La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

Même motif, même punition

T-Big 1

par Roland

En 1966, j’étais en CM1 dans une école d’une petite ville de province dans le centre de la France. Les années scolaires étaient rythmées par les vacances, les bulletins scolaires mais aussi par un événement qui revenait chaque année, la vente des « timbres antituberculeux ». À cette époque, la tuberculose faisait encore des ravages et, une fois l’an, une sensibilisation sur la lutte contre cette maladie avait lieu en faisant appel aux dons. L’on demandait aux élèves de « vendre » ces timbres à leur famille ou à des voisins et amis. Cela créait une émulation entre les élèves pour obtenir le meilleur résultat…

Cette année-là, la directrice de notre établissement était particulièrement contente car nous avions récolté près de 750 francs (110 euros). De nos jours, cette somme peut paraître maigre mais en ce temps-là, elle représentait deux mois de salaire minimum. Dès le lundi matin elle était allée à la banque pour échanger la somme faite de pièces de monnaie et de petits billets contre des gros billets qu’elle voulait remettre à l’inspecteur d’académie l’après-midi même. En la recomptant, elle s’aperçut qu’une partie de l’argent avait disparu. Pourtant, elle avait rangé le tout en lieu sûr dans son bureau qu’elle avait fermé à clef pendant qu’elle assurait ses cours.

Imaginez le scandale ! Elle appela immédiatement la police et le commissaire se déplaça en personne pour constater le vol.

Chose bizarre, pourquoi le voleur n’avait-il pas fait main basse sur tout l’argent ? Après une rapide enquête, le commissaire conclut que le vol avait été commis par une personne présente dans l’école durant la matinée et que le voleur avait dû être dérangé pour avoir laissé une partie de son butin. Notre directrice décréta aussitôt une fouille générale dans toutes les classes. On mit rapidement la main sur le coupable de l’odieux vol. C’était André, un « grand » de 11 ans du CM2. Une partie de l’argent seulement et un passe-partout furent retrouvés dans son cartable. Toute l’école le connaissait, c’était un grand échalas, souvent dans la Lune qui n’avait pas vraiment de copains dans sa classe.

Sitôt la nouvelle connue, la réprobation fut générale. Cependant, André continuait à nier être l’auteur du vol. Prévenu, son père, artisan serrurier bien connu et apprécié dans notre communauté, arriva rapidement et, bien qu’il eût du mal à admettre la culpabilité de son fils, les preuves évidentes le dénonçaient.

Il faut se remettre dans le contexte de la société. On ne plaisantait pas alors avec ce genre de délit. Il était sans excuse, sans justification sociétale. L’honneur de la famille avait été bafoué. Une punition sévère s’imposait. Le père proposa d’administrer à son fils une fessée en présence de toute l’école. Bien que la fessée en public fût une exception, la directrice accepta la proposition. Le châtiment aurait lieu le lendemain matin à l’heure de la récréation. Toute l’école fut informée de la sanction. Cette sentence inédite fit sensation. La majorité des parents approuvèrent la sagesse du père d’André.

Le lendemain, la tension était palpable dans toute l’école. Dans l’attente de l’événement, les élèves se posaient des questions mais aucune des maîtresses, qui devaient en savoir plus, n’aborda le sujet. Quelques minutes avant la récréation, notre maîtresse nous fit un sermon sur le vol et surtout sur le vol d’argent destiné à une grande cause commis par notre camarade et qu’en conséquence André allait devoir assumer sa faute en recevant une fessée devant toute l’école.

T-Big 0

La fessée n’avait rien d’exceptionnel dans les familles et la plupart d’entre nous en recevions. Mais ici à l’école ? La question nous taraudait l’esprit. Comme serait cette fessée ? Notre maîtresse alla au-devant de notre curiosité en disant que le coupable allait avoir la honte de recevoir une fessée culotte baissée, c’est-à-dire une fessée sur son derrière tout nu. Bien que pour la plupart d’entre nous une « bonne fessée » s’entendait « cul nu », cette annonce fit sensation même si aucun élève ne fit de remarque. Durant les quelques minutes qui nous séparaient de « l’exécution » bien peu écoutèrent avec attention ce que nous enseignait notre institutrice.

