La fessée appliquée

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Mes fessées – 1re partie

Alan Lawrence 130

Par Jacky

À quatre-vingt-cinq ans, je me résous enfin à vous livrer mon histoire particulière, comme une ultime libération. Ma mère m’avait moulé en enfant modèle, très sage. Jeune adolescent, j’ai senti la nécessité de me libérer de ce cocon maternel, mais ai eu bien des difficultés pour y arriver. J’ai ainsi découvert  – tardivement – que j’avais plus ou moins consciemment cherché les fessées, puis en ai douloureusement subies.

La dernière, telle que je vous l’expose, fut accompagnée d’humiliations particulières qui ont failli me faire sombrer et  qui ont fait que – cas exceptionnel parmi les familiers de ce blog – je n’ai pas la moindre nostalgie de la fessée.

Évidemment, ça interpelle.

Ce qui m’a sauvé, ce sont la camaraderie et surtout  la sollicitude, la confiance inébranlable, la valorisation de mes propres richesses que m’ont alors manifestées mes éducateurs en cette période où j’étais tombé si bas

Je l’ai rendu plus tard en me consacrant professionnellement  à la prise en charge d’enfants et d’ados très difficiles, rejetés  de la société. Sur les mêmes principes de confiance et de valorisation qui ne sauraient être  en rien de l’irresponsabilité et du laxisme. Cela fut  passionnant…

 1     - Chez les Frères, fessée en caleçon

2     - Première vraie fessée en Sixième

3     - Les fessées de mes copains

4     - Nouvelle fessée en colonie de vacances

5     - Fessé au dortoir en pensionnat

6     - Fessé en classe au pensionnat

7     - Fessé au réfectoire au pensionnat

 

 Chez les Frères, fessée en caleçon

Mes deux grands frères, plus âgés de six et deux ans, présentaient des caractères bien affirmés, contrairement à moi, d’un naturel bien plus sage. Alors Maman avait moulé son petit dernier en enfant modèle.

A cette époque, la guerre et l’immédiat après-guerre, tous les garçons se prenaient couramment la fessée, non seulement à la maison, mais aussi à l’école, au patronage, en colonie de vacances, bref, de tous ceux auxquels ils étaient confiés.

Moi, qui n’en recevais jamais, j’étais un cas exceptionnel. En plus, je travaillais très bien à l’école, y collectionnais bons points et images. Le samedi, le Directeur faisait le tour des classes et appelait tous ceux qui avaient été sages pour leur faire choisir un ou deux bonbons. Il épinglait trois croix, du « travail », de la « sagesse » et du « catéchisme » sur la blouse des meilleurs élèves et, s’il y avait lieu, la « croix d’honneur », avec son superbe ruban rouge, au plus méritant. Mais il arrivait aussi qu’il doublait à un garnement une fessée déjà donnée dans la semaine par le maître. Pas à moi, bien sûr, moi c’était la « croix d’honneur », avec un bonbon supplémentaire.

Et à la distribution annuelle des prix en fin d’année, je recevais d’un « Très Honoré Frère », un Provincial, le « Prix d’honneur », superbes livres à grosses reliures rouges et dorés sur la tranche, offerts par « l’Amicale des Anciens Élèves », j’avais aussi la tête couronnée, avec en prime deux gros bisous baveux d’une horrible grosse dame, la « Présidente », au chapeau emplumé et plein d’oiseaux. Encombré par les livres, je ne pouvais même pas m’essuyer la joue. La foule des parents m’applaudissait à tout rompre, mais les rangs des élèves restaient très discrets et les yeux plutôt hostiles. « Bah, des jaloux ! », pensais-je. Mais j’en étais quand même attristé.

Aussi toutes les mamans de mes camarades me montraient en exemple : « Ah, si tu le prenais en modèle » en ajoutant parfois « et il est si mignon ». J’avais de bonnes joues à fossettes, de légères taches de rousseur, les yeux bleus, les cheveux bouclés et un sourire enchanteur. Ce que n’appréciaient pas du tout mes camarades.

Eux se prenaient des fessées en classe, et des fessées en caleçon car nos « très chers Frères des Écoles Chrétiennes » étaient bien trop pudiques pour déculotter complètement leurs élèves. On n’était pas à la « Communale » !

