La fessée appliquée

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Mes souvenirs et mes idées sur les châtiments corporels. 1

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Par Claude

Ce que je pense de l’usage des châtiments corporels dans la famille et à l’école

Je suis issu d’une famille rurale qui menait une existence simple dans un petit village du Midi. Comme beaucoup de foyers à l’époque, mes parents étaient très attachés aux valeurs familiales. Une bonne éducation faisait la fierté des parents et des enseignants, dussent-ils parfois sévir pour contenir les ardeurs juvéniles des enfants.

C’étaient des gens modestes et, si l’on peut dire, vertueux. Mon père, modeste artisan, nourrissait notre petite famille de son travail manuel pénible et mal rémunéré. Ma mère, couturière de son métier, avait dû l’abandonner pour veiller à mon éducation après ma naissance. Devenue femme au foyer elle s’occupait d’un petit élevage de volailles pour faire bouillir la marmite. À l’époque il n’y avait pas de crèche comme aujourd’hui et jusqu’à l’âge de six ans je demeurai sous sa protection.

Je dois à leurs efforts immenses comme à leur affection la possibilité de suivre des études secondaires en pension puis des études supérieures. L’éducation qu’ils me donnèrent fut aussi très marquée par les valeurs chrétiennes, catholiques en l’occurrence, valeurs que je conserve aujourd’hui, sans le moindre soupçon de fanatisme !

Cette présente introduction a pour seul but d’éclairer mon point de vue quant aux méthodes d’éducation telles que la tradition les perpétuait pour leurs bienfaits et telles qu’il serait peut-être souhaitable de se raccorder au vu du laxisme ambiant.

Je fus élevé dans l’ambiance d’une discipline stricte mais sans rigidité où je fis le douloureux mais salutaire apprentissage des règles sociales de bonne conduite et aussi celles qui régissent la morale personnelle jusqu’aux secrets de mon intimité sexuelle. De l’enfance à l’adolescence j’ai donc eu ma part de châtiments corporels – appelons-les par leur nom – des plus ordinaires aux plus sévères quand je l’avais mérité.

Certes, mes parents n’en abusaient aucunement. J’étais toujours puni à bon escient et avec mon consentement, mais s’il le fallait, ils n’hésitaient pas non plus à me déculotter pour une sévère fouettée au martinet sur mes fesses dénudées. Cependant, et j’insiste ici, que le martinet familial fût tenu par mon père ou de ma mère, la correction à derrière nu avait toujours lieu en privé.

N’allez surtout pas croire que je fus un enfant-martyr victime de « maltraitance » comme le voudrait un certain courant de pensée actuel qui semble faire fi de la réalité des violences qui s’exercent dans des conflits actuels ! Bien au contraire, ma mère était très affectueuse, mais savait se montrer particulièrement rigoureuse pour tout ce qui touchait au comportement : obéissance, politesse, ponctualité, propreté pour la quotidien…, et plus généralement respect des autres et de mes professeurs quand je fus en âge d’aller à l’école.

Enfant, puis adolescent, je débordais de vitalité. Aussi étais-je très turbulent et mes désobéissances ou mes insolences me mettaient souvent dans de fâcheuses postures auxquelles répliquait immanquablement le martinet.

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L’instrument de correction était ostensiblement suspendu à un crochet dans la cuisine et, manié par les mains maternelles et, outre sa présence menaçante, il se chargeait vite de me rappeler à mes devoirs ! Pour les fautes bénignes (turbulence, par exemple) la punition était d’une dizaine de coups sur mes cuisses ou mes fesses nues. Habitant le Midi, j’étais neuf mois sur douze en culottes courtes et l’affaire était vite expédiée, bien que j’en conserve des souvenirs cuisants et fort désagréables.

En revanche, pour les fautes graves, comme celles d’un mauvais comportement, surtout envers autrui, la correction était nettement plus sévère. Quand ma mère n’avait pas le temps de régler la question sur-le-champ, elle en informait mon père. La correction avait lieu dans ma chambre, en privé donc, car j’étais alors puni systématiquement à derrière nu, culotte baissée. Sous les claques et les coups de martinet, mes cuisses et mes fesses nues si tranquilles jusque-là allaient alors connaître de douloureuses sensations tout à fait inédites, privation de dîner en prime.

