La fessée appliquée

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Moniteur fessé en colo

 

Par Jacky

 

Ruka

Premier épisode - Pauvre petit Loulou !

Je venais d’avoir 18 ans. Cédant aux instances de mon ami et condisciple, Thibaut, nous avions suivi un stage de moniteurs et étions engagés dans une colonie de vacances.

Nous y retrouvâmes trois anciens élèves du même établissement, plus âgés – de 19 à 21 ans – Bernard, Albert et Michel.

J’avais eu au début une certaine appréhension. Mais anciens et nouveaux colons –de 8 à 14 ans – nous accueillirent très gentiment et sans la moindre réserve. Vivacité, dynamisme, joie de vivre, forte camaraderie… je ne m’attendais pas à trouver chez la plupart d’entre eux tant de qualités. Ils s’intéressaient à tout ce qui leur était proposé, s’investissaient avec enthousiasme dans les jeux et il fallait voir leurs yeux émerveillés quand on leur racontait une histoire. Ce que je fis très vite, me découvrant ainsi un talent de conteur que je m’ignorais.

Surpris parce que j’avais vécu mon enfance et mes débuts d’adolescence dans une toute autre atmosphère, celle de l’enfant studieux, très sage à l’école et à la maison, bien couvé par sa maman, et présenté à tous en modèle. Ce qui énervait quelque peu mes camardes et m’enfermait finalement dans une vie confortable et protégée, mais plutôt terne.

Je ne participais pas à leurs jeux trop bruyants à mon goût. Ils ne se battaient pas avec moi car « poule mouillée », j’étais incapable de me défendre et pleurais ; et j’étais bien sûr exclu de leurs discussions animées et fréquentes sur les fessées qu’ils recevaient à la maison.

Il a fallu attendre la classe de Sixième pour aller jouer quelquefois chez des camarades. Et jusqu’à la Quatrième, je contemplais avec crainte, mais aussi envie et une certaine admiration les cuisses striées au martinet que « les durs » exhibaient fièrement au lycée : à cette époque on portait en effet – sauf moi – des culottes vraiment très courtes.

Ainsi, en les voyant vivre à la colo, je me ressentais une enfance et des débuts d’adolescence loupés. La nostalgie… de ce que j’aurais dû vivre.

On m’avait plus spécialement confié une équipe de douze garçons de 9 à 13 ans. J’en punissais bien un de temps à autre, au piquet « les mains derrière le dos » ou à genoux « le dos bien droit ». Des yeux, des fois, se mouillaient. Mais quand je les libérais, c’était un sourire sans rancune, et ils repartaient jouer avec ardeur.

Mais le plus jeune, Loulou, d’à peine neuf ans, se montra vite de plus en plus difficile. Il ne se soumettait à aucune discipline, désobéissait sans cesse et me provoquait de ses yeux narquois. Les punitions n’avaient aucun effet sur lui. Il ne restait du reste pas, ni au piquet, ni à genoux.

Désemparé, je m’en ouvris en réunion de moniteurs, le soir, une fois les enfants endormis. L’abbé – le directeur – me dit :

« J’ai bien observé ce garçon. Je crois bien que ce qu’il cherche, c’est… une fessée. Menace-le d’abord, puis passe à l’exécution s’il n’obéit pas. »

Le règlement signé par les parents précisait en effet : «Exceptionnellement, pour une très mauvaise tenue ou une faute grave, une punition corporelle (fessée) peut être administrée, sur décision du directeur ou son autorisation expresse ».

Une fessée… Vers 12-13 ans, j’en avais vu donner à des camarades, chez eux. J’avais été ému à l’exposé de leurs jolies fesses bien rondes, mais les claques qui les marquaient de rouge et provoquaient cris et pleurs retentissaient profondément en moi : de l’effroi, et en même temps un certain sentiment d’envie voire de plaisir. En début de puberté, cela me faisait parfois rêver. Puis je l’avais presqu’oublié.

Et l’abbé d’ajouter :

« Et surtout ne faiblis pas ! Donne-lui bien jusqu’au bout ses vingt bonnes claques. Sinon il te faudra recommencer dès le lendemain. » 

Vingt claques réparties sur les deux fesses : c’était le tarif de référence pour les moins de 10 ans, trente claques de 10 à 12, puis quarante à partir de 13 ans.

