La fessée appliquée

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Mémorable séance pour Lucien, mon camarade et voisin

sas06.jpgpar Edmée

On était dans les années d’après-guerre et les méthodes d’éducation de l’époque faisaient encore une large place aux châtiments corporels, prolongeant ainsi cette très ancienne tradition à l’école ou dans les familles.

J’avais pour voisin un garçon de mon âge, Lucien, l’aîné d’une fratrie de 3 garçons. Blond au teint clair, grand et svelte avec des jambes longues et finement musclées, il était d’un naturel doux et un peu timide qui, apparemment, ne le prédisposait pas à l’effronterie et à leurs funestes conséquences. Lui et sa famille habitaient dans une vaste demeure qui paraissait à l’abandon. A dire vrai, une bien étrange famille… Le jardin, jadis entretenu, était désormais en friche et l’intérieur de la maison présentait un affligeant état de délabrement : papiers peints en lambeaux, peintures défraîchies, plafonds écaillés… .

Néanmoins, une pièce faisait exception : le salon où leur mère se retirait, s’enfermant des heures entières dans sa solitude et d’où filtraient parfois les accents d’un violon. L’accès en était interdit, sauf en de certaines et pénibles circonstances.

Cette femme d’une bonne trentaine d’années paraissait à mes yeux de jeune garçon, belle et distinguée mais d’un abord  glacial et intimidant avec ses cheveux blonds ramassés en chignon sur sa nuque et la froideur de ses prunelles d’un bleu délavé. Les rares fois où j’ai pu la croiser, je n’ai jamais vu un sourire éclairer son visage impavide. Du reste je n’y tenais guère connaissant sa réputation d’extrême sévérité envers ses enfants et sa prédilection pour les châtiments corporels. 

Elle avait, semble-t-il, abandonné l’entretien et l’éducation de ses enfants aux soins de deux jeunes filles qui vivaient à demeure. L’une était une sorte de gouvernante et répétitrice, l’autre une femme de ménage, et auxquelles elle avait délégué son droit de correction dont toutes deux faisaient bon usage.

Même si le martinet faisait figure de grand absent chez nous, il occupait une place de choix  chez la plupart de mes camarades et une place royale chez Lucien. Chambre de la gouvernante, cuisine ou salon, les martinets trônaient partout en bonne place, visibles, menaçants. Et comme les trois garçons portaient en permanence leurs culottes courtes d’uniforme, de scout pour Lucien et de louveteau pour ses frères, il était aisé de se rendre compte que fessées et coups de martinet ne leur étaient guère ménagés.

Combien de fois n’ai-je vu leurs cuisses et leurs mollets rougis de stries ? Combien de fois m’avait-on refusé la porte de mon camarade Lucien parce qu’il avait été puni ? Le lendemain, au vu de ses cuisses rougies et à son visage crispé de honte, impossible d’en douter : la veille, Lucien avait reçu le fouet.

De qui et comment ? A ses premières confidences, j’avais appris que lui et ses frères étaient régulièrement fouettés à derrière nu, parfois de la main de leur propre mère, mais le plus souvent par la gouvernante qui maniait elle-même le martinet ou le fouet. Les corrections les plus sévères avaient lieu au salon et sous les yeux de leur mère. Le puni devait ôter complètement sa culotte et son sous-vêtement puis s’allonger à plat ventre sur un tabouret bas rembourré d’un coussin et présenter ses fesses et ses cuisses dénudées à la correction. Lucien, en tant qu’aîné, recevait parfois des coups d’un petit fouet ainsi que je pus en juger plus tard lors d’une séance épique dans son jardin.

Quant à ses deux jeunes frères, j’avais pu entrevoir leurs fesses à l’occasion d’un bain que la femme de chambre leur faisait prendre ensemble dans la baignoire. Les deux paires de fesses étaient également toutes rouges d’une récente fessée et couvertes de fines zébrures.

Un jour, je fus très heureux d’apprendre que Lucien intégrait mon école. De compagnon de jeux il devenait ainsi du même coup compagnon de route sur le trajet monotone maison-école et retour.

Et quelque temps plus tard à l’école, malgré l’existence des châtiments corporels qui punissaient les fautes des élèves indisciplinés, il nous fut donné d’assister à un événement proprement stupéfiant. C’était durant une récréation, l’après-midi avant l’étude. Et je vois encore la scène se dérouler image par image comme au ralenti.

