La fessée appliquée

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Ma première « vraie » fessée à l’école

Norman Rockwell TomSawyer

 Par l’Élève Daniel

Ma première « vraie » fessée, je l’ai reçue à l’école devant toute la classe. À vrai dire, ce n’était ni la première ni la dernière, mais elle fut celle qui me troubla le plus. Cette fessée-là, je ne l’ai jamais oubliée.

À mon époque, il était assez banal de recevoir la fessée à la maison, comme cela se faisait dans toutes les familles. Chez nous, le martinet était accroché dans un petit placard de la cuisine, à portée de main de Maman.

 Ma sœur aînée et moi étions souvent menacés de recevoir la fessée classique, culotte baissée, mais nous n’étions corrigés au martinet qu’en cas de faute grave. Et comme ma grande sœur portait une jupe et moi une culotte courte, c’était le plus souvent sur nos cuisses nues que sévissaient les lanières de cuir.

Au milieu des années soixante, j’avais huit ans et dès le début, l’année scolaire fut marquée par le rythme des fessées en classe.

Notre maître avait une règle carrée en bois, avec laquelle il nous corrigeait. Les élèves fautifs étaient tous soumis au même protocole : se lever de son pupitre, traverser la classe et venir près du bureau du maître pour y recevoir sa punition. Par exemple, si des élèves n’avaient pas suivi la lecture, il n’était pas rare de les voir debout sur l’estrade pour la fessée. L’instant d’après, ils étaient allongés sur les genoux du maître, et la règle commençait à marteler le fond de leur culotte.

Ce jour-là je devais être distrait ou pas suffisamment concentré sur le livre de lecture, en tout cas j’avais perdu le fil. Lorsque le maître prononça mon nom, j’étais incapable de retrouver où la lecture s’était arrêtée. J’étais pris sur le fait, j’étais en faute !

Jusque-là j’avais éprouvé uniquement un sentiment de peur en voyant mes camarades se faire fesser, mais le fait de recevoir la fessée à mon tour déclencha une succession d’impressions inédites.

Rouge de honte, je dus aller chercher ma fessée devant toute la classe. Un parcours pénible quand on est seul à le faire, certains d’entre vous ne me démentiront pas.

Arrivé sur l’estrade, je demeurai là, debout, les mains derrière le dos près du maître. Apparemment, toute la classe restait penchée sur le livre de lecture alors que moi j’attendais tremblant dans ma culotte courte à me morfondre de trouille, avec cette unique pensée effrayante en tête « je vais me faire corriger en public ».

Ce moment de l’avant fessée m’avait paru interminable, et lorsque j’y repense encore aujourd’hui, j’en ressens une certaine émotion. Cette attente était déjà en soi une punition.

Le maître, lui, semblait savourer cet instant pour nous faire prendre conscience de notre faute tout en nous faisant le sermon.

« Voilà mon garçon comment je punis les paresseux… les étourdis… les bavards… ! »

Moi, j’étais tout frissonnant. Je sentais déjà une sueur froide envahir le bas de mon dos et ma culotte courte se coller à mes petites fesses bombées.

« Alors mon petit Daniel, tu sais ce qui t’attend ? »

« Oui, Maître. »

« Tu vas recevoir la fessée devant toute la classe ! »

Joignant le geste à la parole, il m’attira à lui et me coucha en travers de ses cuisses.

Je me retrouvai la tête en bas, ne voyant plus du maître que ses chaussures et le bas de son pantalon. Je savais que toute la classe regardait mes fesses. Heureusement pour moi, il n’était plus de coutume de déculotter, ma culotte courte était bien tendue sans un pli sur mon postérieur en raison de la posture.

Le maître saisit sa règle de bois, une longue règle carrée jaune et verte, longue de trente-deux centimètres. Et cette règle à la fois dure et lourde, redoutée de tous, allait s’abattre sur mon postérieur en coups cuisants.

La tête brûlante de honte, je regardais furtivement la classe à l’envers. Je voyais l’estrade en bois, les cartables aux pieds des pupitres et les jambes nues de mes camarades en culottes courtes sagement assis pour assister à ma correction.

Les cinglées commencent à tomber ! Je suis puni, j’ai honte et un peu mal.

Les cinglées tombent dru à présent! Les claquements secs sur le fond de ma culotte résonnent dans toute la classe. Je ferme les yeux, je suis totalement à la merci de mon maître, mes fesses offertes à la fessée.

Les cinglées se font de plus en plus brûlantes ! J’ai de plus en plus mal. Je crois bien que je suis en train de pleurer.

Après m’avoir corrigé d’une bonne série de coups, le maître me redresse enfin puis me pousse vers un coin de la classe.

La mise au piquet était la suite logique de la fessée, comme le coup de grâce infligé au puni, l’humiliation d’être montré à ses camarades de classe, pour l’exemple.

Je restai au coin plusieurs minutes, nez au mur, mains dans le dos, sentant des picotements travailler mes fesses. Cela me semblait une éternité. La cloche qui sonna l’heure de la récréation me libéra enfin de ma pénitence.

Avec le recul, je pense que je fus davantage humilié par la nouveauté de l’événement que représentait pour moi cette « première vraie fessée » que par la douleur ressentie durant la fessée elle-même.

Je n’ai jamais osé parler de cette première fessée à personne, surtout pas à la maison. Et encore moins de l’état d’émotion dans lequel elle m’avait laissé. J’étais si honteux !

Danny mod1

Elle a longtemps hanté toutes mes nuits. J’en faisais des rêves sans fin pour me faire peur et aussi pour en tirer un certain plaisir, je l’avoue. Ce vilain plaisir caché où je me mets en scène pour revivre cet intense besoin de me faire fesser… Mais à cette époque je ne savais pas l’expliquer ainsi.

J’ai reçu d’autres fessées à l’école, bien sûr. Pourtant, c’est toujours cette « première vraie fessée » que je revis en mémoire comme la clé de mes désirs inavoués.

Tout ce qui se rapporte à la fessée me jette dans un trouble qui m’enchante.

Aujourd’hui, j’ai toujours peur de recevoir la fessée, reste que j’ai une envie folle que l’on me la donne. C’est pourquoi je me fais encore corriger régulièrement malgré mon âge et pour mon plus grand plaisir.

Illustr. 1) Norman Rockwell TomSawyer – 2) Danny – modif.

35 commentaires »

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  1. Jean Philippe dit :

    Bonjour Marco,
    C’est exact ! Ma compagne est en quelque sorte la chef de famille et porte la culotte. Je n’en souffre absolument pas. Nous nous entendons à merveille sentimentalement. Je reconnais n’être pas toujours un modèle pour ses enfants, me comportant tel un gamin. Alors, lorsque je dépasse les limites, elle me punit comme si j’étais un petit garçon. Cette façon de me punir me convient parfaitement.
    « La fessée fait circuler le sang  »
    Cordialement
    Jean Philippe

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