La fessée appliquée

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Mon éducation par la fessée familiale

Mon éducation par la fessée familiale dct-flatt-28-240x300

Par TS

Je suis né en 1967 dans une jolie ville médiévale de la Suisse occidentale, Fribourg. Longtemps refermée sur son traditionalisme catholique étroit, elle a commencé à sortir de son ghetto à la fin des années 70. Autant dire que certaines traditions éducatives ont perduré largement plus longtemps qu’ailleurs.

Même ici, Mai 68 était passé par là et même si la loi scolaire ne contient explicitement l’interdiction formelle des punitions corporelles que depuis 2011, les nouvelles règles voulaient que les instituteurs ne frappent plus leurs élèves depuis l’année 1970. C’était une mesure difficile à faire admettre par certains instituteurs ayant à leur actif 30 ans d’enseignement et qui avaient toujours pratiqué les fessées, les coups de règle sur le doigts, le martinet, la mise au coin, etc.

L’autorité avait trouvé une solution, évitant le risque de mise à pied des instituteurs récalcitrants. Il suffisait à l’établissement scolaire de faire signer par les parents un document autorisant le personnel enseignant à administrer un châtiment adéquat, ce dernier étant laissé à la discrétion de l’enseignant.

Dans de nombreux villages, la pression sociale fit que personne n’osait généralement refuser de signer le formulaire. En ville, il en allait autrement et les autorités communales choisirent de modifier le formulaire en y adjoignant la présence obligatoire d’un membre de la famille. Cette notion était assez libre et elle incluait les grands-parents, les oncles et tantes et même les frères ou sœurs aînés, ci ceux-ci étaient majeurs.

Je n’étais pas spécialement turbulent, mais j’ai souffert que mes parents soient vus comme des parvenus. Nous habitions un quartier bourgeois, non à cause de la naissance, mais parce que mon père avait bâti une affaire prospère.

Il était donc plus facile aux instituteurs de me punir moi plutôt que le vrai coupable, si celui-ci était un fils de bonne famille. Rapidement, j’ai été marqué et deux à trois fois par mois, j’avais droit à ma fessée sur les genoux de l’institutrice, devant ma grand-mère, ma mère ou une de mes tantes. Les hommes étaient trop occupés pour venir.

Les avis étaient partagés dans la famille : étais-je vraiment indiscipliné ? Etais-je traité injustement ? En tout état de cause, je me suis tenu rapidement à carreau et je suis devenu un élève exemplaire. Je me défoulais à la maison.

Alors que mes parents ne m’avaient jamais fessé, ma mère décréta tout-à-coup que ce qui fonctionnait à l’école pouvait fort bien fonctionner à la maison. Mes parents avaient été jusque-là plutôt opposés aux châtiments corporels, aussi je pense que d’avoir assisté à mes fessées à l’école a dû infléchir leur opinion.

Dès lors les fessées vinrent rythmer la vie familiale. Je les subissais d’habitude le vendredi soir, lorsque tout le monde était réuni à la maison. Chacun y allait de son commentaire sur ma conduite de la semaine et sur le châtiment à m’infliger. Commettre une incartade une seule fois signifiait une punition, mais récidiver provoquait un châtiment beaucoup plus sévère et plus humiliant.

Je crois que c’est vers l’âge de 11 ans que j’ai commencé à voir ces punitions d’une manière positive. Je me sentais pris en compte, valorisé. Tout le monde faisait attention à moi et j’avais l’impression que toute la famille avait à cœur que je progresse et m’améliore.

Je me rappelle qu’à cet âge-là j’ai commencé à être extrêmement fier de porter des shorts très courts, non pas parce que c’était mon uniforme scolaire, mais parce je pouvais exhiber les zébrures de ma dernière punition. A part les claques à la main sur les fesses, j’étais d’habitude puni à coups de baguette en bois ou à coups de ceinture. Lorsque la situation ne se prêtait pas à un déculottage en règle (lieux public, visite chez des amis, etc.), ma mère avait l’habitude de me cingler rapidement les cuisses avec sa fine ceinture ou bien de remonter mon short dont le tissu rentrait dans la raie et de me fouetter le bas des fesses légèrement dénudées avec sa baguette en bambou.