À l’heure de la récréation et contrairement aux habitudes où toutes les classes s’éparpillaient dans la cour et sous le préau, notre maîtresse nous fit sortir en rang et en silence puis nous aligna à côté des autres classes face au préau où l’on avait placé une chaise. Soudain, à la stupeur générale, le portail qui séparait l’école des filles de l’école des garçons fut ouvert. Incroyable ! Les filles allaient aussi assister à la fessée d’André ! Leurs rangs s’alignèrent sur les nôtres. Un long murmure accueillit l’apparition du groupe formé par notre directrice et d’André que son père tenait fermement par le bras.

Les trois se tinrent face à nous, André tête baissée et yeux rivés au sol dans une pose contrite, le visage tout rouge, et la poitrine secouée de sanglots. À partir de là, on n’entendit plus que les rumeurs de la ville. Dans un silence oppressant, la directrice rappela brièvement les faits et la sanction qui allait être administrée au fautif puis fit quelques pas de côté.

T-Big 2

Je revois la scène qui se passa à une allure relativement tranquille. Le père s’assit sur la chaise sans relâcher le bras de son fils vêtu d’une culotte courte à bretelles et d’une chemisette. Puis il commença à le déculotter sans rencontrer d’autre résistance que les boutons de braguette. Finalement, il parvint à faire coulisser la culotte vers le bas au-dessous des genoux… premiers murmures dans l’assemblée. Puis ses mains se portèrent sous le pan de la chemise et l’on vit le slip d’André rejoindre sa culotte. Par chance pour lui, le pan de chemise était assez long pour cacher ses intimités.

De toute façon, on n’en vit pas davantage car, une fois déculotté, il bascula en travers des cuisses de son père qui, sans hésiter, retroussa la chemise au-dessus de ses reins. Une forte rumeur parcourut les rangs quand la paire de fesses de ce grand du CM2 apparut toute nue sous nos yeux. Dans la pénombre du préau, la peau lisse semblait briller d’une blancheur de neige. Le seul bruit que l’on entendit alors fut un gémissement de honte d’André se rendant compte qu’il exposait à des dizaines de paires d’yeux ce qu’il n’aurait jamais osé montrer en public. Moi-même, jamais je n’aurais pu imaginer qu’un jour une scène aussi insolite se déroule sous le préau de notre cour de récréation.

T-Big 3

Puis l’on vit le bras du père d’André se lever haut et s’abattre à toute allure. La claque retentit si fort que le bruit me fit sursauter. Et je n’étais pas le seul ! La fessée continua, le père n’y allait pas de main morte frappant à grandes claques à tour de rôle chacune des rondeurs fessières de son fils. Les fesses d’André étaient assez charnues et rebondissaient l’une après l‘autre sous la grosse main. Je les voyais réagir ainsi non sans trembler car cela me rappelait les fessées que je recevais parfois à la maison.

André ne tarda pas à gigoter sur les cuisses de son père tandis que le bruit des claques et les cris de douleur et de panique du fessé emplissaient tout le préau, l’école entière retenant son souffle. Je me souviens bien des sentiments ambivalents que je ressentis alors. Saisi par l’idée horrible d’être à sa place, contraint de montrer mes fesses dénudées, j’étais partagé entre mes sentiments d’empathie pour ce grand garçon mais aussi la curiosité et l’excitation que me procurait sa fessée. Jamais je n’en avais reçu d’aussi sévère, et malgré sa corpulence, je me demandais comment il pouvait la supporter.

Je jetai un coup d’œil sur ma droite du côté des filles pour voir si elles réagissaient comme moi. Certaines semblaient comme hypnotisées par le spectacle, d’autres regardaient le sol tout en jetant des coups d’œil vers le préau, les plus petites étaient visiblement très effrayées… Je suis sûr que dans l’ensemble, garçons et filles ne prenaient pas cette vision à la légère.

Après ce qui me parut une éternité, le père mit fin à la fessée.