Chez moi, mon éducation a vraiment commencé à partir vers six ans à mon entrée à l’école primaire. Auparavant, mes petites sottises ou mes étourderies étaient sanctionnées de petites tapes sur les fesses ou sur les mains en guise d’avertissement, loin des fessées véritables qui, dès lors, prirent le relais. C’est à ce moment-là que le martinet s’invita à la maison et que s’instaura le régime des châtiments corporels. Les années se succédant et mon caractère s’affirmant, mes fautes s’aggravèrent dans le même temps. Dans ce cas, j’étais alors systématiquement puni d’une fessée déculottée préparatoire suivie d’une sévère fouettée au martinet dans ma chambre.

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Mon père étant un manuel, ses mains calleuses se muaient en de redoutables battoirs. Je sanglotais dès les premières claques. La fouettée au martinet pouvait se dérouler en deux temps. Une fois déculotté, je m’allongeais sur mon lit et mon père plaçait un oreiller sous mon ventre pour rehausser mes fesses déjà rougies et cuisantes à souhait. Une vingtaine de coups de martinet parachevait l’œuvre de la fessée. Puis venait le tour de la fouettée des cuisses, celle que je craignais le plus. Je la recevais debout, courbé et en appui au-dessus de ma table de travail, pieds bien calés sur le parquet pour m’empêcher de bouger. Et là, je devais compter vingt coups de martinet sur chacune de mes cuisses. Outre la douleur des vigoureuses cinglées, j’avais la hantise que les lanières s’égarent par mégarde du côté de mes attributs virils ! Quand je recevais une telle correction je faisais très attention à moi… jusqu’à la suivante.

Pour autant, et je l’affirme hautement, je n’ai jamais été fouetté injustement et toutes mes corrections furent amplement méritées. Je puis en témoigner avec le recul, ce mode d’éducation traditionnel, loin d’être « traumatisant » comme on affecte de le dire maintenant, m’a aidé à mûrir en m’assignant d’une façon claire et concrète les limites à ne pas dépasser. Cela m’a certainement évité bien des embûches plus tard dans ma vie d’adulte et aujourd’hui je considère qu’elles m’ont aidé à réussir dans la vie si j’en juge à la qualité de mon parcours professionnel.

Cependant, il y a un registre particulier dans mon cas : celui des châtiments corporels pour indiscipline ou mauvaise tenue à l’école et au collège. À l’époque déjà, cette méthode d’éducation très stricte avait tendance à disparaître de l’institution scolaire à quelques exceptions près. Personnellement, je n’ai jamais reçu de châtiments corporels dans l’enceinte des établissements où s’est déroulée ma scolarité en dehors de ceux que me donnaient mes parents à la suite d’un signalement de la part de professeurs.

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Dans ces cas-là, c’est mon père qui, la plupart du temps à l’adolescence, m’administrait une sévère fouettée comme je l’ai décrit plus haut. La seule exception fut réservée à des cours de soutien que mes parents, au prix de sacrifices financiers, confiaient à des répétiteurs en même temps que le soin de châtier mes insolences et mon indolence. Ce qui se produisit plusieurs fois en raison de mon caractère rebelle. Au reste, ce trait de caractère me valut de nombreuses et sévères corrections jusqu’à ce que je quitte la maison. Heureusement, dans ma vie d’adulte, j’ai réussi à contrôler ce fâcheux défaut !

Au risque de vous surprendre, je ne me révoltais pas parce que je comprenais le sens du châtiment qui allait m’être infligé et qu’il l’était dans des conditions décentes, c’est-à-dire en privé, ce qui, croyez, moi, n’enlevait rien à son efficacité ! La seule exception de correction en public, je l’ai narrée dans le récit « Deux corrections pour un vol et un mensonge », mais cette fois je ne l’avais pas volé !

Mes répétiteurs avaient chacun leur méthode favorite pour me corriger. À titre d’exemples, je voudrais ici préciser leur façon de procéder, bien différente de celle de mes parents qui leur avaient naturellement donné droit de correction. Le tenait-il d’une longue habitude de leur expérience d’enseignants ? Assurément, l’un comme l’autre exerçant dans des établissements privés.

