La fessée appliquée

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Mémorable séance de martinet pour Lucien, mon camarade et voisin – suite

Mémorable 1

par Edmée

Depuis longtemps, je rêvais de voir les fesses de Lucien, mon camarade et voisin, et même de le fesser ou de le voir se faire fesser. Un rêve larvé de mon inconscient. Un beau jour, l’improbable eut lieu. Une fessée publique d’un réalisme stupéfiant, émouvante au-delà des rêves. J’en fus le spectateur involontaire, impressionné, certes, mais ravi ! Aujourd’hui encore, je crois rêver.

Lucien et moi étions voisins depuis des années et son arrivée dans l’Institution privée ne fit que renforcer notre amitié. Lui et ses deux frères cadets habitaient une grande demeure bourgeoise laissée à l’abandon et entourée d’un petit parc en friche.

En classe de 4e, il était devenu un bel adolescent de près de 14 ans. Sa taille svelte s’était encore allongée, mais il avait conservé les traits fins de son enfance aucunement entachés par ces petites disgrâces qui gâtent parfois les visages adolescents à ces âges de croissance et de mue.

Il continuait à porter avec élégance les culottes courtes d’uniforme de notre école ou de scouts qui mettaient en valeur ses longues jambes aux muscles déliés et à la peau aussi lisse que le bébé qui vient de naître et plus encore, une superbe paire de fesses qui gonflaient le fond de ses culottes étroitement ajustées aux belles rondeurs dont j’avais pu palper la ferme élasticité en quelques anciennes circonstances !

Son caractère timide et doux pouvait se charger d’inquiétude quand sa mère ou sa gouvernante l’appelaient auprès d’elles, gouvernante à qui sa mère avait délégué le droit de correction. Et Lucien, même entré dans l’adolescence, était toujours soumis à la honte de la fessée, à savoir la fessée déculottée comme ses frères cadets et comme nous pouvions l’être également à ces âges dans notre Institution.

L’on connaissait la sévérité dont la mère usait dans l’éducation de ses trois fils, et lorsque mon compagnon de jeux avait intégré mon Institution et rejoint dans ma classe, les châtiments corporels qui punissaient nos fréquents accrocs à la discipline ne l’avaient en rien détournée de ses strictes convictions.

Cependant, j’avais eu une idée bien plus concrète de l’extrême sévérité de leur mère à l’occasion d’une correction spectaculaire qu’elle avait administrée à Lucien en pleine cour de récréation peu de temps après son arrivée dans mon Institution (voir « Mémorable séance pour Lucien, mon camarade et voisin »). La brutalité de cette correction improvisée sous les yeux médusés de toutes les classes, et des miens en particulier, m’avait paru d’une injustice flagrante et sans commune mesure ni avec les fessées magistrales qui étaient de règle de la part de notre directrice quand elle nous punissait elle-même ni avec la méthode rigoureuse qui entourait leur application.

Mon incompréhension avait été totale et j’avais ressenti cet événement comme profondément humiliant et choquant, surtout quand Lucien avait dû se traîner à genoux jusque vers sa mère pour recevoir sa correction mais également troublé en voyant avec quel aplomb et quelle maîtrise cette femme altière avait agi en se donnant en spectacle sans considération pour le lieu ni la curiosité des élèves.

Son malheur m’avait bouleversé et ajouté de l’affection à notre amitié. Pourtant, Lucien n’avait pas paru affecté outre mesure. Je n’ai pas souvenir qu’il eût pleuré. Il était rentré en classe comme si rien de grave ne s’était passé.

J’appris à craindre cette femme qui, bien que mariée, vivait en artiste et se cloîtrait dans la solitude de son salon pour jouer du violon ou du piano. De cette sorte de tour d’ivoire, – je le pensais – elle n’ouvrait la porte que pour punir ou faire punir ses fils par son personnel. Loin d’être l’horrible et célèbre Folcoche, la marâtre au cœur de pierre de l’écrivain Hervé Bazin, elle avait délégué l’éducation de ses enfants aux mains d’une gouvernante et de deux femmes de chambre.

Leur mère imposait à ses trois garçons une éducation particulièrement stricte et ils étaient régulièrement soumis à de sévères châtiments corporels dont la fessée n’était pas des moindres. Très tôt, j’avais eu la surprise de découvrir que ce droit de correction avait été délégué à une gouvernante-préceptrice ainsi qu’au personnel de maison, ce qui selon mon entendement, constituait l’impensable même. Chez eux le martinet régnait en maître.

Hardcastle det

A cette époque, faut-il le préciser, le martinet faisait partie des meubles chez la plupart de mes camarades garçons. Mais chez Lucien, des martinets il y en avait partout comme s’il devait en manquer le jour où l’on en aurait besoin. Anciens ou neufs, on en trouvait dans presque toutes les pièces comme autant d’objets faisant partie de l’ordinaire d’une maisonnée : vestibule d’entrée (suspendu en évidence au porte-manteau perroquet), cuisine, salon, et bien entendu, chambres des trois enfants… Gardiens visibles du bon ordre, ils étaient prêts à servir à la moindre désobéissance.

Au début, je n’avais connu l’existence de cette éducation spartiate à laquelle était soumise la fratrie que par les bruits caractéristiques de claques sur la chair nue provenant d’une pièce de la maison ou par les larmes qui barbouillaient des joues ou encore les zébrures qui, parfois, marquaient leurs cuisses. J’en avais vu parfois des traces sur les cuisses de Lucien mais il évitait d’en parler et moi de le questionner bien que le doute ne fût pas permis.

Les rares fois qu’il me fût donné d’avoir une idée claire des effets de ces corrections, ce fut par hasard un soir où je m’étais attardé chez mon ami à l’heure du bain des frères cadets. Par la porte entrebâillée de la salle de bains, j’avais vu les deux garçons debout nus dans la baignoire tandis que l’une des femmes de chambre était en train de les baigner. Leurs petites fesses étaient encore toutes rougies d’une récente fouettée au martinet.

En d’autres circonstances, comme nous aimions organiser des jeux de poursuite entre nous (gendarmes-voleurs, pirates contre vaisseau royal…) les prisonniers ou les vaincus écopaient d’une petite fessée pour rire. Lucien étant doté d’une belle paire de fesses et j’avais fort envie de les dénuder et de les claquer pour de bon. Un jour où j’en avais exprimé le désir en plaisantant alors que nous étions dans ma chambre, il avait fini par me laisser le déculotter et fesser de ma main. Oh ! ce n’était rien d’autre que de petites tapes, par jeu bien sûr ! Mais j’avais eu le temps d’admirer son beau joufflu et en tâter la peau douce et lisse en la claquetant de cette manière.

