La fessée appliquée

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Madame Barsac (conte)

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Par Jean-Jacques

J’avais 10 ans, et je vivais dans un petit village du Cantal.  Ma vie était quelque peu grise et morose, au milieu d’une mésentente familiale qui me faisait souffrir. Mon père était bon, aimant, mais faible devant ma mère, et soignait sa souffrance secrète en buvant. Certes, il n’était jamais saoul, mais je sentais son haleine, sa diction un peu lourde, lorsqu’il venait me dire bonsoir, toujours bienveillant et affectueux. Ma mère manquait rarement de lui envoyer des piques acerbes et blessantes, qu’il supportait en faisant mine de ne rien entendre, anesthésiée par l’alcool. Ces piques ne lui étaient pas réservées, et j’en recevais ma part, traité de petit garçon vaniteux, hypocrite, lâche, pas assez exigeant envers lui-même, et j’en passe…

Nous avions une voisine assez énergique, à la voix qui portait facilement jusque dans notre jardin. À l’époque où se situent ces souvenirs, c’était une femme brune, forte, sûre d’elle au point d’en être presque, comme on disait, culottée. Quelques semaines auparavant, j’avais entendu, de son jardin, des bruits sans équivoque qui provenaient du jardin de la voisine. Une haie cachait malheureusement la scène, mais je ne perdis pas une miette de ce qui se passait. Le petit garçon de madame Barsac, huit ans environ, récitait ses leçons à sa mère. À chaque réponse fausse, on entendait celle-ci hausser la voix, puis le bruit de quelques claques s’abattant sur une peau nue, qui n’était évidemment pas celle des joues du garçon. Je n’avais aucun mal à me représenter la scène : assise à une table de jardin, Madame Barsac, les yeux posés sur la feuille, ou le livre, dont elle tirait ses questions. À côté d’elle, debout, culotte et slip aux chevilles, le petit Kevin, pleurnichant et reniflant, qui tentait de  protéger ses fesses déjà rouges.  Ma mère, qui pendait du linge, secoua la tête en souriant, comme si la scène l’amusait, sans pourtant qu’elle l’approuve. Elle commenta : « Eh bien, voilà qu’elle le fesse dans le jardin, maintenant. Je sais qu’il est souvent fessé, mais d’habitude ça se passe à la maison. »

Ma mère était institutrice de maternelle. Je savais que, dans son métier, elle avait parfois recours à la fessée. Elle l’avait mentionné, un soir où je mangeais avec les grandes personnes dans une soirée associative. C’était madame Barsac qui avait mis le sujet des enfants indisciplinés sur la table : 

- Il faut les déculotter, déclara-t-elle d’un ton péremptoire.

- C’est ce que je fais avec le mien. Une bonne fessée, ça fait circuler le sang, répondit sa voisine de table, Odile, d’un air satisfait.

 - Et vous ? Vous ne leur donnez pas la fessée, à l’école ? demanda madame Barsac à ma mère. 

- On n’a plus le droit, vous savez, répondit ma mère.

- Mais ne me dites pas que vous ne donnez jamais une fessée !

- Ça arrive quand même, je ne vais pas dire de mensonge. C’est vrai que c’est la seule chose qui les calme, ça marche même très bien.           

- Mais on ne les déculotte plus dans la classe, comme quand j’étais gamine ?

- Non. C’est malheureux d’en arriver là, mais quand il y en a un que je n’arrive pas à contrôler, je le garde en retenue. Attention, je sais que ce n’est pas très juste, on sait bien quel gosse on va corriger. Il y a des parents qui ne laisseraient pas passer. Et d’autres dont on sait qu’ils ne diront rien.

- Et comment vous faites, alors ?

- Je ne dis pas une parole. Quand tout le monde est parti, j’attrape le gamin, et je le fesse. Et c’est vrai que je suis tranquille pour un bon bout de temps.

- Ça faisait plus d’effet quand c’était en pleine classe, quand même !

