La fessée appliquée

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Monsieur De… 1ère part.

sw0012hr.jpgPar Edmée

Quand un examen bâclé de grammaire et d’orthographe sous la haute direction de Mademoiselle Élise conduit un élève étourdi à un point final particulièrement douloureux.

« Monsieur DELCALNAY ? » 

Une voix de miel coule lentement dans la touffeur de la salle de classe.  Quinze têtes se relèvent. Pivotant d’un côté et de l’autre, elles cherchent à la ronde, s’interrogent du regard. La perplexité et la surprise semblent façonner d’une expression unique les traits encore juvéniles de tous ces grands garçons. Quelle mouche pique donc Mademoiselle Élise ce matin ? Il n’y a aucun élève de ce nom dans la classe ! Veut-elle plaisanter ? Et ce, juste au moment grave de la remise des notes de l’examen d’orthographe et de grammaire ? Pourtant, pas le moindre soupçon d’humour sur son visage tout frémissant de sévère beauté. Non, elle ne rit pas Mademoiselle. Elle toise tous ses quinze élèves d’un regard menaçant qu’aiguise une froide colère. Elle arbore son air distant, froid, impénétrable, l’air menaçant des mauvais jours qui fait courber les épaules, cet air sévère qui la rend à la fois plus belle et plus redoutable que jamais.

Il est vrai qu’elle est très séduisante, Mademoiselle Élise. C’est, parmi tous les professeurs de l’institution, l’une de ces  femmes d’une beauté trop rare pour que toute une jeunesse en herbe ne puisse s’en émouvoir. A trente ans à peine, n’eût-on pas dit encore une jeune fille ? Mais en sa présence, tout émoustillés qu’ils fussent mais bien trop timorés pour oser se déclarer, ces jeunes messieurs se poussaient nerveusement du coude avec les mimiques niaises de jeunes adolescents énamourés. 

Sa chevelure blonde soigneusement tirée en arrière et la frange de bouclettes qui s’éparpillent sur le front encadrent le pur ovale du visage. Avec ses pommettes à peine saillantes, son nez fin et légèrement aquilin, la bouche aux lèvres brillantes, tout en elle exprime une exquise féminité. Il n’est jusqu’à la stricte élégance de son uniforme dont la jupe étroite et courte laisse les genoux à découvert de même que le chemisier blanc que gonflent ses seins rehaussant ainsi sa féminité d’un rien de sévérité. Du reste, il suffit d’un seul de ses regards pour révéler son véritable tempérament, celui d’une femme autoritaire.

Et en effet, Mademoiselle est aussi fascinante de féminine beauté que redoutable d’autorité. C’est précisément ce trait singulier qui, aux yeux de tous ces jeunes gens, rend cette jeune femme aussi désirable pour sa beauté que crainte pour sa sévérité. Sa classe est de loin la mieux tenue. Mais à trente ans, une femme de la trempe de Mademoiselle Élise peut-elle se laisser impressionner par des frasques et des humeurs de jeunes adolescents ?

Oui, l’ordre et la discipline règnent dans sa classe. Oui, Mademoiselle sait se faire obéir de ses grands élèves, mais aussi les punir à la moindre désobéissance. Elle n’élève jamais la voix, même pour les remontrances et les réprimandes. Une voix unie, à peine infléchie d’une contraction sourde du timbre, qui donne à la menace un relief inquiétant. Et qu’on ne s’y trompe pas. Lorsque ses  prunelles d’un bleu glacier se mettent à briller d’un éclat insoutenable en fixant l’imprudent, celui-ci ne peut empêcher son propre regard de vaciller pour plonger aussitôt sur ses pieds. 

 « Monsieur  DECALNAY ? »

Une fois encore l’appel résonne sans autre écho qu’un silence oppressant.  Cette fois, les lèvres pulpeuses de Mademoiselle s’amincissent, l’arc des sourcils se soulève en pointe.  Ses yeux immenses semblent absorber la classe entière dans les moindres  détails et dans ses prunelles danse une lueur de mauvais aloi. Qu’il est difficile de soutenir ce regard dans ces moments-là ! Le silence est tel qu’on entendrait le froissement d’ailes d’un papillon ! D’une rangée, se fait entendre un petit gloussement. D’un seul regard, Mademoiselle foudroie l’imprudent. Sa voix se fait acide. Elle brandit une copie du bout des doigts, la repoussant loin devant elle, détournant la tête d’une moue de dégoût.

« Regardez tous ce torchon ! … A qui donc appartient ce répugnant torchon ? »

Pas un bruit, pas même un chuchotement. Soudain, du fond de la classe un doigt émerge lentement par-dessus les rangées de têtes. Il appartient à un garçon à la chevelure flamboyante, le visage  lisse et constellé de taches de son. Un visage de chérubin malgré un physique bien découplé d’adolescent. 