La toute première fois que je suis allé à l’école les cuisses zébrées, j’étais sûr que tout le monde allait me montrer du doigt, aussi ai-je été surpris par l’indifférence générale à mon égard. Seul mon meilleur ami a remarqué mes marques et m’a demandé ce qui m’était arrivé. Je lui ai raconté ma dernière punition. Il n’avait jamais été fessé – je veux dire vraiment fessé – juste quelques claques par-dessus le fond du pantalon – et s’offusquait de la manière dont me traitaient mes parents.

Pour ma part, j’étais choqué qu’il puisse penser que mes parents me maltraitaient. J’ai défendu ma mère avec la plus grande vigueur et il en été impressionné. Dès lors, j’ai toujours promené fièrement mes marques de coups, un peu comme une « marque de fabrique ».

Ce plaisir de la fessée m’accompagne fidèlement depuis maintenant 35 ans et fait partie de moi et de mes valeurs.

 

Illustr. : dct Flatt 28

 

44 commentaires »

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  1. monenfance88 dit :

    Tu as de la chance, pour moi comme beaucoup maman ne s’occupait que l’on soit en public ou non pour me déculotter, c’était toujours la sanction immédiate après la bêtise commise, pareil pour mon cousin.

    Dernière publication sur Monenfance88 : 91' laseul fessée;quej'ai reçu au cm1,par un homme,

  2. Florianne dit :

    Idem pour moi, qu’il y ait du monde ou pas c’était pareil : Maman baissait la culotte pour donner la fessée sans attendre de rentrer à la maison. Même à 15 ans sur le parking de la plage, ou en 5ème au centre aéré devant des élèves de ma classe.

    • Benedicte dit :

      Bonjour Floriane, pour moi c’était différent, mais tout aussi public et cuisant. Selon ma mère, il fallait que la punition soit vue et de fait elle me frappait les cuisses avec vigoureuses claques, et si nous étions à l’extérieur, je devais marcher, mes cuisses bien rougies de claques visibles de tous !
      Si j’étais à la maison, c’était le martinet qui entrait en jeu. Quelques bonnes cinglades avec ses lanières, et voilà mes cuisses marquées au rouge !
      Ma mère disait toujours qu’une cuissée se voit alors qu’une fessée, une fois ma culotte remontée, devient invisible. Personne ne peut deviner que je viens de recevoir la fessée. Or pour elle, la honte comptait autant que la fessée. Il faut que montrer que l’on a été punie !

      • Florianne dit :

        Bonjour Bénédicte. En fait mon point faible était d’être assez pudique, par exemple dans les magasins je fermais le rideau des cabines d’essayage au maximum et demandais à ma mère de le tenir de peur que l’on me voie en petite culotte. Alors quand il s’agissait d’être déculottée, surtout devant tout le monde, j’étais déjà morte de honte avant même qu’elle n’ait commencé à baisser ma culotte. Mais c’est aussi pour cela que c’était si dissuasif …

        • Emilie dit :

          Bonjour Bénédicte et Floriane,
          Moi, je n’étais pas spécialement pudique, car on faisait du naturisme…
          Mais quand ma mère me fessait en public, la déculottée était tout de même la grande honte pour moi !
          Je me souviens de cette fessée sur mes fesses nues devant ma meilleure copine… Horrible !

          • Nelly dit :

            Bonsoir
            La honte d’être déculottée fait partie de la sanction que l’on soit pudique ou pas. Il est vrai que le sentiment de pudeur aggrave l’intensité de la sanction.
            Rien que de se sentir retroussée sans que la culotte soit descendue provoque déjà une bonne dose de honte, d’autant plus que l’on est âgée comme ce fut mon cas vers 19 ans : je me suis retrouvée jupe retroussée et fessée comme il se doit devant ma grand-mère pour un retard aggravé d’une insolence envers ma mère.
            Je dois convenir que cette fessée fut bien méritée à cause de plusieurs retards d’affilée et mon insolence pour couronner le tout.
            Pourtant, je savais très bien ce qui risquait de m’arriver, mais l’insouciance et la bravoure de mes dix neufs ans m’ont empêchée de réfléchir assez ce jour-là. Je ne m’attendais pas à être fessée devant ma grand-mère.
            Très vite vite de grosse larmes sont apparues en plus de mes protestations dès les 5 premières volées de claques qui s’abattirent sur mes fesses à peine protégées par le fin tissu de ma petite culotte.
            Je ne saurais dire si la honte aurait été plus importante si ma petite culotte avait été descendue.
            Ensuite, je fus privée de sortie pendant 2 semaines et ma mère ne se cacha pas pour dire à ma meilleure amie qui était venue me chercher pour sortir que j’avais reçu une bonne fessée pour avoir désobéi et que j’étais également privée de sortie.
            Cette annonce fit renaître en moi cette grosse honte qui me fit monter de nouveau les larmes aux yeux
            Voilà une de mes « expériences » de la fessée en partie publique
            Bises, Nelly