- Ça faisait plus d’effet sur les autres, ça les mettait en garde. Mais vous pouvez me croire, quand je les fesse, ils s’en rappellent.

- Est-ce que vous les déculottez, au moins ? demanda madame Barsac, comme si elle craignait que la fessée ne soit qu’une chiquenaude.

- Oui, je baisse les culottes. Et devant la femme de service, je sais qu’elle est pour les fessées. Ça la fait rire, et je sais qu’ils sont encore plus vexés.

- Et bien vous avez bien raison ! Dommage que les miens ne soient plus dans votre classe.

J’étais très surpris. Ma mère ne m’avait jamais donné de fessée, encore moins mon père. J’avais reçu, rarement, des menaces de ma mère, d’une voix pleine de colère :

- Si tu continues, je te fesse !

Mais ça ne s’était jamais produit, et, d’ailleurs, cela n’avait rien d’excitant. Par contre, mon cœur se mettait à battre très fort quand on parlait de ces choses,  et j’étais devenu tout rouge à la table de ces dames à cause de leurs propos. Cependant, elles ignoraient ma présence, et personne ne me demanda mon avis, ce qui m’aurait rempli de confusion. Depuis ce jour, je regardais madame Barsac d’un autre œil. Mais la scène que j’avais entendue, sans la voir, acheva de la rendre pour moi tout à fait hors du commun. Je la craignais, mais j’étais complètement inhibé en sa présence, poli, respectueux, et fasciné. Le soir, je pensais à la fessée de Kevin, et à la façon dont sa maman déclarait d’un air péremptoire : je le déculotte. J’y pensais tous les soirs, longuement partagé entre une terreur sacrée et une attirance incompréhensible pour la forte femme.

Arrivèrent les vacances de Pâques. J’étais quelque peu désœuvré car ma classe était partie en voyage, et je n’avais pas pu les accompagner. J’étais puni, pour des insolences réitérées, des bouderies, et, au lieu d’un châtiment à la madame Barsac, je fus privé de voyage. Telle était la règle chez moi. Je traînais donc pendant les journées, et je passai un après-midi avec Kevin, qui cherchait par quelles bêtises se distinguer. Finalement, il fut décidé d’enfermer le chat dans le poulailler, ce qui entraîna immédiatement une bagarre bruyante et des vols de plumes. Madame Barsac, sortie, comprit immédiatement, et, nous saisissant chacun par une oreille, nous fit rentrer chez elle. Sans paroles inutiles, elle déculotta Kevin et se mit à fesser, à un mètre de moi, le petit garçon qui trépignait et poussait des cris comme en écho de ceux du poulailler. Je regardais, hypnotisé, les fesses rondes qui devenaient de plus en plus rouges sous les claques de madame Barsac. Celle-ci frappait vite, avec précision, hachant seulement la fessée de :

- Tiens… tiens… je te l’avais promis… la prochaine c’est dans la cour de l’école…

Puis elle le lâcha et lui ordonna de filer dans sa chambre. Elle se tourna alors vers moi :

- À toi, maintenant.

Une fraction de seconde, je me vis fessé à mon tour, et tout allait trop vite pour que j’aie peur. Mais elle reprit :

- Allons voir ta mère. Je lui vais raconter tes exploits.

- Non ! je vous en supplie ! répondis-je en fondant en larmes.

- Ah tu ne crois pas que tu vas t’en tirer comme ça ! Tu mérites bien autant que Kevin !

- Mais elle ne donne pas de fessée, ma mère, sanglotai-je. Elle va me traiter de nul, de gosse plein de méchanceté. Là, si je suis pas parti, c’est parce qu’elle m’a privé de voyage. Je vous en supplie, ne lui racontez pas !

Je voyais que la grosse femme était ébranlée dans sa décision. Je rajoutai en pleurant :

- Pis ils vont encore se disputer avec mon père…

- Moi, je ne t’aurais pas privé de sortie. Mais tu aurais eu une bonne fessée, à la place. Après on n’en parle plus.

