La fessée appliquée

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Mes souvenirs et mes idées sur les châtiments corporels. 1

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Par Claude

Ce que je pense de l’usage des châtiments corporels dans la famille et à l’école

Je suis issu d’une famille rurale qui menait une existence simple dans un petit village du Midi. Comme beaucoup de foyers à l’époque, mes parents étaient très attachés aux valeurs familiales. Une bonne éducation faisait la fierté des parents et des enseignants, dussent-ils parfois sévir pour contenir les ardeurs juvéniles des enfants.

C’étaient des gens modestes et, si l’on peut dire, vertueux. Mon père, modeste artisan, nourrissait notre petite famille de son travail manuel pénible et mal rémunéré. Ma mère, couturière de son métier, avait dû l’abandonner pour veiller à mon éducation après ma naissance. Devenue femme au foyer elle s’occupait d’un petit élevage de volailles pour faire bouillir la marmite. À l’époque il n’y avait pas de crèche comme aujourd’hui et jusqu’à l’âge de six ans je demeurai sous sa protection.

Je dois à leurs efforts immenses comme à leur affection la possibilité de suivre des études secondaires en pension puis des études supérieures. L’éducation qu’ils me donnèrent fut aussi très marquée par les valeurs chrétiennes, catholiques en l’occurrence, valeurs que je conserve aujourd’hui, sans le moindre soupçon de fanatisme !

Cette présente introduction a pour seul but d’éclairer mon point de vue quant aux méthodes d’éducation telles que la tradition les perpétuait pour leurs bienfaits et telles qu’il serait peut-être souhaitable de se raccorder au vu du laxisme ambiant.

Je fus élevé dans l’ambiance d’une discipline stricte mais sans rigidité où je fis le douloureux mais salutaire apprentissage des règles sociales de bonne conduite et aussi celles qui régissent la morale personnelle jusqu’aux secrets de mon intimité sexuelle. De l’enfance à l’adolescence j’ai donc eu ma part de châtiments corporels – appelons-les par leur nom – des plus ordinaires aux plus sévères quand je l’avais mérité.

Certes, mes parents n’en abusaient aucunement. J’étais toujours puni à bon escient et avec mon consentement, mais s’il le fallait, ils n’hésitaient pas non plus à me déculotter pour une sévère fouettée au martinet sur mes fesses dénudées. Cependant, et j’insiste ici, que le martinet familial fût tenu par mon père ou de ma mère, la correction à derrière nu avait toujours lieu en privé.

N’allez surtout pas croire que je fus un enfant-martyr victime de « maltraitance » comme le voudrait un certain courant de pensée actuel qui semble faire fi de la réalité des violences qui s’exercent dans des conflits actuels ! Bien au contraire, ma mère était très affectueuse, mais savait se montrer particulièrement rigoureuse pour tout ce qui touchait au comportement : obéissance, politesse, ponctualité, propreté pour la quotidien…, et plus généralement respect des autres et de mes professeurs quand je fus en âge d’aller à l’école.

Enfant, puis adolescent, je débordais de vitalité. Aussi étais-je très turbulent et mes désobéissances ou mes insolences me mettaient souvent dans de fâcheuses postures auxquelles répliquait immanquablement le martinet.

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L’instrument de correction était ostensiblement suspendu à un crochet dans la cuisine et, manié par les mains maternelles et, outre sa présence menaçante, il se chargeait vite de me rappeler à mes devoirs ! Pour les fautes bénignes (turbulence, par exemple) la punition était d’une dizaine de coups sur mes cuisses ou mes fesses nues. Habitant le Midi, j’étais neuf mois sur douze en culottes courtes et l’affaire était vite expédiée, bien que j’en conserve des souvenirs cuisants et fort désagréables.

En revanche, pour les fautes graves, comme celles d’un mauvais comportement, surtout envers autrui, la correction était nettement plus sévère. Quand ma mère n’avait pas le temps de régler la question sur-le-champ, elle en informait mon père. La correction avait lieu dans ma chambre, en privé donc, car j’étais alors puni systématiquement à derrière nu, culotte baissée. Sous les claques et les coups de martinet, mes cuisses et mes fesses nues si tranquilles jusque-là allaient alors connaître de douloureuses sensations tout à fait inédites, privation de dîner en prime.

Chez moi, mon éducation a vraiment commencé à partir vers six ans à mon entrée à l’école primaire. Auparavant, mes petites sottises ou mes étourderies étaient sanctionnées de petites tapes sur les fesses ou sur les mains en guise d’avertissement, loin des fessées véritables qui, dès lors, prirent le relais. C’est à ce moment-là que le martinet s’invita à la maison et que s’instaura le régime des châtiments corporels. Les années se succédant et mon caractère s’affirmant, mes fautes s’aggravèrent dans le même temps. Dans ce cas, j’étais alors systématiquement puni d’une fessée déculottée préparatoire suivie d’une sévère fouettée au martinet dans ma chambre.

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Mon père étant un manuel, ses mains calleuses se muaient en de redoutables battoirs. Je sanglotais dès les premières claques. La fouettée au martinet pouvait se dérouler en deux temps. Une fois déculotté, je m’allongeais sur mon lit et mon père plaçait un oreiller sous mon ventre pour rehausser mes fesses déjà rougies et cuisantes à souhait. Une vingtaine de coups de martinet parachevait l’œuvre de la fessée. Puis venait le tour de la fouettée des cuisses, celle que je craignais le plus. Je la recevais debout, courbé et en appui au-dessus de ma table de travail, pieds bien calés sur le parquet pour m’empêcher de bouger. Et là, je devais compter vingt coups de martinet sur chacune de mes cuisses. Outre la douleur des vigoureuses cinglées, j’avais la hantise que les lanières s’égarent par mégarde du côté de mes attributs virils ! Quand je recevais une telle correction je faisais très attention à moi… jusqu’à la suivante.