          • Benedicte dit :

            Bonjour Emilie, comme toi je me souviens d’une fessée donnée par ma tante devant mon cousin et un de ses amis (que j’aimais bien en secret) et comme nous étions au jardin public elle me courba sous son bras et d’un geste rapide retroussa ma jupette et baissa ma « petit bateau ». J’ai eu juste le temps de comprendre que j’étais déculottée que des claques rapides et sonores rougissaient mes fesses, et cela devant le copain de mon cousin ! J’ai ressenti la honte de ma vie ! Oh comme ma tante savait fesser, et souvent elle me menaçait d’une fessée, jusqu’au jour où je lui ai dit que j’étais trop grande : et bien elle m’a prouvé le contraire et c’est les fesses cuisantes que je me suis retrouvée au coin les mains sur la tête et ma lune bien exposée !

          • Nelly dit :

            Coucou,
            Comme le dit si bien Bénédicte, on se sent trop grande et du coup à l’abri de la fessée et puis, soudain, la jupe est retroussée la petite culotte baissée et les claques tombent en crépitant. Et c’est à cet instant que, hélas ! l’on comprend que nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne correction bien efficace et bien justifiée. Je ne sais pas quel âge avait Bénédicte, mais c’est souvent après 14-15 ans que l’on se croit bêtement à l’abri des fessées.
            Bises, Nelly

          • Remi dit :

            Bonjour,
            Garçon ou fille, il y a un âge où l’on se croit à l’abri de la fessée car on n’est plus un enfant, pense-t-on.
            Mais ce n’était pas l’avis de mes parents, et quand mon travail scolaire ou mon attitude laissaient franchement à désirer, il m’est arrivé de recevoir le châtiment humiliant auquel je pensais pouvoir échapper au bénéfice de l’âge.
            A 13, 14 et même 15 ans, il est difficile de se retrouver déculotté pour devoir expier ses fautes d’autant plus que j’étais envoyé systématiquement au piquet ensuite qu’il y ait du monde à la maison ou pas !
            Le « grand garçon » retombe à son statut de gamin puni comme mes pleurs pouvaient l’attester.
            Cordialement, Rémi

        • Chris B dit :

          Florianne, il serait intéressant de nous raconter en détail ta fessée sur le parking quand tu avais 15 ans et quand tu étais en 5eme au centre aéré.

          Merci par avance.

          • Florianne dit :

            Ma fessée au centre aéré a été racontée dans « pire que le déculottage, le reculottage ». Pour l’autre, je vais prendre le temps de rassembler mes souvenirs. Lambercier a déjà une photo de moi à l’époque.
            Pour Nelly, en effet la honte fait partie de la punition. Un moment fort fut notamment lorsque je sentais les mains qui attrapaient l’élastique de ma culotte et qui commençaient à la baisser …

        • JMD dit :

          Bonjour Florianne,
          En effet, la fessée déculottée devant tout le monde est encore pire pour une fille pudique. Cependant, la punition est ainsi encore plus bénéfique… Dans ce cas, plutôt que de donner une grosse et douloureuse fessée, il vaut mieux se servir de ça.
          Juste baisser le pantalon – ou retrousser la jupe – et la culotte devant tout le monde suffit, puis donner malgré tout quelques claques sur les fesses nues. Et pour les plus grandes filles, c’est très dissuasif, surtout avec la menace supplémentaire d’envoyer au coin, culotte baissée.