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L’un, professeur de latin, avait des enfants de mon âge et avait une préférence pour le martinet. Chez lui, il avait aménagé un petit salon bien isolé au fond de son appartement. A mon arrivée, je m’y dirigeais directement. Il fermait la porte à clef et je ne pouvais pas ignorer la présence du martinet accroché au loquet. C’était le même martinet dont il usait pour ses enfants et, à l’aspect luisant des lanières de cuir, il devait écorcher pas mal de paires de fesses. Je redoutais ce répétiteur et ses fouettées car il se montrait particulièrement sévère. Autant que je me souvienne, le tarif était de trente à quarante coups de martinet qui n’épargnaient ni mes cuisses ni mes fesses. En deux ans, je me suis retrouvé quatre fois en position, mon pantalon sur les talons. 

L’autre, professeur d’allemand, était une jeune femme très jolie. Cavalière accomplie, elle se servait d’un instrument qui lui était familier : sa cravache d’équitation ! Adolescent en proie aux premiers tourments, j’en pinçais un peu pour elle. Je crois qu’elle n’en était pas dupe et c’est sans doute pourquoi elle se montrait plutôt froide avec moi et ne manquait pas de me punir comme pour maintenir la distance entre nous. Quand elle me punissait, elle m’avertissait à l’avance et je devais ainsi passer de longs moments en frissonnant à attendre la fin de la leçon, car c’était le moment qu’elle choisissait pour ne pas perturber le cours de l’étude. Elle était très stricte sur la pudeur et je devais moi-même baisser mon pantalon et mon slip le dos tourné afin de ne pas exhiber devant elle mes attributs sexuels.

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Je devais me courber sur le bureau et, généralement elle me cinglait les fesses une vingtaine de fois, visant particulièrement les plis fessiers et le haut des cuisses. La cravache était fine et flexible, ce qui pinçait très douloureusement la peau. Néanmoins, elle allait toujours au bout du châtiment en dépit de mes supplications. Curieusement, je ne lui ai jamais manqué de respect. C’est plutôt sur la préparation des leçons que j’étais négligent, comme si j’avais cherché (et sans doute, inconsciemment c’était le cas) ce châtiment pourtant si redoutable.

En matière de discipline scolaire, il m’est difficile de me prononcer sur ce sujet dans la mesure où je n’y ai pas connu ce genre de châtiments. Cependant, cela ne change en rien ma position vis-à-vis d’un élève : ne pas confondre indulgence et intransigeance.

Je tiens à distinguer l’échec par négligence, dissipation ou paresse de celui, involontaire, qui résulte du fait que l’élève n’a pas compris la leçon malgré ses efforts d’attention et d’application. À mes yeux, il me semble évident que de mauvais résultats dus à un comportement délibéré soient châtiés avec la plus grande sévérité. C’est en tout cas ce qu’il ressort de nombreux témoignages sur ce blog.

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Enfin, compte tenu des valeurs chrétiennes familiales telles qu’elles étaient portées à l’époque, s’est posée la question des pulsions sexuelles à l’adolescence, d’autant que je suis d’un tempérament très sensuel. Bien évidemment aucun confesseur n’a jamais violé le secret de la confession. Mais ma mère qui me connaissait bien prenait soin de m’interroger le samedi soir sur ma « pureté » en prévision de la communion du dimanche. Eh bien, je n’hésitais pas à lui avouer, sachant que ma pénitence serait relativement légère : vingt coups de martinet sur mes cuisses nues. Certes ce n’était pas agréable, mais au moins j’étais en paix avec ma mère, ce qui m’importait le plus. Aujourd’hui je m’interroge d’ailleurs sur l’équité de cette démarche. Mais enfin, autres temps autre mœurs !

De toute façon il n’y a pas d’éducation sans punitions et, malgré des souvenirs cuisants, elles m’ont plutôt rapproché de mes parents.

