La fessée appliquée

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Mon éducation par la fessée familiale

Mon éducation par la fessée familiale dct-flatt-28-240x300

Par TS

Je suis né en 1967 dans une jolie ville médiévale de la Suisse occidentale, Fribourg. Longtemps refermée sur son traditionalisme catholique étroit, elle a commencé à sortir de son ghetto à la fin des années 70. Autant dire que certaines traditions éducatives ont perduré largement plus longtemps qu’ailleurs.

Même ici, Mai 68 était passé par là et même si la loi scolaire ne contient explicitement l’interdiction formelle des punitions corporelles que depuis 2011, les nouvelles règles voulaient que les instituteurs ne frappent plus leurs élèves depuis l’année 1970. C’était une mesure difficile à faire admettre par certains instituteurs ayant à leur actif 30 ans d’enseignement et qui avaient toujours pratiqué les fessées, les coups de règle sur le doigts, le martinet, la mise au coin, etc.

L’autorité avait trouvé une solution, évitant le risque de mise à pied des instituteurs récalcitrants. Il suffisait à l’établissement scolaire de faire signer par les parents un document autorisant le personnel enseignant à administrer un châtiment adéquat, ce dernier étant laissé à la discrétion de l’enseignant.

Dans de nombreux villages, la pression sociale fit que personne n’osait généralement refuser de signer le formulaire. En ville, il en allait autrement et les autorités communales choisirent de modifier le formulaire en y adjoignant la présence obligatoire d’un membre de la famille. Cette notion était assez libre et elle incluait les grands-parents, les oncles et tantes et même les frères ou sœurs aînés, ci ceux-ci étaient majeurs.

Je n’étais pas spécialement turbulent, mais j’ai souffert que mes parents soient vus comme des parvenus. Nous habitions un quartier bourgeois, non à cause de la naissance, mais parce que mon père avait bâti une affaire prospère.

Il était donc plus facile aux instituteurs de me punir moi plutôt que le vrai coupable, si celui-ci était un fils de bonne famille. Rapidement, j’ai été marqué et deux à trois fois par mois, j’avais droit à ma fessée sur les genoux de l’institutrice, devant ma grand-mère, ma mère ou une de mes tantes. Les hommes étaient trop occupés pour venir.

Les avis étaient partagés dans la famille : étais-je vraiment indiscipliné ? Etais-je traité injustement ? En tout état de cause, je me suis tenu rapidement à carreau et je suis devenu un élève exemplaire. Je me défoulais à la maison.

Alors que mes parents ne m’avaient jamais fessé, ma mère décréta tout-à-coup que ce qui fonctionnait à l’école pouvait fort bien fonctionner à la maison. Mes parents avaient été jusque-là plutôt opposés aux châtiments corporels, aussi je pense que d’avoir assisté à mes fessées à l’école a dû infléchir leur opinion.

Dès lors les fessées vinrent rythmer la vie familiale. Je les subissais d’habitude le vendredi soir, lorsque tout le monde était réuni à la maison. Chacun y allait de son commentaire sur ma conduite de la semaine et sur le châtiment à m’infliger. Commettre une incartade une seule fois signifiait une punition, mais récidiver provoquait un châtiment beaucoup plus sévère et plus humiliant.

Je crois que c’est vers l’âge de 11 ans que j’ai commencé à voir ces punitions d’une manière positive. Je me sentais pris en compte, valorisé. Tout le monde faisait attention à moi et j’avais l’impression que toute la famille avait à cœur que je progresse et m’améliore.

Je me rappelle qu’à cet âge-là j’ai commencé à être extrêmement fier de porter des shorts très courts, non pas parce que c’était mon uniforme scolaire, mais parce je pouvais exhiber les zébrures de ma dernière punition. A part les claques à la main sur les fesses, j’étais d’habitude puni à coups de baguette en bois ou à coups de ceinture. Lorsque la situation ne se prêtait pas à un déculottage en règle (lieux public, visite chez des amis, etc.), ma mère avait l’habitude de me cingler rapidement les cuisses avec sa fine ceinture ou bien de remonter mon short dont le tissu rentrait dans la raie et de me fouetter le bas des fesses légèrement dénudées avec sa baguette en bambou.

La toute première fois que je suis allé à l’école les cuisses zébrées, j’étais sûr que tout le monde allait me montrer du doigt, aussi ai-je été surpris par l’indifférence générale à mon égard. Seul mon meilleur ami a remarqué mes marques et m’a demandé ce qui m’était arrivé. Je lui ai raconté ma dernière punition. Il n’avait jamais été fessé – je veux dire vraiment fessé – juste quelques claques par-dessus le fond du pantalon – et s’offusquait de la manière dont me traitaient mes parents.

