La fessée appliquée

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Louise sous la coupe de son intraitable marraine – chapitre 2

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Par Maelström X

Où Louise paie durement son imprudence et sa lâcheté d’une fouettée au martinet

Une semaine était passée depuis l’arrivée de Louise et le pique-nique prévu à la clairière se déroulait sans encombre. Cependant, un élément perturbateur vint interférer avec la quiétude qui s’établissait doucement entre Louise et sa famille d’accueil.

En effet, la jeune fille, particulièrement vive et pleine de fougue en ce jour, se prêtait à des jeux de cache-cache avec Léopold et les autres derrière les arbres tandis que, non loin de là, la Gouvernante et la comtesse conversaient, toutes deux assises sur une nappe posée dans l’herbe.

A un moment donné, Louise, aussi turbulente qu’elle pouvait l’être parfois, fit chuter Léopold en le débusquant par surprise. En se relevant, il remarqua avec horreur un énorme accroc à hauteur d’un genou de son pantalon. Sa gorge se serra. Son postérieur se souvenait encore de la correction infligée par la Gouvernante, et à coup sûr, il serait de nouveau vertement fouetté !

Cette petite chipie de Victoire, qui avait assisté à la scène dissimulée dans un arbre, se précipita à terre et courut vers les dames pour les alerter.

« Mère ! Léopold vient de déchirer son pantalon, il est complètement fichu ! C’est Louise qui l’a poussé !… Le trou est énorme ! », criait la petite à perdre haleine.

Louise et Léopold restèrent figés sur place. Peu de temps après, Héloïse et Catherine accoururent, alertées par les cris. La Gouvernante et madame de Bouvreuil ne tardèrent pas à les rejoindre, suivies d’une Victoire surexcitée qui courait derrière elles. La mère s’approcha pour constater les dégâts, et son regard courroucé se mit à étinceler sous l’ombre de son élégant chapeau à fleurs.

« Léopold, est-il vrai que Louise vous a poussé ? »

Gêné, Léopold garda le silence.

« Je vous ai posé une question, répondez-moi sur-le-champ ! »

« Non, je suis tombé tout seul.

De surprise, Louise ouvrit alors de grands yeux, mais n’esquissa aucun geste.

« Vous insinuez donc que votre sœur Victoire se serait trompée ? »

« C’est cela, mère. »

Victoire s’apprêtait à protester, mais une idée facétieuse l’en dissuada.

« Il est courageux de votre part de reconnaître vos torts. Et que méritez-vous, mon fils, pour avoir dégradé votre beau pantalon ? »

« Le fouet, mère » répondit Léopold tandis que son visage s’empourprait.

 

« En effet, le fouet…  une fois de plus ! » approuva-t-elle d’un air excédé.

Puis elle se tourna vers la Gouvernante et lui désigna un bouquet d’arbrisseaux.

«  Mademoiselle Julienne, veuillez couper une tige fine et souple dans ce bosquet. Cette fois, c’est moi qui me charge de cette correction. Et vous, Louise, vous n’avez rien à me dire ? »

Louise, en proie à une angoisse soudaine et indicible, bredouilla avec peine :

« Non, Marraine. Léopold a raison, il est tombé tout seul.

« Très bien, jeune fille ».

La Gouvernante revint avec une badine souple et longue d’une soixantaine de centimètres et la présenta à Madame de Bouvreuil. La comtesse s’en empara de sa main gantée, la fit siffler dans les airs avec une force étonnante, puis saisit Léopold par une oreille, l’amenant au pied d’un grand chêne.

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 « Mademoiselle Julienne, merci de défaire le pantalon de ce vilain garçon ! » ordonna la mère de Léopold.

D’un geste sûr qui dénotait l’habitude, la Gouvernante dégrafa la ceinture et baissa le pantalon du malheureux jusqu’à ses genoux.

Ceci fait, elle lui ordonna de prendre position, les mains appuyées contre le tronc et les reins cambrés.