Bien vite je dus passer à l’exécution Cette toute première fessée me laissa bien ému. J’emportai Loulou sous mon bras dans la pièce des moniteurs, (il était léger comme une plume), le déshabillai et le couchai vite sur mes genoux. Mais en le voyant résigné, tout chétif, ses maigres fesses tremblotantes – point de jolies fesses rondes – j’eus soudain honte d’utiliser ma force face à tant de faiblesse. Toutefois, suite aux conseils de l’abbé, je me ressaisis et entrepris de le fesser. Chaque claque me faisait mal. J’arrivai quand même jusqu’au bout, mais les dernières ne durent pas être bien fortes.

La fessée terminée, je le redressai et le reculottai. Il restait devant moi, hébété, plein de tristesse, des larmes coulant doucement. Devant tant de détresse, je lui tendis les bras. Alors il s’y précipita, éclatant en sanglots. Je lui ébouriffai les cheveux, lui caressai les joues et lui parlais tout doucement pour le consoler. Comme j’étais encore assis, il grimpa sur mes genoux malgré ses fesses endolories et se serra très contre moi. Je lui essuyai les yeux avec mon mouchoir. Il suça son pouce et se calma tout doucement.

Par la suite, il fut d’une gentillesse extrême. J’avais droit à un bisou tous les matins, il ne me quittait guère sauf pour jouer avec les plus jeunes de la colo et me donnait la main lors des déplacements en dehors de la colo. Et il devint le protégé, le petit frère des grands de mon équipe.

 

Richard Steen col (1)

Deuxième épilogue - Pauvre grand Jean-Lou !

 Vint le soir où l’abbé nous annonça :

« Il y a une tradition dans notre colo Chaque année deux des moniteurs redeviennent colons pour une journée et sont vraiment traités comme tels. Je l’annoncerai demain soir lors du rassemblement avant coucher et désignerai les moniteurs concernés. »

Bien sûr ce furent Thibault et moi qui fûmes désignés. Les trois autres « avaient déjà donné » les années précédentes. Thibault ne fut pas emballé et il resta toute cette journée réservé et à l’écart. Quant à moi, je fus séduit : j’allais revivre une journée de mon enfance, et quelle belle journée !

Et le matin, 20 minutes avant l’heure, ayant apporté parmi mes vêtements mon short le plus court, je me glissai en pyjama dans un lit inoccupé du dortoir. Au lever, les enfants, s’y attendant, m’accueillirent vite comme l’un des leurs.

Et je me livrai avec ardeur à leurs jeux, sans le moindre complexe, heureux comme le gosse que j’étais redevenu. Quelle belle matinée ! Mais au repas de midi, ravi de mon succès, je fis par trop le clown, excitant les colons de ma table. Alors, après une première observation, Bernard m’expédia au coin, « mains dans le dos et nez au mur ».

Vexé, j’allai me rebiffer. Mais une petite lumière jaillit dans mon cerveau : « eh bien tu es un gamin, puni pour l’avoir mérité. Tu n’es plus l’enfant sage. N’en as- tu pas rêvé ? ». Cette idée s’imposa et petit à petit, bien que l’immobilité au coin me fût pénible, je me complus dans cette satisfaction d’être enfin un enfant puni.

Et quand tous les colons eurent quitté le réfectoire et que Claude me relâcha, je me précipitai gaiement dans une partie de chat perché déjà engagée et où ma participation renforça les éclats de rires.

Vint le moment pénible d’entrer – et calmement – dans le dortoir pour la sieste. Bien incapable de m’assoupir, encore moins de dormir, je m’agitais sans cesse. Par deux fois Albert, qui était de service, me fit mettre à genoux au milieu du dortoir. Position inconfortable et douloureuse, s’il en est. A la fin, par bravade, n’en pouvant plus, je m’assis ostensiblement sur mes talons. Albert arriva tranquillement, me tira par l’oreille pour me redresser et, pan ! pan ! une claque formidable sur chaque fesse que le tissu léger du short ne protégeait guère.

