fait de les laisser une heure ou plus, à plat-ventre, déculottés, rend la sanction encore plus mémorable. Car il faut qu’ils s’en souviennent et même très longtemps. La seconde fessée est moins brutale, d’abord à cause de la lassitude de ma main et de mon bras, ensuite parce qu’elle s’abat sur un postérieur déjà fessé, et donc plus sensible, mais elle est pourtant beaucoup plus redoutée que la première. Mais, si cela doit se reproduire avec Jean-Jacques, je demanderai à Madame le Censeur de l’appliquer elle-même, et avec un martinet, plus efficace que ses mains féminines. Je suis certain qu’elle sera ravie de fesser à son tour, et qu’elle en caresse l’idée depuis longtemps. Été comme hiver, depuis dix ans, je consacre mes dimanches après-midi à la fessée, pour le plus grand bien des élèves, de Madame le Censeur et de moi-même. Il est arrivé aussi que je me fasse accompagner de mon épouse et de mes deux filles, après que de petits insolents aient eu un comportement trop hardi envers elles. C’est devant elles que je les fesse. Mon épouse sait maintenant à quoi j’occupe mes dimanches après-midi, et m’encourage avec une tendresse toute conjugale à remplir mes devoirs pédagogiques : 

— Va, mon ami. Il est l’heure d’aller fesser les mauvais sujets. J’ai trouvé nos filles bien mélancoliques ces derniers temps, peut-être cela les distrairait-il que tu les emmènes avec toi ? Je viendrai aussi, cela me changera les idées. Ce spectacle très moral, et bien innocent, égaie quelque peu l’ennui qui règne dans notre petite ville. Et, au bal de Monsieur le Préfet, j’apprécie particulièrement l’air modeste, un peu confus, même, des jeunes gens qui viennent inviter notre fille aînée, lorsque je me les remémore quelques années auparavant, recevant la fessée devant nous au dortoir. Ils devraient tous t’en être reconnaissants.  Je revis les moments délicieux de mon enfance et de mon adolescence, où j’ai été moi-même fessé, pour mon plus grand plaisir. De l’école primaire, où mon père déculottait sans état d’âme les petits dissipés, et en premier son propre fils, au collège et même au lycée, où les bonnes fessées ont jalonné mes études comme autant de marques d’attention d’éducateurs consciencieux, je n’ai jamais passé plus d’un mois sans recevoir la fessée. Aussi est-il juste que je partage maintenant ses bienfaits avec la jeunesse qui m’est confiée. 

12 commentaires »

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  1. nat dit :

    Oh! Quel merveilleux texte, Jean Jacques.

    Un récit comme j’aime, une fessée à l’ancienne, une vrai fessée que Monsieur le proviseur vous a appliquée et devant Madame le censeur, une dame en plus, à 16 ans !

    Honte, humiliation et en même temps plaisir, bonheur, sans que l’on puisse s’expliquer pourquoi.

    J’ai vraiment vécu votre récit, par les mots magiques que vous employés et surtout par votre don d’écrivain.

    Hummmm! j’aurais bien aimé être Madame le censeur et assister à votre fessée qui vous a été donnée par Monsieur le proviseur… (je suis certaine, que j’aurais eu le même petit sourire satisfait, quand Madame le censeur vous a convoqué dans son bureau devant sa secrétaire qui savait, elle aussi, ce qui vous attendait) lol

    Bon, j’arrête, car ce matin j’ai l’esprit très mutin et je suis un peu trop coquinette aussi.