J’entendis soudain la voix énergique d’une femme appelant Lucien. De loin, je reconnus la haute silhouette de sa mère qui s’avançait à toute allure. Apercevant de loin son  fils, elle s’arrêta et lui ordonna de se mettre à genoux et de venir la rejoindre.

Intrigués, tous les garçons se figèrent sur place, attentifs à ce qui se préparait. Sous nos regards médusés comme ceux de la surveillante, nous vîmes Lucien obéir sur-le-champ et, se dandinant péniblement d’un genou sur l’autre comme un canard, couvrir cahin-caha les quelques 5 mètres qui le séparaient de sa mère.

Une fois aux pieds de sa mère, comme s’il avait anticipé la suite fatale, on le vit relever ses bras en un geste craintif et croiser ses mains sur sa tête en guise de bouclier.

Sa mère se pencha au-dessus de lui et, à notre stupeur, comme prise d’une subite frénésie, on eût dit que cette femme d’ordinaire si froide déversait sa colère à grandes claquées de ses deux mains, frappant au hasard partout où elle trouvait une faille. Du moins était-ce l’impression que suscitaient à nos yeux d’enfants l’incongruité et la soudaineté de cette scène au beau milieu de nos jeux.

Et le dos courbé, Lucien subissait cette interminable avalanche sans émettre une plainte ni esquisser le moindre mouvement de défense. Il semblait résigné ou cuirassé contre la douleur.

Après qu’elle eut  évacué toute sa hargne, son fils resta à  genoux, recroquevillé sur lui-même, ses mains toujours posées sur sa tête comme s’il attendait un nouvel assaut. Sa mère appela alors la surveillante et lui murmura quelques mots auxquels celle-ci acquiesçait avec de petits hochements de tête. Et tandis que la mère tournait les talons, la surveillante emmenait Lucien dans le coin de la cour réservé aux mises en pénitence des fautifs. C’est alors que le grand garçon, jusque là resté muet, exhala soudain sa douleur et sa honte ouvrant les vannes à de gros sanglots. Je me sentais empli de compassion pour mon camarade mais impuissant à lui venir en aide. Je ne réussis jamais à connaître le motif de cette si humiliante correction.

Je n’étais pas au bout de ma surprise. A quelque temps de là, alors que Lucien était  penché en avant, son postérieur pointé devant moi, je ne pus échapper à l’irrésistible tentation de lui flanquer une claque plus amicale que douloureuse par-dessus le fond de sa culotte. Sa réaction fut aussi cocasse qu’imprévisible. Il se redressa d’un bond comme si on lui avait piqué les fesses et, à mon grand désarroi, éclata en sanglots ! Il me fallut un moment pour revenir de mon embarras et le consoler.

Par la suite, il consentit de bon cœur à me laisser lui donner une fessée autant par jeu que par curiosité. Il ne pleura pas, mais il faut dire qu’il n’eut point besoin de faire montre d’endurance comme lors des corrections mémorables dans le salon qui marquaient la peau de ses fesses de zébrures rouges et boursouflées.

Lorsque nous déménageâmes pour nous installer dans une autre région, Lucien avait 13 ans et il continuait à recevoir régulièrement le martinet ou le fouet.

Illustration : Sassy

13 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmee. Je viens de relire le récit concernant Lucien. J’avoue que ce que ce pauvre gamin a subi est pour moi plus près du sadisme que d’une véritable correction. Aucune affection, pourtant essentielle à mes yeux, n’apparaît dans le comportement de sa mère. De plus, est-t-il nécessaire d’utiliser un fouet pour corriger en garçon de 13 ans ? Bien évidemment non! L’éducation ne consiste pas à « dresser », sauf quelques rarissimes exceptions, mais à aider l’adolescent à prendre conscience des limites à ne pas franchir. Le Martinet suffit largement pour cela, et le malheureux garçon y a amplement goûté. Ce qui me dérange aussi c’est que sa mère avait donné son droit de correction à des employées de maison. Pour moi c’est grave, car pour qu’un châtiment corporel soit efficace, il ne doit pas être infligé par des mains étrangères. Enfin, cher Edmee, je découvre que jouer à la fessée,en l’occurrence avec Lucien vous a provoqué des « émois » que vous ne détestiez pas! Petit polisson! Pour cela, vous méritez une vraie fessée au Martinet qu’à mon tour je vous donnerais avec plaisir, mais pas pour plaisanter ! Vos fesses, (et pas vos cuisses, ce qui apparemment vous plaît assez), seraient bien striées par les lanières de mon Martinet! Cordialement. CLAUDE.

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