La fessée appliquée

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Ma première « bonne » fessée de Maman

Lee Warner 1

par Lucia

Dans ma prime enfance, ce n’étaient sans doute que des petites tapes inoffensives, des pan-pan cucul comme en recevaient tous les enfants en bas âge dans les années 50, mais je n’en ai aucun souvenir. Je me souviens par contre de quelques fessées plus sérieuses dont ma mère me gratifia lorsque j’avais 5 ou 6 ans. Elle m’allongeait en travers de ses cuisses et me donnait une fessée plus ou moins sévère selon ce qu’elle me reprochait, mais toujours sur mes vêtements.

À l’âge dit « de raison » arriva la « vraie » fessée à derrière nu. Elle était une sorte de rite de passage de la petite enfance au statut de « grand », fille ou garçon d’âge scolaire.

« Comme tu es maintenant arrivée à l’âge de raison, me signifia ma mère, tu deviens responsable de ton comportement. Si tu désobéis, tu reçois en retour une vraie punition, c’est-à-dire une bonne fessée. »

Maman étant sévère par nature, la fessée déculottée était donc à craindre et comme presque tous les enfants à l’époque, j’ai connu la « bonne » fessée suivie de la mise au coin.

J’étais alors vraiment très agressive, emportée, très méchante. Je défiais ma mère. Un jour, guérie après avoir été malade, j’étais encore en pyjama à la maison avec Maman et m’en prenais à elle pour de mauvaises raisons. Je me sentais invulnérable. On ne fesse pas un enfant malade, n’est-ce pas ? La tension était montée, mais je persistais. Mes paroles se perdent dans le film muet de ma mémoire mais elle était probablement en train de m’adresser un dernier avertissement.

Soudainement, elle en a assez. Elle m’attrape et se cale dans le canapé pour me fesser. Me battre avec elle m’amuse beaucoup. Je suis une fille petite mais très agile ; il n’est pas facile de me tenir en place ! Nous jouons un jeu magnifique. Si elle essaie de baisser mon pantalon de pyjama, je glisse de ses genoux. Si elle me remet sur ses genoux, je relève mon pantalon. Elle me couche sur le ventre ? Je me retourne sur le dos. Que ma mère trouve ce petit jeu pas drôle du tout, ça m’est complètement égal. Moi, je ris et je m’amuse !

Je continue à m’amuser, mais je suis devenue impuissante, sans force maintenant. Je me bats sans résultat. Je n’arrive plus à rien. Mon pantalon de pyjama s’est perdu dans la lutte. Et maintenant je suis maintenue sous son bras, à plat ventre sur ses genoux, mon derrière tout nu pointé vers le haut. Elle me tient fermement contre elle, mes bras bloqués. Serait-ce un premier indice que ma mère pourrait me donner une fessée ? Mais c’est impossible ! C’est un jeu. Je suis sa petite fille malade ! Et on ne fesse pas un petit enfant malade…

Lee Warner 2

Soudain une fesse enregistre une douleur cinglante qui me fait sursauter. Maman m’a fessée ! Une demi-seconde plus tard, une nouvelle claque d’une sonorité caractéristique sur la peau nue vient de frapper ma fesse gauche. Et de nouveau, fesse droite, fesse gauche en alternance comme dans une chanson d’enfant locale.  « clic, clac… ».

En peu de temps, la main de Maman qui s’acharne sur mes petites fesses juvéniles déjà victimes de claques copieuses et horriblement cuisantes a mis mon derrière en feu. Ça fait très mal ! Je suis scandalisée. Quoi ? Elle ose frapper un enfant malade ! Je hurle, plus de rage que de douleur.

Maman s’arrête, me relève, me pousse dans le placard à balais. Maintenant, je suis vraiment furieuse, hors de moi. Je hurle de colère, donne de coups de pieds et des coups de poings contre la porte. Maman me crie que je dois cesser ce vacarme. Furieuse, je me jette contre la porte du placard, arrache la serrure, et tombe aux pieds de ma mère « les quatre fers en l’air », toujours à moitié nue.

