La fessée appliquée

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Mes fessées – 2e et dernière partie

Par Jacky

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Fessé au dortoir en pensionnat

Pour mon entrée en classe de Quatrième, ma mère m’inscrivit dans un pensionnat religieux très réputé. Ce fut un tournant dans ma vie.

Dorénavant, j’étais coupé d’elle. Nous n’en sortions en effet que pour les petites et grandes vacances. Soit des séjours de quatre à six semaines. Le dimanche, nous sortions en promenade, en rangs par trois, porteurs d’un triste uniforme bleu marine, pantalons longs, chemise blanche et cravate noire (même les Petits de Sixième). J’avais heureusement échappé de justesse à la casquette, aux boutons dorés et au col dur amidonné encore en vigueur l’année précédente.

En semaine, par contre, nous étions en culotte courte, obligatoire jusqu’à la Troisième. Nous pouvions ainsi nous défouler de la stricte discipline à laquelle nous étions soumis, dans des parties endiablées en cours de récréation et le mercredi dans un grand bois.

Stricte discipline, oui car sous la menace permanente de châtiments corporels jusqu’à la classe de Troisième, mais non pas pour le travail scolaire : nos profs, les « Bons Pères » ne punissaient pas pour cela. Ils portaient un intérêt particulier à ceux qu’on aurait appelé ailleurs « mauvais élèves », s’attachaient à trouver les raisons de leurs difficultés, les aidaient, les encourageaient. Sauf devoirs manifestement bâclés, inattention délibérée. Mais, grâce à leur attitude, c’était extrêmement rare.

Il en était tout autrement pour les manquements au saint Règlement : indiscipline, mauvaise tenue, grossièretés, insolences… Leurs répétitions pouvaient valoir la fessée déculottée, administrée exprès en public, à la main, pour faire exemple. J’étais donc dans une situation toute nouvelle, avec de nouveaux camarades avec lesquels je me liais vite d’amitié. Conforté par ma fessée en colo, je pouvais enfin m’évader de ce cocon d’enfant sage si rassurant et si douillet, surprotégé par ma mère. J’étais fier de mon « indépendance ». Je n’étais plus un petit, j’entrais dans la division des « Moyens ».

De plus, en ce début d’année scolaire, je découvris un soir aux douches mes premiers poils pubiens. Quelle joie et quelle fierté ! J’avais treize ans et demi et je m’inquiétais, je pensais avoir du retard. Il était trop risqué de comparer nos attributs « de visu », mais nous en parlions beaucoup entre nous, hors de l’écoute, bien sûr de nos « Bons Pères ».

Je dus me maîtriser pour ne pas l’annoncer de suite à mes camarades au dortoir : tout bavardage y était puni de fessée (ce qui m’arriva par la suite), et je dus patienter jusqu’à l’étude du matin, après la prière, pour l’annoncer à l’oreille à mes deux voisins. En un rien de temps la nouvelle fit le tour de la classe, parvint même à des Troisièmes (nous faisions les études ensemble, la cloison entre les deux classes repliée) et je fus gratifié de sourires de connivence et de signes de félicitation.

Les Pères qui étaient chargés des dortoirs veillaient scrupuleusement à ce que nous nous cachions bien, pour nous déshabiller ou nous rhabiller, derrière les rideaux de nos meubles de séparation entre les lits. Pas question de découvrir la moindre portion de ce qui est caché dans le slip, dans l’attente aux douches. Ce qui n’était pas toujours facile chez les mieux « formés », les poches kangourou n’étant pas encore inventées ! Les caleçons avec fente sur le devant étaient interdits.

Ailleurs, tout était organisé pour qu’il soit impossible de nous retirer à deux quelque part, les entrées et sorties de W.C. étaient spécialement surveillées, en récréation le surveillant s’approchait vite quand il repérait de petits groupes qui discutaient à voix basse, nous ne devions pas laisser nos mains dans nos poches, nous étions en culottes courtes jusqu’en Troisième, mais, à cette époque d’après-guerre où le pli remonterait de plus en plus haut, les pans devaient par « bienséance » arriver au moins jusqu’à mi-cuisse, même pour les Petits de Sixième.

Dans le grand bois où nous étions lâchés le mercredi, trois grands de Philo étaient détachés pour veiller à ce que des garçons ne se cachent pas dans les taillis pour des liaisons « contre nature ». La sexualité était étroitement surveillée et bannie.

Mes poils poussèrent et s’étalèrent rapidement, et mes organes se développèrent plus vite que la moyenne (selon les renseignements échangés entre nous). Que j’étais fier de les contempler tout seul aux douches ou aux W.C. et surtout pas ailleurs, mes « Bons Pères » !

Je n’étais plus du tout l’enfant mignon ! Le temps était venu que je me libère de la sujétion de Maman. Encore un effort pour me délivrer totalement de son cocon, ne plus être l’enfant et l’élève modèle. Pour cela, je me remis à faire le pitre pendant les cours.

Mais c’est au dortoir que ça se passa mal : le « grand silence » depuis la prière du soir avant d’y monter jusqu’à la prière du matin et de redescendre en salle d’étude, était sacré. Le règlement était strict : surpris à parler ? Un avertissement. Une deuxième fois le même soir ? Une fessée pyjama baissé : douze claques chez les Petits, quinze chez les Moyens. Plus cinq supplémentaires pour récidive en cours d’années.

Je ne souhaitais pas m’y faire remarquer, comme en classe ; mais ce silence me pesait trop et pensais être assez malin pour ne pas me faire prendre. Et je le fus deux fois ! Le Père, sans un mot, m’entraîna par le bras dans mon allée entre les deux rangées de lit : je me sentis blêmir. Non pas pour les quinze claques ; j’en avais reçu bien plus en colo ; mais dans la peur de les prendre en public, derrière dénudé, à la vue de mes condisciples de ces deux rangées.

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Il m’amena jusqu’à mon lit, s’y assit et m’attira à lui. Quel soulagement ! Grâce aux petites armoires de séparation, trois ou quatre condisciples de la rangée d’en face, tout au plus, pourraient assister au spectacle. Déjà ils se dressaient sur les coudes, pour mieux voir. Tant pis ! Je me laissai déculotter et bien installer docilement sur ses genoux. Un moment d’attente. Le dortoir bruissait.

Et brusquement, vlan ! Une claque sèche résonna en moi. Mais elle faisait aussi mal que celle du directeur de la colo. Une deuxième qui me parut éclater encore plus fort. Plus un bruit dans le dortoir, chaque pensionnaire attentif à ce qu’il se passait du côté de mon lit. Une troisième, une quatrième, toujours sur la même fesse, à peu près au même endroit. Oh ! la douleur ne s’étendait pas, mais elle n’en était que plus vive et pénétrante. Et ça se poursuivait, infernal, à un rythme régulier. J’essayais bien de lui tendre maladroitement mon autre fesse, encore intacte. En vain ! Oh là là ! Je n’avais plus compté. Est-ce que ça allait s’arrêter ? Et j’éclatai en sanglots. Moi qui pensais que ça ne m’arriverait plus jamais ! Maman, Maman, où es-tu ?

Ça s’arrêta. J’étais hébété. Le Père me redressa, tourné vers la tête du lit, sans doute pour préserver ma pudeur par devant. Les copains d’en face ne purent qu’admirer le fruit de son travail :

« C’était impressionnant ! » me dirent-ils plus tard.

Une fesse était toute rouge, le milieu tirant sur le violet, alors que sa jumelle était restée blanche.

Le Père repoussa lui-même couverture et drap de dessus, me fit coucher sur le ventre, pyjama toujours aux chevilles, me recouvrit du drap (il eût été impensable qu’un derrière, même partiellement en feu, s’exposât dénudé) et remonta la couverture jusqu’en haut des cuisses. Il me passa la main sur le front et partit éteindre la lumière.

Le bruit des respirations reprit dans le dortoir. J’étais là, tout seul, à pleurer.

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Ah ! je n’étais pas encore si grand. Moi qui allais sur mes quatorze ans ! Couché sur le ventre, je passais ma main sur la fesse intacte, pour tenter de rafraîchir l’autre. Par deux fois, le Père vint soulever et relever doucement le drap. Cela me rassura. La troisième fois, il tint un moment une de mes mains dans les siennes. Et je m’endormis paisiblement. Je me réveillai en pleine nuit. A condition de ne pas frotter, ça ne me faisait presque plus mal. Je remarquai que mon pyjama avait été remonté, et la couverture tirée jusqu’en haut.