    un bisou de ma ville rose,
    Nat

  2. Diane de Saint Germain dit :

    Belles fessées au pensionnat, j’ai aimé votre récit. Puis-je vous confier une observation très féminine? Vous parlez toujours de fessées déculottées à nous jeunes filles, mais oubliez toujours de mentionner le fait que nous avons chaque mois une période « rouge ». J’aimerais vous parler de ma première fessée reçue pendant mes règles. J’avais 13 ans. D’origine noble, j’étais pensionnaire dans une institution privée sélecte. Evidemment la discipline régnait, les punitions tombaient, les châtiments corporels étaient toutefois assez rares. Ces derniers étaient réservés aux grosses bétises.
    Un dimanche matin, j’ai dérobé un paquet de gâteaux dans l’armoire de ma voisine. Découverte, je connaissais la sanction, la trique devant toutes les élèves du dortoir.
    La jeune nonne qui devait exécuter la sentence m’installa sur le bord d’un lit métallique, accoudés sur mes avants bras, fesses en arrière.
    Elle leva ma chemise de nuit laissant apparaître ma culotte en coton blanc. D’un coup sec elle l’abaissa complètemen . Je me retrouvai avec ma chemise de nuit retroussée jusqu’à la poitrine, pratiquement nue. J’avais pour tout habit juste la ficelle de mon tampon. Les claques pleuvèrent. J’avais honte. L’humiliation complète… Mes voisines de chambrées riaient, la plupart n’étant pas encore réglées n’étaient ainsi pas conscientes de ce que je ressentais. Voilà. Ce fut la première fois que je fus corrigée alors que je « les avais ». Aujourd’hui agée de 34 ans, je garde ce souvenir intact.

    • lepicurien24100@gmail.com dit :

      Bonjour ! Apres les mauvais souvenirs, après la honte qui vous a marqué ce jour-là il vous en reste néanmoins un joli souvenir, comme pour moi qui était également fessé, aussi merci pour ce beau récit.

  3. Marie-Charlotte dit :

    Quel beau témoignage, Chère Diane ! Cela me rappelle également une cuisante raclée administrée par la Mère supérieure de mon école stricte privée dans les années 60. A cette époque, j’avais 15 ans et j’étais une très jolie jeune fille, grande, brune,d’allure sportive et avec une jolie poitrine; j’étais capitaine de l’équipe de volley féminine et étais courtisée par tous les garçons. Sûre de mon pouvoir, j’étais arrogante, souvent moqueuse et assez rebelle.
    Un jour, avec mes copines de classe, nous chahutions dans le dortoir. Nous faisions un concours de striptease et comparions nos dessous. Nous a entendîmes du bruit dans le couloir… Trop tard pour moi qui n’eus pas eu le temps de me rhabiller complétement. La mère Simone m’a prise en flag en SG en train de remonter mon pyjama; son sang n’a fait qu’un tour, elle s’est précipité sur moi et m’a flanquer 2 grosses claques sur les fesses cela m’a chauffé le postérieur mais sans plus; elle est parti, je croyais m’en tirer à bon compte mais elle est revenue 5 minutes plus tard avec une collègue a qui elle disait vous allez voir mademoiselle, la fessée que je vais administrée à cette petite sotte qui se pavane devant ses camarades, ca va lui passer l’envie de montrer ses fesses.
    Mademoiselle, approchez un peu, couchez vous sur mes genoux. je m’exécutais morte de peur et de honte d’être ainsi fessée en public.
    Puisque vous aimez montrer vos fesses et bien soit on va les voir et en disant cela elle me fit glisser la culotte jusqu’au cuisses et me maintenant fermement elle me flanqua une fessée magistrale, je sentais mes fesses rougir sous les claques, cela me chauffait, des larmes se mirent à couler, je demandais grâce mais ma fesseuse continuait à me claquer le postérieur et me grondant.
    Vous êtes une sale gamine, et les sales gamines se font fesser cul nul, cela devrait vous servir de leçon. Au bout de 5 minutes, la fessée stoppa, je me reculottais morte de honte quand sa collègue me dit moi aussi j’ai bien envie de vous donner la fessée, 2 fessées pour le prix d’une vue votre arrogance, cela est mérité. j’avais beau supppliée non, non pas la fessée je l’ai déjà reçue, j’ai trop mal…
    Ca suffit mademoiselle ! et me voila allongée sur le dos en travers du lit, les jambes remontées en position diaper, honteusement culotte baissée. Maintenant mes jambes tendues d’une main, madame Bleuet me claqua les fesses qui devinrent vite écarlate, cette seconde fessée était encore plus cuisante et honteuse semblable à celle qu’on donne à un petit enfant à qui on a enlevé sa couche (dont le terme de diaper) les filles du dortoir ne manquaient pas une miète de cette double fessée et moi je pleurait comme une gamine.
    La correction finie, je n’ai pas pu remonter ma culotte tellement j’avais les fesses rouges, je me suis allongée comme ca sur mon lit en pleurant.
    A vouloir montrer mes formes, j’avais eu droit à une double déculottée en forme…