La fureur vient de changer de camp. Maman me prend sous son bras et s’assied sur le canapé. Je me bats encore, mais en deux secondes je suis de nouveau courbée sur sa cuisse, ma taille ceinturée sous son bras gauche. Et sa main recommence à frapper avec vigueur ma petite lune toute nue déjà fort endolorie.

Les claques sont virulentes et la douleur s’accroît à chacune d’elles. Je me bats pour essayer d’échapper à la fessée, mais en vain. Maman s’arrête enfin. Je pense que ma punition est finie.

« Ça ne sert à rien de te démener, méchante gamine. Je t’ai prévenue. Je t’ai promis une bonne fessée, et tu vas l’avoir ! »

Lee Warner 3

Et les claques reprennent sur ma petite croupe. En rafales. Une fesse puis l’autre… La vache ! Que ça fait mal ! Je suis assez coriace comme fille, mais à présent je ne peux plus m’empêcher de pousser des cris au rythme de la fessée.

Nouvelle pause. Maman laisse sa main posée sur mon derrière brûlant. Je me dis que c’est fini, mais elle me gronde.

« Je dois t’apprendre à obéir et à respecter ta maman. »

« Plus de fessée, s’il te plaît, Maman ! Ça me fait trop mal aux fesses ! »

Mes plaintes larmoyantes la font sourire.

« Eh oui, méchante gamine ! La fessée, c’est fait pour faire très mal. Elle te servira de leçon. Si tu penses recommencer tes petites brutalités, tes fesses te rappelleront qu’il faut respecter Maman. »

Et elle reprend la fessée! J’ai déjà eu ma dose et je me mets à hurler et à éclater en sanglots. Mes jambes pédalent dans le vide comme des folles. J’abandonne toute résistance. Entre mes cris et mes sanglots, je ne cesse d’implorer Maman d’arrêter, mais quand elle s’arrête c’est seulement pour me réprimander puis elle recommence à frapper mon postérieur dénudé à grandes claques retentissantes.

J’ai beau me tortiller comme un ver sur ses genoux dans l’espoir insensé de dévier sa main mais rien n’y fait. Sur mes fesses nues, ça claque bien. C’est la première « bonne » fessée de ma vie, et elle est très bonne! Je n’oublierai jamais que la fessée disciplinaire, la vraie, fait très mal et que c’est plus sage de l’éviter. Sa main claque maintenant fermement sur un petit cul bien fessé, encore et encore, et je panique. Je ne peux plus le supporter. Mes fesses sont en feu, chaque claque rajoute de la douleur. La bonne fessée, fesses à nu, ça fait bien pleurer les enfants! Je pleure maintenant, je pleure des torrents de larmes.

Rude Rumps

Le déluge de feu s’arrête enfin. Remise debout, je saute d’un pied sur l’autre, mes deux mains plaquées sur mes petites fesses. Maman n’en tient pas compte et me met au coin, les bras croisés dans le dos, jusqu’à ce que je cesse de pleurer.

Enfin elle me sort du coin et me regarde. À travers mes yeux mouillés de larmes je la vois me sourire de son plus beau sourire, ses yeux doux de couleur noisette brillent plus que jamais. Il y a beaucoup de tendresse dans ses yeux, mais aucun regret. Ils expriment la certitude qu’elle vient de me donner ce dont j’avais besoin, et elle en est fière !

Non, Maman ne se moquait pas de moi. J’étais sa petite fille chérie qu’elle trouvait douce et attachante malgré l’impétuosité de son tempérament. Et moi, j’avais compris qu’elle venait de me donner la preuve de son amour, le véritable amour d’une mère pour son enfant. Intuitivement j’avais saisi ce paradoxe propre aux gens qui s’aiment.