Les soirs suivants, il passait devant moi, une fois couché, avec un grand sourire. Que je lui rendais heureux, tout en ressentant parfois un picotement dans les fesses. Ce fut lui aussi, l’année suivante, qui me gratifia de marques de tendresse viriles quand j’étais en pleine détresse. Sollicitude paternelle, mais application stricte de la règle ! Et pour moi, un retour, de temps à autre, malgré tout, à l’affectivité du petit garçon. Fallait-il passer par cela pour grandir… une fessée ?

Je me gardai bien par la suite à rajouter cinq claques à mon compteur ! Bavarder ne valait pas une telle fessée. La sollicitude du Père m’en détournait. Et puis ça ne me rapportait pas la moindre considération pour indiscipline de la part de mes condisciples, considération que je recherchais en classe avec mes pitreries.

 

 

Fessé en classe au pensionnat

Car je poursuivais mes pitreries me sentant quand même fortifié par ma punition au dortoir : j’avais osé ! Le Prof Principal était tolérant avec son meilleur élève, j’en profitais, et mon indiscipline ne méritait quand même pas une autre fessée. Heureusement, car c’était tout autre chose qu’une simple fessée au dortoir. Ces fessées-là étaient encourues pour une très mauvaise tenue ou des manquements répétés à la discipline. De plus, elles étaient données en public. Elles n’étaient prononcées que pour des cas graves. Aussi étaient-elles peu fréquentes. Mais l’institution comptait sur elles, dans leurs valeurs exemplaires, et pour cela les assortissait de grandes humiliations.

Elles relevaient de la seule responsabilité du Préfet de Discipline et des Professeurs Principaux des quatre classes de Sixième à Troisième (professeurs de lettres, français, latin et grec). Eux seuls les décidaient : soit pour mauvaise tenue pendant leurs propres cours, soit suite à des rapports de leurs collègues. Ils les appliquaient dans la classe. Si c’était sur rapport du surveillant d’étude, la punition était donnée par le Prof Principal de l’élève concerné devant toute l’étude.

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C’est ainsi que les Pères, qui pourtant bannissaient d’ordinaire la sexualité, jouaient au contraire sur l’humiliation en la matière. Ils ne prenaient pas la moindre précaution lors de la déculottée et de l’administration de cette fessée : outre le derrière, vite rougissant, c’étaient les parties génitales qui étaient offertes aux yeux des camarades, certes fugitivement – ce n’en était que plus excitant – mais plusieurs fois. Quand ses fesses avaient atteint le point de cuisson voulu, le malheureux se voyait retirer sa chemise à pans, ou enrouler son tee-shirt, puis devait ôter complètement slip et culotte « pour ne pas trébucher » et se rendre, sexe en avant, mains sur la tête, au coin d’exposition, « nez au mur », son derrière écarlate exposé à la vue de tous.

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Et au bout d’un temps qui semblait infini – la durée restante du cours – le Père le faisait se retourner, encore sanglotant, les joues plus rouges de honte que les fesses qui s’étaient un peu décolorées, pour écouter un sermon de morale, et renouveler promesses et excuses. Toute la classe avait ainsi tout loisir de jouir pleinement de la vue de ces parties les plus secrètes de son anatomie. J’assistai ainsi à quatre de ces fessées déculottées publiques : deux dans ma propre classe et deux autres en salle d’étude pour des élèves de Troisième.

Schoolboy spanked in classroom

Je me réjouis de découvrir – enfin – tout à loisir, le sexe de mes deux camarades et encore plus ceux de deux plus grands, mieux fournis : j’en aurai bientôt un comme cela ! En même temps j’étais très content de garder le mien caché. D’autant qu’à mon grand plaisir, il se dressait dans ma culotte ! Et je me régalais même de voir ces fesses bien charnues tressauter sous les claques vigoureuses. Mais elles semblaient me faire mal autant qu’à eux. Et la honte me prenait alors de me réjouir des souffrances et des humiliations des punis, et peut-être encore plus de m’intéresser tant à la vue de leurs parties génitales en provoquant cet effet troublant dans ma culotte… Si bien que je sortais de ces séances complètement déboussolé. En tous cas je me gardais bien de chercher, même en rêve, à subir le même sort.

Et pourtant j’éprouvais de plus en plus le besoin de me « libérer », encouragé par mon succès auprès des autres élèves. Mon prof finit par se fâcher, m’envoya plusieurs fois « au coin ». C’était bien lassant et, à quatorze ans passés, assez humiliant, mais j’étais satisfait d’être enfin un « puni ». Puis ce fut des séjours inconfortables et douloureux à genoux sur l’estrade « dos bien droit et mains sur la tête ».

Ma réputation d’indiscipliné débordait maintenant du cadre de la classe.

Un jour, alors que je regagnai ma place, mes membres tout raidis, mon prof me menaça, les yeux sévères « attention à tes fesses ! ». Une rumeur de satisfaction, me sembla-t-il, monta dans la classe. J’eus très peur : de la fessée bien sûr, mais surtout de l’exposition qui l’accompagnait, devant des camarades qui s’en régalaient à l’avance, les yeux déjà brillants.

Je renonçai à provoquer mon prof. Du reste son regard glacial m’y contraignait Mais il fallait que je continue à m’affirmer. Alors je résolus de m’attaquer aux profs des autres disciplines. L’un après l’autre, pour que ça ne provoque pas trop de suites.

Mauvais calcul. Peut-être aussi que, dans mon inconscient, une attirance incontrôlée me faisait rechercher la fessée en public que je n’avais jamais subie. Peut-être même désirais-je dévoiler mon derrière fessé et mon sexe à mes camarades, et ainsi recru de honte, les faire jouir de mon humiliation ? C’est possible, car je traversais alors une période difficile sur ce plan, torturé, perdu…

Ce qui devait arriver arriva. En fin de matinée, le surveillant attendait normalement que les élèves des deux classes sortent au son de la cloche pour les conduire au réfectoire en rang par deux, en silence, mains dans le dos.

Cette fois, alors que nous terminions un cours de lettres, il entra et présenta un dossier à notre prof. Tandis qu’il le lisait, en levant de temps en temps les yeux vers moi, le surveillant lui me regardait fixement. Un silence de mort était tombé sur la classe. Un frisson glacé me parcourut le dos.

La cloche du déjeuner retentit.

« Jacques, vous restez avec moi » me dit le Père d’une voix glaciale. En sortant, mes camarades me jetaient des regards apitoyés, mais brillants aussi d’une lueur particulière : ils attendaient le spectacle dont ils jouiraient en rentrant en classe après le déjeuner et la récré qui suivait.

J’entendis leurs pas décroître, le silence retomber…

« Jacques, vous devez vous douter de ce que contient ce rapport… Tous mes confrères se plaignent de vous. Je vous avais pourtant prévenu. Venez ici ! »

Et le rituel classique mais tant redouté eut lieu. Il installa tout tranquillement une chaise sur l’estrade et m’attira à lui. Il me retira pull et chemise à pans, entreprit de me déculotter. Horreur ! Il va me falloir attendre tout nu ! Mais non, il me coucha de suite sur ses genoux. Énorme soulagement : ça n’allait pas être en public. (J’appris par la suite qu’un point du règlement précisait que sitôt le verdict prononcé, la fessée devait être appliquée sur-le-champ.) Ce qui m’avait sauvé.

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Rassuré, je m’installai moi-même dans la bonne position, mains sur le sol, jambes ballantes, derrière bien déployé. Il me tâta un peu les fesses, les serra à pleine main, comme pour en prendre possession : Mais moi je les lui offrais, avec chaleur, tout reconnaissant. La première claque me fit pousser un cri de surprise. Et puis ce fut un déchaînement de puissants coups de battoir. Comme pour ma fessée de Sixième et celle de la colo, de grandes ondes douloureuses pénétraient profondément dans mes fesses tout en répandant leur abominable brûlure sur toute leur surface.