T-Big 4

Quand André put se relever des genoux de son père, ses fesses entières et aussi le haut de ses cuisses étaient écarlates et son visage inondé de larmes. Son premier geste fut de rabattre sa chemise sur son ventre nu avant de se reculotter sans réajuster les bretelles.

Au signal de la directrice, les classes de filles regagnèrent leur bâtiment tandis qu’on nous ramenait immédiatement dans nos classes. La récréation étant écourtée, les cours reprirent mais, je dois le dire, l’attention n’y était pas.

Cette fessée publique fut le sujet de conversation de nombre de parents venus chercher à midi leurs enfants. Mes parents approuvèrent la fermeté de cette mesure, rejoints par d’autres. Justice avait été rendue ! Tout était donc fini ?

Quelque temps plus tard, coup de théâtre ! Voici comment je l’interprète.

Madame F…, la maîtresse du CM2 n’était pas vraiment convaincue de la culpabilité d’André, elle l’avait fait savoir à la directrice mais sans succès. C’était une personne des plus respectées et bien au-delà de l’école, son comportement pendant la guerre en tant que chef de réseau de résistance lui avait conféré une stature locale importante. Dotée d’un fort caractère, elle était crainte des élèves mais adorée des parents. Elle mena une enquête personnelle. Certes, tout accablait André. On avait retrouvé l’argent dans son cartable ainsi qu’un passe-partout appartenant à son serrurier de père. Mais pourquoi une partie de l’argent seulement et pas le tout ? Par scrupules ?… Par peur d’être dérangé ? Alors que le passe-partout prouvait que le vol avait été prémédité ?… Ça ne tenait pas debout !

De plus, voler n’était pas dans la nature d’André. C’était était un élève moyen, assez agité et turbulent comme beaucoup de jeunes adolescents de son âge, mais franc de collier. Mme F… ne le voyait pas organiser et réaliser un tel vol, d’autant plus qu’il n’aurait pu matériellement le commettre que durant la récréation et que personne n’avait pu vraiment affirmer qu’il avait disparu durant ce laps de temps. De plus, même après sa fessée, il avait continué à nier être l’auteur du vol. Alors y avait-il une autre piste ?

De déduction en déduction, Mme F… finit par découvrir le pot aux roses.

Deux personnes possédaient un trousseau complet des clés de l’école dont celles du bureau et de l’armoire où avait été rangé l’argent : la directrice et Monsieur A…, le gardien, un brave homme qu’elle avait connu pendant la guerre et dont elle ne pouvait remettre en cause l’honnêteté.

Comme il vivait avec sa femme et sa fille dans un logement de fonction attenant à l’école, Mme F… s’intéressa à la fille, Martine qui, excellente élève, avait intégré le lycée de la préfecture comme interne deux ans auparavant. Or la jeune fille, un peu souffrante dans la matinée du lundi, le fameux jour du vol, n’était retournée au lycée que dans l’après-midi. Mme F… qui connaissait la proviseur du lycée, usa de toute sa notoriété pour lui demander de fouiller les affaires de la lycéenne.

La maîtresse d’André avait vu juste ! C’était la bonne piste !

On retrouva dissimulé dans le tiroir de sa table de chevet l’argent manquant. Martine fut incapable d’en expliquer la provenance. Pressée de questions, elle avoua avoir utilisé le double des clés que détenait son père. Mais un peu plus tard, affolée à l’idée d’une fouille générale, elle avait placé une grande partie du vol dans le premier cartable venu.

Funbun col

La nouvelle connue, le scandale éclata ! On avait puni injustement un innocent et de quelle façon ! Pour Mme F… inutile de tergiverser : « même motif, même punition ! ». Le sort de Martine fut scellé, comme André, elle recevrait la fessée déculottée et d’une façon bien plus sévère encore.