Pour autant, et je l’affirme hautement, je n’ai jamais été fouetté injustement et toutes mes corrections furent amplement méritées. Je puis en témoigner avec le recul, ce mode d’éducation traditionnel, loin d’être « traumatisant » comme on affecte de le dire maintenant, m’a aidé à mûrir en m’assignant d’une façon claire et concrète les limites à ne pas dépasser. Cela m’a certainement évité bien des embûches plus tard dans ma vie d’adulte et aujourd’hui je considère qu’elles m’ont aidé à réussir dans la vie si j’en juge à la qualité de mon parcours professionnel.

Cependant, il y a un registre particulier dans mon cas : celui des châtiments corporels pour indiscipline ou mauvaise tenue à l’école et au collège. À l’époque déjà, cette méthode d’éducation très stricte avait tendance à disparaître de l’institution scolaire à quelques exceptions près. Personnellement, je n’ai jamais reçu de châtiments corporels dans l’enceinte des établissements où s’est déroulée ma scolarité en dehors de ceux que me donnaient mes parents à la suite d’un signalement de la part de professeurs.

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Dans ces cas-là, c’est mon père qui, la plupart du temps à l’adolescence, m’administrait une sévère fouettée comme je l’ai décrit plus haut. La seule exception fut réservée à des cours de soutien que mes parents, au prix de sacrifices financiers, confiaient à des répétiteurs en même temps que le soin de châtier mes insolences et mon indolence. Ce qui se produisit plusieurs fois en raison de mon caractère rebelle. Au reste, ce trait de caractère me valut de nombreuses et sévères corrections jusqu’à ce que je quitte la maison. Heureusement, dans ma vie d’adulte, j’ai réussi à contrôler ce fâcheux défaut !

Au risque de vous surprendre, je ne me révoltais pas parce que je comprenais le sens du châtiment qui allait m’être infligé et qu’il l’était dans des conditions décentes, c’est-à-dire en privé, ce qui, croyez, moi, n’enlevait rien à son efficacité ! La seule exception de correction en public, je l’ai narrée dans le récit « Deux corrections pour un vol et un mensonge », mais cette fois je ne l’avais pas volé !

Mes répétiteurs avaient chacun leur méthode favorite pour me corriger. À titre d’exemples, je voudrais ici préciser leur façon de procéder, bien différente de celle de mes parents qui leur avaient naturellement donné droit de correction. Le tenait-il d’une longue habitude de leur expérience d’enseignants ? Assurément, l’un comme l’autre exerçant dans des établissements privés.

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L’un, professeur de latin, avait des enfants de mon âge et avait une préférence pour le martinet. Chez lui, il avait aménagé un petit salon bien isolé au fond de son appartement. A mon arrivée, je m’y dirigeais directement. Il fermait la porte à clef et je ne pouvais pas ignorer la présence du martinet accroché au loquet. C’était le même martinet dont il usait pour ses enfants et, à l’aspect luisant des lanières de cuir, il devait écorcher pas mal de paires de fesses. Je redoutais ce répétiteur et ses fouettées car il se montrait particulièrement sévère. Autant que je me souvienne, le tarif était de trente à quarante coups de martinet qui n’épargnaient ni mes cuisses ni mes fesses. En deux ans, je me suis retrouvé quatre fois en position, mon pantalon sur les talons. 

L’autre, professeur d’allemand, était une jeune femme très jolie. Cavalière accomplie, elle se servait d’un instrument qui lui était familier : sa cravache d’équitation ! Adolescent en proie aux premiers tourments, j’en pinçais un peu pour elle. Je crois qu’elle n’en était pas dupe et c’est sans doute pourquoi elle se montrait plutôt froide avec moi et ne manquait pas de me punir comme pour maintenir la distance entre nous. Quand elle me punissait, elle m’avertissait à l’avance et je devais ainsi passer de longs moments en frissonnant à attendre la fin de la leçon, car c’était le moment qu’elle choisissait pour ne pas perturber le cours de l’étude. Elle était très stricte sur la pudeur et je devais moi-même baisser mon pantalon et mon slip le dos tourné afin de ne pas exhiber devant elle mes attributs sexuels.

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Je devais me courber sur le bureau et, généralement elle me cinglait les fesses une vingtaine de fois, visant particulièrement les plis fessiers et le haut des cuisses. La cravache était fine et flexible, ce qui pinçait très douloureusement la peau. Néanmoins, elle allait toujours au bout du châtiment en dépit de mes supplications. Curieusement, je ne lui ai jamais manqué de respect. C’est plutôt sur la préparation des leçons que j’étais négligent, comme si j’avais cherché (et sans doute, inconsciemment c’était le cas) ce châtiment pourtant si redoutable.

En matière de discipline scolaire, il m’est difficile de me prononcer sur ce sujet dans la mesure où je n’y ai pas connu ce genre de châtiments. Cependant, cela ne change en rien ma position vis-à-vis d’un élève : ne pas confondre indulgence et intransigeance.

Je tiens à distinguer l’échec par négligence, dissipation ou paresse de celui, involontaire, qui résulte du fait que l’élève n’a pas compris la leçon malgré ses efforts d’attention et d’application. À mes yeux, il me semble évident que de mauvais résultats dus à un comportement délibéré soient châtiés avec la plus grande sévérité. C’est en tout cas ce qu’il ressort de nombreux témoignages sur ce blog.

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Enfin, compte tenu des valeurs chrétiennes familiales telles qu’elles étaient portées à l’époque, s’est posée la question des pulsions sexuelles à l’adolescence, d’autant que je suis d’un tempérament très sensuel. Bien évidemment aucun confesseur n’a jamais violé le secret de la confession. Mais ma mère qui me connaissait bien prenait soin de m’interroger le samedi soir sur ma « pureté » en prévision de la communion du dimanche. Eh bien, je n’hésitais pas à lui avouer, sachant que ma pénitence serait relativement légère : vingt coups de martinet sur mes cuisses nues. Certes ce n’était pas agréable, mais au moins j’étais en paix avec ma mère, ce qui m’importait le plus. Aujourd’hui je m’interroge d’ailleurs sur l’équité de cette démarche. Mais enfin, autres temps autre mœurs !