Était-il possible d’avoir aussi mal ? Mes fesses étaient pourtant bien « rembourrées », aux dires, voire aux touchers furtifs des copains. Ma culotte courte les moulait bien, et j’en étais plutôt content. Là, je hurlais, pleurais à gros sanglots, battais des jambes dans le vide, suppliais, mais en vain. Combien de frappes ? Impossible de les compter ! Il semblait que ça n’arrêterait jamais…

Enfin une pause. Je restais un temps, affalé sur ses genoux, abruti de douleur. Pour entendre :

« Maintenant, c’est pour remplacer le public ! »

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Et ça repartit ! Je ne me souviens alors plus de rien. J’étais dans un abîme de souffrance. Puis je me retrouvai par terre, à ses pieds, affalé, dans la stupeur. Le sol était bien dur, mais je tentais de m’y enfoncer pour disparaître. Combien de temps restai-je prostré ? Là encore, aucune idée. Un moment, tournant la tête, je le surpris qui me contemplait, le regard brillant. Je ressentis une chaleur – mais dans le bas du ventre – et m’y accrochai pour reprendre surface. Il me proposa de me ramener au dortoir pour que je puisse retrouver le refuge de mon lit. Il dut me relever, me remettre avec précaution slip, culotte et chaussures qui avaient sauté, chemise et pull. Je me tenais à lui pour ne pas tomber. Et comme c’était réconfortant !

Le chemin ne fut pas facile. Je titubais, mais lui qui était fort me soutenait. Nous étions seuls tous les deux – toute la communauté était au réfectoire –, c’était mon secours, lui qui m’avait fait si mal ! Il me déshabilla de nouveau, me coucha – ah comme ses bras étaient solides ! –, remonta le drap du dessus jusqu’à mi-cuisses (plus haut c’était brûlant), et je me laissais faire, oubliant presque la douleur. Elle me reprit bien sûr au lit. Mais je savais qu’il n’était pas loin, qu’il reviendrait. Je tâtais tout légèrement mes fesses, craignant qu’il me les ait déformées. Au cours de l’une de ses visites, il me rassura :

« Tes fesses sont rouges et violettes, mais elles sont restées bien rondes. »

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Je mis quelque temps à me remettre de cette fessée. A me rasseoir sans précaution. Les rougeurs durent bien mettre deux jours à disparaître de dessous le revers de ma culotte. Je le regrettais même un peu, c’était comme une blessure de guerre. Car finalement j’étais passé par une très dure épreuve, mais je l’avais surmontée. Je n’avais pas été humilié devant mes camarades – à leurs grands regrets m’ont dit certains – et ça valait bien un supplément de fessée. Avoir provoqué une aussi forte punition avait renforcé mon prestige. J’étais vraiment libéré. Bah, j’avais eu besoin de la rude tendresse d’un Père pour me réconforter, mais c’était bien dans son rôle d’être père !

Cette fessée me laissait de durs souvenirs, mais je n’en gardai pas la moindre honte. Déculotté, certes, mais par mon Prof Principal. Ça n’avait rien d’outrageant. Finalement, malgré ou grâce à cette forte douleur, peut-être avait-elle été l’apport final à ma transformation, et m’avait permis de franchir une marche importante vers la virilité.

En tout cas, vive le point du règlement fixant l’exécution immédiate de la punition ! Comment aurais-je supporté l’humiliation de l’exposition publique ?

J’allais le savoir par la suite, mais avant il y avait les grandes vacances.

 

 

Fessé au réfectoire

A la fin des vacances, cette fois ce ne me fut pas dur de rentrer au pensionnat. C’était pour cinq semaines, mais j’étais heureux de retrouver mes copains et de me jeter avec eux dans des parties endiablées en recréation. A plus de quatorze ans et demi j’en étais devenu un des principaux animateurs. Et même un leader de cette classe de Troisième, moi l’ancien petit garçon si effacé ! Je n’éprouvais plus de besoin de faire le clown en classe. Du reste le souvenir de la fessée m’en aurait dissuadé. Et comme nous bénéficions d’excellents professeurs, je me jetais en plein dans les études.

Mais au milieu du premier trimestre me tomba une terrible épreuve au réfectoire. Nous y mangions en silence en écoutant un grand de Philo nous faire la lecture du haut d’une chaire. Mais ces derniers temps, la discipline s’était relâchée, et des murmures se faisaient entendre. Le surveillant, un nouveau, était un peu dépassé. Il avait spécialement repéré ma table et nous avait menacés deux ou trois fois sans que nous en tenions compte longtemps. Un jour où je bavardais discrètement avec mes voisins, il survint et m’attrapa par le bras.

« Sortez de table, vous ! »

Je pensais qu’il allait me faire mettre à genoux dans l’allée à côté de ma table, punition classique, même pour les Grands. Bah, ce n’était qu’un mauvais moment à passer ! Mais il m’entraîna, par le bras vers l’estrade où les Pères avaient leur longue table, ajoutant :

« Puisqu’il faut une fessée, ce sera pour vous. »

En effet, le Préfet de Discipline m’y attendait, une chaise à côté de lui. Un frisson me glaça le dos. J’avais vu l’année dernière un petit de Sixième se prendre une fessée culotte baissée au milieu de l’estrade. Tout petit avec ses fesses maigrichonnes, seul dans cette grande salle, il faisait peine à voir. J’entendais encore ses vaines supplications et ses cris stridents sous les puissantes claques du Préfet. Moi au moins, en Sixième, pensai-je, je n’avais pas été déculotté… Mais ici, déculotté… j’allais l’être ! Et devant les cent quatre-vingt pensionnaires ! Selon ce que m’avaient dit les anciens qui avaient assisté il y avait deux ans à la fessée d’un Quatrième, la mienne allait être sûrement plus forte que pour le petit.

Le surveillant dut me soutenir pour me faire monter les marches de l’estrade et m’amener, jambes flageolantes, vers le Préfet qui me prit par le cou.

« C’est bien ! Vous avez pris le bon », lui dit-il, tout en me fixant d’un regard insoutenable.

C’était donc prévu entre eux ! J’étais abasourdi. Non, ce n’était pas possible ! Je n’étais pas plus dissipé que les autres élèves de ma table, ou même d’autres tables dans tout le réfectoire. Alors pourquoi moi ? Et surtout châtié de cette manière si honteuse ? Cette fessée déculottée en plein réfectoire… c’était effroyable, affreusement humiliant !

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Effaré, je peinais à balbutier quelques faibles protestations. Mais déjà, sans la moindre précaution pour ma pudeur, le Préfet avait baissé culotte et slip à mes chevilles, et même enlevé ma chemise dont les pans pouvaient recouvrir mes fesses et amortir ses claques. Puis assis de côté au milieu de l’estrade, il me coucha sur ses genoux, derrière entièrement dénudé et tourné exprès vers la salle. Je me mis à trembler de peur, de honte et de froid, dans le silence impressionnant qui figeait tout le réfectoire.

Je me révoltais, ce n’était pas mérité, c’était injuste ! Moi que mon Prof félicitait de se tenir si bien cette année de Troisième ! Mais les règles de la communauté, fidèles aux traditions immuables, prônaient l’exemplarité de la sanction corporelle et de l’humiliation. La sacro-sainte discipline était ébranlée au réfectoire, lieu où était rassemblé tout le pensionnat, il fallait donc la rétablir par une intervention exceptionnelle. Peu importe que je fus ou non plus fautif qu’un autre. J’étais tout désigné pour servir d’exemple : j’étais dans la classe des plus grands « fessables » et j’avais acquis l’année précédente la réputation d’être un « dur ». Pour le surveillant je ne pouvais être qu’un meneur.

Le Préfet, lui, avait relevé l’ascendant que j’avais pris cette année sur les élèves de la division. J’étais donc « la victime idéale » pour être sacrifié sur l’autel de la « sacro-sainte discipline » comme me désignera par la suite, non sans succès, l’un de mes camarades nourri de culture antique.

Je ne songeais pas à cela, mais je ne comprenais pas, pris que j’étais sous l’avalanche des fortes claques du Préfet. Expert en la matière, il variait ses frappes : de grands coups du battoir de sa main, bien espacés, d’une fesse à l’autre, attaques en biais au hasard des globes, saccades de claques rapides au même endroit, pour les quitter quelque temps et y revenir encore plus fort, séries de tournées méthodiques en haut, en bas, à droite, à gauche, sur une cuisse, puis l’autre, le tout assorti de quelques courtes pauses pour mieux savourer son œuvre et pour que la douleur ait le temps de s’amplifier, et de gagner tout mon corps. Du grand art ! Et ça repartait. Il fallait une fessée vraiment exemplaire !