          • Benedicte dit :

            Bonjour Nelly, pour ma première fessée de ma tante je devais avoir onze ou douze ans, pour l’autre j’avais seize ans. Et oui, je me croyais à l’abri d’une telle punition de la part de ma tante, bien que recevant encore le martinet à la maison, mais sur les cuisses et non déculottée ! La honte bien sûr, mais aussi un sentiment de redevenir petite fille à fesser; un peu comme avec ma coloc (voir mon commentaire dans « fessées entre filles »). En effet, se faire déculotter pour être fessée est très humiliant !
            Bises à toi de Bénedicte

          • Stéphanie dit :

            C’est vrai que se faire déculotter met bien la honte. Mais j’avoue que quand cela arrivait à d’autres, je n’étais pas la dernière à profiter du spectacle (vengeance par personne interposée je présume …). Et le jour où le petit Denis, un garçon de ma classe, s’est fait baisser le short et le slip sur le trottoir à la sortie de la piscine, devant le groupe de filles que nous étions, pour avoir importuné l’une des nôtres, eh bien oui je me suis régalée de voir ce petit c… se prendre la fessée déculottée en plein air devant tout le monde ! Et après il nous a laissées tranquilles.

          • Nelly dit :

            Bonsoir,
            Vous avez raison Stéphanie quand ce n’était pas nous qui recevions on profitait du spectacle. J’ai moi-même eu l’occasion d’en profiter. J’ai une tante qui a juste quelques années d’écart avec moi. Et oui, maman m’a eu jeune comme sa mère pour elle (16 ans enceinte l’une comme l’autre) et ma grand-mère ayant eu une seconde fille vers 25 ans. J’ai donc eu l’occasion de recevoir devant ma tante mais aussi d’assister à celle de ma tante avec qui j’étais bien complice d’ailleurs. Ce qui nous valut aussi l’occasion d’en recevoir simultanément, et par exemple, à cause des retards pour rentrer lors de soirée vers l’âge de 16 ans. Sur le chemin du retour nous disions « vite autrement cela va chauffer pour nos fesses ! » Hélas ! le retard ne se rattrape jamais. Parfois, j’étais privé de sortie. J’ai pu assister au spectacle de la fessée avec les « non pas ça maman ! Je ne le referai plus ! Pardon ! Je n’ai pas vu l’heure ! » Mais rien n’y faisait et la fessée promise était bien appliquée. Je dois dire qu’à cet âge mes émois étaient tout aussi forts aussi bien pour assister à une fessée que de la recevoir. Bises, Nelly

          • Emilie dit :

            Bonjour Nelly, Stéphanie, Bénédicte !
            Vous avez de la chance d’avoir pu assister à de nombreuses fessées !…
            Car moi, étant plus jeune (23 ans), j’ai malgré tout reçu beaucoup de fessées, mais pas assisté car ce n’était plus à la mode… Les fessées se donnaient en privé, en comité restreint, à la maison.
            Bisous à toutes les 3.

          • Nelly dit :

            Bonsoir Émilie,
            Oui, il est certain que de nos jours on ne donne plus la fessée comme avant.
            C’est peut-être ce que l’on appelle l’avantage de l’âge.
            Il y a aussi le fait que, de nos jours, la punition est plus une affaire d’ordre privé. Mais encore plus pratiquée que l’on croit. J’ai pu le constater en discutant avec quelques mamans. Qui à mots couverts affirment que la fessée était nécessaire pour remettre dans le bon chemin. J’ai pu en parler avec au moins deux d’entre elles qui avaient des filles assez grandes, donc des jeunes filles pour qui la fessée se révélait utile.
            D’ailleurs, faut-il parler d’âge pour la fessée ou bien simplement de besoin de remettre les choses dans le bon chemin sans qu’importe l’âge ?
            J’en eus l’exemple. L’une de ces mamans avait un jour rayé la carrosserie de la voiture et m’avait dit que cela lui vaudrait des remontrances. Le lendemain, c elle m’avoua que cela avait chauffé pour elle. Cela faisait ne lui était pas arrivé depuis longtemps, et même une première depuis son mariage, mais qu’après 3 accrochage avec la voiture cela lui paraissait inévitable et même nécessaire. Or cette femme a une quarantaine d’années. On voit donc bien qu’il n’y a pas d’âge pour la fessée. Bises, Nelly