Euzinha

Un autre événement allait relancer mon trouble et ma curiosité quand, pour la première fois, je pus le voir de mes yeux éblouis, mais compatissants, recevoir une formidable fessée déculottée de la main de sa mère puis une fouettée au martinet de sa gouvernante. Sa docilité à leur obéir et se laisser corriger de cette manière m’avait déconcerté pour ne pas dire franchement bouleversé.

En réalité, ce fut une révélation.

Que s’était-il produit ce fameux jour ?

Lucien et moi aimions jouer parfois aux aventuriers chevronnés dans le petit parc retourné à l’état sauvage. Les herbes étaient hautes sur tiges et formaient une « savane » exubérante recelant plein d’embûches selon notre imaginaire juvénile, asile supposé de vipères et de scorpions, de sables mouvants et autres pièges périlleux. Nous devions l’explorer juchés sur de vieilles échasses en bois.

Nous étions en train d’avancer sur nos échasses à grandes enjambées dans un fourré, lorsque, de loin, du perron de la maison, sa mère nous appela.

À l’appel de son nom, prononcé d’une voix claire mais vibrante d’autorité, par cette femme hautaine, belle comme le jour, effrayante comme un épouvantail, je vis mon ami Lucien tressaillir puis se recroqueviller sur ses échasses comme il l’avait fait le fameux jour dans la cour de récréation de notre Institution lorsque sa mère, sans crier gare, l’avait châtié corporellement sous nos yeux.

Comme s’il avait le feu au derrière, il s’élança sans s’occuper de moi.

En vue de la maison, j’aperçus sa mère qui attendait debout sur le perron. Juste derrière elle, se profilait la silhouette de la nouvelle gouvernante et préceptrice des enfants, une jeune femme qui n’avait pas la trentaine dont Lucien disait qu’elle était « l’ombre de leur mère » bien qu’il restât évasif sur leurs relations.

Je l’avais déjà aperçue et j’avais été surpris et même impressionné par son physique et ses manières élégantes, une personnalité plutôt inhabituelle dans ce milieu généralement pénétré de rigueur. Une vraie beauté !

Imaginez un visage fin d’un ovale parfait encadré par les reflets chatoyants d’une longue chevelure blonde, des yeux bleus en amande, un petit nez surmontant la pulpe d’une bouche à peine colorée de rose. Elle était toute vêtue de noir comme les rares fois où je l’avais croisée. Ce jour-là, elle portait une robe près du corps qui dessinait sa silhouette plus nettement marquée à la hauteur de ses seins et de sa taille d’où s’évasaient ses hanches et ses fesses dont la vue m’enfermait dans ma timidité d’adolescent. Elle avait succédé à l’ancienne en janvier de notre année de 4e. Ce coup-ci, Lucien avait bien de la chance !

Un petit frisson parcourut mon dos. Comme je m’approchais, mes yeux restaient accrochés à l’objet suspendu à une main. Impossible de me tromper. Ce n’était pas l’un de ces martinets qui peuplaient en nombre leur demeure. Non ! Celui-là, je le reconnaissais. C’était le martinet aux longues et plates lanières de cuir fauve qui était suspendu à la porte de sa chambre… Le martinet de mon ami Lucien !

« Venez ici immédiatement, Lucien ! »

Ce jour-là, Lucien portait un court short d’été en toile bleue et assez étroit pour s’ajuster à ses fesses et dégager la totalité de ses cuisses fuselées et dorées par le soleil. Comme il avançait devant moi à longues enjambées sur ses échasses, un léger déhanchement imprimait à sa fesse droite et à sa fesse gauche un gracieux mouvement de balancier.

Les courtes lisières de son short s’étaient soulevées et se croisaient au creux du sillon fessier. De dessous la fine étoffe ressortaient deux croissants de chair potelée que soulignait la double arabesque des fossettes. On aurait dit que la lune de Lucien m’aguichait d’un sourire coquin. Mes rêveries reprirent.

Arrivé au pied du perron, mon camarade obéit à l’ordre da sa mère et, l’air piteux, sauta des échasses.

« Plus près, Lucien ! »

Quand il fut à hauteur de sa mère, il leva le bras comme pour protéger son visage d’une gifle.

Comme rien ne se produisait, il l’abaissa mais…

La gifle qui partit cueillit sa joue gauche. Sa tête dodelina, il ploya sur ses genoux et gémit.

« Il n’y a rien de pire que la fourberie ! Je déteste la tricherie ! s’écria sa mère. Et ce fils est non seulement un fourbe mais un menteur ! Culotte baissée, Lucien, et mains sur vos genoux ! »

La voix était ferme mais sans excès et calme comme s’il s’agissait d’une formulation convenue de routine.

« Non Mère, pas ici, je vous en prie ! J’ai 13 ans passés maintenant ! »

« Obéissez ! »

Ébahi, je vis en effet Lucien cligner les yeux, entrouvrir la bouche, s’immobiliser quelques secondes comme en suspens d’une décision pénible à prendre, puis, sans un mot, commencer à dégrafer la ceinture de toile. Malgré les mains qui tremblaient, ses gestes étaient précis. La braguette déboutonnée s’ouvrit et le léger short glissa jusqu’à ses genoux entraînant le slip.

Dans cette partie entretenue du parc, Lucien fut soudain nu de la taille aux chevilles comme on le serait dans un parc naturiste. Mais en présence de ces deux femmes habillées comme à la rougeur qui empourprait ses joues, à son regard mouillé, à sa mine effondrée, il n’avait rien d’un naturiste prenant tranquillement un bain de soleil.

Il se redressa alors et regarda sa mère en attendant ses ordres.

Troublé, j’observais le trio devant moi sur le perron. Il composait un tableau étrange où chacun campait un rôle défini. La mère, debout les bras croisés sur sa poitrine, ses yeux bleus fixés sur son fils, un masque impénétrable de sévérité sur son visage, figurait l’impérieuse stature de déesse.  La jeune gouvernante, une petite moue de contentement jouant sur ses lèvres gourmandes, ses yeux pétillants d’avidité, suivait les avancées maladroites de son élève, allant de ses mains tremblantes à son visage chagriné de honte.