En tout état de cause, il est un point sur lequel je veux insister : les parents qui aiment leurs enfants ont du mal à se résoudre à les fesser, même si c’est pour leur bien. Ils ne le font jamais de gaieté de cœur, sentiment que je percevais parfaitement, ce qui d’ailleurs me rendait plus docile lorsque j’étais châtié : confusément je sentais que mes parents mettaient autant d’affection à me fouetter qu’à me donner un baiser ! On connaît l’adage, « qui aime bien châtie bien » !

Je tiens à exprimer ici ma profonde reconnaissance envers mes parents et mes professeurs. Même si cela laisse certains dubitatifs, je ne regrette aucunement cette éducation. Elle m’a permis de grandir en m’assignant d’une façon claire les limites à ne pas franchir. Et je pense que, vu mon caractère plutôt entêté lors de mon adolescence, elle m’a permis d’éviter bien des déboires plus tard dans ma vie d’adulte.

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Mon point de vue

Bien des articles et commentaires dans ce blog corroborent ma propre expérience en matière de méthodes d’éducation et de l’usage judicieux des châtiments corporels punitifs dans des conditions précises. Ils m’inspirent opinion et avis que je livre ici en espérant qu’ils trouveront un écho.

Selon moi, le châtiment corporel n’est autre que le moyen franc et direct de permettre à celle ou à celui qui a commis une faute de trouver aisément le chemin du repentir et d’obtenir simultanément le pardon de celle ou de celui qui a la charge de l’éduquer.

Par conséquent, la fessée, le martinet, le fouet et autres sont avant tout les instruments d’une méthode d’éducation dont le but unique est le rappel des règles et des limites à ne pas franchir sans autre visée que la punition.

Les bienfaits d’une éducation traditionnelle

Il n’y a pas d’éducation sans punition et pas de punition efficace sans recours légitime aux châtiments corporels. J’en conviens, il n’est pas facile pour des parents de fesser un enfant que l’on aime, même si c’est pour son bien. Toutefois c’est de la responsabilité de ses parents d’agir de la sorte quand la correction est méritée et l’enfant l’admet. Ainsi, peut-il y trouver la preuve de l’’affection qu’il attend en se sachant épaulé, tenu et encadré par des limites claires à ne pas franchir, surtout dans une société qui donne si peu de repères.

J’admire les récits qui louent les bienfaits d’une éducation stricte qui n’hésite pas à recourir aux châtiments corporels, y compris les plus sévères comme la fouettée au martinet sur les cuisses et les fesses dénudées. C’est ainsi que j’ai été élevé et je m’en félicite au risque de choquer les « bienpensants modernes » dont on mesure chaque jour l’échec patent !

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La fessée, même à un âge tardif ?

La question mérite d’être posée. On pourrait dire qu’il n’y a pas d’âge quand on est en présence de jeunes personnalités immatures et prêtes à se laisser entraîner sur des pentes dangereuses. Assurément, rien de tel qu’une bonne fessée déculottée, et surtout au martinet, pour recadrer un adolescent indocile et prétentieux et surtout insolent. C’est lui rendre service en lui faisant comprendre qu’il y a des limites ultimes à ne pas franchir. Plus tôt il l’apprend, mieux il en saisit les risques. Cela évite beaucoup d’ennuis dans la vie d’adulte. Bien entendu, il faut tenir compte de chaque personnalité. Cela exige de la mesure et du tact combinés à une plus grande fermeté de la part des éducateurs-trices.

Eh oui ! je le répète… L’adolescence est par excellence l’âge des bêtises, voire des grosses bêtises, que des parents soucieux de l’éducation de leurs enfants ne sauraient tolérer sans réagir; ce serait faire preuve d’un manque d’amour envers eux que de fermer les yeux. En effet, le châtiment corporel est à juste titre redouté précisément pour son efficacité, mais il est aussi apprécié comme une marque d’amour envers l’enfant ou l’adolescent. Plus tard il leur en sera reconnaissant. C’est mon cas et je me félicite d’avoir été éduqué ainsi.

C’est dans le douloureux apprentissage du respect des parents, des profs, d’autrui en général que père et mère témoignent de leur affection active envers leur progéniture et sur ce plan garçons et filles doivent être traités de la même manière.