Cependant, plutôt que d’ébruiter l’affaire et la porter sur la place publique, l’affaire se régla « en famille ». Enfin, compte tenu de son âge et pour préserver sa pudeur de jeune fille, on convint que, contrairement à André qui avait été fessé devant toute l’école, la correction aurait lieu en privé dans le bureau de la directrice en présence de ses parents, de Mme F…, d’André et de son père. C’est la mère de Martine qui prit les choses en main. Comme pour André, jupe troussée et petite culotte baissée, elle reçut une fessée tout aussi magistrale sur ses fesses nues pour le vol, fessée complétée d’une correction au martinet pour avoir laissé punir un innocent.

Pour calmer les esprits à ce que nous ressentions comme un traitement de faveur, la directrice réunit toute l’école pour nous décrire le châtiment administré à la voleuse.

Ran-su

Ce n’était que justice que blanchis, André et son père assistent à la correction de celle à qui ils devaient une fessée sévère devant les deux écoles et la honte pour leur famille. Juste retour des choses, André, victime innocente, devint la vedette de l’école car nombreux furent les élèves qui le pressèrent de raconter la fessée de Martine. Avait-il vu ses fesses… et plus encore  ?

En y repensant avec beaucoup de recul, si j’étais impatient de voir une fille recevoir la fessée et déçu de ne pas pouvoir y assister, des sentiments contradictoires m’avaient envahi en croisant Martine. Elle avait l’air bouleversé et toute honteuse et j’avais eu envie de la consoler malgré ce qu’elle avait fait. Si je n’avais pas tellement de compassion pour André, même sachant qu’il était innocent, je ne compris pas tout de suite pourquoi la punition de Martine me touchait tant. C’était certes déjà une jeune fille qui ne ressemblait plus à une écolière et son visage doux, ses cheveux mi-longs et châtains me restent encore parfaitement en mémoire tant d’années après. Cette impression prit peu à peu de l’ampleur au fur et à mesure que je grandissais et je crois bien que c’est la première fille à qui je me suis intéressé !

K 41

Sa punition fut prolongée puisqu’elle fut consignée dans son internat durant deux semaines.

Au retour de Martine, j’eus l’occasion de la croiser à plusieurs reprises. Et chaque fois, la revoir me faisait un drôle d’effet, et c’est moi qui rougissais. Très rapidement on oublia cet incident, d’autant plus que notre école obtint le prix départemental pour sa contribution à la lutte contre la tuberculose. Tout le monde oublia ? Sauf moi peut-être, puisque le souvenir de l’événement exceptionnel que constituèrent ces deux fessées occupe toujours un coin particulier dans ma mémoire.

Illustr. : 1) T-Big 0,1,2,3,4 – 5) Funbun col – 6) K 41

18 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Roland. En effet, je me souviens de cette époque : années 50/60 où les « Timbres antituberculeux » étaient en partie vendus par les élèves. J’ai moi-même participé à ces opérations. Venons-en à votre récit. Il est poignant ! Un châtiment humiliant et injuste infligé à un innocent n’a rien de drôle. Je désapprouve cette façon de donner une correction plus propice à une exhibition malsaine. Quant à la vraie coupable, elle méritait bien la fessée et le martinet. Pour autant, à mes yeux ce châtiment n’aurait pas dû être infligé à l’école. Même si ce fut dans le bureau de la directrice. Je bénis le puritanisme de mon petit village qui m’a protégé contre ces humiliations. Et croyez-moi, si j’avais commis un tel vol ce n’est pas une mais deux fouettées au martinet que j’aurais reçues ! Amicalement. CLAUDE.

    • Roland dit :

      Bonjour Claude…
      oui en effet, c’était moi aussi la loi du « une punition à l’école implique une punition à la maison !

    • Karima dit :

      Bonsoir Claude,
      Je suis bien d’accord avec vous, la punition doit plutôt être donnée à la maison. Encore faut-il que les parents jouent leur rôle, mais c’est un autre débat.
      Amitiés,
      Karima

  2. Chris B dit :

    Bonjour Roland,
    Heureusement pour André la vérité fut rétablie grâce à la maîtresse. Néanmoins il fut fessé à tort en public devant toute l’école filles et garçons, alors que Martine, la vraie coupable, eut la chance d’être fessée devant quelques paires de yeux seulement. Injustice pour moi. Je n’imagine pas le ressentiment d’André lors de l’annonce de sa sentence, alors qu’il était innocent. Déjà étant fautifs nous n’étions pas pressés de recevoir la fessée, mais pour lui l’injustice et l’incapacité de se défendre ont dû le faire souffrir autant que cette fessée publique.
    Merci Roland.
    Chris B.