Un moment, relevant la tête, je vis à travers mes larmes, la longue table des Pères. Un secours de ce côté ? Mais tous restaient figés, visages fermés, impassibles : le règlement s’appliquait dans toute sa sainte rigueur. Donc rien à attendre d’eux. Je restais tout souffrant, en détresse, dans ma solitude, entièrement soumis à la toute puissante autorité punitive du Préfet. Il ne me servait à rien de tenter de me soulever, ou de m’appuyer sur une main pour dégager l’autre. Non… L’impuissance totale…

Les petits Sixièmes des premières tables devaient se régaler à voir les fesses d’un grand trembler, vibrer, se serrer, se desserrer, se contracter et se détendre, balloter au gré des claques dans le vain espoir de leur échapper. Je lançais des ruades. Mes jambes s’écartaient, se refermaient au point que le Préfet demanda au surveillant de les tenir. Mais je me débattais tant que par moments elles lui échappaient car il n’était pas dans une position facile, resté en bas de l’estrade pour ne rien masquer de mes fesses et de mes cuisses.

D’autant que mes cuisses étaient devenues la cible privilégiée du Préfet qui, à grandes claques cinglantes, les colorait du même rouge-violet que mon derrière. La fessée ne s’arrêterait donc jamais ?

Il y avait longtemps que je geignais et sanglotais. Là, je me mis à pousser des hurlements qui se répercutaient sur les murs du réfectoire. C’était« effrayant », me dit-on plus tard.

Le Préfet dut s’arrêter pour reprendre haleine. Abruti de douleur, je m’affalais sur lui. J’étais en même temps écrasé de honte du spectacle que j’avais donné. La stupeur semblait avoir gagné tout le monde. Combien de claques avais-je reçues ? Le compte m’en avait échappé. Ceux des élèves qui avaient commencé à le faire s’en étaient probablement eux-mêmes lassés. « Record battu » estimèrent quand même quelques Grands qui avaient assisté à quatre ans de fessées, ou en avaient reçu eux-mêmes.

Son souffle retrouvé, le Préfet reprit la correction. Rien de cette fin de fessée ne m’est resté en mémoire, comme si, complètement abruti de honte et de douleur, je n’avais rien senti. J’appris par la suite qu’un murmure de protestation s’était élevé des tables de Grands au fond de la salle. Murmure timide, certes, – c’était la première fois qu’un signe de rébellion se manifestait – mais qui dut surprendre le Préfet et lui rappeler la deuxième étape de son plan d’action exemplaire.

Il me donna encore quelques claques sans conviction, dont je n’ai aucun souvenir, pour ne pas perdre la face et me redressa. Il dut me soutenir avec l’aide du surveillant le temps que j’émerge de mon abrutissement.

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Alors ils me retirèrent le slip des chevilles, pour que je puisse descendre les marches de l’estrade. (Ma culotte et mes mocassins avaient déjà volé sous l’effet de mes ruades). Je n’avais plus aucun vêtement sur moi hormis mes chaussettes. C’est ainsi que le surveillant me traîna le corps dénudé, titubant, derrière en feu, jusqu’au débouché de l’allée centrale pour me faire mettre à genoux entre les tables des petits Sixièmes.

J’avais mis mes mains en paravent pour couvrir mes attributs virils déjà bien développés à près de quinze ans. A la grande déception de ces petits qui ne les avaient aperçus que furtivement, pendant la déculottée et la fessée. Il alla me chercher un gros bol, je m’assis douloureusement sur mes mollets et m’en servis tant bien que mal pour protéger mes organes virils de leur vue avide.

Mais comme je ne mangeais rien, il me le retira et je dus me redresser, le dos bien droit et les mains sur la tête. Ce fut pour affronter leurs regards ébahis et fascinés. Ceux qui étaient bien placés restèrent figés, les yeux brillants, tout le temps du dessert, qu’ils oublièrent du reste, d’autres moins bien placés se tordaient le cou dans l’espoir d’apercevoir quelque chose.

Les autres devaient se contenter d’admirer à défaut mes fesses de grand garçon, rondes et charnues, bien rembourrées, et aussi s’effrayer devant les marbrures d’écarlate et de violet qui les marquaient sur toute leur surface. Je les entendais siffler doucement derrière moi.

La sortie du réfectoire des pensionnaires arriva enfin. Ils défilèrent tous sur deux rangs de chaque côté de l’allée centrale. D’abord les plus grands. Je les entendis arriver derrière moi et murmurer légèrement en s’approchant de mon derrière ravagé. Quand ils me doublaient, ils se retournaient l’air goguenard ou compatissant, et ne manquaient pas de jeter un regard désintéressé – du moins l’affichaient-ils – ou condescendant sur ma pilosité et ma verge légèrement dressée. Mes joues me brûlaient de honte, autant que mes fesses.

Puis ce fut mes camarades, les Moyens. Leurs regards étaient désolés mais chaleureux, puis s’attardaient sur mon pénis, qu’ils voyaient pour la première fois. Je leur faisais profiter d’une belle occasion qui provoqua, me semblait-il, une excitation chez certains.

Enfin vinrent les Petits. Comme je ne tenais plus sur mes genoux, le surveillant m’avait fait me relever. Et comme je vacillais debout, il m’avait autorisé à baisser les bras à condition que je les tienne le long du corps. Ces petits avaient déjà été bien placés pour contempler mon postérieur et s’en effrayer, mais là il était encore plus près de leurs yeux avides quand ils arrivaient à ma hauteur. Je sentais comme des dards qui me pénétraient les fesses.

Ils n’avaient pu, pour la plupart, pas assez bien placés à table, contempler mon pénis, et en étaient frustrés alors que j’étais offert si près d’eux. Aussi, quand ils me dépassaient, y portaient-ils ces regards brillants, fascinés. Pour le plus grand nombre, c’était une totale découverte de l’organe viril des garçons !

Je souffrais de tout mon corps meurtri par la fessée et la longue station à genoux. Et surtout j’étais profondément blessé au fond de moi-même, seul, abandonné, je n’étais plus moi, mais un objet sexuel entièrement offert à la dérision et à la disposition de tous.

Je sentais le vide, ma tête me tournait et mes yeux se brouillaient. Mais j’étais invinciblement attiré par les leurs. Ces yeux du reste me poursuivront toute ma vie.

Et puis, brusquement, plus rien. Les derniers Petits étaient sortis, non sans se retourner constamment pour me regarder jusqu’au bout. Fini ! J’ai cru défaillir, mais deux robustes Philos vinrent me soutenir. Je me retrouvai debout titubant sur le chemin du dortoir. Ils m’avaient même rhabillé, sans même que je m’en rende compte tant j’étais accablé de douleur physique et plus encore d’humiliation. Je me faisais lourd dans leurs bras, rassuré par leur force. Arrivés au dortoir, ils me déshabillèrent avec beaucoup de précaution, m’aidèrent à enfiler mon pyjama, jusqu’à mi-cuisses pour le pantalon, et me couchèrent dans le refuge de mon lit, sur le ventre, drap du dessus remonté également à mi-cuisses. Il n’était plus question de pudeur !

Den.Derpa01 -1

Effondré, égaré, je m’enfonçai dans mon lit, comme pour disparaître. Dans une semi-conscience, je sentis que le Père chargé du dortoir tenait un moment ma main dans les siennes. Puis je sombrai de nouveau dans une sorte de torpeur poursuivi par les visages fascinés des Petits et le défilé sans fin des élèves passant de chaque côté de moi ; pour retomber dans le néant.

Je sentis aussi plusieurs fois la main de mon Prof Principal sur mon front. Toujours dans un état de semi-conscience, j’éprouvai un certain temps une sensation de douceur apaisante sur mes fesses. Je finis par émerger : c’était l’infirmière qui y passait un onguent. Elle se pencha sur moi pour me tâter front et nuque – c’était bon – examina mes yeux avec un grand sourire et me donna un cachet. En un éclair je revis Maman, oh ma Maman, qui s’inclinait pour un baiser. Ah ! avec les grands Philos, les Pères, l’infirmière, je n’étais pas totalement abandonné… Et je sombrai dans un sommeil profond.