A la baguette

On gardait le caleçon, même en période chaude où les culottes en tissu léger n’auraient offert aucune protection contre les claques. Mais il était hors de question que les Frères tâtent ou pincent les fesses des petits garçons, pour apprécier l’épaisseur du vêtement.

De plus, à l’époque, ces caleçons avaient une fente sur le devant, d’où même les petits « zizis » s’échappaient facilement. Aussi par précaution, ôtaient-ils et remettaient-ils eux-mêmes la culotte, le dos du puni bien tourné vers la classe. Bien sûr, c’était pareil pendant la fessée. Les camarades avaient beau se tordre le cou, impossible de ne rien voir d’autre que le derrière tendu sous le caleçon, mais ça c’était bien monotone ! 

Alors en recréation, en multipliant les précautions pour rester hors de la vue des Frères, nous nous montrions les uns les autres ce « zizi ». Pour cela j’étais admis, j’avais même un succès particulier, je ne sais pas pourquoi, le mien n’avait rien de particulier. Ah, si ç’avait été celui de mon grand frère !

Hormis ces « impudiques » exhibitions, cet « enfant modèle si mignon » était laissé à l’écart par ses camarades. En récréation, ils ne m’admettaient pas dans leurs jeux, que je trouvais d’ailleurs moi-même trop violents et bruyants, ne me parlaient que très peu, j’étais exclu de leurs discussions animées sur les fessés qu’ils recevaient à la maison. Parfois j’étais quand même appelé à participer à leurs jeux de cow-boys, mais pour faire la victime ficelée pour la torture, au poteau du préau, où j’avais du mal à retenir mes larmes, ou comme cheval qui tirait, sous le fouet, la diligence. Il m’arrivait de courir tout seul en faisant la locomotive ou la moto, au risque de m’écorcher les genoux suite à un perfide croche-pied. J’étais bien malheureux de cette mise à l’écart mais j’étais aussi si bien dans ce lit douillet et confortable que ma mère m’avait aménagé !

Quand même un jour, en CM1, je fis un effort sur moi-même. Je fis le pitre en classe : regards surpris des élèves et du maître. Je poursuivis, mais cela m’allait si mal qu’ils ne riaient même pas. Je haussai le ton, sans résultat. Sauf que le Frère me gronda, me menaça, jusqu’à finir par… la fessée, ma première fessée ! Curieuse sensation. Puis ça commença à chauffer… Ah c’était ça ! Mais ça faisait mal, très mal même ! J’en oubliais la satisfaction de l’avoir cherchée, d’être comme les autres ! Eh, ça allait s’arrêter ?

Je suivis les conseils que mes camarades se donnaient pour atténuer la sévérité d’une fessée : surtout ne pas rester impassible pour faire le fier devant les copains : ça ne faisait qu’« allonger la sauce » jusqu’à ce qu’on crie, qu’on pleure et qu’on demande grâce : le maître y arrivait toujours. Ni le faire trop tôt : il décèlerait la comédie. Bien attendre sept ou huit claques, et là éclater, se forcer à crier et pleurer de plus en plus fort, supplier. Le plus souvent ça réussissait à l’attendrir. S’il avait su qu’à la maison c’était au moins le double, et souvent bien plus ! Et si le caleçon de toile ne protégeait pas beaucoup, cul nu c’était quand même autre chose !

Et puis à la maison, en présentant le mot à signer, bien exagérer la force et le nombre de claques reçues. De préférence en pleurant. Si on savait le faire sur commande, cela pouvait nous éviter une deuxième – et plus forte – fessée et que la maman vienne demander au maître de nous les faire durer bien plus longtemps !

Comixpank mod

Éclater en gros sanglots, ça je savais le faire. Et le fis au bon moment. Je n’ai guère dû finalement me prendre plus d’une douzaine de claques Et encore, me dirent des élèves, le maître retenait un peu ses forces : il devait regretter de fesser son meilleur élève. Pour moi, pour une première, je la trouvai bien suffisante. Mais elle n’eut aucun effet sur mes camarades : j’étais trop installé dans mon statut d’enfant modèle. Même la vue de mon derrière encore potelé tendant le caleçon ne les émut guère. Ils étaient trop habitués à ce spectacle. Tout ce que j’avais gagné c’est, en arrivant tout sanglotant à la maison – ça aussi je savais faire – d’avoir un supplément de gros bisous sur les genoux de Maman, pour me consoler.