  3. Stéphanie dit :

    Ce qui est certain, c’est que si j’avais été à la place de Martine, ma mère m’aurait fessée devant toute l’école…

    • Roland dit :

      Bonjour Stéphanie
      Et bien nous aussi nous aurions aimé assisté à la punition de Martine, mais à l’époque les filles n’étaient pas punies en public… dommage ;-)

    • Nicolas dit :

      Assurément, Stéphanie.
      Votre mère ne s’embarrassait pas de cette notion de pudeur dont d’autres filles, en famille ou à l’école, ont pu profiter.
      Si la fessée déculottée en classe de filles a été bel et bien pratiquée, il semblerait que devant un public mixte c’était plus souvent les garçons qui y avaient droit ; sans que ce soit une règle absolue, disons une tendance confirmée par de remarquables exceptions.
      La fessée scolaire aurait commencé à régresser quand les classes (globalement rentrée de 1969) sont devenues mixtes, profs et maîtresses ne pouvant favoriser les filles en leur épargnant, à faute égale, la déculottée devant toute la classe ; on a fini par ne plus la donner à qui que ce soit.
      À relativiser, bien sûr, et on a pu lire ici les mémoires d’une ancienne maîtresse d’école, (Martine, si je ne me trompe), qui avait continué de fesser ses élèves pendant cette période de passage à la mixité et avant de prendre sa retraite.
      Pourquoi une fessée déculottée serait-elle plus impudique administrée à une fille ? Alors que sans vouloir trop détailler les choses les risques que tout soit montré sont tout de même plus marqués quand il s’agit d’un garçon ? Et que même dans ce cas la position pour défaire successivement les habits et l’orientation du puni face aux camarades peuvent éviter la totale exhibition.
      Salutations à vous, Stéphanie, qui avez connu le plus extrême.
      Et aux autres lecteurs qui peut-être voudront bien se pencher sur mes considérations, et y répondre.

      • Emilie dit :

        Je suis tout à fait d’accord avec toi Nicolas ! Je n’ai jamais compris pourquoi on faisait tout un plat de donner une fessée aux filles devant public mixte, alors que ce sont les garçons qui en montrent beaucoup plus que les filles du point de vu de l’intimité…
        Moi, je suis beaucoup plus jeune que beaucoup d’entre vous, j’ai néanmoins beaucoup connu et pratiqué la fessée déculottée, pas en public extérieur, mais à la maison et parfois devant des gens assez éloignés de la famille proche !… LOL…
        Bisous d’Emilie.

        • Jean Philippe dit :

          Bonjour Emilie,
          je suis tout à fait d’accord avec toi.
          En tant que garçon , j’ai reçu beaucoup de fessées déculottées entre 12 et 15ans et je montrais mon intimité sans le vouloir vraiment, mais lorsque Maman me relevait et que j’étais en larmes et sautillais d’un pied sur l’autre car mes fesses me brûlaient je ne pensais plus à mon intimité.
          Amitiés
          Jean Philippe

          • André dit :

            Je suis d’accord avec vous. Il n’a jamais été question de pudeur pour moi lorsque je recevais des fessées, et ce jusqu’à mes 16 ans. Même pour celles administrées en public, à la plage ou dans un magasin, mon intimité n’était pas préservée, j’étais fessé mais sans être exposé de manière volontaire. A l’inverse, ma sœur recevait la fessée toujours par-dessus sa culotte quand c’était en public.
            Je pense qu’il aurait été équitable que Martine reçoive le fessée en public.
            André

  4. Jean Philippe dit :

    Pour l’époque (1966), je pense que la mère de Martine aurait dû fesser sa grande fille en public devant les élèves filles et garçons des deux écoles.
    En 1967, à 14 ans, Maman m’avait fessé devant mon lycée pour avoir séché les épreuves du BEPC.