Punir l’insolence avec sévérité

De la nécessité des châtiments corporels pour canaliser les pulsions de tous ordres des adolescents. C’est de leur âge, je ne leur reproche rien. Mais les laisser livrés à eux-mêmes et n’en faire qu’à leur tête n’est pas digne d’un éducateur quel qu’il soit. L’insolence, c’est exprimer non seulement le mépris de l’autre mais, tel un effet de boomerang, un manque de respect destructeur pour soi-même. Il est donc nécessaire de sévir et d’une façon intransigeante. D’ailleurs le plus souvent ils approuvent ces corrections si on prend la précaution de leur faire comprendre sa nécessité. Beaucoup en témoignent ensuite dans leur vie d’adulte, parce que, grâce à ces châtiments, que je dirais soutenus par l’affection, ils construisent leur personnalité et mûrissent, ce qui leur évite de pénibles déboires plus tard quand ils sont confrontés aux difficultés de la vie, la vraie, pas celle de l’adolescence.

La sévérité alliée à l’affection

De nombreux témoignages prouvent que le martinet peut à la fois être un moyen d’éducation efficace mais aussi le signe d’une affection partagée. Certes, il n’est pas facile pour des parents de fouetter un enfant que l’on aime même si c’est pour son bien. Ils attestent de leurs auteurs qu’ils ont eu le courage de ne pas se dérober aux corrections qui leur étaient infligées. Si seulement ces témoignages pouvaient ouvrir les yeux de nombreux parents aujourd’hui !

 Vive le martinet !

Les auteurs sont unanimes sur l’efficacité des châtiments corporels et surtout du martinet dans l’éducation des enfants et surtout des adolescents qui traversent une étape difficile, et ce jusqu’à un âge avancé, tant pour les filles que pour les garçons. A quand le retour de ces bonnes vieilles méthodes ? Quand on voit la déliquescence de l’autorité aujourd’hui on ne peut qu’espérer que ce retour soit proche !

Fessée à la main ou martinet ?

La sémantique est moins importante que le résultat, fessées et fouettées sont efficaces, mais pour moi je pense que le plus efficace, ce sont les fouettées au martinet appliquées sur les cuisses et les fesses nues. Pour avoir été châtié ainsi, je peux vous dire que ce procédé et d’une redoutable efficacité ! Bien sûr, il ne faut pas en abuser, mais une bonne fouettée au martinet pour de justes motifs, ça vous enlève pour longtemps – sinon toujours – l’envie de recommencer!

Rien de tel que la fessée… mais en privé ?

La fessée et le martinet ont joué dans le passé un rôle central dans l’éducation. Résultat, les enfants étaient bien mieux élevés qu’aujourd’hui. C’est pourquoi je suis clairement favorable au retour des châtiments corporels, mais pas en public. L’humiliation est une atteinte à l’honneur de celui ou celle qui est corrigé. Par contre une fouettée sévère sur les cuisses et les fesses nues donnée dans l’intimité familiale est un redoutable châtiment qui ne laisse aucune envie d’y  revenir de sitôt ! A mon avis, pour atteindre efficacement l’objectif punitif, le châtiment doit comporter les deux. D’abord la fessée comme préparation des fesses à la fouettée au martinet. Et je pense qu’ainsi il y a peu de chance que le ou la coupable ait envie d’y « goûter » de nouveau de sitôt !

Cependant… ceci est grosso modo l’opinion que je me faisais avant d’avoir pris connaissance de l’ensemble des témoignages et récits publiés sur ce blog. Or je constate au nombre de personnes qui ont reçu une correction en public, que mes préjugés sur les corrections infligées en public sont totalement infondés. De plus, tous s’en félicitent !

Je déplorais, en effet, l’exposition délibérée en public, mais à la réflexion, cela me semble utile : un peu de honte ajoutée à la douleur avant et pendant la correction ne peut que renforcer chez le puni la conscience honteuse du méfait pour lequel on le punit, surtout si cette correction lui est appliquée à derrière nu.

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Ce bon Père Fouettard ! 

Je me souviens aussi de ces petits livres, pas tous aussi innocents que cela pour l’intention moralisante, où il y avait presque toujours un récit illustré d’une image de fessée voire de fouettée aux verges ou au martinet. Mais comme je recevais moi-même les deux et surtout le second, cela ne me surprenait pas et légitimait en quelque sorte les corrections que je recevais. Dans la maisonnée, le Père Fouettard veillait au grain !