Une deuxième tentative, en CM2, n’eut pas plus d’effet. Sauf sur mes fesses, à travers le caleçon. En fait, il n’y avait rien de bien terrible. Si j’avais su ce qui m’attendait plus tard !

 

 Première vraie fessée en Sixième

Avec mon entrée en Sixième dans une autre institution religieuse, tout changea. Je n’étais plus à l’école des petits. J’allais faire du latin, de l’algèbre et de la chimie… matières que Maman ne connaissait pas. Je ferais devoirs et leçons tout seul, comme un grand.

J’y retrouvais deux camarades de CM2. Pourvu qu’ils n’informent pas les nouveaux élèves de mon statut d’enfant modèle et mignon, j’avais onze ans et demi quand même ! Heureusement, intimidés par tant de visages inconnus, ils s’étaient rapprochés de moi. Il ne fallait pas tarder !

J’attendis quelques jours où je m’affirmais comme le meilleur élève et me mis à faire le pitre pendant un cours du Prof Principal. C’était la première fois dans la classe. Et c’était moi ! Regards stupéfaits puis admiratifs de mes deux anciens du CM2, ou intrigués, des autres élèves. Ravi de ce premier succès, je recommençai assez vite, puis une autre fois. Mon maître fut indulgent au début – j’étais son meilleur élève – puis il me réprimanda, m’envoya au coin, puis à genoux, « le dos bien droit, mains sur la tête ». J’avais été trop sage à l’école primaire pour avoir connu ces positions, et là je les trouvais inconfortables et à la longue bien douloureuses. J’en faillis pleurer, mais en même temps je me complaisais dans cette nouvelle situation d’enfant puni.

Aussi, après un court répit, je refis le clown. Éclats de rires. Mon prof vint calmement vers moi, le silence tomba sur toute la classe, m’attrapa par le cou et le fond de la culotte et me souleva en l’air au bout de ses bras. C’était une force de la nature. Bien que grassouillet, j’étais une plume pour lui. Heureusement ma culotte ne craqua pas. Affolé, je battais des bras et des pieds dans le vide, puis j’atterris sur l’estrade où il m’enfourna sous son bureau, devant lequel il plaça un porte-cartes : « Fais attention ! Qu’il ne tombe pas ! ».

Je me ratatinai donc bien au fond. J’eus bien vite mal au derrière, des courbatures me gagnaient mais je n’osais pas bouger. J’entendais bien son cours, ses pas résonner dans la classe, mais pas un bruit des camarades figés à leur table. J’étais angoissé quand il montait sur l’estrade pour écrire au tableau : elle tremblait. Pourvu que ça ne fasse pas tomber le porte-cartes !

« Attention à tes fesses », fut son mot de délivrance ! Tout fourbu j’eus bien du mal à retourner à ma place, bousculé par un « Tu veux que je t’y ramène par le fond de la culotte ? ». Cette fois, j’eus peur. Et décidai de me tenir désormais tranquille. Du reste, les autres élèves ne devaient certainement plus me considérer comme un enfant modèle, bien sage !

Que me prit-il deux ou trois jours après, je n’en sais rien, peut-être l’habitude. Sans réfléchir, je me relançai dans une clownerie ; stupéfaction cette fois dans la classe. Réaction immédiate de mon prof : je me retrouvai soulevé par le fond de ma culotte. Effaré – pourvu qu’elle tienne encore ! – battant désespérément des bras et des jambes dans le vide sous les rires des camarades tant ce devait être cocasse. Il me déposa cette fois à côté de son bureau, se saisit d’une chaise, et je me trouvai couché sur ses genoux : j’allais recevoir la première vraie fessée de ma vie !

Dans cette institution religieuse, chacun des Profs Principaux des deux Sixièmes et des deux Cinquièmes, étaient seuls chargés de décider et d’administrer les fessées. Fessées manuelles. Sans martinet – car à cette époque et du moins dans mon entourage, l’usage de cet instrument était l’apanage exclusif des parents – et sans baisser la culotte. Cependant, si le prof estimait que l’épaisseur de l’étoffe pouvait amortir l’impact des claques, il envoyait le porteur chez le Préfet de la Division des Petits qui, dans le secret de son bureau, se chargeait de le déculotter et de le fesser à derrière nu.