  5. Seb dit :

    J’approuve complétement les punitions déculottées en public et même à l’école si cela se pouvait encore. Pour avoir moi-même subi ce type de punition, la honte d’être puni devant tout le monde fut très efficace. Le cérémonial est le plus impressionnant pour le ou la punie. Le cœur palpite et c’est à ce moment que l’on peut prendre conscience de ses erreurs. Et c’est que l’on comprend que l’on mérite cette punition.
    Alors pourquoi ne pas avoir puni Martine devant toutes les classes ?
    Pour le pauvre André, effectivement, c’est regrettable pour lui, mais la vie est faite parfois d’injustice. Je suppose qu’il a dû être très vexé que Martine ne soit pas punie à l’identique de lui. En tout, félicitations à son père d’oser la punition devant toute l’école. Les directrices d’école de l’époque avaient le sens du cérémonial des punitions. Il est bien dommage que tout cela ait disparu aujourd’hui à voir le mépris pour toute discipline.

  6. Marco dit :

    Bonjour Roland,
    Quel beau récit !
    Vous avez bien vu la scène et en restituez bien toute l’ambiance ainsi que le mélange de vos sentiments en y assistant. Bien que ne l’ayant pas vue vous nous décrivez correctement celle qu’a reçue l’auteure du délit.
    Bizarrement c’est peut-être de n’y avoir pas assisté qui vous a davantage impressionné forçant ainsi votre imagination à reconstituer les moments forts manquants.
    Votre rougissement devant la coupable peut s’interpréter comme une honte d’avoir osé désirer la voir fessée ou de croiser une grande qui vous fait déjà de l’effet ?
    M’étant trouvé à plusieurs reprises dans des conditions analogues à André, je m’identifie comme receveur à ce qu’il a pris en public (jamais par mon père ouf!)
    En revanche ma mère eut l’occasion de me « mettre la honte » en m’en administrant une devant les filles de son école et je suppose qu’elles partageaient les réactions de celles de votre école voisine.
    J’ai pu vérifier le comportement de témoins féminins lors de fessées familiales, il y avait de tout et certaines pas tendres, pire que les garçons mais d’autres portées à les consoler !
    Oui certaines fessées sont injustes et leur réparation pas comme on l’espérerait. Lorsque je fus témoin dans de rares circonstances semblables j’étais également partagé face au puni.
    Le voir se démener vêtements défaits sous la dégelée pouvait m’émoustiller tout comme m’émouvoir. Tout dépendait de sa personne. Mais le plus souvent je m’identifiais à lui, ayant été souvent de son côté et toujours dans la crainte de prendre sa place.
    Quant à la pudeur, il me semble qu’elle a été respectée puisque vous et toute l’assistance n’avez vu que le postérieur du puni, et celle de la punie aussi par cette fessée à huis clos.
    Le corps enseignant de votre établissement s’est bien comporté en donnant la honte verbale à la coupable, et félicitation pour la maîtresse du pauvre André grâce à son enquête obstinée pour laver son affront. Ce n’était pas respecté dans mon école !
    Heureusement c’est du passé, mais il reste encore bien vivace et un rien suffit à le faire ressurgir.

    cordialement.

    marco

  7. Marco dit :

    Je suis dans le même cas que vous, Seb, ayant été la vedette involontaire de telles punitions à l’école ou en famille.
    C’est efficace en ce sens que l’on évite de recommencer trop tôt, mais hélas on oublie vite et les mauvaises habitudes reprennent le dessus.
    Sur l’instant le cérémonial nous mettait la pression et l’on regrettait ce qui nous avait amené-là, mais il fallait payer et affronter la fessée.
    Au moment où mon slip glissait et quand je me retrouvais en posture pour recevoir la claquée mon cœur s’affolait.
    Que c’était stressant ! On a beau le regretter pour aujourd’hui mais était-ce vraiment du « bon vieux temps » ?