Entretien avec Jean-Lou (Mes fessées – Entretien de Jean-Lou avec Alain L.)

Je suis très ému en lisant ce récit d’abord parce qu’il est très bien écrit et que toutes les questions essentielles relatives aux châtiments corporels y sont soulevées et ont toutes reçues des réponses que je partage. Malheureusement notre société a tiré un trait sur ces méthodes au bénéfice de « principes » aussi vains qu’inefficaces…

Mauvaise méthode : l’injustice

De la simple réprimande au châtiment corporel, l’injustice est pire que tout. Elle brouille le message, conduit à la révolte et rate donc le but du châtiment. Il faut châtier certes mais à bon escient. Éduquer c’est aimer ! Il convient donc avant tout de s’assurer de la faute commise et de garder son sang-froid d’un bout à l’autre. Le fautif sait très bien quand il a mérité une correction et, même s’il y rechigne, il ne se dérobe pas quand on la lui inflige. Une correction juste est subie avec reconnaissance envers celle ou celui qui s’en charge, et si ce n’est pas sur l’instant, ce sera un peu plus tard car après la correction, voire pendant qu’il la subit, le coupable se sent « lavé » de la faute qu’il a parfaitement conscience d’avoir commise !

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Éducation en milieu scolaire ? 

Aujourd’hui, les châtiments corporels ont été bannis de l’enceinte scolaire. Il n’en reste pas moins que les écoliers et élèves d’aujourd’hui héritent des mêmes défauts d’antan : paresse, indolence, négligence, mensonge, insolence, désobéissance, indiscipline, entêtement, mauvaise tenue, bagarre, école buissonnière… défauts que l’enseignant d’autrefois savait châtier sans complexe.

Ne nous y trompons pas : l’intelligence et la mémoire sont dans la tête et pas dans les fesses ! Inutile d’espérer de rentrer quoi que ce soit par le derrière ! Par conséquent, tout précepteur qui, en cours particulier, a la mission de faire progresser son élève doit faire preuve de vigilance et de grande patience pour expliquer et faire comprendre. C’est seulement si l’élève manifeste l’un des défauts énumérés plus haut que le châtiment doit s’exercer. Fessée et martinet doivent impérativement entrer en action pour les garçons comme pour les filles.

Illustr. ! 1) Mike – 2) martinet – 3) LC  – 4) DR 48  – 5) C of Sweden – 6) Nomad  – 7) Murlo  –  8) Max Raute  –  9) – 10) Epinal –

11) Unknw 1890

62 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Votre retour est le bienvenu. Je suis impatient de lire comment se déroulaient ces cours particuliers. Je m’incline devant votre culture. Et ce d’autant plus que j’ai moi-même étudié le grec et le latin et plus généralement : »les Lettres ». J’ai failli devenir prof d’histoire et géographie. La vie en a décidé autrement et finalement (comme vous encore!),les juristes m’ont mis la main dessus. Après avoir enseigné le droit pendant quelques années, j’ai finalement opté pour un concours administratif. Au plaisir de vous lire. Cordialement.CLAUDE.

  2. yvan125 dit :

    Merci, Cambaceres, de ce petit billet. Je m’interrogeais sur le choix de votre pseudonyme que je trouvais si évocateur d’une période historique de l’histoire de France. À la vérité, un excellent choix pour une personne qui s’est spécialisée en histoire-géographie à l’uni et a pratiqué le droit pendant vingt ans. Pourrait-on trouver pseudonyme plus juste et plus chargé d’histoire ? Je souscris entièrement à ce que vous affirmez à savoir que l’étude du latin et du grec vous a été fort utile pour l’étude de l’histoire ancienne et vous auriez pu ajouter pour l’étude du droit romain, «La Loi ses XII Tables, le Code de Justinien, les sénatus-consultes, etc. Je me réjouis à l’avance de pouvoir m’entretenir sur ce blog avec une personne aussi cultivée et aussi riche d’expériences littéraires et humaines déterminantes. J’aime bien les auteurs que vous mentionnez, en particulier Montaigne qui m’a fait apprécier Sénèque dont j’ai lu et enseigné une grande partie de ses œuvres, en particulier les «Lettres à Lucilius». Présentement, je m’adonne à des études bibliques et théologiques et j’approfondis ainsi mon étude de l’hébreu et du grec bibliques (la «koine»), Comme vous avez sans doute lu tous mes témoignages sur ce blog, je crois que je n’ai plus rien d’autre de significatif à ajouter si ce n’est que les problèmes reliés à l’éducation stricte reçue au sein de la famille et au collège religieux que j’ai fréquenté m’ont toujours préoccupé de près et de loin dans ma vie d’enseignant et de traducteur.