Le soir j’entendis vaguement mes camarades se coucher. Le Père avait pudiquement remonté le drap sur moi. Pendant la nuit, je me réveillai porté dans ses bras : il m’avait retrouvé par terre à côté des toilettes. Je me laissai aller de tout mon poids entre ses bras, j’étais si bien… Le matin j’entendis encore vaguement mes condisciples se lever. Mais, ne pas se réveiller, ne plus penser, s’abandonner…

Cependant, l’après-midi, il me fallut bien retourner au cours. A mon entrée dans la classe, mes camarades se levèrent tous spontanément – et sans permission – et m’entourèrent, me serrèrent. Mais moi je restai fermé, livide, et je m’affalai sur mon pupitre.

Je n’ai pas réussi à analyser entièrement comment j’ai vécu la suite de cette Troisième. Il reste des zones d’ombre, peut-être à jamais enfouies, peut-être parce que je ne réalisais plus rien. Je suis resté un long temps abattu, prostré. Le soir je m’effondrais lourdement abruti de sommeil. Ou je me tournai et me retournai dans le lit, poursuivi par ces yeux des Petits, au milieu d’un défilé sans fin. Certains matins, je me réveillais hagard. En récréation, je ne jouais plus, j’étais absent. Si le surveillant intervenait, je courais avec les autres mais comme un automate.

La riche camaraderie de la classe qui m’a entouré a été ma bouée de sauvetage, quand j’allais sans doute me noyer. Il y avait parfois des tensions, des rivalités, des affrontements entre nous. Mais dans les périodes difficiles, tous se resserraient. Et les camarades avaient bien conscience que la punition était disproportionnée et que j’avais été cette « victime expiatoire immolée sur l’autel du Dieu de la Discipline ». Cette solidarité était une réponse au Préfet. Quand ce dernier approchait, ils se serraient autour de moi et le regardaient fixement sans rien dire. Les Philos bientôt en firent autant : ils ne craignaient guère des représailles. A son arrivée dans la cour, ils se figeaient sur place et le fixaient du même regard.

Bouée de sauvetage également, celle tendue par mon Professeur Principal. Dès le début de l’année il m’avait compris et pris en considération et me sollicitait avec précaution. Je commençai à me raccrocher, pour souvent retomber dans la torpeur, sans le moindre reproche de sa part. Lui poursuivait ses sollicitudes. Et un jour, je ne sais pas au bout de combien de temps, je me relançais dans les études. D’autres profs, sans doute encouragés par lui, avaient adopté son attitude. Et finalement, comme pour fuir le reste, je m’y jetai à fond.

En dehors je restais encore prostré, sans aucun goût pour rien, Mais quand je me tournais et me retournais dans mon lit, hanté par ces regards avides et ébahis ou par le défilé des élèves, le Père chargé de mon dortoir, – celui-là même qui m’avait fessé l’année précédente – me serrait la main ou me la posait sur le front, jusqu’à ce que je m’apaise. Ce qui ne tardait pas à survenir. Mes camarades arrivèrent à me relancer dans leurs jeux à la récré.

« Hé tu nous manques ! Viens, c’est bien mieux avec toi ! »

Et le temps passant, mon Prof Principal me fixait de temps en temps d’un regard lumineux, qui me disait – c’est du moins comme cela que je traduisais – :

« Je suis vraiment très fier de vous, continuez ! »

A quel moment j’ai vraiment réémergé, je n’en sais rien, et ce fut sans doute progressif. Certes cet événement m’était survenu alors que j’étais en pleine assurance, équilibré, bien affirmé, mais tout seul, j’aurais sombré.

Je ne portais et ne porterai jamais le Préfet de Discipline dans mon cœur. Il m’en restait une blessure non cicatrisée et elle le demeure quelque peu. Mais cette confiance en mes capacités de la part de ces « Pères », et pères, là, ils furent comme peut l’être un père, comme le formidable soutien de mes camarades, me rendirent progressivement optimisme et confiance dans l’avenir, dans la vie. J’avais été écrasé d’humiliation, mais je m’étais redressé. Je l’avais pu parce que j’avais en moi richesse et capacités, – les Pères et mes copains en avaient témoigné –, et que je pouvais m’appuyer sur mon entourage. Ces fameux regards des Petits me poursuivaient toujours, mais je pouvais appeler à la rescousse pour y substituer ceux, si chaleureux des camarades et si confiant et valorisant des Pères.

Du reste, la communauté des Pères, commençait à remettre ses pratiques en cause. L’excès même de la réaction du Préfet, dans ses fonctions pour maintenir les principes inébranlables du maintien de la discipline, certainement aussi, les manifestations silencieuses et froidement contrôlées des Philos et des Moyens ainsi que l’attitude de mes Pères, n’avaient fait sans doute que renforcer ces interrogations.

Je finis mes trois ans restant de scolarité au pensionnat dans une toute autre ambiance. Un nouveau Supérieur nous était arrivé, et la communauté revint progressivement sur ses certitudes et ses pratiques. La discipline ne s’en relâcha pas pour autant, mais elle était bien mieux supportée. Et les Pères y gagnèrent en considération et en confiance de la part de leurs élèves.

Mais cela est une autre histoire.

Illustr. : 1) Cross-Chan 15 – 2) Unkn (星梅) 1-2 – 3) Alan Lawrence – 4) Unkn URSS  - 5) Sorebottom – 6&7) Unknw –  8) T-Big – 10) Unkn (しおごはん) 3 – 11,12&13) Den.Derpa01

 

 

 

24 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Jacky. Merci pour ce beau témoignage dont on peut regretter qu’il soit le dernier. Pour tout vous dire, je suis partisan d’une discipline stricte dans l’éducation tant au niveau du comportement que de l’assiduité à l’école. Pour autant, je n’approuve pas les châtiments corporels donnés en public. Dans mon petit village puritain, le problème ne se posait même pas. Par contre notre « Cahier de Correspondance », visé deux fois par jours (!) y suppléait amplement. Pour moi un signalement et c’était le Martinet assuré, souvent en outre précédé d’une sévère fessée. Je ne renie pas cette éducation. Elle ne m’a pas humilié. Mes parents étaient aussi affectueux que sévères, c’est sans doute ce qui m’a permis d’être châtié jusqu’à un âge avancé tant pour mon indiscipline que pour juguler une sensualité exubérante. Voilà cher Jacky, ce qui fait peut-être la différence entre nous. Cordialement. CLAUDE.

    • Jackie dit :

      Merci pour vos deux interventions. Pour la fessée en public, on peut peut-être nuancer. Si c’est pour faire exemple, impressionner copains et camarades et les inviter ainsi à ne pas imiter le comportement ou les bêtises du puni, ça peut se justifier. A condition bien sûr de ne pas l’assortir du classique « T’as pas honte d’être déculotté devant tes camarades ? » Par contre, déculotter l’enfant en public pour bien l’humilier, à plus forte raison l’ado, là non ! Pleinement d’accord avec vous. C’est la volonté d’humilier qui est la plus humiliante. Bien sûr, enfants et ados réagissent chacun différemment, mais Il est des humiliations qui blessent profondément, sans qu’on le cherche et même sans qu’on s’en rende compte.
      Dans mon pensionnat, la Fessée publique en classe, pouvait se justifier, même à 14 ou 15 ans, à l’époque. Mais c’était l’exposition qui suivait la fessée, du derrière et du devant, tout nu, qui était inadmissible et blessait profondément. Mon cas, lui, est exceptionnel. Mais il n’a été que l’application, à l’extrême, du principe de la nécessité de l’humiliation dans l’éducation pour obtenir soumission et discipline.
      Bien cordialement et au plaisir de vous lire.

  2. Victor dit :

    Bonjour Jacky.
    Un excellent récit, bien narré, avec votre style toujours très agréable. Une lecture passionnante qui ravit le lecteur attentif que suis. Même si vos poèmes ne sont pas ma tasse de thé (ou de chocolat pour rester dans l’ambiance des récits), en fait ils vous retardent dans l’écriture de vos récits. (Je plaisante !)
    Bien cordialement vôtre,
    Victor.

    • Jackie dit :

      Mais non VICTOR. Si je ne ne m’étais pas amusé avec ma gentille muse à badiner, à dédramatiser (au moins pour moi)l’abord de la fessée avec une tendre et légère ironie, à apporter de la fraîcheur, je ne me serais pas résolu à me livrer dans ce long texte, comme je l’ai fait. Les si nombreux poèmes et longs poèmes de l’autre Victor, ( HUGO )n’ont pas dû faire attendre « Les misérables ».