    marco

  8. Lucie dit :

    Pour ma part, je ne suis pas favorable aux fessées administrées publiquement. Et dans le cadre d’une « erreur judiciaire » je n’ose même pas imaginer ce qu’à dû ressentir ce pauvre André… Ce qui aurait eu du sens pour moi, c’était d’exiger de Martine des excuses publiques à ce jeune garçon !
    Un grand respect à Madame F, qui a rajouté dans l’équation le caractère incompatible d’André avec la faute commise. Je pense que si l’éducation moderne a bien un point fort, c’est cette prise en compte de la nature de l’enfant.
    Un professeur d’histoire de mon fils, lorsqu’il avait 14 ans, lui a épargné la fessée de sa vie de cette même manière. Je me permets de vous raconter l’anecdote :
    Un garçon frêle de la classe de Matthias loupait fréquemment les cours depuis quelques mois pour des motifs variés (blessures, maladies, etc.). Au départ cela ne choquait personne. Léo était un enfant fragile. Mais son médecin traitant détermina rapidement que ces blessures étaient parfois des coups, parfois de l’automutilation. Léo avoua être victime de harcèlement scolaire…
    L’enquête au collège était en cours lorsqu’un jour une professeur de biologie restée dans sa classe entrouverte surprit une conversation à voix basses devant sa classe :
    « Non Léo, tu fais demi-tour, tout de suite ! Tu ne prends pas l’escalier C ! »
    « Mais faut que je fasse tout le tour du bâtiment sinon… »
    La voix faiblarde du garçon n’était pas assurée…
    La professeur entrouvrit un peu plus la porte pour en savoir plus et voilà ce qu’elle nous rapporta par la suite : Matthias barrait littéralement la route au garçon et le fixait droit dans les yeux avec autorité.
    « Tu viens avec moi, on fait le tour, on passe par l’arrière de la cours ».
    Léo était devenu blême, comme s’il avait compris le sous-entendu de mon fils. Il venait de l’obliger à passer par un chemin peu fréquenté, sans témoin…
    Aussitôt la professeur les stoppa, direction le bureau du CPE. Nous fûmes convoqués sur-le-champ. Pas de doute possible, Matthias était le bourreau de Léo. Les deux garçons restaient muets comme des tombes. Il fut décidé d’exclure le garçon jusqu’à la fin de la semaine, en attente d’une décision du conseil de discipline. Il serait probablement expulsé.
    Mon époux fronçait les sourcils, il semblait plus perplexe qu’en colère, nous étions donc sur la même longueur d’ondes.
    Je m’adressai au directeur :
    « Ça n’a aucun sens que Matthias soit une brute, je ne peux pas le croire. »
    « C’est toujours difficile à admettre pour les parents, me répondit-il. On voit toujours nos enfants comme des anges. »
    En sortant du bureau, Matthias n’en menait pas large. Au bord des larmes, il se mordillait les lèvres sachant ce qui l’attendait… Nous sommes tombés nez-à-nez avec Monsieur L. son professeur d’histoire géo pour la quatrième année consécutive. Il avait eu vent de l’affaire et venait justement au bureau pour donner son avis sur le sujet. Il s’adressa à mon époux et moi avec franchise après avoir ordonné à Matthias de s’éloigner.
    « Écoutez, je connais votre fils, c’est un joyeux luron, capable de perturber la classe avec ses pitreries, mais jamais au détriment des autres. Ses camarades apprécient tous sa compagnie. Il ne se moque jamais des autres, ne fait pas preuve d’insolence ou d’agressivité. Pour tout vous dire, je le recadre très souvent, mais en mon for intérieur, j’ai surtout envie de rire quand il fait son show… »
    Il faisait un portrait de mon fils que je connaissais. Un garçon audacieux qui aimait faire rire, certes, capable de descendre les rampes d’escalier à califourchon, de grimper sur les façades du lycée, ou d’aller dans des classes qui n’étaient pas la sienne juste pour voir si les profs le remarquerait…. Mais aussi un enfant avec un sens de l’empathie qui lui embrumait les yeux rien que d’entendre parler de quelqu’un de malheureux. Bref, un garçon qui avait besoin d’un cadre très ferme, parfois même très sévère, mais certainement pas un harceleur.
    « Je vous demande juste de ne pas sanctionner avant que j’éclaircisse tout ça » nous demanda-t-il. Il nous savait particulièrement stricts. Nous acceptâmes sa proposition.
    Il convoqua les deux jeunes garçons pour un entretien. Aucun ne voulut parler. Il s’installa avec Léo à une table de classe et lui parla plus d’une heure, d’une voix douce et rassurante, mais rien n’y faisait. Son ton se fit plus ferme :
    « Je vais te laisser dans cette salle avec Matthias le temps d’aller voir vos parents. Vous serez seuls et je ferme la porte derrière moi. »
    « D’accord, » acquiesça Léo.
    « Eh bien, ça jeune homme, ça t’aurait inquiété si Matthias te brutalisait… Te rends-tu compte que non seulement il va être très sévèrement puni à tort, mais qu’en plus il ne sera plus là, alors que les brutes le seront toujours par contre ! »
    Léo fondit en larmes et la vérité éclata. Matthias avait vu les deux garçons qu’il soupçonnait de martyriser Léo dans l’escalier C. C’est pour ça qu’il lui avait imposer de passer par les couloirs peu fréquentés pour le protéger. Il avait peur de dénoncer les garçons en question, mais acceptait pour protéger Matthias à condition qu’ils soient expulsés comme l’aurait dû être son pitre de camarade sympathique….
    Nous avons tous été très soulagés ce dénouement, Léo en tête, puisqu’il était débarrassé de ses harceleurs.
    Matthias aussi été très soulagé (au point de se jeter au cou du prof d’histoire), il l’avait eu chaud. Nous en avons longuement reparlé avec lui ensuite, pour comprendre son silence à ce moment-là. Il se trouve que lui aussi craignait des représailles pour Léo…
    J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ce récit.
    Chaleureusement
    Lucie