Quelque chose d’oppressant comprimait ma poitrine tout en contenant les battements de mon cœur. Décontenancé, je ne parvenais pas à croire ce que je pressentais comme inéluctable. Lucien puni ici même ?… Par ces femmes ?… Sous mes yeux ?… Impossible ! Et pourtant…

« Non, Mère ! Pardon Mademoiselle, pardon ! Je ne le ferai plus ! »

Ce n’était plus la voix assurée de l’adolescent mais le filet de voix implorant de l’enfant qui va recevoir sa fessée.

« Courbez-vous maintenant, mains sur vos genoux ! »

Strip verhaaluit

Lucien eut un sanglot en se penchant en avant à l’injonction de sa mère qui dans l’instant l’assujettit sous son bras et le serra contre sa hanche. Pesant de tout son poids sur le dos courbé, les reins de Lucien se cambrèrent et, sous la poussée irrésistible, sa croupe se déploya, nue, honteusement offerte.

J’en eus le souffle coupé.

Sous la lumière crue du soleil qui l’éclaboussait, la peau d’une blancheur nacrée resplendissait. Ce n’était plus la paire de fesses qui gonflaient ordinairement le fond de ses culottes et que j’avais pu voir de façon furtive il y a quelque temps, mais une vraie croupe aux rondeurs pleines et fermes.

Le sillon étroit et profond qui la séparait, l’évasement des hanches, captaient un jeu d’ombre et de lumière qui soulignait la finesse de leur galbe, les pleins et les creux de sa chair…

Qu’elles étaient belles les fesses de Lucien ! Saisi d’admiration et d’effroi, j’avais l’impression de voir non pas des fesses semblables aux nôtres, les garçons, mais la croupe féminine de l’hermaphrodite endormi, sculpture visible au Musée du Louvre, que démentait la présence des attributs virils.

Dans mon souvenir, et bien qu’elle ne prenne que peu de temps en réalité, la scène se déroula comme dans un film passant au ralenti. J’étais sous le choc. Alors que je n’éprouvais plus guère de honte à me faire déculotter lorsque j’étais puni d’une fessée magistrale, hormis la crainte de souffrir, j’avais ici l’impression que la soudaine et insolite mise à nu de mon camarade en présence cette jeune et jolie gouvernante m’exposait moi aussi de la même manière à ses regards.

Tout à coup, il se mit à faire très chaud.

Le bras de sa mère s’éleva, s’abattit en décrivant un arc de cercle, la claque explosa…Une fois… deux fois…

Cette main qui s’élevait et claquait en rougissant les fesses de Lucien, n’était-elle pas celle de notre directrice en train de fesser un élève ? Ou encore ma propre main ?

Mes yeux allaient de la main aux fesses de Lucien, comme hypnotisé. La main les prenait à revers, toujours par en dessous, les ébranlait en claques retentissantes.

L’étonnant était que sa mère procédait de la même façon que notre directrice pour nous fesser. Certes, en plein air les claquements étaient comme amortis, et s’ils n’avaient pas la résonance effrayante à nos oreilles que produisait la petite pièce carrelée où se donnaient les fessées magistrales, la rougeur et les tressautements des fesses de Lucien témoignaient de la réelle force des claques.

Là, en sourdine, comme ces choses qui n’osent pas dire leur nom ou ces vérités qui, à force d’être tenues cachées, explosent au grand jour, mes désirs et mes peurs prenaient forme et chair dans le stupéfiant et vivant spectacle qui, à quelques mètres de moi, se cristallisait dans mon cœur en émotions si confuses et si intenses qu’il s’emballa.

Je croyais entendre les bruits familiers qui caractérisaient de temps à autre la destination de la petite salle de correction de notre Institution. C’étaient les mêmes bruits retentissants de chair dénudée et claquée, même cadence lente et régulière, mêmes éclats de voix, de geignements en échos…

Illusion ? Effet de dédoublement ?…

Voilà que mon désir de fesser Lucien se doublait du rêve de me voir fessé comme je l’étais parfois par notre directrice. Et si mon désir se mirait comme dans un miroir à deux faces ?

J’étais incapable de ralentir les battements de mon cœur qui s’accordaient peut-être au rythme de la fessée. Jamais je n’avais été aussi vivement conscient de notre appartenance au même sexe.

Les deux globes fessiers de mon ami avaient pris une teinte écarlate quand la fessée prit fin.

« Il est vous, Mademoiselle », dit la mère en libérant la taille de Lucien qui se redressa, ses pommettes rouges, son front humide de fines gouttelettes.

« Comme je vous l’ai recommandé, fouettez sévèrement cet hypocrite de tricheur comme il le mérite. Pas d’indulgence ! Trente coups de martinet pour commencer. Après nous verrons ! »

Comment croire à ce que je voyais ? J’en étais bouleversé d’indignation. Mon ami face à cette très jeune femme ! Ni surveillante, ni professeur de notre Institution ! Alors de quel droit cette inconnue pouvait-elle user pour punir un si grand garçon de cette façon ?

A présent Lucien était debout devant la jeune fille, les yeux baissés, les bras ballants, tremblant de tout son corps à demi nu. Rien ne protégeait plus son ventre nu d’une blancheur de porcelaine, ni son pubis ombré d’une touffe de ces poils naissants dont j’étais si fier en les voyant naître et pousser sur moi, ni à son pénis, petite crosse de chair molle et oblongue recroquevillée au-dessus des bourses et qui, en pleine lumière, semblait défier les regards des deux femmes.

À voir mon ami, comme statufié nu et sans défense, à la merci de sa jeune gouvernante, j’étais inquiet, intrigué et plein de doutes. Je mourrais de honte pour lui sans penser une seconde qu’elle l’avait probablement vu nu et parfois complétement nu pour le corriger.

Si l’on en était là, c’était à cause de moi, comme je me le reprochais. En démon malin, j’avais sciemment détourné mon ami des devoirs auxquels il était appliqué pour m’amuser avec lui. Il s’était laissé séduire malgré les risques et s’était échappé à l’insu de sa gouvernante pour me rejoindre dans le parc. Et elle le morigénait.

« Lucien, vous avez trompé ma confiance en désertant la salle d’étudealors que vous faisiez vos devoirs. Vous m’avez menti et fait attendre. À votre âge n’avez-vous pas honte de vous comporter comme un petit vaurien ? Je m’en suis ouverte à Madame votre mère qui m’a encouragée à vous punir très sévèrement. »

La voix de la gouvernante était posée et ses accusations mûrement réfléchies. Les traits de son visage s’étaient resserrés en une expression de sévérité implacable qui en rehaussait la beauté. Lucien et moi l’écoutions alors que des pépiements de quelques oiseaux égayaient le silence lourd de menaces.