  3. christophe1962 dit :

    Pardon cher Jacky,
    cette deuxième partie me fait si mal. Epoustouflant ! Dramatique. Moi je vais te le dire, ton préfet de discipline n’a pas servi Dieu, non ! Loin de là, horreur! Il a servi son vice, sa perversion , son sadisme, oui !
    Bien sûr, ceux qui ne l’ont pas vécu ne comprendront pas .Désolé ça non on ne peut pas, non !
    Ce que je sais, c’est que c’est gravé à jamais dans ta mémoire. Mais qu’aurais-je fait ou aimer faire pour t’aider, moi, ton virtuel copain ? Te consoler en te parlant d’un royaume où l’enfant est roi ? Où l’être n’est pas corrompu ? Trop d’injustices chez les soi-disant adultes qui nous déçoivent pour la vie.
    J’aurai pensé que tes belles fesses constituaient un attrait pour ton bourreau, mais quand tu évoques le petit aux fesses maigrichonnes et ses cris … Il prenait son pied pendant que les tiens s’affolaient !
    Allez ce n’est pas grave, c’est fini, « je t’en prie mon p’tit Lou,t’en fais pas ce n’est pas la vie … »

    • Jackie dit :

      « Comment aider ton virtuel copain ? » CHRISTOPHE 1962. Hé bien par le regard, et le tien se sent bien dans ton commentaire. Les regards de ces petits sixièmes et cinquièmes du réfectoire, me poursuivent encore, 73 ans après. Dans ma période de torpeur qui suivit ma fessée, éveillé ou couché, je les voyais défiler sans cesse et je m’enfonçais dans l’inconscience pour y échapper. Et puis sont venus à mon secours les yeux si chaleureux de mes camarades, confiant et valorisant de mon prof, si amicaux du père du dortoir qui m’avait fessé l’année dernière, et bien d’autres.
      Et les regards de mon camarade fixés sur le préfet quand il s’approchait et qu’ils se serraient, sans un mot, autour de moi. Alors, quand les yeux des petits revenaient me poursuivre, dans ma semi-conscience j’appelais tous ces derniers regards et l’attroupement des copains autour de moi chassaient le défilé me faisaient même parfois remonter à la surface
      Maintenant, si ces regards du réfectoire m’assaillent de temps en temps , très vite viennent s’y substituer ceux , droits , résolus, confiants et fiers de ces ados que nous avons pris en charge alors qu’ils étaient si mal partis dans la vie. J’ai failli sombrer, mais j’ai rebondi, j’ai écrit comment, et au fond ; si je n’avais pas subi cette rude épreuve, je n’aurais sans doute pas bénéficié d’une vie professionnelle si passionnante.
      T’éclaircir au sujet de Préfet de discipline, serait cette fois trop long dans le cadre des réponses aux commentaires ? Mais je peux y revenir. Et un très grand merci pour ton si sympathique message.

      • Christophe1962 dit :

        Mon cher Jackie ,
        Ah si tu pouvais chasser de ta mémoire tous ces regards juvéniles ! De la curiosité mal placée mais dans un certain sens pas contre toi. Un manque de maturité tout simplement. Puis il faut dire que devant de tels attributs et des proéminences aux galbes accentués d’u rouge éclatant, ça ne peut qu’impressionner, surprendre.
        Pour ces petiots, l’inconnu se dévoilant, ils découvrent ce que les principes judéo-chrétiens commandaient à l’époque de dissimuler à tout prix. Pourquoi ne pas essayer de positiver, c’est le contexte avant tout qui te l’a interdit, la notion de pudeur étant ainsi malheureusement pour toi inculquée au centuple.
        Quelle hypocrisie ! On vous conditionnait pour cacher votre intimité, mais lors des punitions c’était derrière nu bien exposé à tous ces regards !
        Ce n’était pas ton intimité qu’ils admiraient ces petits mais plutôt ce qui était en pleine fleur de l’âge. Qui te dit que cela ne les a pas marqués pour toujours eux aussi ? Pourquoi ne pas en être fier après tout même si ce n’est pas évident sur le moment ?
        En ce qui me concerne, question pudeur, je ne l’ai intégrée que modérément. Ce n’était pas une priorité à l’appartement. Même déculotté devant ma soeur, ma grand-mère, ma mère, mon frère et bien sûr le papa fesseur, je n’ai pas ressenti de honte.
        Je te trouve bien indulgent à l’égard du Père du dortoir qui t’a fessé sur une fesse seulement. Qu’est- ce que cela veut dire ? A quoi jouait-il à meurtrir au maximum une parcelle tout en épargnant une autre ?
        Mon père, sur les conseils de ma maman trouvant mes fesses assez rouges, reportait les claques équitablement sur chaque cuisse. Ainsi pas de fesse ou cuisse jalouse ! Il ne se posait pas de questions ! Je m’en amuse aujourd’hui mais gamin, Aïe !
        Comment était-il éclairé ton réfectoire ? La couleur des murs ? Cela accentuait-il l’exposition des punis ?
        Personne n’a donc pris la peine à ses risques et périls de consoler le garçon fessé au réfectoire, de le réconforter ?
        Toi tu as connu une solidarité remarquable, c’est une chance !
        Pour te réconforter, il aurait fallu que tout le monde se mette tout nu et défile ainsi. Moi j’aurais bien commencé à le faire mais en vérifiant bien que les autres me suivent ! Solidaire mais pas follement téméraire !
        A bientôt

        • Jackie dit :

          Finalement, qu’importe de chasser ces regards des petiots, car à chaque fois ils appellent d’autres regards d’ados, ceux-là merveilleux : la joie, eux qui avaient été si malheureux, la confiance en moi, la fierté, eux qui avaient été rejetés, et incapables de ne rien faire de bon. Je n’ai pas ressenti une agression des petits, leurs regards étaient même admiratifs devant la découverte des attributs virils. Mais à partir de mon plus intime. Une dépossession de moi-même. Je n’étais plus rien, j’étais anéanti
          Les quinze claques au même endroit : tout simplement parce que 15 ça ne fait pas beaucoup ! Alors au même endroit ça ne fait nettement plus mal que 15 réparties sur tout le derrière.
          Hypocrisie du derrière et encore plus du devant dénudé : la sacro-sainte règle, issue d’une longue tradition, stipulait des fessées codées mais peu fréquentes, donc exemplaires. Pour cela, il fallait les assortir d’humiliations. Et les plus fortes et les plus efficaces, dans ce milieu si pudibond étaient celles à résonances sexuelles.
          La couleur des murs ? Je me souviens seulement qu’ils résonnaient bien.
          Une manifestation comme ton défilé cul nu était impensable, la Règle , prégnante, et le système de punitions paralysant. Pourtant il y a eu questionnements et forme de rébellion
          Un grand, grand merci pour tes messages si chaleureux.

  4. Roger dit :

    Vos deux récits :courageux, directs, sans fard ni fioritures. Très émouvant. Merci

  5. cambaceres dit :

    Bonjour Jacky,
    Merci pour votre récit plein d’émotions. Je comprends tout à fait pourquoi il vous a fallu tant de temps pour exprimer tout ce ressenti profondément enfoui au fond de vous-même. « On ne guérit jamais de son enfance » écrivait et chantait Jean Ferrat. Nous gardons tous en nous une part de l’enfant qu’on a été et avec celle-ci les premières griffures de la vie. Il nous faut accepter à un moment donné cette « résilience » nécessaire, pour reprendre l’expression de Boris Cyrulnik. Mais le chemin à parcourir pour y arriver est difficile et douloureux.
    Comme je l’ai raconté dans plusieurs récits, j’ai été élevé assez rigoureusement par ma mère avec port de culottes courtes et punitions au martinet sur les cuisses nues jusqu’à seize ans passés. Il m’a fallu du temps pour accepter ce passé. Pendant longtemps ce fut pour moi la fuite en avant à travers les études, les diplômes, les concours de l’enseignement, mon travail d’enseignant, mes fonctions juridiques et judiciaires. Ce fut grâce à mes élèves qu’à un moment donné j’ai décidé de me poser et de regarder en arrière vers mon passé. Et j’ai compris que l’enfant et surtout l’adolescent que j’avais été restaient très vivants en moi et dictaient toujours certains de mes comportements. Il m’a fallu faire la paix avec moi-même et reconnaître que cette sévérité n’aurait pu être possible si je ne l’avais tolérée et finalement encouragée. Tout n’était pas la faute de ma mère et je partageais avec elle cette responsabilité.
    Je dois l’avouer, cher Jacky, votre témoignage poignant m’a glacé et horrifié. Ma mère n’aurait pas admis les brutalités que vous avez subies dans ce pensionnat catholique. Bien que catholique, elle ne faisait pas grande confiance à l’établissement privé dans lequel je faisais ma scolarité et savait parfaitement faire la part des choses. Et surtout elle m’entourait d’affection. Tout ce qui manquait à la « sévérité » de certains de ces bons pères. Le juriste qui demeure en moi n’hésite pas à dire qu’il s’agissait-là de maltraitance et de harcèlement moral. Heureusement que la camaraderie vous a permis de vous en sortir mais j’ai la sensation que ce fut limite.
    Je n’ai jamais reçu de fessée déculottée et je n’ai vu qu’en 11° ( CP ) un garçon en recevoir une devant toute la classe. Plus tard, ce ne fut qu’en 5° puis en 3° que j’ai été le témoin de gifles données par des enseignants, surtout des prêtres. Depuis vos études dans ces classes, plus de vingt ans s’étaient écoulés et les moeurs n’étaient déjà plus tout à fait les mêmes.
    En tout cas, merci Jacky pour votre récit d’une écriture si fine qu’elle décrit formidablement vos émotions et nous en tire aussi à nous vos lecteurs. Vos poèmes m’avaient beaucoup touché mais là votre prose m’a bouleversé.
    Cordialement.
    Cambaceres