Illustr. : 1,2,3) Lee Warner – 4) Rude Rumps

7 commentaires »

  1. Chris.B dit :

    Bonjour Lucia,
    En effet, faire semblant d’être malade n’a jamais fait fléchir les parents au sujet des fessées, je le sais moi aussi et bon nombres de mes camarades de classes et ceux d’ailleurs.
    Au sujet de votre fessée, elle était sûrement largement méritée, et encore votre mère fut patiente car si cela avait été la mienne ou celles de certains de mes camarades, la fessée serait tombée accompagnée du martinet bien plus tôt.
    Chris B.

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Lucia. Merci pour ce brillant récit. Fillette, vous étiez, comme beaucoup d’adolescentes par la suite, rebelle, insolente indisciplinée, etc. Vous avez donc eu beaucoup de chances d’avoir une maman sévère mais aimante comme vous le reconnaissez volontiers en conclusion ! Comme le dit Chris B : « faire semblant d’être malade n’a jamais fait fléchir les parents ». Ces petites malignités n’échappaient pas à leurs regards attentifs et compréhensifs ! Quant à moi, j’étais un peu comme vous assez insolent et désobéissant j’ai été souvent fouetté au martinet. C’était dans les années 50/60. Depuis, les temps ont changé. En bien ? J’en doute. Amicalement. CLAUDE.

  3. Chloé dit :

    Bonjour Lucia,
    Merci pour ce témoignage rafraîchissant concernant la petite enfance où je retrouve celle que ma sœur et moi avons connue, Maman ne se laissant pas duper par nos mimiques de fillettes « malades » prompte à faire des bêtises ou êtres désagréables (voire insolente) avec elle et n’hésitant pas alors à s’occuper de nos fesses nues !
    Vous parlez d’âge de « raison » que je situe en tant que mère vers 7/8 ans. Et bien, Maman n’a pas attendu celui-ci pour m’administrer ma première déculottée et en public, qui plus est (voir mes récits).
    Sinon le ressenti que vous exprimez pour cette première « vraie fessée » fut le même pour moi lors de l’épisode du square et je n’avais que 6 ans passé!
    Merci encore.
    Cordialement
    Chloé

    PS: Pour Claude : ne doutez pas, les temps n’ont pas nécessairement changé pour certaines mamans.

  4. Marco dit :

    Bonjour Lucia,
    Vous relatez bien votre surprise à voir votre maman dépasser le jeu et passer au « sérieux ».
    Oui, une vraie fessée ça fait très mal et là, rien qu’avec la main. Vous vous pensiez encore malade ? Votre maman vous a soignée à l’aide d’une thérapie à dose non homéopathique qui stimule, réchauffe, et fait circuler le sang. Résultats garantis !
    cordialement.