En cette fin d’octobre exceptionnellement douce, je portais une culotte plutôt légère. Mais même en velours, elle n’aurait guère opposé de protection à ses puissants coups de battoir. Il n’avait vraiment pas besoin d’avoir recours au Préfet. Il ne fessait pas souvent, mais était réputé comme le plus redoutable fesseur des quatre classes de la division. Étant son meilleur élève, il avait « rentré » ses fessées, mais j’avais abusé ; j’avais été un mauvais exemple par ma dissipation, alors il fallait une correction exemplaire.

J’étais là dans l’angoisse, bras et jambes ballant, dans un silence d’attente profond. Et brusquement, un choc terrible ébranla l’une de mes fesses, me remonta le corps, explosa et résonna dans ce silence. Suivi de suite d’un autre sur l’autre fesse et déjà un troisième, un quatrième. J’étais stupéfait que ça puisse faire aussi mal. Et c’était à moi que ça arrivait ! Un léger répit, comme pour laisser le temps à ces quatre frappes de bien pénétrer au fond de moi, et la fessée repartit.

UnkD

Sa main était toute de dureté, assez grande pour couvrir tout mon derrière en même temps. La douleur remontait, vibrait jusqu’au plus profond de moi-même. Je serrais et desserrais mes pauvres fesses, agitais bras et jambes. L’étau se resserrant, j’étais tout à sa puissance, plus rien, rien qu’une chose toute en souffrance. J’éclatais en sanglots, hurlais sans retenue, suppliais, et ça continuait. Maman ! Maman ! Ton petit garçon !… Ça ne s’arrêterait jamais ?

Si, ça finit par s’arrêter. Il me relâcha et je m’écroulai, toujours hurlant. Je me roulai sur le parquet, heurtant les tables, comme pour chasser ce mal qui dévorait tout mon corps. Les garçons étaient stupéfaits, abasourdis. Et je restai par terre, anéanti, jusqu’à la récréation. Des copains me soulevèrent pour sortir, et toute la classe m’entoura. À leur contact, j’émergeai. C’était fini, j’avais déjà un peu moins mal. Mais je rougissais de honte, pas à cause de la fessée, mais d’avoir tant pleuré, tant crié, tant supplié et de m’être traîné à leurs pieds. Des élèves de 5e accourus, attirés par l’attroupement, me rassurèrent : ça avait été pareil pour « tous ceux qui y étaient passés ».

Le soir et les jours qui suivirent, je me frictionnais, me caressais, me tâtais les fesses, comme si je les découvrais : je ne les avais jamais vraiment senties et il fallait me tordre le cou devant un miroir pour les voir en me demandant si elles allaient un jour rependre leur couleur blanche.

J’étais guéri pour deux ans à faire le clown. Je redevins bien sage en classe, mais j’avais acquis définitivement la considération de tous, moi qui n’avais jamais reçu de fessée, – ils le savaient – pour en avoir provoqué une d’un si redoutable donneur. À partir de ce moment, je pus participer pleinement à tous leurs jeux et fus invité chez eux.

Je restai quelque temps l’attraction de la cour de récréation. Des garçons me parlaient de leurs fessées, d’autres des corrections au martinet qu’ils recevaient, et même des grands de Quatrième enroulaient les bords de leurs culottes courtes pour me montrer fièrement les stries laissées par les coups de martinet sur leurs cuisses musclées. (Pendant la guerre, nos culottes descendaient presque jusqu’aux genoux ; ce n’est que dans les premières années d’après-guerre que les lisières furent relevées progressivement jusqu’à ras des fesses, découvrant les cuisses.)

Puis je repartis jouer avec mes camarades de Sixième.

Cette première fessée m’avait fait très mal. Pendant les semaines qui suivirent, quand mon prof se fâchait après un élève ou toute la classe, je ressentais des picotements dans mes fesses et, assis, je passais parfois d’une fesse à l’autre comme si elles étaient menacées. Mais je ne la regrettais pas, j’avais atteint mon objectif : la considération de mes camarades. J’étais maintenant en paix. Et c’était fini. Plus besoin de fessée !

Si j’avais su ce qui allait m’arriver par la suite !

 

 Les fessées de mes copains

La première fois que l’un de mes anciens copains du CM2 m’avait invité à jouer chez lui, entrant en sa chambre, j’étais tombé en arrêt devant le martinet qui y trônait en bonne place. Je n’en avais jamais vu que dans des magasins. Mais là ? Si près, si menaçant !