Pour ma part, j’étais choqué qu’il puisse penser que mes parents me maltraitaient. J’ai défendu ma mère avec la plus grande vigueur et il en été impressionné. Dès lors, j’ai toujours promené fièrement mes marques de coups, un peu comme une « marque de fabrique ».

Ce plaisir de la fessée m’accompagne fidèlement depuis maintenant 35 ans et fait partie de moi et de mes valeurs.

 

Illustr. : dct Flatt 28

 

44 commentaires »

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  1. Nikola dit :

    « La fessée est la preuve que l’éducation peut très bien passer par les fesses, si elle ne rentre pas par les oreilles !… » (propos attribués à Jean-Jacques Rousseau, bien que non sourcés)

  2. CLAUDE dit :

    « La fessée fait partie de moi et de mes valeurs » écrivez vous. Moi aussi. Et comme vous, sans la désirer, je l’ai acceptée comme une forme de reconnaissance de la part de mes parents. Je me sentais « encadré » socialement, et non laissé à la dérive comme de trop nombreux jeunes aujourd’hui ! Mon plus vif espoir est que quelque chose se passe pour que notre société engluée dans des problèmes de violence notamment, prenne conscience qu’un retour aux méthodes éducatives pratiquées jusqu’au milieu du 20° siècle ne représentent pas un danger mais au contraire un atout pour redonner, aux adolescents notamment, les clés de la vie en société. Cordialement.CLAUDE

  3. chris B dit :

    Ok Stéphanie si tu en parles encore de tes souvenirs et encore mieux si c’est illustré.
    D’ailleurs en parlant de fessées familiale, effectuant une formation, une femme dans notre groupe disait devoir fesser le soir son fils aîné âgé d’une dizaine d’années pour une histoire de clés. Visiblement elle était très en colère car son garçon avait oublié de les remettre à leur place et elle n’avait pas de clés pour rentrer. Du coup son mari qui était en voyage devait revenir spécialement pour lui apporter les doubles des clés. Je suppose que le gamin a dû s’en prendre une bien bonne dans la soirée. Le lendemain, elle nous a confirmé qu’elle avait puni son gamin mais j’ignore si cette fessée fut déculotté ou non. En revanche on a su que pour les fessées, sa petite dernière de 4 ans disait « aïe, aïe,aïe ! », ses mains sur ses fesses quand elle recevait de petite tapes. On voit bien que, quoiqu’on en dise, la fessée est donc toujours présente même en fin 2015.

  4. cambaceres dit :