    marco

  5. Anne-Sophie dit :

    Bonjour Lucia,
    Merci de ce très beau récit, plein de fougue et de bon sens. C’est ce qu’on appelle une bonne fessée, celle qui remet bien les idées en place et qui dissuade de recommencer ! Un acte d’amour de la part du parent car celui-ci agit pour le bien de son enfant en faisant fi de ses pleurs et suppliques. Et comme vous le mentionnez, c’est effectivement ce paradoxe que vous avez ressenti ce jour-là, votre maman venant de vous donner une sévère et cuisante fessée, mais comprenez de vous-même, l’enjeu et la nécessité de celle-ci.
    Il est clair que les semaines suivantes, la petite Lucia devait réfléchir à 2 fois avant de commettre une insolence et provoquer sa maman… Les limites étaient établies et vous saviez à quoi vous en tenir, si vous aviez à nouveau à les franchir…
    Il est vraiment regrettable qu’aujourd’hui la fessée soit ainsi diabolisée. Une fois la fessée donnée et reçue, la page était tournée et on pouvait passer à autre chose !
    Ayant été éduquée de cette façon, j’avais un ressenti un sentiment de sécurité ; je savais que mes Parents étaient là, que ce soit pour les câlins, de l’aide ou autres, mais aussi qu’ils pouvaient se fâcher et me remettre dans le droit chemin quand il le fallait. Cela me rassurait beaucoup, inconsciemment.
    Comme vous, à partir d’un certain âge, chez nous c’était à l’âge du Cp que le martinet faisait son apparition ainsi que la fessée déculottée … Étant donné que je suis la petite dernière, je me rappelle que cela m’effrayait de prime abord mais j’étais surtout fière, de « rentrer » dans la catégorie des Grands et me dire que j’allais être traitée à l’égal de mes frères. Je n’étais plus le « bébé ». En fait, je prenais du galon ! Même si cela s’avérait douloureux pour mon arrière-train et entravait ma fierté de petite fille, sachant que selon la faute, nous pouvions recevoir notre fessée devant la fratrie… Ce qui prenait encore une autre dimension. Ne serait-ce que la menace « Tu veux que j’te déculotte devant tes frères ? », me ramenait vite à de bons sentiments ! Oh, ça marchait pas tout le temps et parfois, je m’entêtais et répondais insolemment… Et c’est là, que tout comme vous, je finissais illico presto, sur les genoux, culotte baissée, et ce n’est pas mes pleurs ni mes pardons tardifs qui arrêtaient la fessée ! Je finissais au coin pour réfléchir à mon insolence…
    En aucun cas, je n’en voulais à mes parents, mais plutôt à moi-même de m’être mal conduite et de les avoir déçus. Je languissais d’une chose, c’est qu’après le coin, on me pardonne, ce qui était fait systématiquement d’ailleurs.
    Honnêtement, je ne vois pas ce que reprochent les personnes anti-fessée…

    • Marco dit :

      Bonsoir Anne-Sophie,

      Il me semble que pour les anti-fessée c ‘est le Tout de la Fessée qui est à proscrire d’une part selon eux du fait de la violence : oser porter la main sur un enfant est condamnable car on se permet de le faire sur quelqu’un de plus petit que soi et plus faible, d’autre part le cérémonial prescrit pour la « Vraie fessée » par la mise à nu des fesses et de l’intimité est une atteinte à leur pudeur et risque de les marquer psychologiquement pour la vie.Le troisième point étant que le derrière et le recto étant proches des frappes fréquentes et répétées sur le postérieur risquent de déformer leur sexualité d’adultes en les incitant à rechercher la soumission ou la domination de leur partenaire. C’est ce qui est souvent avancé mais il y a peut-être d’autres arguments contre qui j ‘ignore.

      cordialement

      marco

    • Bernard dit :

      Bonjour Anne-Sophie,
      votre commentaire est joliment et subtilement écrit et je partage tout à fait votre position anti diabolisation de la fessée etj’ai déjà donné quelques raisons sur ce blog. Il faut peut-être prendre du recul et ne pas polémiquer avec les parents laxistes qui sont choqués par quelques claques contrôlées sur le séant mais trouvent normal de jouer aux copains avec leurs enfants, de n’exercer aucun contrôle, de les rejeter complétement. Il est si facile d’abandonner avant même de commencer et si confortable de laisser tout faire. Et que dire des rejets purs et simples pour n’importe quelle raison dès lors qu’ils mettent un pied hors du format familial requis. Des parents qu’on retrouve 10 ou 15 ans plus tard dans Supernanny ou tout bonnement dans les commissariats ou les centres de désintox ! Difficile en effet de comprendre qu’on conteste l’utilité de la fessée dès lors qu’elle est donnée avec des explications puis suivie de pardon et de câlins. Sentir qu’on a des parents forts et qui ont des principes c’est à la fois sécurisant et formateur contre les aléas de la vie car on sait que les parents sont là pour nous protéger toute leur vie, y compris contre nos propres travers. Etant la petite dernière, on a l’impression que vous avez dû être un peu ménagée par rapport au martinet
      Au plaisir de vous lire.

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