Elle sembla réfléchir quelques fractions de secondes. C’était une femme de décision, qui ne traînait pas dans ses actes.

- Tu choisis. Je ne dis rien à ta mère, mais je te déculotte.

- Je préfère une fessée, articulai-je en baissant le front.

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Je n’avais aucune idée de ce que ça faisait, mais j’avais trop peur des paroles blessantes qui m’attendaient à la maison. Cela ne se fit pas attendre plus longtemps que pour Kevin. Madame Barsac s’était assise sur une chaise de cuisine pendant cette conversation. Elle m’attira à elle, défit ma ceinture et l’agrafe de mon pantalon, puis descendit la fermeture éclair. Ça me faisait tout drôle d’être déculotté par les mains d’une étrangère, sous les yeux d’une étrangère, dans une cuisine qui n’était pas chez moi. Je me retrouvai fesses nues en un clin d’œil, et renversé sur les cuisses de la forte femme. Je n’eus pas le temps de réfléchir que tombait une avalanche de claques bruyantes et brûlantes, que j’encaissai sans protester. Quand elle me remit sur mes pieds, je pleurais à chaudes larmes, mais ce n’étaient plus les larmes d’angoisse de toute à l’heure. C’étaient des larmes de soulagement, comme après une trop grande tension. Elle me laissa me calmer, puis, émue plus par ma détresse que par la rougeur de mes fesses, elle me fit une bise sonore et rapide en me serrant contre son opulente personne.

- Allez, c’est fini. On n’y pense plus. Retourne chez toi. Quand tu seras calmé.

Et, comme je tardais à me calmer :

- T’as vraiment un gros chagrin comme ça, ou c’est la fessée qui te fait pleurer ?

- C’est pas la fessée…

- Je t’ai dit que c’était fini, après la fessée.

- Ben j’aimerais mieux des fessées que les punitions de ma mère.

- Je lui dirai un mot quand même. Non, n’aie pas peur, c’est pas pour qu’elle te punisse.

Je dois dire que le retour à la maison, avec la sensation d’avoir un postérieur en feu, me sembla étrange. Ma mère était affairée à corriger des cahiers, sinon je suis certain qu’elle m’aurait percé à jour. J’avais l’impression que mon derrière irradiait comme les braises de la cheminée, et que cela se voyait à travers mon pantalon !

Puis le téléphone sonna. J’entendis des bribes de conversation, et mon angoisse reprit :

- Allo, oui, bonjour madame Barsac…. Comment dites-vous ? … mais non, je ne vous en veux pas… ce n’est pas dans les habitudes chez nous, mais il n’en est pas mort…si vous voulez… bon, eh bien d’accord. Merci d’avoir appelé.

Elle se tourna vers moi.

- Alors tu as été fessé ?

- Oui, maman.

- Qu’est-ce que ça fait ?

- Ça fait mal sur le moment. Pis j’ai eu honte. Mais après c’est fini.

- Alors écoute-moi. Je viens de dire à madame Barsac que je n’allais pas commencer à changer de méthode maintenant. Mais quand tu seras odieux, je te donnerai le choix. Ou une punition comme d’habitude, ou je t’envoie chez elle, après l’avoir prévenue par téléphone. On est bien d’accord ?

- Oui, maman.

Ainsi fut fait. Il ne se passa pas dix jours avant que je ne fusse envoyé à madame Barsac, après que ma mère lui eut téléphoné. Quand je revins une heure plus tard, elle me demanda sans douceur :

- Je voudrais bien être sûre que ce n’est pas des blagues que tu as inventées pour te faire plaindre. Alors je vais te demander de baisser ta culotte, que je voie si tu as été fessé correctement.

Et, après qu’elle eut constaté l’état de rougeur de mon postérieur, elle conclut :

- On croit toujours bien faire avec les gamins. Et puis c’est autre chose qu’ils leur faudrait. Si ça te convient comme ça, pour moi c’est parfait.