« Je vous remercie, Julienne. Notre jeune homme va apprendre à se soucier de ses affaires. »

Mme de Bouvreuil se plaça légèrement de biais derrière l’adolescent et, d’un geste très élégant, leva la badine en direction du ciel. Louise remarqua à cet instant que Catherine s’était détournée ; sans doute anticipait-elle une punition particulièrement sévère. Hormis la gouvernante, tout le monde sursauta quand le premier coup tomba.

Madame de Bouvreuil semblait posséder une force extraordinaire. Méthodiquement, avec finesse et grâce, elle relevait son bras, armée de la cinglante badine, puis l’abaissait en un éclair, dans un sifflement tranchant. D’étroits sillons vermeils venaient s’imprimer à chaque impact sur le postérieur nu de Léopold, qui réprimait tant bien que mal ses sanglots.

La correction dura bien plus longtemps que celle de la semaine précédente, car la dame espaçait chacune de ses terribles cinglées d’un intervalle d’au moins plusieurs secondes. Même Héloïse et Victoire ne souriaient plus du tout face à la dureté de leur mère. De son côté, Louise, gagnée par la honte, se surprit à désirer secrètement qu’on la punisse elle, plutôt que le malheureux garçon. Enfin, au bout d’un très long quart d’heure, la baguette finit par se rompre dans les mains de la comtesse et l’effroyable correction prit fin.

Fred Nagel

De retour au château, l’ambiance était beaucoup moins conviviale qu’en début de matinée. Catherine, qui avait dû percevoir la tromperie de Louise, l’ignorait somptueusement depuis que son frère avait été corrigé si sévèrement et si injustement. Quant à Héloïse et Victoire, elles se muraient dans un mutisme total.

Louise, qui ne savait que faire pour apaiser ces tensions ainsi que le trouble qui bouillonnait en elle, esquissa peu à peu les bases d’une perspective qui la remua plus encore, car les conséquences en seraient à la fois terribles et funestes. Après le souper, elle décida de mettre son projet à exécution avec le plus de soin et de sincérité possibles.

Voici en quoi celui-ci consistait : elle rédigea d’abord une lettre dans laquelle elle expliquait qu’elle avait délibérément menti sur le fait que Léopold avait été le seul coupable dans l’histoire, et que toute cette méprise relevait de son entière responsabilité. Elle fit ensuite parvenir cette dernière à sa marraine par le biais d’une domestique.

Après cela, elle resta assise sur son lit, n’osant rien faire d’autre que d’attendre. L’éclat lunaire éclaboussait sa chambre d’un rayonnement blafard. Attentive au moindre craquement de plancher, elle portait son attention sur tout ce qui se passait en-dedans et en-dehors. Le chuintement des branches dans le vent, l’aboiement lointain d’un chien en désespoir de cause, le feu qui crépitait dans la cheminée de la salle à manger, le hululement d’une chouette, les grattements produits par quelques rats au grenier…

…puis soudain, le son de bottines qui claquaient sur le sol, d’abord infime, trahissant néanmoins une démarche qu’on devinait volontaire…  puis enfin, de plus en plus proche… comme un roulement sourd qui s’amplifiait, gagnant progressivement du terrain avec une régularité implacable de métronome.

Louise se pelotonnait sur elle-même, triturant la mousseline de sa robe de ses mains tremblantes ; la crainte, l’effroi, et la volupté se distillant en elle en une alchimie suave et terrifiante. Le claquement des bottines se figea enfin… devant sa porte. La poignée de cuivre tourna précautionneusement sur elle-même, doucement ; après quoi, les battants se refermèrent derrière l’ombre gigantesque qui venait de s’y glisser.

Les contours d’un visage apparurent à Louise dans le clair-obscur de la chambre et celle-ci reconnut celui de sa marraine. Terrifiée, elle reconnut la chose qui pendait au bout de son bras… le manche terminé par huit lanières de cuir.

Les lanières menaçantes jouèrent entre les replis de tissu de la longue robe qui traînait à terre lorsque la comtesse s’avança vers Louise. La jeune fille leva la tête, puis comprit d’instinct la marche à suivre. Sans qu’aucune parole ne fût échangée, elle se tourna, puis appuya son buste contre le rebord du lit, de sorte à offrir à son bourreau une totale liberté d’action.