  3. CLAUDE dit :

    BonjourTS. « La fessée fait partie de moi et de mes valeurs » écrivez-vous. Celui qui vous écrit pense exactement la même chose. D’ailleurs je constate beaucoup de convergences entre votre expérience et la mienne. Issu comme vous d’une famille catholique, j’ai été éduqué avec amour mais avec sévérité. Et comme vous, c’est bien grâce à cela que j’ai pu poursuivre des études jusqu’à Bac+5. La différence tient dans le fait que j’étais corrigé non pas à l’école (laïcité oblige), mais en famille. De fait,comme vous ces châtiments corporels, infligés avec mesure mais de manière inflexible, ont fait que « je me suis tenu rapidement à carreau et je suis devenu un élève exemplaire ». Côté comportement,j’étais moins docile que vous et de ce fait j’étais corrigé (au martinet) plutôt 1 fois par semaine que 2 ou 3 fois par mois.Je suis heureux de trouver dans votre récit, au demeurant fort agréable à lire, un rappel de ces années 50/60 où on ne poursuivait pas en justice des parents qui utilisaient les châtiments corporels comme moyen d’éducation. Merci encore pour ce témoignage auquel je souscris sans réserve. Cordialement. CLAUDE.

  4. Laurent dit :

    Bonjour Ts, vous faites allusion au traditionalisme catholique et à mai 68, en montrant qu’il n’y a finalement pas eu de vrai changement. Je crois en effet que la fessée a toujours dépassé les classes sociales: elle se pratiquait aussi bien chez les bourgeois aisés que chez les ouvriers ou les familles modestes.
    D’ailleurs vous parlez des traces rouges sur les cuisses : je peux témoigner qu’à mon école les enfants riches et pauvres étaient pareillement concernés !

  5. CLAUDE dit :

    BonjourTS. Comme Laurent,je pense que la fessée a toujours dépassé les clivages sociaux. Par contre je ne partage pas son avis sur l’absence de changement suite à « Mai 68″.Pour cela je me fonde sur un ouvrage que j’ai lu hier : »Le féminisme et ses dérives:Rendre un père à l’ enfant-roi »par Jean Gabard (Éditions de Paris). L’auteur montre comment cet événement,au demeurant pas spécifique à la France mais qui a balayé l’occident tout entier, a provoqué un inversement des valeurs. L’un de ses slogans, à mes yeux illustre bien cet effondrement des valeurs: »Il est interdit d’interdire »! Et bien non: il faut interdire ! Il faut que les éducateurs tant au sein de la famille qu’à l’école soient respectés et inculquent les règles de base de la vie en société qui commencent avant tout par le respect des autres, à commencer par les parents et les enseignants. Et quand les réprimandes ne suffisent pas, il faut sévir. Certes il est impossible de revenir à l’école sur la pratique des châtiments corporels, mais en famille,c’est tout à fait possible et à mon avis le recours au martinet dans ce cadre-là ne doit pas être banni (comme il l’est légalement aujourd’hui),même s’il doit être employé avec tact et mesure bien sûr. Je ne prône pas la maltraitance, mais je préconise un usage dissuasif de cet instrument de correction qui ne nous a nullement traumatisés étant en même temps accompagné d’affection : »qui aime bien châtie bien ».Je souhaiterais savoir ce que vous pensez de cette opinion. Cordialement.CLAUDE.

    • Laurent dit :

      Bonjour Claude. Mon propos n’était pas un jugement de valeur sur mai 68 et ses changements sociaux. Le sujet est complexe, et l’histoire de TS se passe en Suisse, où les répercussions ont été certainement différentes qu’en France.
      Et même ici, les attitudes variaient d’une famille à l’autre. Chez nous, c’était l’éducation à l’ancienne et la discipline qui prévalaient, mais d’autres parents pouvaient être beaucoup plus permissifs.
      J’ai d’ailleurs raconté dans « une reprise en main musclée » le changement opéré par les parents de mon copain Emmanuel : après l’avoir laissé, en cette période « post-soixante-huitarde », très libre, ce dont il avait profité en se croyant tout permis, ils se sont rendus compte de leur erreur et sont revenus à la discipline. Emmanuel s’est pris une raclée magistrale au martinet, a été tondu, obligé de travailler plusieurs heures par jour pendant les vacances et vu ses sorties limitées. Son comportement et ses résultats en ont été considérablement améliorés.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Laurent. D’abord merci pour votre réponse. En effet, vous avez raison de souligner la différence de contexte culturel. J’ai lu le récit « Une reprise en main musclée ». Globalement j’approuve la démarche, mais j’ai du mal à accepter l’humiliation due à l’élimination de sa « tignasse »! Par contre « son comportement et ses résultats en ont été considérablement améliorés », et là, pour le coup je dis bravo ! Cordialement. CLAUDE.