Jusqu’à mon entrée en seconde,  ces visites à la voisine émaillèrent ma vie d’adolescent. Je pense que j’y allais au moins une fois par mois. Cela eut une influence considérable sur mon comportement. En tous cas, mes souffrances morales disparurent en même temps que les fessées entraient dans ma vie. Je n’allais pas chez la voisine uniquement pour recevoir la fessée, je pris l’habitude d’y aller pour goûter en attendant que ma mère ne soit rentrée de sa classe, ou même déjeuner le midi quand elle avait un stage de formation. Si mes premières fessées furent appliquées dans l’intimité, hors de la présence des enfants de la voisine, celle-ci prit rapidement l’habitude de me corriger sans les faire sortir. Ma mère téléphonait :

- Allo ? C’est Marie-Claude ? Vous avez cinq minutes pour vous occuper de Jean-Jacques ? – - Oui, vous pouvez y aller, il a été odieux toute la matinée… Vous êtes bien aimable, Marie-Claude, il faudra venir prendre le café un de ces jours, concluait-elle d’une voix aimable.

J’arrivais chez elle l’air penaud, mais le cœur battant. Si elle était en train de faire la cuisine, ou le ménage, elle abandonnait brièvement son occupation pour m’attraper et me déculotter sur place, le plus souvent debout, coincé sous son bras gauche. La fillette de mon âge et les deux garçons plus jeunes regardaient, mais sans méchanceté, sachant que maintenant je les voyais parfois eux aussi dans la même position humiliante. Quant au café que venait prendre parfois madame Barsac, c’était pour moi une source de trouble indéfinissable. Ma mère posait sur la table le gâteau qu’elle avait fait, et c’est moi qui disposait les tasses, sous-tasses, assiettes à dessert, couverts et tout le nécessaire au five o’clock. C’est la voisine qui se confondait en remerciements :

- Vous savez, c’est pas la peine. C’est pas pour le mal que ça me donne…

- Mais si ! ça prend du temps, pour fesser un gamin, et puis vous n’avez pas que ça à faire !

- Pensez-vous. C’est vite fait, pour les déculotter. Vous n’avez jamais essayé ?

- Il aurait fallu que je commence dès le début. Mais je voudrais bien que vous me montriez comment vous vous y prenez.

- La prochaine fois, vous n’aurez qu’à venir avec lui.

C’est ce qui se passa, à mon grand dam. Un jour que j’avais répondu, ma mère reprit soudain un calme inquiétant pour m’annoncer, tout en décrochant le téléphone :

- Je crois qu’une petite visite chez Marie-Claude te fera du bien.  Allo, Marie-Claude, oui, c’est Françoise. Est-ce que ça ne vous dérange pas si je passe avec Jean-Jacques dans la matinée ? Vers onze heures ? C’est d’accord, à toute à l’heure ! Monte dans ta chambre, m’ordonna-t-elle, après avoir raccroché.

Je passai une heure dans la plus grande confusion, partagé entre la colère contre ma mère, la crainte de déplaire à madame Barsac en faisant la tête, l’envie de fuguer, la conscience qu’il valait mieux accompagner ma mère l’air de rien pour ne pas donner à la rue le spectacle d’un gosse pleurnichant traîné chez la voisine pour recevoir la fessée.

À onze heures moins cinq, maman m’appela, et je descendis sans protester. C’était l’été, je portais un short et un T-shirt rouge. La voisine habitait une propriété mitoyenne de la notre, mais il fallait sortir et faire 50 mètres dans la rue pour sonner chez elle.

- Entrez, nous dit la forte femme en s’essuyant les mains. Je viens juste de récurer.

- Mais nous ne voulons pas faire des traces de pas, répondit aimablement ma mère.

On n’aurait jamais imaginé à sa voix affable combien elle pouvait être peau de vache !

- Ce n’est pas grave, je remettrai un coup de serpillière.

- Mais non, nous n’avons qu’à rester dans la cour, Marie-Claude.