De toute façon il n’y a pas d’éducation sans punitions et, malgré des souvenirs cuisants, elles m’ont plutôt rapproché de mes parents.

En tout état de cause, il est un point sur lequel je veux insister : les parents qui aiment leurs enfants ont du mal à se résoudre à les fesser, même si c’est pour leur bien. Ils ne le font jamais de gaieté de cœur, sentiment que je percevais parfaitement, ce qui d’ailleurs me rendait plus docile lorsque j’étais châtié : confusément je sentais que mes parents mettaient autant d’affection à me fouetter qu’à me donner un baiser ! On connaît l’adage, « qui aime bien châtie bien » !

Je tiens à exprimer ici ma profonde reconnaissance envers mes parents et mes professeurs. Même si cela laisse certains dubitatifs, je ne regrette aucunement cette éducation. Elle m’a permis de grandir en m’assignant d’une façon claire les limites à ne pas franchir. Et je pense que, vu mon caractère plutôt entêté lors de mon adolescence, elle m’a permis d’éviter bien des déboires plus tard dans ma vie d’adulte.

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Mon point de vue

Bien des articles et commentaires dans ce blog corroborent ma propre expérience en matière de méthodes d’éducation et de l’usage judicieux des châtiments corporels punitifs dans des conditions précises. Ils m’inspirent opinion et avis que je livre ici en espérant qu’ils trouveront un écho.

Selon moi, le châtiment corporel n’est autre que le moyen franc et direct de permettre à celle ou à celui qui a commis une faute de trouver aisément le chemin du repentir et d’obtenir simultanément le pardon de celle ou de celui qui a la charge de l’éduquer.

Par conséquent, la fessée, le martinet, le fouet et autres sont avant tout les instruments d’une méthode d’éducation dont le but unique est le rappel des règles et des limites à ne pas franchir sans autre visée que la punition.

Les bienfaits d’une éducation traditionnelle

Il n’y a pas d’éducation sans punition et pas de punition efficace sans recours légitime aux châtiments corporels. J’en conviens, il n’est pas facile pour des parents de fesser un enfant que l’on aime, même si c’est pour son bien. Toutefois c’est de la responsabilité de ses parents d’agir de la sorte quand la correction est méritée et l’enfant l’admet. Ainsi, peut-il y trouver la preuve de l’’affection qu’il attend en se sachant épaulé, tenu et encadré par des limites claires à ne pas franchir, surtout dans une société qui donne si peu de repères.

J’admire les récits qui louent les bienfaits d’une éducation stricte qui n’hésite pas à recourir aux châtiments corporels, y compris les plus sévères comme la fouettée au martinet sur les cuisses et les fesses dénudées. C’est ainsi que j’ai été élevé et je m’en félicite au risque de choquer les « bienpensants modernes » dont on mesure chaque jour l’échec patent !

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La fessée, même à un âge tardif ?

La question mérite d’être posée. On pourrait dire qu’il n’y a pas d’âge quand on est en présence de jeunes personnalités immatures et prêtes à se laisser entraîner sur des pentes dangereuses. Assurément, rien de tel qu’une bonne fessée déculottée, et surtout au martinet, pour recadrer un adolescent indocile et prétentieux et surtout insolent. C’est lui rendre service en lui faisant comprendre qu’il y a des limites ultimes à ne pas franchir. Plus tôt il l’apprend, mieux il en saisit les risques. Cela évite beaucoup d’ennuis dans la vie d’adulte. Bien entendu, il faut tenir compte de chaque personnalité. Cela exige de la mesure et du tact combinés à une plus grande fermeté de la part des éducateurs-trices.

Eh oui ! je le répète… L’adolescence est par excellence l’âge des bêtises, voire des grosses bêtises, que des parents soucieux de l’éducation de leurs enfants ne sauraient tolérer sans réagir; ce serait faire preuve d’un manque d’amour envers eux que de fermer les yeux. En effet, le châtiment corporel est à juste titre redouté précisément pour son efficacité, mais il est aussi apprécié comme une marque d’amour envers l’enfant ou l’adolescent. Plus tard il leur en sera reconnaissant. C’est mon cas et je me félicite d’avoir été éduqué ainsi.

C’est dans le douloureux apprentissage du respect des parents, des profs, d’autrui en général que père et mère témoignent de leur affection active envers leur progéniture et sur ce plan garçons et filles doivent être traités de la même manière.

Punir l’insolence avec sévérité

De la nécessité des châtiments corporels pour canaliser les pulsions de tous ordres des adolescents. C’est de leur âge, je ne leur reproche rien. Mais les laisser livrés à eux-mêmes et n’en faire qu’à leur tête n’est pas digne d’un éducateur quel qu’il soit. L’insolence, c’est exprimer non seulement le mépris de l’autre mais, tel un effet de boomerang, un manque de respect destructeur pour soi-même. Il est donc nécessaire de sévir et d’une façon intransigeante. D’ailleurs le plus souvent ils approuvent ces corrections si on prend la précaution de leur faire comprendre sa nécessité. Beaucoup en témoignent ensuite dans leur vie d’adulte, parce que, grâce à ces châtiments, que je dirais soutenus par l’affection, ils construisent leur personnalité et mûrissent, ce qui leur évite de pénibles déboires plus tard quand ils sont confrontés aux difficultés de la vie, la vraie, pas celle de l’adolescence.

La sévérité alliée à l’affection

De nombreux témoignages prouvent que le martinet peut à la fois être un moyen d’éducation efficace mais aussi le signe d’une affection partagée. Certes, il n’est pas facile pour des parents de fouetter un enfant que l’on aime même si c’est pour son bien. Ils attestent de leurs auteurs qu’ils ont eu le courage de ne pas se dérober aux corrections qui leur étaient infligées. Si seulement ces témoignages pouvaient ouvrir les yeux de nombreux parents aujourd’hui !