« Monsieur DELACHEN**** ?… Ainsi c’est VOUS !… C’est donc bien vous… Puisque vous semblez si fier de vos prouesses en orthographe au point d’égratigner votre propre nom, levez-vous et venez à mon bureau montrer votre exploit à tous vos camarades ! »

DELACHEN**** est un adolescent ni spécialement beau ni très attirant. Comme si la couleur rousse de ses cheveux et les taches blondes sur la blancheur laiteuse de sa peau devaient le démarquer de ses condisciples. C’était l’un de ces êtres dont les manières précieuses et le port guindé refroidissent les élans de l’amitié. On n’aimait guère le personnage, néanmoins la classe tout entière ne peut s’empêcher de frémir à la menace qui le guette. 

Le garçon se dresse au-dessus de son pupitre, le visage encore plus pâle qu’au naturel. Il s’avance lentement vers l’estrade à petits pas glissés, le menton relevé, plus raide que jamais dans son uniforme de pensionnaire, comme soutenu par un cintre invisible en travers de ses épaules. Il reste planté respectueusement à quelques pas du bureau de la professeur, le corps encore plus à l’étroit dans son veston et le double fourreau si ajusté de sa culotte courte de drap bleu foncé. A présent, l’air devient franchement suffocant. Le ton de Mademoiselle se fait grinçant.

« DECALNAY !…. Quelle stupidité, vraiment ! …  Votre cher patronyme vous déplaît-il à ce point pour l’estropier, Monsieur DELACHEN**** ? Vous vouliez donc en changer, ce me semble ? Ce sera sans doute l’effet de l’une de vos ruses pour cacher ce vrai travail de… petit goret, j’imagine… »

Le garçon courbe la tête. Une vive rougeur empourpre ses pommettes. Il reste planté là devant elle, mortifié, mains derrière le dos, sans broncher. La voix de Mademoiselle se teinte des inflexions mordantes de l’ironie. La copie étant seulement digne d’une poubelle, d’un geste de dédain elle la laisse tomber aux pieds du coupable.

« J’attends votre réponse, Monsieur DELACHEN**** ! En outre,  non content d’écorner votre nom, vous vous permettez d’écorcher les textes de nos grands auteurs ! Vos doigts se sont-ils engourdis pendant l’examen ? Décidément, vous n’êtes qu’un vilain petit garçon qui mériterait de porter le bonnet d’âne ! Montez donc sur l’estrade que chacun puisse admirer le grand souillon que vous êtes ! »

D’une détente, Mademoiselle lance sa main droite, agrippe le coupable par une oreille. Acérés comme des griffes, les ongles vernis de rouge s’enfoncent lentement dans la chair tendre du lobe. L’oreille est pincée, broyée, tordue, étirée. L’étreinte est irrésistible, la douleur immédiatement visible.  Une force invincible fait fléchir le cou, la  tête s’incline à demi sur une épaule. Une vilaine grimace déforme les traits du visage, la bouche s’ouvre sur un cri muet. En trébuchant le garçon fait les deux derniers pas qui le rapprochent de Mademoiselle. Désormais, tous deux se font face, visage contre visage, yeux dans les yeux, bouche contre bouche, mêlant leurs souffles. Redoutable attraction de la victime et de son bourreau unissant dans une même étreinte la sensuelle cruauté de la jeune femme avec la fierté affolée d’un tout jeune homme accablé de sarcasmes. Malgré ces doigts qui le malmènent, le puni devine la bouche aux lèvres pulpeuses tout contre lui. Dans une légère bouffée de parfum, une voix lui susurre des mots qui le soufflettent de honte.

« Monsieur DELACHEN****, ce travail de malpropre n’est pas digne d’un grand garçon comme vous. Allons, avouez-le… C’est votre main qui vous sa désobéi ? Incorrigible cette main ! Ce n’est pas la première fois que « Miss » la punit, n’est-ce pas ? Je suis sûre qu’elle va de nouveau se faire un plaisir de vous réchauffer les doigts ! » 

Soudain à travers ses paupières demi closes, il l’aperçoit. Aussitôt la peur lui serre le ventre. Surgissant d’un tiroir « Miss » se dresse devant lui, silhouette fuselée d’un côté et renflée de l’autre, sombre et luisante d’un cuir patiné par l’usage, lourde de terrifiantes menaces. « Miss » ! L’inflexible maîtresse des jeunes gens indisciplinés. Opportun prolongement des mains de femmes, la terrible férule sait comment châtier les désobéissances, cingler les insolences. Rien de plus souple et de plus dur que cet instrument de correction pour broyer les mains et les doigts, épousseter les fonds de culottes.