J’étais estomaqué, vexé de ce qu’il s’était permis de faire, et mes yeux s’embuèrent. J’éprouvai une sensation de chaleur et une douleur inattendue. Puis un picotement inconnu me surprit. Je restai éberlué, mais petit à petit je m’y familiarisais et éprouvai une curieuse jouissance.

Encore bouleversé par cette nouvelle sensation, je me mis à pousser des cris d’oiseaux dont j’avais le secret, au lever, à la fin de la sieste, Ce qui souleva l’hilarité générale dans le dortoir, lieu où le plus grand calme était pourtant de rigueur.

Aussi, alors que nous attendions le départ pour les terrains de jeux, je vis l’abbé et les moniteurs tenir conciliable en me regardant. Alerte !… Ils se séparèrent vite et Michel vint directement à moi :

« Attention ! Ils ont décidé de te flanquer la fessée si tu continuais. Moi je ne le ferai pas, mais Albert et Claude, eux, y sont bien déterminés ! »

La fessée… Les délicieuses images des derrières rouges de mes copains sous les claques de leurs parents me revinrent aux yeux avec netteté. Et ma fascination ressurgit.

J’en étais si chamboulé que j’explosai quand Albert et Claude vinrent me prévenir.

« Je continuerai si je veux ! Allez-vous faire voir ! C’est pas votre fessée qui me fera changer ! »

Ils me considérèrent, interloqués, et se consultèrent du regard.

« Eh bien, tu vas aller nous attendre devant la salle des moniteurs, au piquet, contre la porte ! »

J’y allai, flageolant, et y méditai amèrement, consterné, une boule au ventre. Qu’avais-je osé dire, j’étais bon pour la raclée ! Je sentais déjà mon postérieur chauffer, et ce n’était plus le délicieux picotement !

Ils arrivèrent tenant chacun par un bras un bel et robuste ado de 13 ans, Jean-Lou, qui exhibait sous son short très court de splendides cuisses sur lesquelles j’avais déjà lorgné.

« Hé, Jacques, te voilà un compagnon de fessée. Allez, rentrez-tous les deux ! »

A l’intérieur Bernard dit à Albert :

« Dis donc, bien que nous soyons deux, ça va nous faire un sacré travail ces deux grands garçons. »

« Eh non Bernard ! C’est Jacques qui va fesser Jean-Lou, comme ça on gardera toutes nos forces pour lui. »

Je protestai, mais je dus m’exécuter, sous peine de claques supplémentaires, Jean-Lou précisant du reste que tant qu’à être frappé, il se moquait bien de qui le faisait. (En fait il préférait que ce fût moi, le moins fort et le moins expérimenté, pensait-il.)

Je déculottai le jeune garçon. Une petite touffe noire ornait sa puberté naissante. Je l’allongeai à contrecœur sur mes genoux. Et là, une profonde émotion me saisit à la vue de ses deux belles fesses bien rondes qui s’offraient frissonnantes à ma main. Mais fallait-il vraiment leur faire mal ? J’en caressai la peau toute douce, j’en pris possession en les serrant toutes les deux dans mes mains. Oh ! Cette chair ferme et à la fois souple et élastique ! Mes doigts s’enfonçaient délicieusement dans le gras du dessous.

Il était tout en ma puissance, et j’y imprimai la marque rouge de mes claques.

Une soudaine frénésie me saisit. Ce fut une averse de claques, à droite à gauche, dessus dessous, sur le haut des cuisses et les plis. Je me régalais de ces fesses secouées de tremblements qui ballotaient et se crispaient au gré des claques. Jean-Lou complètement soumis, gémissait doucement.

Et brusquement vers la trentième claque sur les quarante du tarif – Albert comptait – il eut un soubresaut et éclata en sanglots. Et je fus effaré, dégrisé… Comment pouvais-je me réjouir de ma force sur un enfant plus faible sans défense ? Comment pouvais-je prendre plaisir à le faire souffrir ?

Il me fallut bien reprendre la fessée. Mais dès lors il me sembla que chaque claque me faisait mal, Albert m’obligea à en reprendre deux trop faibles, qui ne furent pas comptées. Et Jean-Lou de se mettre à supplier d’une voix lamentable :

« Arrête, arrête, j’ai trop mal, je n’en peux plus ! »

Je desserrai alors mon étreinte.