 Vive le martinet !

Les auteurs sont unanimes sur l’efficacité des châtiments corporels et surtout du martinet dans l’éducation des enfants et surtout des adolescents qui traversent une étape difficile, et ce jusqu’à un âge avancé, tant pour les filles que pour les garçons. A quand le retour de ces bonnes vieilles méthodes ? Quand on voit la déliquescence de l’autorité aujourd’hui on ne peut qu’espérer que ce retour soit proche !

Fessée à la main ou martinet ?

La sémantique est moins importante que le résultat, fessées et fouettées sont efficaces, mais pour moi je pense que le plus efficace, ce sont les fouettées au martinet appliquées sur les cuisses et les fesses nues. Pour avoir été châtié ainsi, je peux vous dire que ce procédé et d’une redoutable efficacité ! Bien sûr, il ne faut pas en abuser, mais une bonne fouettée au martinet pour de justes motifs, ça vous enlève pour longtemps – sinon toujours – l’envie de recommencer!

Rien de tel que la fessée… mais en privé ?

La fessée et le martinet ont joué dans le passé un rôle central dans l’éducation. Résultat, les enfants étaient bien mieux élevés qu’aujourd’hui. C’est pourquoi je suis clairement favorable au retour des châtiments corporels, mais pas en public. L’humiliation est une atteinte à l’honneur de celui ou celle qui est corrigé. Par contre une fouettée sévère sur les cuisses et les fesses nues donnée dans l’intimité familiale est un redoutable châtiment qui ne laisse aucune envie d’y  revenir de sitôt ! A mon avis, pour atteindre efficacement l’objectif punitif, le châtiment doit comporter les deux. D’abord la fessée comme préparation des fesses à la fouettée au martinet. Et je pense qu’ainsi il y a peu de chance que le ou la coupable ait envie d’y « goûter » de nouveau de sitôt !

Cependant… ceci est grosso modo l’opinion que je me faisais avant d’avoir pris connaissance de l’ensemble des témoignages et récits publiés sur ce blog. Or je constate au nombre de personnes qui ont reçu une correction en public, que mes préjugés sur les corrections infligées en public sont totalement infondés. De plus, tous s’en félicitent !

Je déplorais, en effet, l’exposition délibérée en public, mais à la réflexion, cela me semble utile : un peu de honte ajoutée à la douleur avant et pendant la correction ne peut que renforcer chez le puni la conscience honteuse du méfait pour lequel on le punit, surtout si cette correction lui est appliquée à derrière nu.

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Ce bon Père Fouettard ! 

Je me souviens aussi de ces petits livres, pas tous aussi innocents que cela pour l’intention moralisante, où il y avait presque toujours un récit illustré d’une image de fessée voire de fouettée aux verges ou au martinet. Mais comme je recevais moi-même les deux et surtout le second, cela ne me surprenait pas et légitimait en quelque sorte les corrections que je recevais. Dans la maisonnée, le Père Fouettard veillait au grain !

Entretien avec Jean-Lou (Mes fessées – Entretien de Jean-Lou avec Alain L.)

Je suis très ému en lisant ce récit d’abord parce qu’il est très bien écrit et que toutes les questions essentielles relatives aux châtiments corporels y sont soulevées et ont toutes reçues des réponses que je partage. Malheureusement notre société a tiré un trait sur ces méthodes au bénéfice de « principes » aussi vains qu’inefficaces…

Mauvaise méthode : l’injustice

De la simple réprimande au châtiment corporel, l’injustice est pire que tout. Elle brouille le message, conduit à la révolte et rate donc le but du châtiment. Il faut châtier certes mais à bon escient. Éduquer c’est aimer ! Il convient donc avant tout de s’assurer de la faute commise et de garder son sang-froid d’un bout à l’autre. Le fautif sait très bien quand il a mérité une correction et, même s’il y rechigne, il ne se dérobe pas quand on la lui inflige. Une correction juste est subie avec reconnaissance envers celle ou celui qui s’en charge, et si ce n’est pas sur l’instant, ce sera un peu plus tard car après la correction, voire pendant qu’il la subit, le coupable se sent « lavé » de la faute qu’il a parfaitement conscience d’avoir commise !

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Éducation en milieu scolaire ? 

Aujourd’hui, les châtiments corporels ont été bannis de l’enceinte scolaire. Il n’en reste pas moins que les écoliers et élèves d’aujourd’hui héritent des mêmes défauts d’antan : paresse, indolence, négligence, mensonge, insolence, désobéissance, indiscipline, entêtement, mauvaise tenue, bagarre, école buissonnière… défauts que l’enseignant d’autrefois savait châtier sans complexe.

Ne nous y trompons pas : l’intelligence et la mémoire sont dans la tête et pas dans les fesses ! Inutile d’espérer de rentrer quoi que ce soit par le derrière ! Par conséquent, tout précepteur qui, en cours particulier, a la mission de faire progresser son élève doit faire preuve de vigilance et de grande patience pour expliquer et faire comprendre. C’est seulement si l’élève manifeste l’un des défauts énumérés plus haut que le châtiment doit s’exercer. Fessée et martinet doivent impérativement entrer en action pour les garçons comme pour les filles.

Illustr. ! 1) Mike – 2) martinet – 3) LC  – 4) DR 48  – 5) C of Sweden – 6) Nomad  – 7) Murlo  –  8) Max Raute  –  9) – 10) Epinal –

11) Unknw 1890

62 commentaires »

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  1. olivier13500 dit :

    Bonjour Claude.
    Je pense être à peu prés de la même génération que toi…et j’ai exactement la même approche, les mêmes sentiments et convictions quant au châtiments corporels.
    Pour avoir été élevé de la même manière que toi par des parents aimants et sévères, n’admettant pas l’insolence, la paresse etc… je sais ce que recevoir une bonne fouettée veut dire.
    S’ils étaient encore vivants, je remercierais mes parents pour ce qu’ils ont fait de moi.
    Moi même en tant que parents de 3 enfants, j’ai parfois dû sévir… et mes filles maintenant adultes ne m’en ont jamais voulu. Merci de ton témoignage auquel j’adhère en totalité.