« Bah, ce n’est que mon martinet, me dit-il. C’est vrai, toi tu ne connais pas ça. Tiens, regarde-le ! »

Et il me le tendit. Je m’en saisis en tremblant. J’en serrai le bois avec répulsion, n’osant monter ma main plus loin. Enfin je fis passer ses terrifiantes lanières bien carrées, à la fois souples et dures, entre mes doigts et je sentis mes fesses se crisper, picoter. Je le lui rendis vite.

« Ça fait très mal ? » lui demandai-je d’une voix tremblante.

« Plutôt ! Tu veux essayer ? Juste un petit peu ? »

Et il s’approchait déjà, sourire au coin de l’œil, martinet levé. Je ressentis une sorte de brûlure sur mon derrière, poussai un cri et fis un bond en arrière.

« Mais non, c’était pour rire me rassura-t-il, avec cette fois un franc sourire. Viens dans le jardin. On va jouer. »

Chaque fois que je revenais chez mon copain, je jetais un regard sur l’instrument menaçant. Mais peu à peu je m’y habituais et, à mes yeux, il devint aussi familier que son gros nounours qu’il gardait toujours sur son lit à près de douze ans.

Mais un jour nous entendîmes sa mère crier.

« Bernard descends de suite avec le martinet ! »

Son visage blêmit. « Viens avec moi ! » me demanda-t-il d’une petite voix tremblante, comme si je pouvais lui apporter le moindre secours.

Euticus 1

Elle venait de découvrir une grosse bêtise. Quand, déculotté, il lui tendit ses petites fesses, je fus ébloui de les trouver si jolies. Et je regardai, tout en ressentant une curieuse sensation au bas de mon ventre, les stries se dessiner en rose vif sur leur peau. Mais au bout de trois ou quatre frappes, il geignait, et, effaré, je me pris à ressentir en moi chaque coup du martinet. Ce fut long, et ça me faisait de plus en plus mal. À la fin, sa mère le déculotta complètement pour qu’il puisse remonter l’escalier et d’en bas je restai fasciné par les mouvements désordonnés de ses fesses rougies, à chaque marche !

Sur le chemin du retour, je revoyais mon copain dans l’escalier, monter dans sa chambre ; je croyais entendre encore ses cris et les claquements secs du martinet cinglant ses fesses dénudées.

Heureusement moi, pensais-je, je suis sage à la maison et dehors ! Trois jours après, en rentrant dans sa chambre, j’évitai de regarder l’horrible instrument et j’allais lui dire combien j’avais souffert pour lui. Mais lui, tout souriant, me dévoila son derrière sans pudeur :

« Tu vois, c’est fini, il n’y a plus de traces ! Allez, on joue ! »

J’étais éberlué… mais tout soulagé !

Euticus 2

Une autre fois, c’était chez un autre copain. Nous étions quatre à mener un chahut débridé. Sa mère, absente est revenue bien plus tôt qu’il s’y attendait. Elle nous dit d’une voix glaciale :

« Rangez la chambre et ses alentours tout de suite. Impeccable, en silence et vite ! Après vous descendrez au salon, qu’on règle ça ! »

« On est bons, nous souffla le copain, on va y passer ! »

Il n’y avait pas de martinet dans la maison, mais je sentais quand même déjà chauffer mes fesses. Et mes camarades n’étaient pas fiers.

Sitôt que nous nous retrouvâmes tête basse au salon, elle entreprit de déculotter mes trois copains. Pas moi, grâce à ma réputation d’enfant sage. Même si elle était au courant de ma fessée d’octobre, cinq ou six mois s’étaient passés dans une parfaite sagesse. Et pourtant contrairement à ce qu’elle pensait, j’avais bien pris ma propre part à ce chahut.

Mes camarades ne me « caftèrent » pas et je ne me dénonçai pas non plus. Au contraire, je me régalai à la vue de ces trois petites croupes, avec chacune ses formes propres, alignées devant moi. Mais à la fin des deux tournées de claques j’étais tout bouleversé. Et fasciné tant que dura l’exposition d’après fessée, cul nu, mains sur la tête. Remonté avec eux dans la chambre, j’étais tout confus et penaud et ne savais comment me contenir alors qu’ils pleuraient encore, deux tassés sur le lit, le troisième couché sur la moquette.