« Oui, j’arrête, mon Jean-Lou. Tu en as vraiment eu pour ton compte. »

Mais Albert et Bernard impassibles :

« Non ! Tu finis, il reste huit claques ! »

Oh ! que ces huit-là retentirent douloureusement en mon cœur. Et le jeune garçon, complètement anéanti, ne réagit même pas aux deux dernières.

Quand je le relevai et le lâchai, il s’effondra en larmes. J’étais fasciné par ce corps écroulé, pantelant, En l’aidant à se remettre debout, je frôlais ses fesses. Elles étaient brûlantes. Comme il avait de la difficulté à se reculotter, je dus remonter avec bien des précautions slip et short.

D’une faible voix, il demanda à partir.

«Tu ne veux pas assister à ton tour à la fessée de Jacques ? »

« Je m’en fous, tout ce que je veux c’est vite me réfugier dans mon lit. »

« Je le ramène au dortoir, dit Bernard. Et toi, Albert, prépare Jacques pour sa fessée; Mais attends-moi pour la commencer. »

 

 

GimpedForLife

Troisième épilogue - Pauvre de moi le moniteur !… 

Ce rappel me laissa abasourdi. J’avais complètement oublié. En un éclair je revis les marques rouges sur le derrière de Jean-Lou, me rappelai la chaleur de ses fesses. Et ça allait être mon tour !

Je me retrouvai devant Albert, comme un enfant tremblant, penaud, hagard, regrettant son comportement, attendant l’inéluctable bien mérité.

«Tu l’as bien cherché, Jacques ! Tu as senti la chaleur du postérieur de Jean-Lou ? Le tien te brûlera encore plus ! Et tu éclateras en sanglots comme lui ! »

Et il entreprit le déculottage. Il y allait tout doucement pour mieux me le faire sentir (et peut-être en jouir plus lui-même). Dégrafage de la ceinture… pause… Le gros bouton… pause. Puis, tout tranquillement les trois boutons de la braguette. Le short tomba sur mes chevilles. Il enroula mon tee-shirt jusqu’aux aisselles. Et, au slip ! qui s’accrocha un temps au passage de mon sexe.

La soudaine fraicheur de l’air sur ma peau me fit l’effet d’une caresse. Je voulus masquer mon érection, mais Albert me repoussa les mains et me retourna.

« Quelles superbes fesses ! Toutes douces ! » (Il en caressait la peau lisse) « Bien rondes et bien charnues ! » (Il les tâtait).

« Va-t’en au coin pour attendre Bernard. Et sans me cacher tes fesses, que je les admire tant qu’elles restent encore blanches ! »

Des sensations toutes nouvelles se propageaient dans tous les points dénudés de mon corps. Je sentais les regards d’Albert qui l’exploraient, du moins en son envers, et s’attardaient sur mes fesses et mes cuisses. Et moi qui n’avais jamais connu la fessée, je sentais déjà, effaré, mon derrière chauffer. Terribles impressions !

Bernard revint.

« Eh bien il est tout prêt ! Quelles belles fesses ! »

« Eh oui ! Son derrière est bien rembourré. Il y a de la place et pourra bien supporter nos cinquante claques. » (Il venait d’inventer une tranche de tarif supplémentaire pour les très grands colons !).

Toutes ces affirmations sur mon anatomie m’atteignaient profondément. Puis je me retrouvai allongé et coincé sur les genoux d’Albert, lui offrant mes fesses. Ils avaient décidé de commencer par une série de dix claques, chacun sa fesse et sa cuisse. Il se mit à me les caresser puis les serrer à pleine main. Le pire était, outre la honte, de me sentir plus rien, tout soumis et impuissant face à cette possession de mon corps dans son intimité la plus profonde.

Et la tournée commença, bien répartie, méthodique et implacable. Mes fesses vibraient sous leurs mains. J’éprouvai des sensations toutes nouvelles, de douleur – oh que ça faisait mal ! – et aussi d’un plaisir profond au bas de mon ventre. Et plus les claques des deux se superposaient, plus la sensation de jouissance se développait.

Mais quand ils entreprirent la deuxième tournée, la douleur m’envahit, la jouissance s’évanouit. Plus aucun commentaire de leur part. Ils me frappaient durement mais calmement, sans hargne ni violence. Ça claquait et résonnait dans le silence. Etais-je enfant ou adulte, colon ou moniteur ? Tout se mélangeait. Qu’importe ! Hébété résigné, il me fallait passer par là… Oh comme ça faisait mal !