    Je n’ai pas connu la fessée mais des claques sur les cuisses nues dégagées par les culottes courtes. À partir de onze ans, pour des raisons scolaires et non disciplinaires, ma mère a remplacé sa main par un martinet. À chaque mauvaise note, je recevais le martinet directement sur les cuisses et j’en gardais les traces durant deux ou trois jours. Il m’arrivait donc d’aller à la messe ou en classe avec des cuisses zébrées et j’en étais honteux ; mais je savais que ça faisait partie de la punition.
    À l’époque, les années « soixante », l’usage du martinet était très courant et j’étais même une exception pour ne l’avoir pas connu avant onze ans ; autour de moi la plupart de mes copains le recevait déjà. J’ai donc trouvé normal que ma mère en achète un pour moi. Ma mère était juste et j’ai toujours considéré ses punitions comme méritées. Le martinet m’a d’ailleurs poussé à m’améliorer et à progresser en classe à la grande satisfaction de ma mère qui le jugeait indispensable à mon éducation. À l’âge de treize ans, j’ai fait comme vous, j’ai « positivé ». J’ai pesé le pour et le contre et j’ai considéré que le martinet m’avait été plutôt profitable. Aussi j’ai accepté cette éducation sévère et lui ai demandé de la poursuivre.
    J’avais compris les vertus éducatives du martinet tel que ma mère l’employait et je l’avais quelque part intégré à mes « valeurs » comme vous. J’en ai discuté avec ma mère et nous avons convenu de règles éducatives simples et claires : le port permanent de culottes très courtes découvrant mes cuisses aux 3/4, l’application automatique du martinet sur celles-ci dès qu’une note était inférieure à 12. Comme ça nous ne nous disputions pas ; pas de cris ni de protestations, tout se déroulait selon les règles fixées.
    Le martinet avait été réduit à cinq lanières pour lui donner plus de mordant. À la fin de la 4°, ma mère avait commandé à notre droguiste un martinet « éducatif » spécial à cinq lanières. À la rentrée de 3e, il m’attendait : cinq lanières souples, épaisses et bien carrées fabriquées par un cordonnier ; il alla remplacer l’ancien bien en vue au salon. Évidemment, il m’arriva d’avoir à exhiber des cuisses bien marquées par les zébrures du martinet en ville et en classe. Mais peu à peu la honte fit place à une certaine fierté ; cela démontrait que j’étais très suivi par ma mère et bien élevé, et je ne posais aucun problème disciplinaire tant en classe qu’en dehors.
    J’étais continuellement en culottes courtes et je reconnaissais que ça me plaisait quand on m’interrogeait. On voyait que j’étais parfois puni au martinet et ça me devenait égal ; étant bon élève, on évitait de m’en parler. J’avais vraiment intégré les culottes courtes et le martinet à mes « valeurs » éducatives. Je ne m’en suis jamais plaint ; cette discipline me convenait. Notre entourage ne s’en offusqua nullement, bien au contraire. « Il est tout à fait d’accord, disait ma mère ; il reconnait que sans le martinet il ne travaillerait pas aussi bien ». Et j’acquiesçai.
    À mon entrée en seconde j’abandonnai à contrecœur mes culottes courtes pour un pantalon pour aller en classe ; aucun élève n’en portait d’ailleurs. Mais dehors, je restais volontairement en culottes courtes qui m’allaient encore fort bien pour un garçon plutôt « petit ». Déçu par mes premiers résultats en lettres, je demandai à ma mère de recourir à nouveau aux bons offices du martinet. Après mûre réflexion elle y consentit uniquement pour les matières littéraires ; mais elle y mit une condition sine qua non : comme punition complémentaire au martinet, des jours de classe en culottes courtes, ce que j’acceptai.
    Durant cette année scolaire je me soumis donc encore volontairement à la discipline douloureuse et parfaitement éducative du martinet et remis des culottes courtes pour aller en classe certains jours(en fait plus de la moitié du temps). Ainsi, comme vous, j’exposai de nouveau crânement mes cuisses zébrées au regard des autres.

  5. Jean-Paul dit :

    De ton témoignage, Cambaceres, je retiens ton allusion au martinet à 5 lanières, plus » efficace » qu’un martinet classique qui comporte une dizaine de lanières de cuir… J’en ai fait la douloureuse expérimentation vers 12 ans. Je pensais qu’en arrachant quelques lanières que ce serait moins douloureux pour mes petites fesses… Grave erreur car mon père découvrant ce martinet « amputé » de quelques lanières me prouva sur-le-champ que celui-ci serait beaucoup plus douloureux pour mes fesses qu’auparavant. Et une fois ma culotte et mon slip baissés, mes fesses nues en firent la cuisante expérimentation. Mon père n’avait pas tort : avec quelques lanières seulement, les coups de martinet étaient beaucoup plus secs et cinglants et claquaient avec plus de bruit. Je regrettai immédiatement, mais trop tard, ma stupidité…. Que pensent nos amis du nombre idéal de lanières que doit compter un martinet pour être efficace sans toutefois blesser ?…

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Jean-Paul. Pour répondre à votre question, je pense que le martinet le plus efficace est celui qui comporte au maximum six lanières de cuir d’environ 40 cm de long, bien carrées et découpées dans un cuir rigide. C’est celui que mes parents ont employé avec moi et j’atteste de son efficacité ! Le plus souvent sur les cuisses, d’ailleurs les cinglées les plus douloureuses sur cette partie de corps, mais aussi sur les fesses. Il ne me blessait pas mais laissait sur la peau, des cuisses surtout, des marques violettes qui montraient à tout le monde que Claude avait reçu le martinet ! La honte! Mais au bout du compte, je ne le regrette pas, car cela m’a non seulement « stimulé » sur le plan scolaire, mais aussi préparé à affronter les dures réalités de la vie d’adulte. Cordialement. CLAUDE.

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour TS. La fessée, dites-vous, fait partie de vos valeurs. C’est aussi ce que je pense et ce pour les mêmes raisons que vous. Les châtiments corporels, donnés avec tact et mesure, sont le meilleur moyen de redresser le comportement « déviant » d’un adolescent: incivilités, insolence, paresse etc. Aussi félicitez-vous que la badine en bambou ait opportunément fouetté vos cuisses, quitte à vous rendre honteux, et c’est aussi une partie du châtiment. De plus, celui-ci vous était donné dans un climat affectif, propre à vous rassurer sur votre insertion affective dans la famille, comme d’ailleurs vous le montrez si bien. Cordialement. CLAUDE.

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