    • Jackie dit :

      Nous avons tous les deux subi l’emprise de notre mère et nous y sommes complus. Nous nous en sommes libérés, moi plus tôt, mais à quel prix !!
      Le chemin que j’ai suivi jusqu’à la traumatisante épreuve finale, je l’ai écrit et fait diffusé pour une ultime libération Les quelques-uns qui comme vous en ont été ému et m’ont adressé des messages si chaleureux la confortent
      Je vous en ai une grande gratitude.

      Vos élèves vous on fait regarder en arrière et mieux les comprendre. Moi , j’ai voulu rendre ce que les Pères m’ont donné, ils m’ont tiré du naufrage. Alors je suis allé vers ces jeunes ratés de la vie ,avant qu’ils ne s’écroulent totalement hors la société , avec ce que ces Pères m’avaient apporté Un autre regard que celui du préfet et de la sacro-sainte Règle, un regard confiant, qui valorise, manifeste l’estime, au contraire même de l’humiliation. Au fond de l’enfant et l’ado, la vie peut n’être plus que braises couvertes de cendres Un souffle puissant, et elle rejaillit.. Ce fut passionnant et gratifiant. Vous l’éprouvez, les ados ont beaucoup à nous apporter.

      Mais non les Pères n’étaient pas que sévérité, sans affection. Mon récit des si choquants méfaits du Préfet font sans doute porter moins d’attention sur l’affection qu’ils m’ont donné et qui fut déterminante Mais ils appliquaient la Règle, dont, pour la discipline le Préfet était le premier gardien et le premier prisonnier. Heureusement cette Règle visait en primauté la discipline. Hors elle ils agissaient bien plus librement  .D’où des attitudes contradictoires

      Et les excès du Préfet envers moi, comme les impressionnants regards des camarades groupes autour de moi, repris par les philos, regards résolus, dans le calme et la dignité, regards accusateurs dénonçant l’injustice, ont contribué à renforcer le questionnement qu’ils se posaient déjà. Il aboutit à une évolution de l’établissement.
      Encore un très grand merci.

  6. Chris B dit :

    Bonjour Jacky,
    dans votre émouvant témoignage, je vois que vous avez gardé d’amers souvenirs de votre enfance et surtout de votre adolescence suite aux fessées reçues en tant que pensionnaire. Et tout cela vous a éprouvé autant moralement que physiquement, et j’en suis triste pour vous. Le but d’une fessée dans la tradition ancienne est d’assagir les enfants, de les mettre en garde, pas de les choquer à vie.
    Néanmoins, la fessée publique et à derrière nu que vous a administrée ce préfet en plein réfectoire m’interpelle : généralement à l’adolescence, quand on a 14 ans passés, je le sais par expérience, on a tendance à jouer au rebelle, au grand, on fait le dur alors qu’en réalité pour un rien, une petite plaie de rien du tout, on a toujours besoin d’un parent pour nous soigner. Et en cas de fessée cul nu en public, on essaie de tenir bon pour ne pas pleurer mais on finit par craquer, signe que la fessée a atteint son but et qu’elle peut donc cesser. Cela a dû vous arriver également Jacky. Vous à 15 ans ou presque, vous laissez entendre que votre fessée publique au réfectoire vous a fait très mal, beaucoup plus qu’avec vous autres professeurs du fait de l’humiliation subie. Alors pourquoi n’avez-vous pas crié ou pleuré pour amadouer ce Père préfet et l’inciter à faire cesser votre correction ? Peut-être que cela vous aurait épargné également l’humiliante pénitence d’être mis nu à genoux entre les tables et le défilé de tous les élèves ? Merci par avance de votre réponse.
    Cordialement.
    Chris B.

    • Jackie dit :

      Mais CHRISTOPHE , j’ai pousse de hurlements « effrayants que les mur du réfectoire se renvoyaient « , au point qu’un murmure de protestation s’est levé des tables des aînés ; C’était la première fois que ça se produisait !

      La communauté était régie par une sacro-sainte Règle à laquelle les Pères avaient fait vœux d’obéissance. En matière de discipline des pensionnaires elle stipulait que les fessées étaient nécessaires mais en nombre réduit. Pour cela il fallait qu’elles soient exemplaires. Aussi étaient-elles bien codées et accompagnées d’humiliations. Et les plus fortes humiliations en ce milieu si pudibond, c’étaient celles à résonances sexuelles. C’est pourquoi qu’après la fessée donnée en classe, le puni restait entièrement nu exposé pile et face devant toute la classe. Faiblir, céder aux ,supplications , avoir pitié était impensable . Totalement opposés aux principes de la règle, ça ouvrait la porte à l’indiscipline .

      Le préfet était le premier gardien de la Règle en matère de discipline. D’une part, des pères, dont mon Prof principal, tout en observant strictement la Règle commençait à soulever un questionnement. D’autre part l’indiscipline gagnait un lieu où était rassemblée toute la communauté . Il fallait au vu des Pères et des élèves une action des plus exemplaires, Fessée record, humiliation la plus forte jamais inventée. Peu importe qui était  » la victime expiatoire sacrifiée à la discipline « qu’il confondait avec son Dieu , .peu importe qu’elle soit plus fautive ou moins fautive qu’autre. Pas de pitié . L’EXEMPLE… !

      Merci de l’attention que vous m’avez portée. N’hésitez pas si vous avez d’autres questions.Mon récit en soulève. Bien cordialement

      • Chris B dit :

        Bonjour Jacky,
        Vos parents vous ont envoyé dans cet établissement comme les autres parents des autres pensionnaires pour une meilleure discipline. Mais dans ce centre religieux, la discipline a laissé place également à des humiliations injustifiées. Pourquoi n’avez-vous pas informé vos parents de ces terribles humiliations, surtout cette dernière fessée au réfectoire comme je l’ai compris, tout comme les autres internes qui, éduqués avec la fessée chez eux, auraient pu sentir que celles du pensionnat étaient excessives et s’en plaindre ?
        Cordialement.

        • Jackie dit :

          Ma mère ne m’avait pas adressé au pensionnat pour indiscipline, puisque j’étais un élève modèle, très sage. Le directeur de la colo ne lui avait pas signalé sa fessée, c’était une affaire « entre hommes ». Et j’ai profité du pensionnat pour me délivrer de son emprise en quatrième par l’indiscipline. Je me suis bien gardé de lui parler des deux fessées que j’y ai reçues. Ce n’était pas porté sur les bulletins scolaires. Quant à la fessée publique au réfectoire et l’exposition qui a suivi, dont, cette fois, je pouvais vraiment me plaindre, elle m’aurait aussitôt retiré. Et je retombais sous sa coupe ! Pas question ! Et mes copains avaient mieux à faire que d’en parler à leurs parents qui n’étaient pas concernés et ils l’ont fait en se serrant autour de moi, les yeux fixés sur le Préfet quand il s’approchait. Bien cordialement, Christophe.