        • Laurent dit :

          Bonjour Claude. Effectivement, je constate que si la violence de la fessée, la reprise en main et ses résultats ont été appréciés, le fait qu’Emmanuel ait été tondu et mis en petite tenue a suscité des réactions. C’est en effet ce qui nous a le plus frappés (car même s’il est romancé, ce récit repose sur une histoire vraie), le plus visible pour nous, car nous n’avions pas assisté à la correction qui nous a été rapportée par sa soeur. Nous redoutions que cela ne donne des idées à d’autres parents. Mon frère et moi n’avions pas grand-chose à craindre, nous étions déjà en short et en tongs et avions les cheveux courts. Mais d’autres en jean et cheveux longs se faisaient du souci !
          Il est exact que ceci a contribué à marginaliser Emmanuel, et que cette sanction était durable contrairement à une fessée. Mais il s’agissait de mettre fin à cette liberté dont il abusait, et ainsi, il n’osait plus trop se montrer et ne traînait plus dans les rues. Il ne se montrait plus non plus prétentieux et arrogant à notre égard.
          Sa tignasse méritait d’être réduite, et ses parents auraient pu lui couper les cheveux normalement. Mais comme ils disposaient d’une tondeuse, il s’en servaient. Depuis, Emmanuel a toujours gardé les cheveux ras, il y passait tous les 15 jours. Nous avons même assisté à sa tonte un jour où nous étions passés chez lui, Véronique se montrait amusée, pas lui!
          Mais avec le temps, nous nous sommes habitués. S’il recevait quelques sobriquets (tondu, razibus), à la fin, on n’y faisait plus attention.
          Et l’important est le résultat final : résultats scolaires et attitude.

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour Laurent. Je suis bien d’accord avec vous : « l’important c’est le résultat final »: résultats scolaire, attitude et j’ajouterais : respect des autres à commencer par les parents, les professeurs et généralement toute personne investie d’une autorité en matière d’éducation. Cordialement. CLAUDE.

  7. Laurent dit :

    Bonjour Claude, effectivement, Emmanuel s’est ensuite montré respectueux non seulement de ses parents et de ses profs, mais aussi vis-à-vis de nous ses copains, qu’il prenait auparavant de haut en se vantant de sa condition.
    A noter que son cas a fait école chez 3 de ses potes qui faisaient partie de sa bande de traînards : Leurs parents ayant discuté avec ceux d’Emmanuel, ils ont trouvé la punition sympathique et ont décidé de la leur appliquer. Donc, un premier copain, puis peu après deux frères, qui arboraient cheveux longs et pantalons pattes d’éléphant, à la mode dans ces années 1970, se sont aussi retrouvés tondus et en short.

  8. Nelly dit :

    Bonsoir,
    A une période (15-16a) moi aussi je n’ai pas pris le travail scolaire au sérieux, me croyant au-dessus des punitions puisque la façon de me vêtir avaient pu évoluer vers des tenues à la mode (des années 80) et après les résultats du conseil de classe du 3è trimestre je passais en classe supérieure mais avec avertissement travail discipline. A l’’arrivée du bulletin, je vois encore ma mère en colère. La fessée suivit immédiatement et mes tenue à la mode confisquées au profit de jupes plus courtes et des chaussures à talons plat. Les fessées revenaient à chaque manquement aux règles de vie. Cela fut bien efficace !

    • Laurent dit :

      Bonjour Nelly, merci pour ton témoignage, il montre que les filles pouvaient aussi être corrigées et reprises en main par la fessée et une tenue vestimentaire courte.
      Vous aviez quand même un avantage (c’eût été cruel pour vous): pas de risque de passer sous les ciseaux du coiffeur, ou pire, sous la tondeuse. Mais même pour les garçons, c’était parfois dur de se retrouver avec les cheveux très courts au milieu des copains chevelus dans ces années 1970.
      Mais jupes courtes et shorts permettaient de la même manière de constater parfois des traces rouges significatives !