Lucien prêt pour le martinet

Elle marqua une pause, et ses yeux posés sur Lucien scintillèrent quand elle brandit le martinet sous le nez de mon camarade. Je sursautai en l’entendant énoncer la sentence.

« Lucien, Madame votre mère me conseille de vous fouetter. Je vais donc vous donner le martinet comme vous m’avez obligée à le faire la semaine dernière. Préparez-vous et placez vos mains sur votre tête et laissez-les là sans bouger. »

Que voulait-elle faire ? Pourquoi ne se retournait-il pas pour lui présenter ses fesses ?

J’en étais à mes conjectures quand la réponse vint. Stupéfiante !…

La gouvernante se rapprocha de Lucien et se tint face à lui, une main tenant le martinet par le manche, l’autre étreignant le faisceau des lanières de cuir.

Puis elle se pencha légèrement en avant pour se trouver à hauteur des cuisses de Lucien, parut calculer une trajectoire et décocha le premier coup de martinet. Il fut rapide, presque invisible. Les lanières s’envolèrent à l’horizontale avec un sifflement sinistre et allèrent fouailler une cuisse par le travers avec un claquement bref. Lucien émit un petit cri et par contrecoup, fléchit brusquement sur ses genoux.

Les lanières fendirent l’air de nouveau et mordirent l’autre cuisse. Lucien accusa le coup avec la même flexion des genoux et sans que ses mains ne quittent sa tête.

Jamais je n’aurais pu soupçonner que le martinet puisse être appliqué sur une partie du corps autre que les fesses. Nul doute que la gouvernante possédait la maîtrise de cet instrument à voir son habileté à le manier. Mes craintes de voir les lanières frapper les génitoires de mon camarade disparurent, car les coups cinglaient avec précision les cuisses à mi-hauteur jusqu’à l’amorce des genoux marquant leur passage de stries rouges.

« Vos fesses à présent, Lucien ! Retournez-vous ! Et gardez les mains sur votre nuque ! »

Stupeur !

Lucien se retourna, présenta ses fesses. Il lui obéissait !

Alors que debout, le buste droit, il pivotait lentement sur lui-même, prenant appui sur un pied puis sur l’autre à cause du short qui entravait ses chevilles, sa croupe à la chair souple et palpitante déjà toute rouge de la fessée frémissait au rythme des brèves saccades transmises par le mouvement de rotation de ses pieds.

La jeune femme, le buste fléchi du côté droit, ses lèvres entrouvertes, prit une sorte d’inspiration et, comme on frappe une balle de tennis d’un coup de raquette, lança le martinet sur la fesse droite de Lucien. Ses reins esquissèrent un bref mouvement de recul comme pour dérober ses fesses à la cinglée des lanières. Le claquement se dilua dans l’air, moins sonore que ce qu’on entendait dans la petite pièce fermée de l’Institution.

Puis la gouvernante se pencha de nouveau, mais cette fois, tint le martinet du côté gauche comme pour frapper la balle d’un revers.

Les lanières, groupées en faisceau, balayèrent la fesse gauche avec un claquement sec de la même façon que le coup précédent sur la fesse droite. Lucien parut accueillir cette nouvelle cinglée sans trop broncher comme s’il s’accommodait du rythme que lui imposait sa gouvernante.

De la position d’où j’étais, je pouvais apercevoir les deux silhouettes de trois-quarts, une partie des fesses de Lucien, de même que son ventre et son visage et juste derrière lui, sa gouvernante.

Ma sidération se prolongea autant que dura la fouettée. Du bas des fesses au sommet de la fente fessière, le martinet avait découpé des stries d’un rouge plus vif que sur le fond de peau brunie des jambes. La peau lisse de sa croupe d’une blancheur de porcelaine, encore plus brillante sous le soleil d’été, était en train de rougir peu à peu sous les cinglées répétées des lanières du martinet.

Mémorable séance 4

Fasciné et atterré, mon cœur embrasé d’une vive émotion, je regardais la jeune femme fouetter mon ami avec la même maîtrise et la même dextérité que notre directrice. Tel un chef d’orchestre, c’était elle qui organisait le mouvement, donnait le tempo. Elle agissait sans précipitation, espaçant ses coups mais cinglant juste la portion de croupe juvénile qu’elle désirait punir.

Mes yeux rivés sur elle, je m’imprégnais de la vision de son buste légèrement penché retenu d’une main posée sur un genou. L’entrebâillement du haut de sa robe d’été laissait entrevoir le renflement de ses seins. Ses lèvres entrouvertes et un léger froncement des sourcils lui donnait l’air appliqué de quelqu’un qui mobilise et concentre tout son être sur une tâche exigeant la précision du geste à accomplir.

Tandis qu’elle fouettait mon ami, le martinet n’était plus dans sa main un objet cruel mais le prolongement naturel de son bras et de sa main.

Il y avait aussi dans les mouvements de son corps quelque chose d’harmonieux, une sorte de mécanique impeccable quand une brusque torsion de son poignet déclenchait l’envol horizontal des serpentins de cuir qui, avec un claquement sec, fauchaient impitoyablement la croupe nue, le choc imprimait aux bourses et au pénis de Lucien de légères oscillations tandis que fusait un petit cri de douleur.

Après chaque coup, elle redressait légèrement le buste, et dans l’intervalle précédant le coup suivant, scrutait les réactions de Lucien et semblait apprécier l’effet de la sévérité de son martinet aux soubresauts des reins et au hoquet étranglé de douleur, comme si elle se réjouissait de son habileté.

Lucien encaissait la fouettée avec stoïcisme et courage. Les ondulations de sa croupe, les crispations de la fente fessière étaient les seuls indices visibles de la douleur qu’il éprouvait réellement.

Ce n’est qu’au cours de la dernière dizaine que j’entendis comme des miaulements remplacés par des hoquets.

Les trente coups appliqués, la gouvernante releva la tête et chercha des yeux la mère de Lucien pour s’enquérir de ses instructions.

« Dix de plus sur ses cuisses, Mademoiselle ! »

A cet instant, Lucien eut un cri de protestation.