J’étais sidéré, frappé par la catastrophe. Certes, j’avais déjà été déculotté par la voisine, mais chez elle, et, bien que rarement, en présence de ses enfants. Toute autre était la perspective d’être fessé devant tout le monde, suivant l’expression consacrée. Sans que l’on ne sonne le rassemblement pour y assister, je savais qu’il y avait au moins deux ou trois matrones dehors, suspendant du linge, ou désherbant quelque plate-bande, en papotant. Des enfants de tous âges jouaient dans la rue. Jamais, jamais, je n’avais connu l’infamie d’être déculotté en public. Même si je savais que les enfants de madame Barsac étaient parfois corrigés ainsi, et qu’ils n’en étaient pas morts, j’avais toujours pensé que j’avais, moi, fils d’institutrice, le privilège d’être épargné par un tel affront. Je suppliai :

- Non, m’man !

- Ah si ! Allez-y, Marie-Claude, faites comme si c’était le vôtre !

- Si vous voulez, ils sont plus vexés quand je les déculotte dans la cour. Allez, tu vas voir, tes fesses !

Et, sous le regard bienveillant de ma mère, je dus subir la honte d’être fessé en plein air, et de rentrer ensuite à la maison rouge de honte, à peine reculotté, sous les regards curieux d’une ou deux voisines attirées par le bruit des claques et des éclats de voix. Ma mère se paya même le luxe d’expliquer :

- Il vient de recevoir la fessée. c’est pour ça qu’il baisse le nez comme ça. Allez, dis bonjour à madame Millot ! Marie-Claude, la prochaine fois, n’hésitez pas, si ça ne lui fait plus assez d’effet chez vous, ça portera plus devant tout le monde.

Et, une fois rentrés à la maison :

- Et on ne va pas déranger Marie-Claude à chaque fois. Moi aussi, je sais fesser, et aussi bien qu’elle.

C’est ainsi que la fessée fit son entrée dans ma vie, à l’âge de 10 ans. Comme je l’ai dit, les fessées de la voisine ne cessèrent qu’à mon entrée au lycée, c’est à dire à 15 ans. Pendant 5 ans, donc, je fus régulièrement déculotté et fessé de ses mains. Mais il y avait désormais ma mère…

Celle-ci mit assez rapidement son projet à exécution. Mais, comme elle ne souhaitait pas altérer son image de douce institutrice dans le village, les fessées qu’elle m’administra furent uniquement données à la maison, dans ma chambre. La première fois, elle me demanda :

- Bien. Tu es toujours décidé pour la fessée ?

- Oui, m’man…

- Alors monte dans ta chambre et mets-toi en pyjama.

Quand je fus prêt, elle me fit mettre à plat-ventre sur le lit, baissa ma culotte, et je goûtai à une fessée qui n’avait rien à envier à celles de la voisine. Les claques furent appliquées avec force, méthode, jusqu’à ce que je me tortille en demandant pardon. Je restai à sangloter quelques minutes, puis ce fut maman qui ouvrit la porte et me libéra en me permettant de retourner jouer. Effectivement, l’affaire qui avait provoqué cette fessée ne fut plus évoquée, et pour les fessées suivantes ma mère n’eut même pas besoin de me placer devant le choix. C’était :

- Allez, dans ta chambre, que je te fesse !

(qu’il y ait d’ailleurs des témoins ou pas en visite à la maison). Et, à une collègue qui avait pris un air surpris en entendant de telles paroles :

- Oui, je le fesse, maintenant. C’est un accord entre nous deux. Et, crois-moi, il s’en trouve très bien. Et moi aussi ! concluait-elle en riant. Tu veux voir ?

- Oui, je voudrais bien voir ça, répondit l’autre en riant.

Ce qui me valut la honte d’être déculotté devant la collègue. Il est vrai que j’en prenais l’habitude… Mais, lorsque ma mère était trop occupée à préparer ses cours, et surtout qu’elle voulait que la fessée soit donnée devant tout le monde, elle m’envoyait chez madame Barsac. Combien de fessées ai-je pu recevoir ? Au rythme d’une ou deux par mois, cela fait quelques dizaines… Mais combien j’ai préféré ces corrections à ce que je subissais auparavant… Oh, merci, madame Barsac !