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Yvan 125. Je suis heureux de vous retrouver sur ce blog. Quant à votre culture, elle m’épate ! Et maintenant vous vous mettez à l’Hébreu. Félicitations ! N’hésitez pas à nous dire tout ce que ces études vous ont apporté sur le plan intellectuel mais aussi personnel, j’entends par là « intime ». Cordialement. CLAUDE.

  3. Chris B dit :

    Au marché, stand droguerie où je suis en vacances, aucun martinet sur l’étal. Alors qu’il y a deux semaines il y en avait 6. La semaine dernière, absent durant le jour du marché, je ne sais pas s’ils étaient là.
    En tout cas, les martinets vendus n’étaient certainement pas pour les animaux étant donné, je pense, la proximité de la rentrée scolaire…

  4. Lenoir dit :

    Bonsoirs à tous,
    Je viens de relire ce récit et les commentaires. Comme je l’ai dit dans d’autres commentaires, j’ai reçu le martinet dès l’âge de 6 ans jusqu’à 19 ans. Et plus d’une fois j’ai dû aller au lycée les cuisses zébrées de coups de martinet. Fréquemment, les corrections au martinet que ma mère me donnait étaient doublées par une correction à la ceinture de la part de mon père. Je m’occupe de mon neveu et de ma nièce qui vont avoir 17 ans. Ils reçoivent le martinet chaque fois qu’il le méritent. Léonard

  5. zatopek dit :

    Il semble que nous soyons de nombreux éminents hellénistes sur ce site. Et nombreux aussi à avoir enseigné les Humanités classiques . Y aurait-il un lieu de causalité entre fessée et études classiques ? Pourtant, pour ma part, je n’ai jamais reçu de fessées, mais j’en ai donné.
    Quant à vous Léonard, déculottez-vous encore vos neveu et nièce à 17 ans ? L’un devant l’autre ou à huis -clos ? Vous comptez les corriger ainsi jusqu’à leur majorité ? Ou aussi longtemps qu’ils vivront sous votre toit ?

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour Léonard. Moi aussi j’ai reçu le martinet jusqu’à 19 ans, mais étant pensionnaire dans un Lycée de garçons, c’est seulement le W.E. que j’étais corrigé (au martinet) pour toutes mes bêtises ou négligences. De ce fait, je n’ai pas connu la honte de devoir montrer mes cuisses zébrées par les lanières du martinet à mes collègues, excepté furtivement le soir au dortoir. De plus, je n’étais pas le seul dans ce cas. A l’époque,les parents ne badinaient pas avec la discipline et les résultats scolaires. Rares furent les W.E. où je n’ai pas reçu le martinet, même tardivement comme vous. Cela ne pas traumatisé, bien au contraire. C’est grâce à cette éducation sévère, mais non absente d’affection, que j’ai progressé dans mes études et assez bien réussi dans la vie. Cordialement. CLAUDE.

  7. yvan125 dit :