« Non Mère ! Plus sur mes cuisses ! Encore sur mes fesses je vous prie ! »

« Mademoiselle, n’écoutez pas ses jérémiades ! Appuyez bien vos coups qu’on les voie encore demain matin. Ses professeurs et ses camarades de classe pourront apprécier ! »

L’ironie cruelle de la remarque n’émut aucunement la jeune femme qui se rapprocha de Lucien et se plaça à l’équerre des cuisses de sorte que, la trajectoire raccourcie, les lanières purent enlacer l’arrondi sensible de chacune des cuisses de Lucien.

Les cinglées devaient être nettement plus cuisantes car les extrémités s’insinuaient parfois jusque à l’intérieur. C’est pourquoi je le vis s’ébrouer et soulever la jambe que sa gouvernante venait de fouetter.

Bien sûr, c’était la sensibilité particulière de l’épiderme des cuisses qui faisait réagir Lucien, mais plus certainement la honte qu’il devait éprouver en pensant au lendemain quand ses camarades verraient qu’il avait été fouetté. Et cela, sa mère le savait.

Le dernier coup de martinet donné, Lucien dut demander pardon à sa gouvernante et lui promettre obéissance. Et tandis qu’il remontait son short avec peine sur ses fesses rougies, sa mère se tourna vers moi et m’interpella avec des mots qui m’envoyèrent des frissons le long de l’épine dorsale malgré la chaleur ambiante.

Mémorable séance 5

« Et vous, Edmée, vous êtes plus coupable que Lucien puisque c’est vous qui l’avez entraîné à désobéir et, si je m’écoutais, je devrais vous punir comme lui en vous donnant la fessée ! Mais je suppose que votre mère vous corrige comme je le fais avec Lucien quand vous désobéissez ? »

J’étais sur la sellette, comme transparent, et mouillé de sueur autant qu’on peut l’être en ces heures ensoleillées ! Sans voix.

La vérité était que chez moi ce mode d’éducation n’était pas prioritaire, même si mes parents l’approuvaient dans la pratique disciplinaire de mon Institution où mon dernier châtiment corporel avait eu lieu en début d’année, mais il me parut de bon ton de répondre à cette question par un mensonge avec cet obscur sentiment qu’en abondant dans son sens, je lui ferais plaisir et écarterais la menace tout en prouvant à Lucien que je compatissais. La pensée effrayante d’être déculotté et fouetté par cette jeune femme ouvrait un gouffre béant sous mes pieds.

« Oui, Madame, répondis-je aussitôt avec un aplomb qui me surprit moi-même. Ma mère aussi ne me passe rien et me punit quand je désobéis. »

« Vos parents sont de sages personnes, Edmée. Et je pense que vous leur en êtes reconnaissant comme Lucien à l’égard de Mademoiselle sa gouvernante… N’est-ce pas Lucien ? »

Mon camarade ne répondit pas mais, ses yeux baissés vers le sol, le rouge lui montant au front, il se força à hocher la tête.

« Edmée, je ne vais pas vous fesser mais vous allez rentrer chez vous. Lucien est mis en pénitence jusqu’à lundi prochain. » 

 

Mémorable séance 6

Épilogue

Aujourd’hui encore, je sens mes joues chauffer et rougir. J’entends cette voix à la fois doucereuse mais inflexible et je vois les lèvres pulpeuses qui remuent en prononçant la menace ignominieuse qui m’interpelle. Qu’aurais-je fait à l’époque si cette jolie mais sévère jeune fille l’avait exécutée ? Moi, déculotté et fessé ? Un comble !

Et aujourd’hui ? Yeux dans les yeux, la réponse tombe sous le sens, voyons !

Avec le recul je me revois dans ce théâtre. N’avais-je pas été choisi à dessein pour le rôle de spectateur involontaire d’une stupéfiante pièce de théâtre ?

D’un coin reculé du perron, comme en coulisse, la mère de Lucien dirigeait la mise en scène en maîtresse-femme. Elle soufflait leurs attitudes et gestes à deux figurants placés en face à face : un bel ado éploré, adorable ou pitoyable dans sa semi nudité, le visage fin contracté par de vilaines grimaces de douleur faussement muées en sourires de fierté contrainte, tremblant sous le regard brillant bleu acier et l’air assuré d’une superbe jeune femme qui le fouettait à coups de martinet.

Et moi, tout seul face à ce duo, tantôt tourneboulé, médusé, tantôt ravi, ému, presque brûlant de fièvre, comme si mes propres fesses étaient en feu… mais aussi inquiet, parce que je sentais que je perdais la lutte contre le courant puissant qui m’entraînait dans un tourbillon inconnu de turbulences sensuelles, et peut-être plus inquiet et affolé parce la chose innommable qui s’était dressé sous mon short, frétillait de bonheur comme un poisson au fil de l’eau.

Le lendemain matin, Lucien se présenta à l’Institution revêtu d’une culotte plus courte que notre traditionnelle culotte d’uniforme. Cette tenue singulière ne manqua pas d’attirer l’attention sur les zébrures pâles qui se subsistaient encore sur ses cuisses nues. Il se peut que seuls ceux des garçons qui ne recevaient plus le martinet chez eux en fussent surpris.

(À la fin de l’année scolaire, ma famille a déménagé dans une autre région. Lucien et moi avons échangé quelques nouvelles. Je l’ai revu une seule fois l’année de ses quinze ans. Sa mère lui avait fait grâce des corrections données par le personnel sans pour autant perdre la main. J’ignore ce qu’il est devenu.)

 Illustr. : 1) Mémorable 1 – 2) Hardcastle  – 3) Euzinha – 4) Strip verhaaluit – 5) Mémorable séance 5 – 6) Mémorable séance 6

27 commentaires »

1 2
  1. vergani dit :

    Mémorable récit d’Edmée, il serait très merveilleux de lire un récit d’Edmée chaque jour… en attendant le prochain,
    merci
    Vergani

  2. cambaceres dit :

    Récit absolument remarquable d’Edmée. On ressent parfaitement la tension des personnages, toute la violence gratuite et impudique de la mère de Lucien et de la gouvernante, toute la détresse de Lucien, les émotions ambivalentes du narrateur. Mais ce qui touche le plus le lecteur, c’est le manque d’amour et d’affection de ces femmes envers leur jeune victime. On lit silencieusement, comme sous un choc qui s’amplifie peu à peu, et à la fin on reste un moment hébété avant de se remettre d’une telle lecture. Edmée évoque Folcoche. Au sortir de la lecture, on a l’impression que la mère de Lucien est pire !