Elle enfouit son visage dans les couvertures, ses mains se cramponnant à l’édredon, la pointe de ses souliers tendant ses jambes au maximum. Sa marraine releva la robe, puis les jupons,  enfin, elle écarta sèchement les deux pans de la culotte fendue.

Deux fesses rondes, charnues, impeccablement lisses, se révélèrent à la lueur faible et spectrale de la lune dans un miroitement d’une blancheur immaculée. Une éternité sembla se passer. La crainte rongeait Louise de tout son être, tandis que le Christ pendu sur sa croix semblait sonder son âme avec miséricorde.

Soudain, d’une puissance phénoménale, la première cinglée s’abattit en produisant un craquement sinistre qui retentit dans tout le château. La deuxième, projetée avec autant de froideur, lui arracha un cri déchirant, ses doigts se crispant  sur les draps. La troisième, d’une sévérité plus insoutenable encore, lui soutira des larmes qui s’étranglèrent dans sa gorge. La quatrième, paresseuse et déviée de sa trajectoire, fut amortie par un des pans de la culotte. La cinquième, ajustée cette fois-ci avec une précision redoutable, sembla déchirer son épiderme en de multiples zébrures. La sixième, appliquée sur l’intérieur tendre de la cuisse, la fit se convulser et lâcher un râle qu’elle ne put contenir. La septième, tombant avec un fracas abominable sur les deux fesses, fit fourmiller sa chair comme si elle eut été à vif.

Dès lors, Madame de Bouvreuil, qui semblait avoir trouvé son rythme, fouetta les fesses de Louise sans discontinuer, levant son martinet très haut, s’acharnant à punir la jeune fille comme jamais elle ne l’avait fait avec aucun de ses enfants.

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Alertés par l’écho terrible du fouet, ces derniers suivaient attentivement le déroulement des choses, frémissant à l’idée de subir un jour pareil châtiment. La croupe se cambrait et se cabrait au rythme des fouaillées et de multiples rinceaux se dessinaient progressivement dans les ténèbres. Une brûlure infernale embrasait le postérieur de Louise, d’une nature presque comparable à celle qu’elle avait à la fois tant désirée et tant crainte.

Après plusieurs dizaines de cinglées fulgurantes, la correction magistrale cessa brusquement. Louise  resta là, pantelante, remuant faiblement sur le lit.

« Jeune fille, ce que vous avez fait aujourd’hui était impardonnable. Et la prochaine fois, je n’hésiterai pas à vous punir de la même manière. Maintenant, couchez-vous et reposez-vous », déclara sa marraine, s’éclipsant majestueusement de la pièce.

Illustr. : 1 - Unknw -2 – Fred Nagel -  3  - Hegemann – 4 –  Davanzo

4 commentaires »

  1. Justin dit :

    J’aime ces deux récits qui vous font vibrer du début et jusqu’à la fin. Le suspens à l’art et la manière de vous le faire vivre comme si on y était. Je constate la grande sévérité de cette marraine mais au-delà de ça, ce serait de l’acharnement, voire de la maltraitance ! A cette époque, ça ne rigolait pas mais de nos jours c’est du grand laxisme !

  2. Giselle dit :

    Encore un très beau récit… sévère et dur, mais ce sont les émois de la jeune Louise qui font l’intérêt de l’histoire.

  3. Justin dit :

    Vous avez tout à fait raison Gisèle, la douleur aide à passer le cap de la sévérité et de la dureté mais seulement dans ces conditions naîtra le raffinement.

    J’ai trouvé une phrase dans un article sur l’histoire de la fessée: les garçons sont comme la crème, plus ils sont fouettés, meilleurs ils sont.

  4. Justin dit :

    J’ai trouvé chez cette Mme Bouvreuil une légère résignation maternelle, ce qui ne l’empêche pas de punir trop sévèrement son enfant. La dégradation d’un bien vestimentaire non intentionnelle, relève d’un acte excusable. Je voudrais bien connaître la personnalité de Léopold en tant d’adulte et d’autant plus s’il a été père de famille en son temps.

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