    Non, zatopek, le fait d’avoir étudié le grec classique et de l’avoir enseigné ne disposait d’aucune sorte à recevoir et à donner la fessée. Vous devez plutôt chercher un lien de causalité entre une société qui dispose dans son agir collectif et individuel d’un «code restreint» plutôt que d’un «code élaboré» selon la distinction établie par Basil Bernstein et devenue maintenant classique en sociolinguistique. Or, vous conviendrez avec moi que jusqu’en 1960 ou environ notre société occidentale vivait selon un «code restreint» et cela se reflétait, entre autres, dans son système et les méthodes d’éducation qu’elle professait. Ne trouvez-vous pas étonnant que les humanités classiques caractérisées bien imparfaitement par l’étude du latin et du grec avaient dans les années 40, 50 et un peu dans les années 60, la place d’honneur ou le haut du pavé dans le curriculum de nos lycées et collèges? C’est précisément durant ces années que la plupart des intervenants de ce blog ont fait leurs études secondaires. Cette distinction large et compréhensive aurait l’avantage de nous délester de ce préjugé tenace voulant que l’étude des humanités classiques ait été l’apanage exclusif des classes traditionnelles, de droite. Il faudrait aussi rapprocher cette distinction de celle du grand philosophe Bergson dans: Les deux sources de la morale et de la religion entre « morale close» et «morale ouverte» Labov, un autre sociolinguiste américain célèbre a aussi démontré que les familles qui vivaient selon un «code restreint» avaient plus tendance à utiliser les châtiments corporels pour punir les comportements déviants de leurs enfants. C’est assez logique et compréhensif puisque dans le «code restreint», il y a peu de place au dialogue, à l’explication et à une certaine compréhension. Comme pistes de recherche, il faudrait explorer aussi le lien entre la baisse de l’influence du clergé catholique qui régnait dans les collèges et lycées privés dans les années 1940-1960, surtout l’abandon du latin après Vatican II et la désaffection des études d’humanités classiques par la majorité des élèves au milieu des années 60. Il y aura enfin à étudier la psychologie particulière des élèves qui décident d’étudier le latin et le grec ancien comme options. Je n’ai pas besoin de vous dire que ce genre d’élèves ont des aptitudes intellectuelles et des besoins psychologiques et humains assez différents des autres élèves. Ce sont pourtant nos futurs historiens, nos futurs linguistes, juristes, philosophes et même politiciens comme, par exemple, M. Alain Juppé. J’aimerais traiter davantage ce problème, mais disons simplement qu’il n’y a évidemment pas de cause directe entre les études classiques et les fessées, ce serait une absurdité, mais qu’indirectement sur le plan sociologique et historique compte tenu du type d’élèves auxquels s’adresse encore cette option, on peut en établir une cause ténue et fort lointaine. Je crois que le lien est plutôt à rechercher dans l’histoire des mentalités, l’évolution de la société, de la psychologie individuelle et collective ainsi que dans la modernisation des méthodes d’éducation en général.

  8. yvan125 dit :

    Cher Claude, que veut dire W.E. dans votre message ? J’essaie de toutes les façons de donner un sens à ces deux lettres. Merci en passant pour les compliments que j’apprécie beaucoup de votre part. Je voudrais préciser que j’ai appris l’hébreu biblique et l’araméen à l’université et maintenant à la retraite, je relis en hébreu et en araméen (pour certains versets du Livre de Daniel)certains grands textes de la Bible, J’en suis présentement à potasser le Livre d’Isaïe. J’aime bien lire vos commentaires, cher Claude, car ils ne sont jamais aussi compliqués à lire que les miens. Au revoir.

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Yvan125. Vos commentaires ne sont pas compliquées, ils sont parfois complexes en raison de votre impressionnante érudition. Quant à « W.E. » c’est ce qu’un homme aussi cultivé que vous peut considérer comme un barbarisme! W= »week » et E= »end » en anglais. Autrement dit, « fin de semaine »! Les fameux »"ouikinds » (phonétiquement)! Si chers à tous nos compatriotes « stressés ». Félicitations pour vos savantes lectures. Cordialement; CLAUDE.

  10. CLAUDE dit :

    Bonjour à tous. Étant à la recherche des émotions que j’ai décrites dans ce récit, j’aimerais savoir si vous le trouvez « ringard », ridicule ou totalement dépassé. Pour ma part, l’ayant relu, je n’ai rien ni à ajouter ni à retrancher. Mais suis-je encore « dans le coup » comme on dit ? Vos réponses m’aideraient beaucoup à me resituer dans un monde qui va si vite et me paraît parfois avoir perdu toute boussole ! Mais là encore, peut-être suis-je dans l’erreur. Merci à tous et à toutes ceux/celles qui voudront bien me donner leur avis. Cordialement. CLAUDE.

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