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Olivier.
      Je vous remercie pour votre témoignage et j’apprécie beaucoup votre soutien moral. Le problème est qu’aujourd’hui ce type d’éducation est complètement décalé par rapport aux préjugés en vigueur. Il serait grand temps que notre société en prenne conscience! J’en doute un peu, mais sait-on jamais?
      L’espoir fait vivre…En tout cas félicitations pour votre sévérité non dénuée d’affection pour vos filles.

  2. jean marie dit :

    J’ai 76 ans et je me demande si la méthode d’éducation en vigueur en 1949 lorsque j’avais 10 ans n’est plus qu’un vieux souvenir ou si aujourd’hui encore les enfants reçoivent des fessées au sein de leur famille ? Il serait intéressant d’avoir des témoignages de jeunes adultes qui viennent de sortir de l’adolescence et de jeunes parents.
    Personnellement, je suis partisan de l’utilisation de la fessée à condition que les parents donnent de l’affection à leurs enfants. Témoignez de votre époque et racontez-nous vos souvenirs récents !
    Les enfants de 2015 reçoivent-ils encore des fessées comme nous en recevions dans le passé ?
    J’attends vos témoignages que j’espère nombreux et je vous en remercie tous à l’avance.

    • chris B dit :

      Laurence, lectrice et petite-fille de Mamie Charlotte a souvent dit dans les commentaires qu’elle fessait cul nu son fils Louis et sa fille. Cela datait de son dernier post fin 2014 ou début 2015. Elle avait raconté avoir fessé son fils qui était en classe de 4e je crois, car il avait eu de mauvaises appréciations malgré de bonnes moyennes.

      • Emilie dit :

        Bonjour Jean-Marie !
        J’ai 23 ans, et je peux te dire que la fessée existe encore… En tout cas pour mon cas, mes parents m’ont fessée cul nu jusque très tard, à mains nues ou au martinet. Et ma dernière fessée ne remonte pas à longtemps.
        Je les en remercie car ils m’aiment beaucoup et je n’ai jamais manqué d’amour. Je méritais toutes ces fessées et je ne suis nullement traumatisée.
        A bientôt pour t’en dire plus si tu le souhaites…
        Bises d’Emilie.

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Émilie, je constate avec plaisir que la fessée et le martinet sont encore en usage dans certaines familles. J’ai eu deux fils avec lesquels j’ai usé des mêmes méthodes, un peu moins rigoureuses que dans ma jeunesse, mais fessée et martinet tombaient aussi souvent que nécessaires. Aujourd’hui l’un et l’autre ont une bonne situation. Ils n’ont donc pas été traumatisés. Au plaisir de vous lire. CLAUDE.

        • Lenoir dit :

          Bonsoir Emilie,
          Ma nièce à été impertinente ce soir, elle a reçu 30 solide coups de martinet sa va la faire réfléchir.
          Au plaisir de te lire
          Léonard

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Chris. J’appartiens à la vieille génération, celle où la fessée et le martinet n’étaient pas des sujets tabous.J’ai connu l’un et l’autre et j’en remercie mes parents.Devenu père de deux garçons j’ai appliqué, de manière plus « soft » les mêmes méthodes : fessées et martinet sont tombés plus d’une fois. Aujourd’hui mes deux fils ont de belles situations. Les ai-je traumatisés ? Ils m’en sont reconnaissants eux aussi. Alors ?… Au plaisir de vous lire. CLAUDE

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Jean Marie. Je suis né en 1946 et j’ai été comme vous éduqué avec amour et sévérité. Devenu père de deux garçons,j’ai adopté les méthodes traditionnelles à l’esprit du jour, mais sur le fond je n’ai rien abdiqué: les fessées cuisses et fesses nues sont tombées plus d’une fois. J’ai aussi (rarement mais sévèrement) utilisé le martinet. Aujourd’hui mes deux fils ont de bonnes situations,je ne pense donc pas les avoir « traumatisés ». Au plaisir de vous lire. CLAUDE

  3. Laurent dit :

    Je me retrouve tout à fait dans cela: une éducation sévère, mais juste, pour notre bien, nous avons réussi nos études et avons maintenant de bonnes situations, et des parents aimants, tendres et soucieux de nous.
    Le martinet était exposé à titre d’avertissement, mais ne servait presque jamais, c’était la fessée à la main qui était pratiquée.
    Et sauf une fois où je l’avais cherché (m’étant amusé à déculotter un gamin, j’ai eu droit à une raclée assortie d’une dénudation publique). Les fessées se passaient dans la chambre que nous partagions mon frère et moi, afin que même notre petite soeur ne nous voie pas. Mais cette coquine venait parfois en douce, cachée dans l’encoignure de la porte, assister au spectacle de la fessée de ses grands frères !

    • CLAUDE dit :

      Merci Laurent pour votre commentaire. Je crois comme vous à l’effet dissuasif du martinet. Ensuite tout dépend du caractère de l’enfant. A vous lire, je pense que j’étais moins discipliné que vous. C’est pourquoi je pense avoir plus souvent que vous reçu le martinet. Mais c’était pour mon bien, et loin de m’en plaindre j’en remercie mes parents. Cordialement.
      CLAUDE

    • celine1978 dit :