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmme. Votre brillant récit-(mais lequel de vos récit n’est pas brillant ?)- me renvoie à un douloureux souvenir. Je surpris un jour deux adolescents/(e), « en pleine action »! Sauf qu’au final la fille fut fouettée de verges par sa mère ! J’eus donc le double et non moins « vicieux » plaisir d’assister à la fois aux ébats excitants de ces deux beaux adolescents/(e)…et à la correction aux verges de la malheureuse jeune fille ! Mais j’en fus bien puni, car, mon père n’avait rien perdu de mon voyeurisme et à la fin du « spectacle »,je reçus à mon tour une fouettée aux verges que je ne suis pas prêt,-(même si longtemps après)- d’oublier! Amicalement. CLAUDE.

  4. Julie dit :

    Bonjour Edmée.
    Magnifique texte qui nous tient en haleine de bout en bout. Ca a dû être un beau spectacle, assez excitant, je dirais.
    Amitiés.
    Julie.

    • CLAUDE dit :

      Excitant dites vous Julie ! Ne seriez vous pas un peu… « lutine », à jouir des malheurs de ce pauvre Lucien si sévèrement châtié ? Sans rancune pour ma taquinerie et avec toute ma sympathie. Bien amicalement. CLAUDE.

    • Bernard dit :

      Bonjour Julie,
      je partage votre avis et votre ressenti. Dommage toutefois que vous n’ayez pas connu le trouble et la douleur sensuelle causés par les lanières de cuir du martinet pendant votre adolescence. Mais peut-être avez vous rattrapé le retard depuis, (sourire)
      bises
      Bernard

  5. Julie dit :

    Bonjour Bernard,
    Par votre remarque, je constate que vous n’avez lu aucun de mes témoignages. Je vous invite donc à les lire. J’aurais souhaité assister à une fessée d’un jeune garçon, mais je peux comprendre que personne ne puisse partager mon opinion. Alors pourquoi, au Moyen Age, y avait-il autant de monde qui assistait aux supplices ? Seriez-vous en train de me taquiner ?
    Julie.

  6. Marco dit :

    Un récit dans la même veine et subtilité que vos précédents, Edmée, et qui fascine, trouble et lance les rappels nostalgiques d’une éducation stricte, mais… mais dommage que cela soit fait sur le verso dévêtu d’un camarade, fût il un habitué de ces peines.
    La distance et la froideur ne diminuent pas l’excès de souffrance physique et morale exercé par ces deux femmes. Vous auriez dû, malgré votre feinte reconnaissance à sa question, être puni par la mère de Lucien de la façon qu’elle projetait et même plus encore. Ces regrets et confession tardifs ne sont rien pour lui. Je suis sûr que cette correction vous aurait fait le plus grand bien et vu votre talent, n’aurait pas altéré votre verve à conter vos témoignages.
    Loin de moi l’idée de vous critiquer, mais c est ma réaction première.
    Cordialement,

    marco

  7. Marco dit :

    Bonsoir Julie,
    permettez-moi de m’immiscer dans votre réponse à Bernard. Je le fais par souci d’équité car je remarque qu’un autre lecteur vous reproche aussi votre grand plaisir à la lecture de ce récit. A croire que, contrairement aux hommes, les femmes devraient rester réservées et ne pas exprimer ce qu’elles pensent réellement. Pourquoi diable les hommes seraient-ils les seuls à pouvoir se plaire à lire une histoire excitante et s’autoriser à le faire savoir ?
    En tant que représentante de la gent féminine, il est grand temps que vous puissiez nous faire connaître votre plaisir à ce sujet. Je sais, pour l’avoir vu et vécu, que filles et femmes ne détestent pas assister à des fessées de garçons. Un peu de piment dans une vie ne fit de mal à personne !
    En revanche, la comparaison avec le spectacle des supplices du Moyen Age me semble exagérée.
    Cependant, on peut supposer qu’à cette époque, que quelques scènes de punition sous forme de fouettées ou fessées en place publique de jeunes adultes ou ados délinquants ainsi que les mises au pilori dans le plus simple appareil pouvaient être assez excitantes pour les deux sexes.Cordialement
    marco

    • Julie dit :

      Bonjour Marco,
      Merci de votre réponse et de prendre le point de vue d’une femme en considération. Trop peu le font, je pense. Sur la seconde partie de votre réponse, c’est ce à quoi je pensais en écrivant (fouettées / fessées dans le plus simple appareil). Tel est le thème du Blog (punitions corporelles). Je ne dériverai pas sur un autre sujet.
      Peut-être que le terme « supplice » a eu une autre connotation pour vous ? Désolée, si ça a été le cas. Le fait de se faire fouetter ou fesser, nu et en public, peut être considéré comme un supplice. Serais-je plus claire dans mes propos ?
      Amitiés.
      Julie

      • Marco dit :

        Bonjour Julie,
        merci pour votre réponse rapide et votre mise au point.
        Oui, la référence aux supplices me semblait inappropriée dans son acception générale puisque dans les livres d’histoire on y fait allusion et à la foule qui s’y pressait notamment pour voir châtier les régicides. Cela n’a rien à voir ici. En revanche je vous suis parfaitement pour la seconde définition compatible avec notre blog et pense que le supplice d’une fouettée ou fessée publique entièrement dénudée est un spectacle qui pouvait être particulièrement émoustillant pour les témoins et attirer la foule. Si mes souvenirs sont bons quelques films y faisaient allusion, mais la censure aidant, peu montraient un châtiment sur les fesses mais plutôt sur le dos de la victime.
        Je me rappelle un extrait où l’on voyait une jeune femme conduite au pilori et une fois tête et mains assujetties se faire trousser et déculotter sans pouvoir s’y opposer. On la voyait de face comme l’assistance et l’on voyait son visage outragé à mesure qu’elle ressentait ce que faisait derrière elle le bourreau qui la préparait pour le fouet. On devinait sa robe soulevée ainsi que tous ses jupons jusqu’aux épaules puis la culotte et ses bas descendus sur ses sabots. On voyait soudain sa bouche s’ouvrir en grand pour pousser un cri et ses yeux comme des soucoupes quand elle recevait les premiers coups de fouet, dommage que la camera ne la montre pas au verso ! Néanmoins j’ai particulièrement aimé cette séquence. Plaisir coupable je l’avoue, qui s’il était révélé aujourd’hui, au train où vont les choses, me conduira peut-être dans un futur plus ou moins proche, sur une place publique pour y être puni de semblable manière et, qui sait, en étbant observé par vous !
        (Sourires.)