Et quand Albert pour son troisième relais me changea encore de côté – je ne montrais plus la moindre érection – n’en pouvant plus, j’éclatai en bruyants sanglots

et les suppliai lamentablement. En vain bien sûr. Ces dix dernières claques furent horribles. Sauf peut-être les toutes dernières. J’étais tellement effondré que je ne réalisais plus rien.

Ils me relevèrent tous les deux, m’ôtèrent le slip pour me faciliter la marche (mon short avait sauté depuis longtemps) et me soutinrent, flageolant, jusqu’à mon lit dans cette pièce des moniteurs. Ils me couchèrent, sur le ventre bien sûr, avec juste dessus le drap remonté à la limite des fesses.

« Nous allons emmener la colo sur le terrain de jeux. Tu restes ici. L’abbé s’occupera de toi. »

Peu après j’entendis ses pas. Je tirai le drap, mais il le rabattit sans le moindre souci de ma pudeur.

« Oh, Ils ont vraiment bien travaillé ! admira-t-il. Et c’est très chaud ! Il faut que je participe ! »

 

Mike 1

Et vlan !, vlan ! Une formidable claque sur chacune de mes fesses déjà si endolories. Je poussai un hurlement, affolé de douleur, complètement effondré.

Je ne raconte pas les durs moments passés sur mon lit et comment le calme m’est petit à petit revenu. Quand, à sa troisième visite l’abbé, me retrouva ainsi, derrière presque rafraîchi et bien moins coloré, il m’invita à aller chercher Jean-Lou.

Lequel ne m’en voulait pas du tout. Tous les deux nous avions subi la même dure punition. Tous les deux avions éclaté en sanglots et avions supplié lamentablement… Quelle complicité s’établit-elle entre nous !

Nous nous retrouvâmes en véritables copains dans la voiture, et l’abbé nous relâcha au terrain d’aventure. Les colons savaient bien que nous revenions de fessées, et du reste le rouge qui débordait encore de nos courts shorts en témoignait. Mais plusieurs se sont précipités sur nous.

« Venez vite, venez jouer, qu’est-c’qu’on s’amuse ! »

Et apaisé, oubliant tout, je me jetai dans des parties endiablées de cache-cache, de gendarmes et voleurs, d’indiens et cow-boys, d’attaques de diligence. Et le soir, rasséréné, saoul de rires, de courses, de grand air et de camaraderie, je retrouvai tout mon calme. Toilette en slip et à l’eau froide. Inspection de propreté par Albert qui glissa en plus mon slip entre les fesses « Il n’y a plus de rouge. C’est fini ». Et une tape amicale, sur le derrière. Apaisé, délivré, je m’endormis très vite au dortoir.

Par la suite, personne ne me reparla de ma fessée. J’avais passé une journée en colon, vraiment considéré par tous comme tel. Je m’étais très mal comporté, et on m’avait normalement puni en conséquence. C’était tout naturel, presque banal. La fessée, bien que peu fréquente dans la colo, était loin d’être un événement. Du reste les garçons vivaient dans son environnement à la maison, chez les copains, à l’école, au patro, partout.

Cette journée pleine de rires et de joie, de jeux effrénés, complétée, à partir de midi d’exubérance, de désobéissances, de provocations effrontées, ce qui m’avait valu jusqu’à – enfin ! – une fessée magistrale, tout cela ne m’était jamais arrivé, à moi, l’enfant et l’ado « modèle ».

Ce fut une catharsis, débloquant tout ce qui empêchait ou freinait le plein épanouissement de ma vie d’adulte. Je me sentais libéré, mûri, bien dans ma peau, jeune homme affirmé.

J’avais acquis une autorité tranquille, je n’avais plus besoin d’infliger des punitions à mes garçons, même aux plus turbulents, un simple froncement de sourcils suffisait. Ils m’adoraient (je le leur rendais bien) et étaient heureux et fiers d’être de mon équipe.

Du reste, à la fin de la colo, l’abbé me félicita chaudement et fit forte pression pour que je revienne l’année suivante.