Une fois apaisé le feu qui les brûlait, l’un d’eux me demanda :

« Tu nous a laissés tout seuls. Tu veux réparer ? »

« Oh oui ! »

Réparer, oui, si je le pouvais, mais surtout rester leur copain. J’étais prêt à tout pour cela. Alors il me baissa tout tranquillement culotte et slip sans que j’oppose la moindre résistance, puis chacun d’eux me frappa – de toutes ses forces quand même – d’une claque sur chaque fesse. Ils me contemplèrent le temps que le léger rose s’atténue bien…. Et oubliant tout, nous repartîmes jouer de bon cœur.

Sorebottom

J’étais tout content et soulagé de leur avoir offert mes fesses. Pendant plusieurs semaines, je m’inventais des histoires où j’étais fessé – pas au martinet quand même – par mes copains ou devant eux, et où ces derniers ou d’autres garçons se régalaient à contempler ou même à tâter mon derrière embrasé.

Gardais-je une fascination qui – par moments – me faisait désirer la douleur et l’humiliation de la fessée déculottée ? Je n’en sais rien. Toujours est-il que je constatais que mes copains qui me recevaient chez eux étaient bien moins sages que moi, qu’ils n’étaient pas couvés, que même grands garçons, leurs parents ne se gênaient pas pour les déculotter en privé comme en public et qu’ils prenaient régulièrement des fessées, au martinet même pour certains.

Mais, qu’à côté de moi, ils étaient pleins de vie, avec plus d’allant, plus joyeux. Et je les enviais… et enviais finalement leurs fessées, comme prix à payer pour échapper au bien trop confortable cocon maternel dont je n’arrivais pas à sortir.

 

Nouvelle fessée en colonie de vacances

Ma deuxième fessée, je la reçus en colonie, en fin de Cinquième à 13 ans. Ce fut aussi ma première fessée déculottée.

Un sacré garnement m’avait pris en amitié. Des copains, j’en avais, mais lui c’était mon premier ami, aussi m’entraînait-il facilement dans ses bêtises. Après plusieurs menaces sans effet, nous fûmes convoqués chez le directeur pour être punis. La punition était une fessée culotte baissée. Mon copain fut le premier à être déculotté devant moi. Qu’il avait de belles fesses, bien rondes et charnues ! Les miennes étaient plus rembourrées, je me les tâtai pour vérifier, étaient-elles aussi belles ? Mais les claques tombaient déjà, sèches, dispersées, laissant chaque fois sur son derrière vibrant des traces roses puis de plus en plus rouges.

Likem Chubby 1

Mais contrairement à ce que j’avais éprouvé en assistant à la fessée de mes copains chez la dame où nous allions jouer, je n’éprouvais là aucun plaisir, car je voyais ce qui allait m’arriver : j’avais de plus en plus peur, jusqu’à l’angoisse.

Le copain partit se réfugier sur son lit au dortoir, et à mon tour je me retrouvai en un rien de temps déculotté et affalé sur les genoux du directeur. Sensation de chaleur de ses cuisses sur mon ventre nu; et de fraîcheur sur mes fesses à l’air. Sur le moment je m’y sentis très bien. Mais quand tomba la première claque… suivie d’une série rapide sur tout leur pourtour et le haut des cuisses… ce furent des sensations encore inconnues.

Il semblait, là, que sa main s’enroulait autour de mes fesses. La douleur cette fois ne pénétrait pas, mais restait brûlante à la surface. Je suffoquai, j’hurlai. Et pourtant, par moments, je sentais comme une sécurité, une protection, dans ce contact charnel. Mais la douleur repartait, encore plus vive !… 38, 39, 40 !… Enfin ? Fini !

Likem Chubby 2

Soulagé, je ne me redressai pas de suite, comme pour lui offrir mon derrière ravagé, espérant qu’il soit encore plus rouge que celui du copain. Mais la douleur revint. Abruti que j’étais, il dut me reculotter lui-même et me porter sur mon lit au dortoir. Dans ses bras j’éprouvai un soulagement. Mais sur mon lit, j’éclatai de nouveau en longs sanglots. Je frottais mes fesses et mes cuisses, avec précaution, de peur de faire éclater la peau, pour tenter d’atténuer ce feu brûlant.