    • Marco dit :

      Oh non Lucie ! je ne pense pas que vous nous ayez ennuyés. J’ose parler en nous collectif et je pense que bien des commentateurs seront de mon avis.
      Vous nous avez très bien expliqué comment une correction très sévère qui pointait à l’horizon a pu être évitée par la parfaite connaissance de chacun de son prochain et surtout par l’intuition, la persuasion et l’astuce de ce prof d’histoire-géo. Et encore bravo pour votre parfaite restitution des faits !

      marco
      Le fait qu’il ait été leur enseignant pendant plusieurs années a certainement aidé et favorisé sa démarche par sa parfaite connaissance psychologique de ses élèves.

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Lucie,
      Merci beaucoup pour cette anecdote.
      Heureusement que vous avez croisé le professeur d’Histoire Géo qui a fait une description sympathique de Matthias car je pense que votre fils aurait passé un sale quart d’heure entre vos mains.
      Le hasard fait bien les choses. Vous avez eu confirmation par ce professeur que votre garçon avait un bon fond et qu’il a voulu protéger Léo.
      En fait, votre fils est un joyeux luron comme je l’étais à son âge.
      J’amusais la galerie mais jamais je m’en serais pris à un camarade de manière méchante.
      Cordialement
      Jean Philippe

  9. Marco dit :

    Roland, je crois avoir compris pourquoi Martine n’a pas été punie devant toute l’école.
    Tout simplement parcequ’elle n’en n’était plus l’élève !
    Lycéenne et pensionnaire elle dépendait d’un autre établissement.
    De plus c’était peut-être lui infliger une excessive humiliation : imaginez : se retrouver toute grande fille confrontée à des « minus » d’école primaire pour s’y faire corriger telle une gamine – : impensable !
    L’élan répressif et justicier a bel et bien eut lieu mais canalisé vers une forme plus admissible de magistrale fessée. Elle a quand même connu l’affront de la recevoir devant témoins, certes public restreint mais dans lequel figuraient les principaux dupés : André et son papa !
    Se contenter d’en aviser verbalement les élèves de l’école peut paraître déséquilibré mais a eu le mérite de compléter la honte de la grande demoiselle et de clore l’incident.

    marco

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775