      Bonjour,
      Moi je suis convaincue de l’effet de dissuasion de la fessée. Je n’ai connu que des fessées données à la main. Le martinet n’existait pas vraiment par ici, mais mes parents utilisaient la tapette à tapis pour nous corriger. Je ne l’ai jamais reçue, mais j’en avais très peur. La seule fois où j’ai failli la recevoir j’avais vraiment mal au ventre.
      Du coup l’effet dissuasif que cette tapette avait sur nous était très grand. Je me souviens que vers 9 ans mes parents nous avez prévenus de ne jamais voler (c’était la période où des copines chapardaient des bonbons). Si nous nous faisions attraper une seule fois… C’était la fessée cul nu avec la tapette, avec garantie d’avoir les fesses toutes rouges comme des pivoines.
      Du coup, je n’ai jamais volé. Plusieurs années après, j’avais 15 ans, et à cet âge je ne recevais plus de fessées. Une copine m’a proposé de voler un disque. J’ai repensé à cette fameuse promesse. Et avec la peur de recevoir cette fameuse fessée (à 15 ans on a pas du tout envie de se faire déculotter) j’ai refusé de participer au « vol ». Et heureusement car cette copine s’est fait prendre toute seule. Par contre, je ne sais pas si mes parents n’auraient puni comme cela ou non. Dans le doute, j’ai bien fait de ne pas commettre la bêtise.

      • CLAUDE dit :

        Bonsoir Céline. Vous êtes le parfait exemple de l’efficacité des châtiments corporels pour refréner les mauvais penchants : pourquoi n’avez vous pas volé ? Parce que vous aviez peur de recevoir une sévère fessée, car la tapette à tapis, tout comme la brosse à cheveux fait très mal. Puissiez-vous éclairer par votre témoignage ceux qui restent braqués contre ces bonnes vieilles méthodes qui ont pourtant fait leur preuve! Vous en êtes le vivant exemple. Amicalement, CLAUDE.

      • Nelly dit :

        Bonjour,
        Je suis bien d’accord, la fessée est dissuasive. Quand j’avais sensiblement le même âge que vous Céline, je réfléchissais aussi à deux fois avant de commettre la bêtise qui allait inévitablement finir par la sanction fatidique et redoutée. J’avoue qu’il m’est arrivé de ne pas réfléchir et de « bêtiser » en me disant que personne ne le saurait. Mais inévitablement, à un moment où à un autre, cela était découvert. Et là, il y avait le « Nelly qu’est-ce que j’apprends-là ! Mais tu ne réfléchiras donc jamais ! Mais tes fesses vont t’y faire penser. File au salon je vais m’occuper de toi ! »
        Et au salons, je savais ce qui allait arriver, attendant mon sort les yeux humides. Le plus souvent la fessée était manuelle, culotte descendue et jupe retroussée, mais il arrivait que le martinet fût de sortie. Et les bêtises punies au martinet, je ne les commettais jamais deux fois. Avec celles qui me valait la fessée manuelle, je réfléchissais, mais il est arrivé que je les refasse, surtout les retards qui étaient ma spécialité. Bises Nelly

        • CLAUDE dit :

          Bonsoir Nelly. Je suis heureux de trouver encore une personne comme toi qui a connu « l’efficacité »  » du martinet (sans abus bien sûr !) dans l’éducation surtout à l’âge difficile de l’adolescence. Puisse ce nouveau témoignage concordant avec tant d’autres ouvrir les yeux de ceux qui se cramponnent à des principes qui ont largement fait la preuve de leur échec quand on voit certains comportements, notamment envers les profs ! Amicalement. CLAUDE

        • Emilie dit :

          Moi aussi j’ai connu ce genre de fessées… Et encore assez récemment !
          C’est vrai que c’est dissuasif. Mais quand on a fait malgré tout la bêtise, ça fait tellement du bien finalement cette fessée méritée et qu’on aurait pu éviter… Cela soulage et réconforte, malgré les fesses cuisantes, l’angoisse s’estompe et on pleurniche en silence…
          J’ai connu les fessées à la main, au martinet et à la badine. Toujours déculottée.
          Bisous d’Emilie.

          • Claude47 dit :

            Bonjour Emilie
            Je suis un lecteur récent de ce blog et je vois que tu laisse depuis longtemps des commentaires Si tu as une longue carrière de fessée, il serait très intéressant et très apprécié de nous en faire le récit de façon plus détaillée et plus « littéraire ». Impatient de te lire ! Bises

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Emilie. Je partage votre sentiment. Outre qu’il est dissuasif, surtout s’il est infligé au martinet, le châtiment corporel soulage et réconforte. Il soulage en ce qu’il efface la culpabilité et réconforte en ce qu’il laisse le sentiment d’être encadré et non livré aux pulsions de l’adolescence. En outre, pour moi, il était aussi une forme d’amour car il n’était jamais excessif et toujours mérité. Amicalement. CLAUDE.

      • chris B dit :

        Bonjour Céline : qu’est-il arrivé à votre copine qui avait volé ? Ses parents furent-ils prévenus ? Fut-elle punie ?

        • Stéphanie dit :

          Bonjour Céline, vous avez peut-être lu mon témoignage, qui raconte la punition terrible subie suite à un vol, en vacances quand j’avais 15 ans. A l’époque je recevais encore (rarement) des fessées, et comme j’avais déjà été surprise, ma mère m’avait prévenue que si je recommençais, j’aurais droit à la honte de ma vie. Lorsque la patronne de la supérette m’a attrapée et appelé mes parents, alors que les copains et les copines attendaient dehors, je ne savais plus où me mettre. J’ai eu droit à une terrible humiliation, mais en toute franchise, aujourd’hui je considère que je l’avais bien cherchée cette fessée : la peur d’une nouvelle honte par la suite m’a dissuadée de faire n’importe quoi. Dans mon cas, honte plus fessée était la recette miracle !

  4. Loup dit :

    Bonjour Claude
    Vous nous offrez là un superbe témoignage parfaitement détaillé : les émotions ressenties, le déculottage, la position…. Vous avez eu énormément de chance d’avoir été corrigé par vos parents à la main, mais surtout au martinet. Sans oublier vos précepteurs ! J’imagine que la honte devait être insoutenable : montrer ses fesses nues à de parfaits inconnus pour recevoir de cuisantes volées de lanières de cuir et de cravache.
    J’ai néanmoins quelques questions. Je vous cite :

    « En deux ans, je me suis retrouvé quatre fois en position, mon pantalon sur les talons ».
    « Mon pantalon sur les talons ». Étiez-vous fessé sur le slip avec ce professeur ?