Mon copain, tout près, pleurait aussi fort que moi : pas de secours de ce côté. Et je ressentis une forte solitude. Où était Maman ? Le directeur m’avait abandonné, tout souffrant, dans ce grand dortoir vide. Comme un naufragé, je plongeai enfin dans un profond sommeil.

Et quand je me réveillai – tiens c’était moins chaud et ça faisait moins mal ! – je trouvai mon ami venu se serrer tout contre moi, sur mon étroite couche. Nous nous fîmes un grand sourire. Son derrière était encore bien rouge et il trouva que c’était pareil pour le mien. Nous étions toujours seuls, dans le silence, mais, l’un contre l’autre, nous nous sentions bien et retrouvions de la tranquillité.

Le lendemain je tombai dans les bras du directeur. Oh ! ce n’était pas du tout comme dans ceux de Maman. Il était solide, il me protégeait, j’étais en sûreté et je me sentais fort.

Incorrigible, mon copain voulut m’entraîner dans de nouvelles bêtises, mais je refusai net. Il m’en remercia car « je n’avais jamais reçu une telle fessée ! » me dit-il. Et nous finîmes la colo sans esclandre, profitant bien de toutes les activités, plus amis que jamais.

Moi j’étais comme délivré, je me sentais grandi, j’avais franchi une étape avec cette déculottée. J’avais découvert quelque chose d’important : la confiance en quelqu’un. Oh pour cela il m’avait fallu une sacrée fessée, et cul nu Quand j’y pensais, je sentais mon derrière chauffer et picoter, mais maintenant c’était passé, je l’avais eue cette fessée, je n’en aurai plus besoin !

Si j’avais su qu’il m’arriverait … bien pis !

 Illustr. : 1) Alan Lawrence – 2) A la baguette – 3) Comixpank – 4) UnkD – 5&6) Euticus – 7) Sorebottom – 8&9) Likem Chubby

 

 

7 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Jacky. D’abord je salue votre courage de faire à 85 ans votre »coming out ». Je ne m’attarderai pas sur les différents récits que vous nous livrez même s’ils sont remarquables et surtout éloquents. Je comprends que vous n’ayez aucune nostalgie de votre adolescence marquée par la fessée. Je salue par contre vos efforts pour avoir su dominer la rancœur, voire la haine qu’auraient pu vous laisser ces souvenirs. La camaraderie et le soutien moral de vos éducateurs vous y ont aidé. Vous le méritiez. Merci pour ce témoignage qui montre qu’il ne faut pas abuser des châtiments corporels. Cordialement. CLAUDE.

  2. Victor dit :

    Bonjour Jacky.
    Lorsque vous abandonnez les poèmes pour un récit, ça donne une excellente narration qui ravira les lecteurs de ce blog. Bravo pour ces fessées. Vivement la suite.
    Bien cordialement vôtre, Victor.

    • Jackie dit :

      Victor, vous y ëtes pour quelque chose en me poussant à reprendre de la prose. Et je vous ai fait patienter…
      Alors, merci beaucoup! Le suite ne vas tarder.
      Mais même si je ne suis pas votre Victor Hugo, je n’abandonne pas mes petits poèmes…
      Encore merci et bien amicalement

  3. Christophe1962 dit :

    Bonjour Jacky,
    que ça doit être angoissant d’attendre durant la fessée de son copain, sachant que c’est à notre tour ensuite de subir semblable châtiment ! Ne vaut-il pas mieux solliciter le fesseur pour passer le premier à la casserole ?
    J’ai connu ça une fois quand mon frère aîné était allongé fesses nues sur les genoux de mon père en train de subir un interrogatoire. Moi, déjà déculotté, j’attendais mon tour de subir pareilles questions. Je ne faisais pas le fier suspendu aux réponses de mon frère. S’il avouait que c’était lui le coupable, ouf pour moi ! Mais s’il avouait que nous avions tous deux commis le même méfait, malheur ! J’étais moi aussi bon pour la fessée après lui. Bien sûr, il aurait tout aussi bien pu dire que c’était moi uniquement avec les autres copains. Ça n’aurait pas été sympa mais que ne ferait-on pas pour protéger ses fesses ? Félicitations sincères pour ton récit poignant, Jacky.