        marco

        • Julie dit :

          Bonsoir Marco,
          En effet, des films anciens montraient des scènes de flagellations publiques. Souvent, c’était souvent des femmes qui se faisaient fouetter, allez donc savoir pourquoi !
          Aujourd’hui, les films en habits d’époque ne font plus recette et la censure aurait banni ce genre de scènes. Plaisir oui, coupable pourquoi ? A l’époque, les flagellations devaient servir d’exemple, d’où le fait de corriger les repris de justice en public. Beaucoup de gens se déplaçaient pour y assister. Les spectateurs ne devaient pas se sentir coupables, je pense.
          Il y a aussi beaucoup de dessins/BD qui représentent ce type de scènes. J’ai ai vu certains, là aussi, beaucoup de scènes de femmes.
          Je pense que ce serait agréable de vous regarder… (sourire également !).
          Julie

          • Marco dit :

            Re-bonjour Julie et merci encore pour ce complément d’informations. Loin de moi l’idée de faire le « macho de service » mais pour répondre un peu naïvement à votre étonnement concernant la fréquence de scènes de femmes subissant le supplice de la flagellation dans des films. Je dirais peut-être qu’elles étaient vraiment fautives, mais principalement parce que l’aspect esthétique entrait en jeu, l’apparition d’un corps féminin dénudé, ses courbes et formes rebondies qui tressaillent sous le fouet sont captivants pour l’imagination. Le spectateur jouit du spectacle des malheurs de la victime !
            Certes, mes camarades et moi qui recevions la fessée déculottée sur lieu sur l’estrade devant toute la classe étions immanquablement sujets de curiosité et de trouble pour le reste de la classe, aussi fort, ou plus fort, que l’effet exemplaire de dissuasion.
            Voire ce supplice en réalité sur la place publique, avec son cérémonial et la tension croissante qu’il engendrait, tout cela devait sûrement être très impressionnant. Là, pas de comédiens faisant semblant.
            Que recherchaient les gens venus assister à une flagellation de femmes ? Que la justice faisait bien son oeuvre, ou pour le plaisir d’assister à une nudité exposée ? (A condition qu’elle fût belle, je crois !)
            Si un jour il m’arrivait d’être condamné à la peine de fouet en public, comment réagirais-je ? Je n’imagine même pas ma honte à sentir tous les regards fixés sur moi tandis que l’on me déshabille entièrement et mettre en position pour me fouetter.
            Et parmi les nombreux regards, dont ceux brillants des femmes, je croiserais peut-être le vôtre tout souriant de délectation en voyant la lanière sillonner mes fesses… Ma fiction vous plaît-elle ?

            Bise de marco

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Marco. Rassurez vous, je ne suis pas le bourreau qui va vous fouetter en public ! Je voulais simplement évoquer une scène d’un fil, « Le collier de la Reine » je crois-(?)-où l’on voit une femme qui, quoique noble, reçut un châtiment public, réservé en ce temps aux « manants » pour avoir été complice du vol de ce précieux bijoux. On la voit attachée nue pour recevoir le fouet, et pas seulement pour la forme; une vraie et cruelle flagellation. Ensuite la coupable est marquée au fer rouge sur l’épaule droite :la plus grande infamie d’alors! Sans sourire, mais très amicalement. CLAUDE.

          • Marco dit :

            Ah me voilà rassuré ! Vraiment j’y ai cru, avec votre martinet qui ne vous quitte jamais, que vous alliez fondre sur moi pour cela. Merci pour la référence cinématographique et si l’on voit vraiment la scène de fouet je comprends que cela impressionne. Je me rappelle une courte scène de la punition de Madame Papovski dans le roman : le Général Dourakine de notre chère Comtesse, où elle se trouve interrogée dans le bureau de la police et soudain une trappe dans le plancher s’ouvre et elle tombe à mi-corps.
            On voit qu’en dessous de robustes gaillards commencent par la préparer et l’on voit ses effets se faire défaire ou trousser puis culotte et bas descendre. Une fois que la cible est nue ils prennent des verges pour la cingler.
            le commissaire de police qui est au-dessus a tout le loisir pour la voir tête bras épaules émergeant du parquet, ainsi qu’une partie de sa robe si je me trompe pas – elle crie de surprise en tombant puis son visage est pris de stupeur en comprenant ce qu’on lui fait dessous. Il prend les traits de la douleur quand elle commence à ressentir les effets douloureux de la fustigation.
            Je trouvais ce système fort ingénieux pour administrer de sérieuses corrections sur les fesses nues avec les apparences de la pudeur tout en empêchant toute fuite.
            Encore une fois, c’est une femme qui est sujette à la flagellation; mais un homme pourrait y être préparé et fouetté tout aussi facilement !
            Cordialement

            marco

      • Marco dit :

        Je reviens une nouvelle fois vers vous, Julie, pour évoquer que vous les femmes vous nous rejoignez presque quant au plaisir pris à la lecture ou à la vue de scènes de fessées.
        Ce n’est pas parce que peu s’expriment ici que cela prouve qu’elles seraient peu nombreuses à s’y intéresser.
        Quelques-unes de mon entourage au travail au bureau évoquent même les fessées d’aujourd’hui, celles qu’elles ont dû administrer à leurs enfants, comme quoi la fessée n’est pas aussi rare que ça en 2018.
        Une connaissance m’a parlé de l’émotion qu’elle avait ressentie à lire le roman « La guerre des boutons » de Louis Pergaud en raison des fessées soignées appliquées aux garçons. Une autre m’a parlé d’un film ancien en noir et blanc « Gervaise » tiré d ‘un roman d’Emile Zola où deux femmes luttaient au lavoir, la bagarre se soldant et la fessée de l’une avec vue fugitive des fesses nues claquées au battoir à linge, donc du « dur » j ‘imagine. Comme quoi cela ne laisse pas indifférente.
        Pêle-mêle, je dirais aussi, sans faire de généralités, que je « Vous » trouve plus sévères dans vos jugements quant aux faits de société.
        Vous avez la gifle ou l’envie de gifler facile du moins vous le dites au conditionnel si tel ou tel cas se présentait à vous devant les incivilités notamment.
        Je vous sens intransigeante pour raffermir la discipline, voire réclamer des peines alternatives à la prison pour punir les petits larçins des jeunes délinquants. Sans l’avouer ouvertement on devine que beaucoup de femmes seraient favorables aux châtiments corporels pour sanctionner ces faits dus majoritairement aux hommes.
        Dernièrement j’ai entendu mon amie, (qui aime en passant les petites tapes que je m’autorise sur son derrière pour prétexte des légères fautes qu’elle a commises en me disant oui tu peux je le mérite d’une petite moue charmante) parler de gamins de 7-10 ans qui avaient jeté des bouts de bois dans un parc. Elle les aurait volontiers coursés et que celui qu’elle aurait pris aurait passé un sale quart d’heure.
        Son indignation et sa détermination m’ont surpris d’autant qu’elle avait ajouté que quelques bonnes gifles leur feraient le plus grand bien.
        Bref cet exemple tout proche me fait penser que ce sujet touche également les femmes.
        Amicalement.