    Vous détaillez aussi une correction paternelle. Mais je vous cite encore une fois :

    « Quand ma mère n’avait pas le temps de régler la question sur-le-champ, elle en informait mon père. »

    Est-ce que la punition se déroulait de la même manière avec votre mère, lorsqu’elle avait le temps ?
    Enfin, pour terminer, vos paroles sur la fessée et les châtiments corporels sont bien sages, et j’aime beaucoup la phrase :
    « Ne nous y trompons pas : l’intelligence et la mémoire sont dans la tête, et pas dans les fesses ! Inutile d’espérer de rentrer quoi que ce soit par le derrière ! ». Je suis bien d’accord, bien que… je pense aussi que la crainte du martinet peut stimuler l’esprit et la mémoire, pour aider à rester attentif !
    Loup.

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Loup. D’abord merci pour votre lecture attentive. Je vous répondrai en commençant par la fin.Je partage entièrement votre avis sur le fait que le martinet « stimule » l’esprit,la mémoire et l’attention. J’ai seulement voulu dire que si l’enfant bute sur une difficulté qui ne dépend pas de ses efforts mais de ses capacité du moment, comme ce fut le cas pour moi en latin et allemand, il ne sert à rien de le »corriger ». Par contre,il faut comme ce fut mon cas que les précepteurs . aient droit de correction. Puisque nous sommes sur ce chapitre, hélas mon prof de latin me faisait aussi baisser mon slip! D’où la honte que vous évoquez et que dire de celle d’avoir à offrir ses fesses à la cravache d’une cavalière, si séduisante soit elle et elle l’était hélas! Quant aux corrections que me donnait ma mère, elles étaient toujours « légères » (entre 10 & 20 coups de martinet) toujours ou presque sur les cuisses, pour la bonne raison qu’elle n’avait pas le temps de faire plus. Sur ce point mon récit est en effet ambigu. Les fautes graves c’est toujours mon père qui les châtiait et vous avez vu comment! Et pour tant « Non, rien de rien, Non, je ne regrette rien… » etc. Encore merci. Au plaisir de vous lire.CLAUDE.

  6. Cambaceres dit :

    Bonjour Claude, comme vous je ne regrette pas l’éducation sévère de ma mère. Je n’ai pas connu de fessées déculottées, mais Maman n’hésitait pas à me claquer les cuisses nues à la main.
    Il est vrai qu’alors on habillait les garçons en culottes courtes, ce qui permettait d’appliquer facilement une correction. Je craignais le martinet que des camarades recevaient mais j’en étais épargné et ma mère y était peu favorable. Cependant suite au redoublement de ma 6è, elle décida d’y recourir. Je me soumis sans protestation à cet objet éducatif d’usage courant.
    Je dois admettre que la douloureuse morsure des lanières sur mes cuisses et les traces honteuses qu’elles pouvaient laisser m’ont incité à travailler de mon mieux pour en recevoir le moins possible. Mes résultats s’améliorèrent nettement à la grande joie de ma mère qui trouva que le martinet avait ainsi prouvé son efficacité et qu’il avait toute sa place dans mon éducation.
    Dès lors je ne portais pratiquement plus que des culottes courtes dont la longueur était calculée de façon à laisser la majeure partie des cuisses offertes au martinet. En 4°, malade, ma mère se montra moins sévère. Cependant, au bout du premier trimestre, comme mes notes baissaient involontairement, je lui demandai de maintenir son éducation sévère qui avait fait ses preuves.
    Ce fut ainsi que, d’un commun accord, je ne mis que des culottes très courtes jusqu’à la fin de ma 3° et qu’à la moindre note insuffisante j’offris mes cuisses à la discipline du martinet maternel. Celui-ci restait accroché bien en vue au salon. Maman l’employait sans complexe toujours avec justesse et sans trop forcer de façon à faire mal mais sans excès.
    Je le recevais docilement sans broncher, essayant de rester le plus stoïque possible. Dans la famille et parmi les amis, on s’était habitué à mon éducation stricte et on l’acceptait d’autant plus que mes résultats étaient bons, voire très bons, sauf en maths.
    « Sans le martinet, il ne travaillerait pas aussi bien et il est d’accord avec ce type de punition » disait Maman. Et je confirmais toujours.
    Et puis Maman se montrait affectueuse avec moi débordant souvent de tendresse après une correction. Cette éducation stricte et acceptée m’a appris le sens des responsabilités et le goût du travail. Je savais que ma mère ne voulait que mon bien ; elle avait connu la guerre et son cortège de malheurs et de privations, et je comprenais tout à fait son exigence pour mes résultats scolaires.
    Comme j’étais petit de taille, ma mère n’avait aucun mal à me trouver des culottes courtes y compris à 14 ou 15 ans. J’affirmais auprès de mes camarades que j’étais d’accord pour en porter, ce qui était vrai, et à la longue, on ne faisait plus attention au « petit en culotte courte ».
    D’ailleurs en 2è j’eus du mal à me défaire des culottes courtes et même du martinet. Ma mère accepta encore de le manier à quelques reprises, à ma demande, et uniquement pour les matières littéraires. Puis, quand je demandai des cours particuliers de lettres classiques, elle me laissa fixer avec l’enseignante concernée les règles de discipline à m’appliquer dans lesquelles culottes courtes et martinet gardaient toute leur place (mais ceci est une autre histoire).
    D’un naturel plutôt obéissant, je reçus peu le martinet pour des motifs disciplinaires ; il servit surtout pour mes résultats scolaires insuffisants. Mes professeurs trouvaient que je possédais de grandes capacités mais que j’étais un peu paresseux, parfois négligent et distrait.
    Oui, Claude, le martinet m’a fait progresser, travailler et réfléchir; il m’a aussi appris à ne pas m’endormir sur mes lauriers. Je m’en suis bien sorti dans la vie après de bonnes études supérieures. J’en remercie ma mère et son éducation stricte. Je regrette qu’aujourd’hui on ait perdu ce sens des valeurs éducatives. Bien amicalement Claude.