Je la revois toujours, même adulte, et ne manque jamais de lui rendre visite quand je passe dans mon village natal. Et, quand je l’embrasse, je ne peux m’empêcher de me souvenir de ces bonnes fessées et de la honte qu’elle m’infligeait en me déculottant dans la cour. Quel dommage qu’il faille grandir…

Quant à ma mère, avec qui les relations sont maintenant apaisées, je suis très conscient aujourd’hui que ces punitions furent souvent arbitraires, et qu’elle passait ses nerfs, comme on dit vulgairement, sur moi ou sur mon père. Pour ce dernier, un divorce vint heureusement mettre un terme à son purgatoire. Il vit maintenant des jours heureux, et n’a plus besoin de la boisson pour se sentir bien. Mais, pour moi, je dois dire que ces fessées me faisaient infiniment moins souffrir que les privations de sortie ou, pire encore, les paroles méchantes que je supportais auparavant. Il est même très probable que cela me plaisait. Et que cela plaisait aussi à ma mère. Autant j’étais libéré, détendu, apaisé, après avoir reçu la fessée, autant, pendant quelques heures, maman devenait aimante comme une vraie maman. Pas étonnant, donc, que j’y aie pris goût !

C’est pourquoi, si les visites à la voisine prirent fin avec mes années collège, les corrections dans l’intimité de ma chambre durèrent jusqu’à mon départ pour l’université. Personne, cette fois-ci, n’était au courant de ce secret de famille. Mais, et sans qu’il fut parfois besoin d’un prétexte, maman continua à me fesser déculotté sur mon lit tant que j’habitai dans la maison familiale.

2 commentaires »

  1. jean marie dit :

    Je crois que la fessée, quand ele est donnée par une maman aimante, c’est une punition rapide. L’avantage, après la fessée, c’est le pardon. A notre époque nous la recevions à partir de 5 ans. Nous, les garcons, nous etions en culotte courte ou en short et nous trouvions normal que notre mère nous punisse de cette façon. Dans toutes les maisons il y avait le martinet et souvent la correction était apliquée sur les cuisses nues. Quandt à moi, même adolescent, je recevais encore la fessée déculottée par maman, 3 fessées par an environ. Après la fessée, il y avait le sermon de maman et puis son pardon et le câlin. J’ai reçu des fessées jusqu’à mon service militaire, et mes soeurs jusqu’à leur mariage.
    Mes copains et copines recevaient aussi la fessée et à partir d’un certain âge cela ne sortait pas de la maison. Dès 14 ans, maman nous donnait notre fessée dans notre chambre et c’était une autre époque car jusqu’à 16 ans j’étais en short ou en culotte courte au lycée et à la maison nous étions en short et on finissait d user nos vielles culottes courtes.

  2. paul dit :

    bonjour Jean marie,oh oui la fessée est une punition rapide et combien efficace ! Nous aussi nous étions en culottes ciurtes et le martinet était bien présent, ce qui fait que c’était encore plus rapide que la fessée: ma mère décrochait son instrument punitif et vite fait bien fait quelques cinglades bien appuyées nous striaient les cuisses à la volée; je me rapele bien de la douleur aiguê provoquée par les lanières, mais le plus terrible, c’était d’exposer àtout le monde le derrière de ses cuisses bien fouettées de frais. Comme pourr toi, ma mère était tres aimante par ailleurs mais ne tolérait aucun écart, sinon le martinet agissait. Il faut dire qu’à l’époque c’était une chose fréquente et tous mes amis connaissaient les morsures des lanières. Plus âgés, il arrivait que l’on joue a la maîtresse et bien sûr le martinet était de la partie.Tes soeurs ont ete fouettées jusqu’à leur mariage? Leurs maris ont-ils continué après?

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