  4. Juliette dit :

    On parle souvent de la fessée, de l’attente pénible avant de la recevoir, mais jamais des petits désagréments qui peuvent survenir pendant cette attente. Et en effet, il peut arriver dans ces moments insupportables, souvent accompagnés d’une séance de remontrances, qu’on ne puisse retenir une envie pressante. C ‘est ce qui m’est arrivé à l’âge de 13 ans lorsque je fus punie par la voisine de ma tante pendant les vacances.
    A force d’attendre Madame Claude, qui m’avait promis une fessée sévère pour avoir donné une claque à sa peste de fille, je fus pris d’une forte envie de faire pipi… n’osant pas sortir de la pièce et ne pouvant me retenir, à force de danser d’un pied sur l’autre, je fonis par mouiller ma petite culotte. Quand Madame Claude s’en aperçut, ni une ni deux, elle m’attrapa, me déculotta en 5 secondes et me donna une bonne fessée en me grondant très fort. Ma honte atteint son paroxysme J’ignore si le fait de conjuger la honte d’avoir fait pipi avec la fessée me servit ou non de leçon, en tout cas ce fut bien la dernière fois que je mouillai ma petite culotte en recevant la fessée…

  5. jean-jacques dit :

    Je suis ravi de lire tous ces commentaires. J’ai écrit cette histoire à partir d’un texte de Louis Malteste, alias Jacques d’Icy, dans le recueil « Les Mains chéries », à moins que ce ne soit « Brassée de faits »…
    Mais si je me suis particulièrement attardé sur les sentiments qui agitent le narrateur, c’est parce que je les connais très bien, ces sentiments : ce sont ceux que j’ai éprouvés dans la même position, non pas à 16 ans mais à 12, et non pas dans un dortoir d’internat mais dans un dortoir de colonie de vacances. J’ai été fessé, à plat ventre sur mon lit, par un moniteur, pour avoir fait du bruit la nuit (je jouais sous mes draps avec deux silex à faire des étincelles), autant dire que, pour avoir réveillé tout le dortoir, je n’avais pas volé ma fessée !
    Ce n’est pas madame le censeur, qui a vu ma lune déculottée, mais les 15 autres colons du dortoir, assis sur leur lit pour mieux voir.
    Et la suite, le lendemain quand j’ai répondu par bravade à un camarade qui se moquait que j’aimais bien les fessées, vous pouvez la lire ou la relire dans « la colonie des fessées » sur ce même blog.
    Sur le moment, j’étais consterné, bien sûr, puis troublé. Et aujourd’hui, je souris avec une certaine nostalgie à ces souvenirs cuisants.

    Amitiés aux lectrices et lecteurs.

  6. Beraud dit :

    Bravo pour votre récit.

  7. adriannatrans dit :

    Très belle Prose, j’en serais incapable…

  8. dufour dit :

    dommage qu’il n’y ait pas plus de récits et de témoignages d’hommes qui ont été corectement corrigés les fesses àl’air pour avoir fait des bêtises, cela reste très intéressant.

  9. RIVAT dit :

    j’ai eu la chance d’avoir reçu une éducation de Madame Marie, mon institutrice. Elle qui avait conservé les bonnes méthodes d’autrefois pour faire apprendre aux jeunes filles ou garçons, (les fautes en dictées, c’était cul nu sur l’estrade et 4O claques sur les deux fesses; c’était douloureux pour les filles, mais bien plus pour les garçons…Le martinet était toujours à disposition pour bien laisser des marques visibles sur les fesses et plus sur les cuisses et qui restaient visibles les jours suivants….