    • yvan125 dit :

      Bonjour Cambaceres!
      Je reviens sur ce blog après plus d’un an d’absence et je cherche depuis deux ou trois ans à vous joindre sur ce blog. J’ai été enchanté et quelquefois ravi même par la lecture de vos récits. Ils ont un ton, un rythme et un style étincelant qui m’étonnaient et emportaient mon adhésion. «Quand on voit un style naturel…» J’y ai aussi remarqué une similitude de goûts, de caractère et de tempérament qui ne laissaient pas de m’émerveiller. Nous sommes à peu près du même age et nous avons été éduqués à peu près de la même façon, d’une manière stricte et rigoureuse avec des fessées en culottes courtes à la clef, pour vous, jusqu’en Seconde et pour moi jusqu’en Première.
      Il est aussi étonnant de constater que tous deux nous nous sommes dirigés vers l’option littéraire, lettres classiques (latin-grec) dès la Seconde et que nous nous sommes spécialisés en ces matières à l’université. Là, je ne sais si comme moi, vous avez enseigné le français, le latin ou le grec ancien au lycée ou à l’université. J’y ai même enseigné l’hébreu biblique, en plus. Nous sommes tous deux probablement à la retraite. C’est pourquoi nous sommes plus maîtres de notre temps qu’auparavant.
      Comme vous, j’ai été soumis à une éducation stricte à la maison et au collège catholique privé que je fréquentais et ma mère exigeait que je porte des culottes courtes jusqu’en Terminale. Elle me trouvait mignon dans ces nippes et j’étais loin, pour ma part de lui donner tort.
      Comme j’étais plein de vie, mais un peu espiègle et désobéissant, je recevais souvent la fessée au collège et à la maison non pas pour des résultats scolaires insuffisants mais pour des motifs disciplinaires. J’aimerais savoir suite à votre commentaire si vous auriez accepté de porter encore la culotte courte comme moi au lycée en Première et en Seconde et aussi de recevoir la fessée de votre mère, mais aussi du préfet de discipline ou de mon père à cet âge s’ils l’avaient jugé nécessaire.
      Vous parlez dans votre commentaire de cours particuliers de lettres classiques où votre mère vous laissait libre de fixer avec l’enseignante les règles de discipline à appliquer « dans lesquelles culottes courtes et martinet gardaient toute leur place ».
      Avez-vous réellement suivi ces cours particuliers en culottes courtes et pourquoi le martinet pour un grand garçon qui me paraît si sérieux et si réfléchi ? En terminant,j’aimerais souligner une autre similitude : nous étions tous deux petits de taille et, comme vous, je n’ai jamais eu de difficulté à trouver des culottes courtes à ma taille à 19-20 ans à l’uni, car imaginez-vous, qu’après avoir fait toute une scène à mes parents pour ne plus porter de culottes courtes en Terminale, je me suis pris à les remettre pour voyager à bicyclette de la maison à l’uni quand le temps le permettait. J’ai bien hâte que vous répondiez à mes deux questions et peut-être amorcer une bonne discussion. Amicalement, Yves

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Merci de témoigner de l’utilité du recours au martinet (de façon mesurée bien sûr) dans l’éducation. En ce qui me concerne, c’était moins les résultats scolaires que mon comportement : ironie,insolence etc. qui me valaient le martinet. Loin de désavouer cette méthode d’éducation,je la « plébiscite » ! Mais nous sommes bien seuls sur la planète de l’ »Enfant Roi »! Cordialement.CLAUDE.

  8. zatopek dit :

    Nul doute que le martinet serait le bienvenu pour tous ces gamins qui font la une de l’actualité : les vandales, les profanateurs…

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Zatopek. En effet,je pense que s’il y avait un minimum de discipline dans l’éducation des enfants et des adolescent, il y aurait sans doute moins d’incivilités et de violence dans notre société. Mais aujourd’hui,non seulement on ne trouve plus de martinets dignes de ce nom, mais leur emploi vous conduirait… en correctionnelle! Quand ouvrirons-nous les yeux sur l’efficacité des châtiments corporels ? Pas demain sans doute même si vous et moi (et tant d’autres) nous en faisons les « défenseurs ». Cordialement. CLAUDE.

    • didier dit :

      Cela permettrait en tout cas d’en contenir certains après une bonne volée !
      Il est rare qu’une piqûre de rappel, même s’ils existent de fortes têtes qui ont envie de récidiver, ne suffise pas à calmer !

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Didier. Léger frémissement vers un retour de l’autorité : je viens de lire un commentaire où, semble-t-il, six martinets auraient été vendus sur un marché en quelques jours à la veille de la rentrée. Puisse ce mouvement se poursuivre pour le bien de tous : adolescents, parents, prof et la société tout entière submergée d’incivilités et de violence ! Cordialement.
        CLAUDE.
        .

  10. Cambaceres dit :

    Claude, Yvan,
    Ne vous inquiétez pas ! Je ne vais pas tarder à vous conter ces cours particuliers de grec avec une enseignante qui ajouta des séances de soutien pour toutes les matières littéraires. A l’époque, je n’avais pas encore découvert Rousseau mais déjà Montaigne, Corneille, voltaire et Hugo. Je lus frénétiquement durant ma classe de première. Contrairement à ce que vous pensez, je ne me suis pas dirigé vers des études de lettres classiques mais d’histoire-géographie. Avoir des connaissances en latin et en grec m’a été fort utile pour l’étude de l’histoire ancienne. Par la suite, j’ai fait du droit aussi.J’ai exercé durant vingt ans comme juriste tout en enseignant l’histoire-géographie et le français.
    Amicalement.

    Cambaceres

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