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Nelly. Votre adolescence, comme celle de tous les garçons et les filles du monde, fut émaillée de négligences à l’école et surtout d’indiscipline. Je ne suis donc pas surpris que la fessée suive immédiatement ce signalement scolaire. Et vos jupes courtes ont dû, je suppose, offrir à votre mère une paire de cuisses (jolies évidemment !), cibles privilégiées au mieux de bonnes claques et sans doute au pire, de coups de martinet ! Chez moi c’est ainsi que les choses se passaient. Et pour les fautes les plus graves j’avais droit aux deux : fessée à la main et fouettée au martinet sur les fesses nues ! Croyez-moi, cela fait réfléchir. En tout cas cela m’a réussi puisque j’ai décroché le bac avec mention et que j’ai poursuivi des études universitaires jusqu’à Bac+5 ! Bises. CLAUDE.

    • Nelly dit :

      Bonjour Claude,
      Oui les jupes courtes permettaient de recevoir rapidement sur les cuisses quelques bonnes claques ou quelques volées de martinet, ceci en préambule à la fessée qui, bien souvent, suivait assez rapidement. En suite un moment, bien souvent, je dirais même à chaque fois pour mon cas, j’étais en pleur et seule à réfléchir. C’est là que la fessée prend tout son sens et qu’elle a son effet éducatif et cela a tout âge, Nelly

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Nelly. Je suis bien d’accord avec vous, la fessée prend tout son sens quand comme vous le dites, (et c’était mon cas aussi): « j’étais en pleurs et seule à réfléchir ». J’ajouterai seulement que l’affection n’était pas absente dans cette réflexion. C’est seulement grâce à elle que j’ai « encaissé » les sévères châtiments, souvent au martinet, que mon comportement insolent et indiscipliné m’ont valu et d’ailleurs à juste titre! Avec le recul, je préfère avoir appris les règles de base de la vie en société grâce au martinet, et ce jusqu’à un âge avancé (la majorité n’était qu’à 21 ans), plutôt que pendant ma vie d’adulte où les « sanctions » auraient été autrement graves ! Bises. CLAUDE.

  10. Stéphanie dit :

    Dans les années 80, il y avait aussi la mode de jupettes avec deux ou trois volants superposés, elles arrivaient au-dessus du genou ou à mi-cuisses. Je ressens encore l’effroi lorsque ma mère, quand elle ne me faisait pas allonger sur ses genoux, me disait d’abord « Stéphanie viens ici ! » puis, « Penche toi en avant ».
    Je sentais ma jupette remonter, découvrant un peu plus le haut de mes cuisses, avant que ma mère vienne la relever complètement au-dessus de la taille et baisser ma culotte, qu’il y ait du monde ou non. Cela pouvait aller jusqu’à la petite jupe et la culotte complètement ôtées et la mise au coin fesses nues après la fessée, sans compter l’humiliation reçue, nue dans la rue, suite à une tentative de vol dans la supérette…

    • chris B dit :

      Stéphanie : Peux-tu nous raconter avec détails le déroulement de ta bêtise du vol et la fessée, et d’autres anecdotes de tes bêtises ?

      Et quel âge avais-tu pour ce vol et autres faits ?

      Merci par avance Stéphanie.

      • Stéphanie dit :

        L’épisode humiliant suite à la tentative de vol est raconté dans « Stéphanie fessée nue à la supérette », et est illustré … (Mais ce n’est pas moi sur le dessin …).

        • Chris B dit :

          Ok, merci Stéphanie. Et je l’avais lu au mois de juillet votre récit du vol sans m’en souvenir.

          Avez-vous d’autres anecdotes de ce genre à nous faire partager ?

          • Stéphanie dit :

            J’ai en effet d’autres souvenirs de fessées. Je vous en parlerai. Peut être illustrées…

    • Nelly dit :

      Stéphanie,
      Oui, j’en avais une rose et une jaune de ces jupettes. L’hiver jupettes courte avec un rabat portefeuille sur le devant ou avec un double pli, portées avec des collants en laine , chauds mais piquants. J’en ai d’ailleurs reçu une bonne pour ne pas avoir voulu mettre ces collants-là mais des collants fin en nylon.
      Que de souvenirs !
      Bises Nelly

      • Bernard dit :

        Bonjour Nelly,
        je te comprends, les collants en laine c’est pas vraiment sexy et au contraire vive les bas ou collants nylon ; ces collants en laine devaient au moins avoir l’avantage d’atténuer l’impact des lanières de cuir du martinet, non ? il est vrai qu’en superposant les couches de tissus on doit pouvoir réduire l’effet douloureux des coups
        dans cet ordre d’idées, portiez vous parfois un ou des jupons nylon sous votre jupe ?
        bises
        Bernard

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