    • Jackie dit :

      C’était d’autant plus angoissant que ça allait être ma première fessée déculottée. Ce n’était pas lorsque j’avais assisté aux fessées de mes copains en restant moi-même épargné, mais en colonie. Lui,une fois fessé, n’a pas voulu assisté à la mienne. Il a demandé de se réfugier de suite dans son lit au dortoir. De fait, comme il me l’a dit, ce n’aurait en rien soulagé son derrière et même ça lui aurait fait encore plus mal de voir rougir et chauffer celui de son copain.
      Pourquoi être passé après lui ? Je ne sais pas. Peut-être parce que j’étais le plus vieux ? Merci de vos encouragements.

  4. claude dit :

    Bonjour Jacky. Ce qui me frappe dans les sept récits de fessées que vous nous racontez avec une qualité de plume qui mérite d’être saluée, c’est, me semble-t-il la quasi totale absence d’affection. Et ensuite le fait que ces fessées vous furent données en public. Voilà un comportement que je réprouve ! Même coupable, un enfant mérite le respect ! Or je n’en vois guère dans vos récits. En plus, au final, et paradoxalement vous avouez qu’il vous arrivait de « rechercher » la fessée ! L’inverse donc du but visé, qui en principe est le châtiment. Cordialement. CLAUDE.

  5. claude dit :

    Bonjour Jacky. Comme vous j’ai senti les pesanteurs de la vie en collectivité à l’adolescence : j’ai été pendant 7 ans pensionnaire dans un Lycée public. Certes, l’esprit puritain de la région proscrivait les châtiments publics dans tous les établissements scolaires. Je n’ai donc pas connu l’humiliation que vous avez subie. Pour autant, cette vie collective me pesait beaucoup. Il se trouve que mes parents m’ont élevé dans un respect rigoureux de la pudeur, conformément à leurs valeurs chrétiennes, qui, d’ailleurs, sont encore aujourd’hui les miennes, même si, à un âge à peine moins élevé que le vôtre, je les « malmené » quelque peu; ce qui m’oblige parfois à un suivi rigoureux. Mais revenons-en à ce que ma pudeur a dû subir pendant ces longues années d’internat. Certes celui-ci n’était pas mixte, mais les douches, 2 fois par semaine étaient « subies »,- du moins dans mon cas – nus ! Certes, nous n’avions pas besoin de ces exhibitions pour deviner l’anatomie masculine. Certains de mes condisciples y trouvaient même une occasion pour « jouer » avec leurs sexes. Je vous laisse deviner comment. Donc, cher Jacky, vous avez comme moi souffert d’une impudicité imposée. De plus, vos parents vous ayant élevé dans le respect de l’ordre et de la discipline, vos condisciples prenaient un plaisir malsain à vous harceler par jalousie sans doute, au point que vous avez senti le besoin de commettre des bêtises, uniquement pour ne pas vous distinguer du lot. Avec succès (pour autant que l’on puisse considérer cela comme un succès) apparemment; allant même jusqu’à recevoir la fessée en public comme forme d’ « initiation »! Mon Dieu, que l’on peut être stupide à l’adolescence ! Enfin, c’est ainsi! Qu’y pouvons-nous ? Rien, et surtout aujourd’hui plus qu’hier ! Je comprends donc que vous n’ayez pas la nostalgie de la fessée. Heureusement il y a aussi, ce n’est pas à négliger, à toute époque, des gens suffisamment intelligents pour accompagner les adolescents dans leur apprentissage de la vie adulte. Ce fut le cas pour vous : camaraderie, confiance en vous, valorisation de vous-même, grâce à des éducateurs avertis. Vous avez ainsi mis à profit ce dur apprentissage pour en faire votre métier puisque, si j’ai bien compris, aujourd’hui, vous vous consacrez, sans laxisme, mais sans abusive autorité, à aider des adolescents difficiles à trouver leur voie dans la jungle qu’est notre monde, même si, avant, ce n’était pas le paradis ! Enfin vous attirez utilement l’attention de vos lecteurs sur l’ambivalence des châtiments corporels : le martinet de l’un vous fascinait, et le fait de voir l’un de vos condisciples recevant sous vos yeux une bonne fessée vous émoustillait. Il faudrait être de marbre pour résister aux impérieux désirs de la chair dans de telles circonstances. Merci donc, cher Jacky de nous avoir donné dans cette « ultime libération», une leçon d’éducation. Très chaleureusement. CLAUDE.

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