  7. Christophe1962 dit :

    Oui cher Jackie une question , mais un bonjour auparavant ,
    A s -tu revu tes camarades depuis et pu revoir ton établissement scolaire, ou se situait-il

    • Jackie dit :

      Excuse-moi, Christophe(1962), Je préfère ne pas dévoiler le lieu du pensionnat, je pense que tu ne m’en voudras pas. Oui j’y suis retourné pendant mes études pour y assurer des heures de surveillance. Il avait évolué durant mes trois dernières années chez les  » Grands  » (de la Seconde à la Philo) Où en était-on trois ans après mon départ?
      En effet l’année de ma fessée au réfectoire, les Pères se posaient déjà des questions sur le bien-fondé du principe de l’humiliation. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles le Préfet, premier gardien des sacro-saintes règles de la discipline avait voulu mener une action particulièrement exemplaire, aux yeux des élèves mais aussi de ses confrères. Mais ses excès mêmes, et ce terrible regard accusateur d’ados serrés autour de moi le fixant, relayés par les Grand, ne firent que renforcer ce questionnement
      L’année suivante nous arriva un nouveau Supérieur. Au bout de quelque temps il me convoqua et me demanda ce qui m’était arrivé, comment je l’avais vécu, ce que j’en pensais. Ce fut long, je lui dis tout sans réserve, très gratifié qu’à quinze ans et demi, un Supérieur me prit tellement au sérieux.
      Ce qui dissipa les dernières brumes dans ma tête. Il interrogea quelques Premières et Philo. La communauté des Pères réfléchit et discuta beaucoup en « chapitre « , sans le Préfet qui avait demandé,- version officielle – sa mutation. Et dans les trois ans, les fessées des Moyens d’abord puis des petits ne se firent plus en public – dons plus d’exposition après elles. Puis ce fut même la suppression de la fessée aux Moyens puis aux petits.
      Je le constatais. Le laxisme ne régnait pas pour autant. Il n’y avait pas plus ni moins d’indiscipline : la discipline était aussi sévère que de mon temps. Mais la confiance envers les Pères avait encore grandi. Une remarque révélatrice de l’esprit. Le système de  » colle  » qui était déjà appliqué chez les grands fut étendu à tous. C’était très dur, par ce que nous ne quittions le pensionnat que pour les grandes et les petites vacances. Deux avertissements en 4 à 6 semaines, et ça tombait. Surveillant, on me donna la consigne : « faites comme nous : ne soyez pas à guetter les éventuels nouveaux méfaits des « avertis ». Au contraire veillez sur eux, manifestez leur de la confiance, encouragez-le. »
      Toutes mes amitiés

      • Christophe1962 dit :

        Pas de soucis Jackie. A quoi pensais-tu durant tes fessées ? Pour celle du réfectoire tu n’as pas songé à supplier le préfet d’arrêter? Serrais-tu les fesses au moins pour amoindrir la douleur ? L’humiliation a t’elle été plus forte que la fessée elle-même ?…

        • Jackie dit :

          Je ne vois rien à rajouter CHRISTOPHE (92) sur ce que je pensais pendant mes fessées au dortoir et en classe. Pour celle du réfectoire : abasourdi. J’ai bien balbutié quelques mots. Mais le Préfet la voulait exemplaire. Il eût été impensable qu’il fléchisse devant tous ses confrères et les 180 pensionnaires rassemblés. Bien sûr, le plus dur de tout pour moi a été mon exposition tout nu au milieu des sixièmes puis du défilé de sortie de tous les élèves.

          • Christophe1962 dit :

            Pour se retrouver sur ce blog, pour ceux qui ont réellement vécu la punition corporelle, je pense qu’il persiste un léger ou important « traumatisme ». Il ne faut pas le renier. Quand je vois de charmants bambins je n’arrive pas à comprendre comment on peut leur faire aussi mal. Ce que l’on oserait faire à un adulte on le fait à un enfant.
            Une fois j’ai abordé avec ma soeur lors d’un dîner, (étant adulte) le sujet des fessées qu’il nous administrait . Pour faire simple à bout d’arguments et gêné, il a fini par dire que cela l’excitait.
            Si je n’avais pas la foi, je ne serais plus là, l’homme me déçoit de plus en plus.

  8. CLAUDE dit :

    Bonjour Jacky. Désolé, mais je suis outré par la violence de l’humiliation que vous avez subie. Rien ne la justifie. De plus, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle « dérogeait »-(le mot est faible!)- à la plus élémentaire pudeur. Et cela dans un établissement religieux ! Non ce n’était pas une forme de discipline. Pour moi, c’était un « jeu » sadique mené par des religieux pervers! J’ai reçu une éducation sévère avec Martinet et fessée, mais je n’ai jamais été humilié. Si cela avait été le cas, je pense que je me serais révolté. Mon expérience montre que l’on peut élever sévèrement un adolescent sans violer pour autant sa pudeur. Et cela, pas dans une grande ville, mais dans un petit village puritain où l’on ne confondait pas correction et humiliation ! Merci encore de nous avoir livré un témoignage qui a entraîné de nombreuses réactions en raison précisément du caractère scandaleux de ce que l’on vous a fait subir sous prétexte de faire régner la discipline ! Belle discipline que voilà ! Plutôt sadisme et exhibitionnisme pervers ! Quelle malfaisance, quelle hypocrisie ! Non jamais je n’aurais supporté ce que vous avez subi. Très chaleureusement. CLAUDE.

    • Jackie dit :

      Je suis très touché, CLAUDE, que vous m’ayez manifesté une telle émotion et vous en remercie. Etablissement catholique ? Mais l’humiliation de la déculottés publique ne s’appliquait même pas, ni chez mes  » Très chers Frères des Ecoles Chrétiennes  » ni dans le Lycée catholique de mes Sixième et Cinquième.
      Il me semble, mais je ne peux le confirmer, que les déculottées publiques, jusqu’à la 3ème au moins, étaient la marque des pensionnats de tous bords avec le soutien des parents. Rappelez-vous le « Fichu pensionnat » le si prenant texte de DAVCHA avec ses fessés quotidiennes, au martinet, et ses déculottées si fréquentes. Au point que les habitués ne s’en sentaient plus humiliés et Paul, de mon âge d’alors, heureux et fier de montrer ses fesses, et le reste avec. Et plus d’une fois, dans ce même blog a été prôné la déculottée systématique en public, pour bien humilier. Pour moi ça a été nettement plus loin. Mais dans le même principe, simplement poussé à bout.
      « Se révolter  » ?, l’emprise était telle que ce n’était pas possible. Je me suis révolté quand le Préfet m’a coincé sur ses genoux. Mais que pouvais-je faire ? Mais rassurez-vous, la révolte a eu lieu : les terribles regards résolus d’ados serrés autour de moi fixant le Préfet quand il approchait, regards accusateurs, dénonciateurs. Bientôt suivi par les aînés, sur place dans leur cour. L’attention toute spéciale et la valorisation que m’ont portées mes Pères, et qui m’ont sauvé, ont été elles-mêmes accusatrice et révélatrices du questionnement qu’ils se posaient, sur des principes de la Règle.
      Révolte pacifique des élèves, parce qu’ils étaient entourés de l’attention, et, je le rajoute tout paradoxal que ça puisse paraître, de l’affection des Pères (pas du Préfet). Et la Règle avait oublié qu’ils étaient… des Pères ; Ils pouvaient l’être, et ils le furent, à leur initiative, en toute liberté.
      Dès l’année suivante, les fessée pour les Moyens ne se donnaient plus que pendant la récréation et à huis-clos. Plus d’exposition tout nu ! Et ce n’était que le premier pas d’une évolution. Et moi, j’ai rebondi. Alors, cher Claude, ne souffrez plus pour moi ! Et merci.

  9. claude dit :

    Bonjour Jacky. Le traitement public que vous avez subi dépasse la norme de ce que devrait être un châtiment corporel en tant que sanction d’une faute; selon moi, ce n’est ni plus ni moins qu’une forme de discipline aveugle et démesurée par rapport à votre conduite somme toute normale, en tout cas connue chez un adolescent ! Et pourtant, ceux qui me suivent sur ce blog savent que je suis loin d’être opposé aux châtiments corporels. Mais châtier n’est pas humilier, et encore moins : « pour l’exemple » ! Ce qui fut votre cas dans ce réfectoire, en présence de tous les pensionnaires et de vos professeurs. Je comprends donc vos réserves sur ce type de correction, si on peut appeler cela une correction ! Cordialement. CLAUDE.

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