        marco

        • Julie dit :

          Bonjour Marco.
          Je vois que vous avez bien lu et interprété mes commentaires. En effet, je suis favorable au rétablissement de la discipline. D’une part, je trouve qu’il y a un certain laisser-aller dans notre société et d’autre part, j’ai été élevée dans le respect. Je trouve que c’est la fondation du « bien vivre en société ». Le « j’ai des droits mais pas de devoirs », ça va bien 5 minutes… Mais pas plus.
          Il y a un proverbe qui dit : la liberté des uns s’arrête là ou celle des autres commence. Il faudrait s’en préoccuper un peu plus.
          Je suis heureuse d’apprendre que des mères de famille élèvent encore leurs enfants comme elles l’entendent. Lorsque les limites sont dépassées, alors il faut recourir à un autre mode de punition, pour que l’enfant entende enfin la voix de la raison. Ca ne doit pas être systématique, mais suffisamment rare pour que l’enfant sache ce qui relève de la petite erreur de la grosse faute. Il ne faut pas tout mélanger.
          Je serais favorable aux peines alternatives, car ça marquerait plus les esprits que des travaux d’intérêt général, qui sont pris souvent par-dessus la jambe. Peines alternatives en public, cela va sans dire !
          Amitiés
          Julie.

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Marco. Je ne suis pas une femme, malgré mon prénom unisexe : CLAUDE. Pour autant, tout comme Julie, je suis intransigeant sur la discipline. De même, je pense que l’on devrait réfléchir au remplacement des « petites peines » commises pour des larcins et qui ne servent à rien, quand elles ne sont pas purement et simplement inexécutées par des châtiments corporels. Ces peines « alternatives – le fouet en l’occurrence – seraient autrement plus dissuasives! Et les incivilités, comme celle que vous évoquez trouveraient là, me semble-t-il, une sanction bien plus efficace car à la fois humiliante et douloureuse. Pour autant, ne me prenez pour pour un sadique ou un infâme « facho »! Je suis simplement exaspéré par ces innombrables incivilités qui semblent faire force de loi face à l’indifférence.

  8. Marco dit :

    Question – Journée du Patrimoine

    Bonjour à tous,
    Je ne crois pas que ce point ait été abordé lors des précédentes éditions des journées du Patrimoine. En visitant d’anciennes écoles et un musée de l’éducation j’ai remarqué que parfois trônait dans les salles de classe ce qui s’appelait peut-être une « chaise à fessée : une grosse chaise en bois rustique et solide ne comportant qu’un seul accoudoir.
    Curieusement je n’ai trouvé aucune explication précise sur son emploi. Comment était administrée la correction et quelle position prenait les punis ? car l’accoudoir devait un peu gêner, semble-t-il.
    Je ne vois donc pas son utilité. Quelqu’un pourrait-il-elle m’éclairer ?
    Merci d’avance de ma part. Mais je suppose n’être pas le seul à être intrigué par ce meuble.
    Cordialement,

    marco

    • Julie dit :

      Bonjour Marco,
      En regardant sur Internet, j’ai eu la réponse : en apparence, c’est un banal siège en bois, sauf qu’il ne présente qu’un seul accoudoir. Celui-ci était à gauche si le maître était droitier et inversement.
      Le maître s’asseyait sur la chaise, au fond de la classe, posait le bras sur l’accoudoir. Le mauvais élève se courbait devant l’instituteur qui le fessait avec l’autre main.

      https://www.estrepublicain.fr/doubs/2013/08/20/la-chaise-a-fessee-du-fond-de-la-classe
      ou chercher sur google : chaise à fesser

      • Marco dit :

        Décidément le hasard fait bien les choses et vous répondez une nouvelle fois instantanément. J’ai aussi le plaisir de vous recroiser. Merci pour ces explications. Je n’avais pas pensé à fureter sur Internet pour trouver la solution et je constate que je ne visualisais pas bien la scène. Cette chaise n’était pas faite pour une fessée classique donnée sur l’élève en travers des genoux du prof. Elle semble donc plutôt conçue pour son confort l’élève devant donc se placer face à lui, mais dos tourné et penché (éventuellement culotte baissée) pour se faire claquer les fesses. Maintenant c’est clair !

        Merci Julie !

        • Julie dit :

          La preuve que les « journées du patrimoine » ont du bon : on y fait des découvertes inattendues ! Personnellement j’ignorais totalement qu’il ait pu exister une chaise à fesser …A mon époque, nos chaises n’avaient aucun accoudoir et cela était tout aussi pratique !
          Par contre, l’article du journal indique que « il faut attendre 1887 pour que les châtiments corporels en classe soient bannis »… le moins qu’on puisse dire c’est que cette Loi a pris du temps pour être appliquée (rire !)

  9. Loup dit :

    Encore bravo à notre talentueux Edmée pour ce récit aussi bien écrit que les autres. Ceci dit, je trouve la punition bien trop légère et la faute très grave. Fuir la salle d’étude pour jouer plutôt que de faire ses devoirs ; faire attendre la préceptrice… échapper à ses obligations !
    Il me semble que dans le précédent récit, il était indiqué que la famille de Lucien possédait un petit fouet… C’est ce que j’aurai utilisé plutôt que le martinet !

  10. CLAUDE dit :

    Bonjour Loup. Je vous approuve entièrement :la faute commise aurait mérité, non seulement le martinet mais aussi le fouet, qui donne au châtiment un caractère plus douloureux et humiliant, surtout s’il est infligé nu… Je suis bien placé pour en parler. Lisez « mes confidences » où j’explique « Ma règle de vie : le fouet pour expier mes fautes. CLAUDE.

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