  10. Jean-Jacques dit :

    En réponse à Dufour, voici le souvenir d’une des plus belles fessées que j’ai reçues dans ma vie :

    Ce beau jour d’août 1960, donc, j’étais allé jouer chez un copain, à l’autre bout du village, à plusieurs kilomètres, et je n’avais pas vu passer l’heure ! Je rentrai à la maison à neuf heures, alors que mes parents étaient fous d’inquiétude, et pour me garantir contre une éventuelle gifle à mon arrivée je montai l’escalier en criant à tue-tête :
    – j’me suis bien amusé ! j’me suis bien amusé !
    Mes parents étaient tous deux dans la cuisine, pales d’inquiétude puis de colère naissante. C’est Papa qui répondit, d’une voix sourde :
    – ah oui ? Et bien maintenant c’est nous qui allons bien nous amuser !
    et il m’empoigna par les vêtements pour m’attirer à lui, puis leva la main pour la première gifle. Maman l’arrêta :
    – pas sur la figure, Papa ! Il vaut mieux que tu le fesses !

    J’étais anéanti. Mon cœur battait à se rompre. Jamais, jamais je ne recevais la fessée par mes parents. Je cherchai à me dégager, mais Papa était bien plus fort. Sans me lâcher, il s’assit sur une chaise de cuisine, pendant que Maman lui disait, portant ma consternation à son comble :
    – Déculotte-le, il faut qu’il s’en rappelle !
    Je commençai à pleurnicher et à supplier, mais mes parents étaient résolus et impitoyables :
    – Non, pitié ! Ne me déculotte pas ! Je suis trop grand ! Je le ferai plus, je le jure !
    – Oh si ! Et je te prie de croire que tu vas voir, tes fesses ! Ah on est trop grand pour recevoir une fessée ! Et arrête de gigoter sinon je t’emmène à l’école demain et je te déculotte dans la cour !
    J’allais rentrer en classe de 5ème ! Cette menace me calma comme par magie et, en pleurs, la mort dans l’âme, je sentis les mains de Papa qui me baissaient mon short à élastique puis mon slip jusqu’aux chevilles. Ensuite il me bascula en travers de ses genoux et commença à fesser aussi fort qu’il pouvait, des claques qui me brûlèrent la peau des fesses dès la première. Je recommençai à me tortiller, mais par réflexe et non plus par rebéllion, sous l’avalanche de gifles comme je n’en avais jamais reçues de ma vie. Et Papa commentait, en scandant au rythme de la fessée :
    – Ah tu t’es bien amusé ! Ah tu es trop vieux pour qu’on te déculotte ! Je vais te faire des fesses rouges comme des tomates, que tu t’en rappelleras longtemps !
    Puis Maman lui demanda :
    – Arrête, Papa, tu l’as assez fessé. Moi aussi, je veux le fesser pour qu’il comprenne bien qu’il doit nous craindre tous les deux.
    Papa me remit sur mes jambes, tout sanglotant, et, d’une claque bien appliquée en travers de mes fesses bouillantes m’envoya me faire fesser par Maman qui atterndait debout et me coinça sous son bras gauche. C’est dans cette position, debout, que je reçus la seconde partie de cette fessée, sautant d’un pied sur l’autre aux claquements de la main sur mes fesses.
    – Tu as compris, cette fois ? C’est sur tes fesses, qu’on va t’apprendre à rentrer à l’heure. Et je te jure que si tu recommences c’est sur le trottoir que je te déculotte ! conclut Papa. En attendant je veux que ton copain et ses parents soient au courant.
    Et, à ma grande honte, Papa prit soin d’aller trouver avec moi les parents de mon copain Claude le lendemain, pour expliquer en souriant qu’ils ne me verraient pas pendant un mois et qu’il m’avait déculotté la veille pour me donner une bonne fessée. À ces paroles, je devins aussi rouge que mes fesses avaient dû l’être le soir d’avant, ce qui fit bien rire nos hôtes.
    – Alors, Jean-Jacques, tu as eu les fesses bien rouges, il paraît ? se moqua la Madeleine.
    – Oh, à douze ans, on n’est pas encore trop grand pour recevoir une bonne fessée ! s’exclama le Roger.
    – Et ils sont bien plus vexés quand on les déculotte, ces jeunes gens qui se croient des hommes ! Vous avez eu bien raison, Monsieur L… Une bonne fessée ! Il n’y a rien de tel !

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