Cette fameuse journée compta énormément dans ma vie !

Toutefois quand j’y songe de temps à autre, je ressens – sans la moindre jouissance – une chaleur dans mes fesses. J’avais eu tellement, tellement mal ! Et je me sens gêné, voire honteux, d’avoir pris plaisir à frapper ce garçon de 5 ans de moins que moi.

Heureusement nous sommes restés très copains et, avec le temps, il devint même mon meilleur ami. Et il le reste… 

Illustr. : 1) Ruka – 2) Richard Steen – 3) GimpedForLife – 4) Mike

 

 

 

7 commentaires »

  1. Victor dit :

    Bonjour Jacky.
    Un GRAND BRAVO pour votre excellent récit, clair, concis et qui, parfaitement décrit cette ambiance de colonie.
    Merci de rappeler le titre de vos précédents récits.
    Cordialement vôtre. Victor.

  2. Jackie dit :

    Victor Merci. Cela m’encourage parce que c’est mon premier texte en prose.
    J’avais seulement composé des poèmes
    - Jeune homme fessé par ses amis
    - Pas du tout sage
    - Pas si rebelle
    - Plus sage sans la fessée?
    Et vous, vous avez publié des textes sur ce blog ?
    Bien cordialement,
    Jacky

    • Victor dit :

      Bonjour Jacky,
      je n’ai pas publié de texte, je n’en suis pas capable. J’espère que vous en republierez en prose, n’étant pas un fana de vers, sauf ceux de Victor Hugo.
      Cordialement vôtre,
      Victor.

      • Jackie dit :

        Victor, c’est normal que vous ne soyez pas fana de mes rimes:
        Je ne suis pas Victor Hugo. Je m’amuse seulement à rimer sur un thème, la fessée, qui n’a pas inspiré les grands poètes.
        Ecrire un texte, pour moi, c’est bien plus long, donc bien plus difficile. Mais on se retrouvera quand même un jour sur ce thème que nous aimons tous les deux, grâce à vos encouragements, dont je vous remercie encore.

  3. Chris B dit :

    Bonjour Jacky,
    Très bon témoignage.
    Concernant Loulou, saviez-vous comme le disait l’abbé si Loulou par son comportement cherchait bel et bien à recevoir une fessée déculottée ? Vu que le gamin fut sage après, il semblerait que l’abbé avait vu juste.
    Vous dites que les parents avaient donné leur accord autorisant les fessées. Y a-t-il eu des parents qui l’avaient ont refusé ce ?
    Merci par avance Jacky.

  4. Jackie dit :

    Bonjour Chris.
    L’abbé avait certainement vu juste, en effet. J’avais été tellement heureusement surpris du comportement des moyens et des grands, que Loulou se trouvait peut-être oublié, sans que je m’en rende compte. D’où la provocation?
    Peut-être se sentait-il moins bien que les autres, d’où une culpabilité pouvant attirer la punition?
    Toujours est-il qu’il a bien ressenti que je l’avais fessé calmement, et non pas par exaspération pour me défouler ou affirmer ma supériorité et que ce m’était pénible de le faire. Et puis la fessée n’avait pas été bien forte. Et le gros câlin après…
    Et si les autres garçons l’ont pris après sous leur protection, c’est sans doute qu’ils se reprochaient de l’avoir négligé.
    A l’époque – l’après-guerre – rares étaient les garçons qui ne recevaient pas la fessée. Dans les faits confier un enfant à des institutions telle l’école, le patro, la gymnastique ou la colo était accorder automatiquement droit de fessée. Autrement, il fallait donner un mot l’interdisant. Cette exception à la règle avait l’inconvénient de mettre l’enfant à l’écart des autres. Les enfants étaient trop heureux d’aller en colo, cela valait bien une éventuelle fessée ce d’autant que le règlement était plutôt souple et rassurant : « Exceptionnellement… « faute grave », « décision ou autorisation expresse du directeur ». Il était du reste précisé que le châtiment corporel était une fessée, le martinet étant réservé pour les cuisses.
    A ma connaissance, Je n’ai pas connu le cas de parents refusant de renvoyer leur enfant à la colo à cause de ce règlement.
    J’espère avoir bien répondu à vos questions. Bien cordialement, Jacky

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