« Miss !… » Quel nom dérisoire pour cet instrument d’infâmes et mortifiantes corrections délivrées en pleine classe. C’est l’instrument favori de Mademoiselle. Elle s’en sert d’ordinaire pour arracher, au vif des chairs meurtries, les cris de repentir et mater les fiertés rebelles par la seule vertu ses cuisantes cinglées ! 

Quand la jeune femme relâche son étreinte, DELACHEN**** est prêt. Résigné. Tout entier soumis à cette inflexible volonté. Le ton change, grinçant de menaces.

« DIX DOIGTS, DONC DIX COUPS !… Et pour ne pas faire de jalouses, dix coups sur chacune de vos mains. Par laquelle dois-je commencer, mon garçon ? La droite ou la gauche ?  « La droite, je vous prie, Mademoiselle ! » balbutie pitoyablement le garçon. 

Les ordres claquent, cassants, sans appel.

« EN POSITION, ET DÉPÊCHEZ-VOUS ! TALONS JOINTS, BUSTE DROIT, TÊTE DROITE. DONNEZ-MOI VOTRE MAIN ! ET REGARDEZ-MOI DANS LES YEUX PENDANT QUE JE VOUS CORRIGE ! »

Rouge de honte, ses yeux éperdus d’anxiété comme fascinés par le joli visage de la jeune femme que la sévérité pare d’une beauté encore plus impressionnante, le puni élève lentement la main fautive. Et les ordres s’enchaînent.

« MIEUX QUE ÇA ! BRAS À L’ÉQUERRE, PAUME À PLAT, DOIGTS TENDUS ! » 

Et la main se déploie, paume offerte, doigts serrés en offrande à l’intraitable maîtresse. Comme beaucoup de ses camarades, DELACHEN**** est un garçon courageux mais sensible à la douleur. Comme chacun d’eux, il sait que du premier au dernier coup, « Miss » aura raison de sa résistance. La férule de Mademoiselle Elise, c’est du plomb fondu dans les chairs à vif. Des ondes fulgurantes qui irradient vos doigts, s’élancent dans toute la main, remontent le long du bras, vous pénètrent jusqu’aux os d’une douleur aiguë qui soulève le cœur. Une douleur imparable qui finit par arracher les larmes et  qui transforme de fiers jeunes gens pleins de fougue et d’insolence en petits garçons larmoyants, éperdus de repentir, obéissants et soumis.

Mais n’était-ce pas ainsi que Mademoiselle les aimait ? Le garçon retient son souffle. Il n’entend rien, il ne ressent plus rien d’autre que les spasmes qui lui tenaillent le ventre et l’estomac. Il n’a pas un cri quand la férule s’abat une première fois d’un coup sec sur la paume offerte. Juste un clignement des yeux, une brève secousse dans les épaules, une crispation des lèvres. Cuir brut contre chair tendre, cela fait comme une explosion, comme un craquement sec de branche cassée. La bruyante cinglée fait sursauter la classe. Tous les garçons le savent : quand Mademoiselle les fouette, c’est pour faire mal. Pourtant, la main punie n’a pas bougé. 

Le 2èm coup projette DELACHEN****  en avant. Sa bouche s’arrondit, happe l’air frénétiquement dans un long chuintement entre ses dents serrées. Dans ses yeux embués, toute la détresse, la hantise de la douleur à endurer. Le 3ème coup le fait se hisser sur la pointe de ses pieds, fesses contractées, puis se tasser sur lui-même, genoux fléchis, reins cambrés sous les basques du veston.  C’est au 4ème qu’il hoquette un gémissement rauque. Il se tord sur place de peur de dérober cette main qui enfle à vue d’œil sous les chocs répétés. Et soudain, sa férule encore levée, Mademoiselle suspend le coup qu’elle s’apprête à lancer. D’une rangée, un élève a eu l’audace lancer un commentaire désapprobateur. Son regard file à travers la classe foudroyer le perturbateur.

« MONSIEUR VERM**** !…  Cessez vos petites grimaces ! Il est inutile de protester quand je suis en train de corriger l’un de vos camarades. Voulez-vous en recevoir autant ? Levez-vous et venez vous mettre en pénitence devant l’estrade, à genoux et mains sur la tête ! Nous nous expliquerons tous deux un peu plus tard ». 

VERM**** est un garçon leste malgré sa forte carrure. On le voit se lever sans crainte et d’un pas souple traverser la classe et se laisser tomber sur ses genoux au pied de l’estrade.  Mademoiselle reprend la correction. Sa férule haut levée, elle ajuste son coup sur la main qui tremble désormais. Elle vise l’extrémité des doigts. Le puni n’a d’yeux que pour le corsage qui se tend sur le double cône de la poitrine. Les jolis seins ont un bref frémissement à la détente du bras qui s’abat de toute sa force. Il voit le coup venir et serre les dents de peur de crier. Mademoiselle est une  belle femme. Sa sévérité n’en est que plus affolante, le laissant dans un sentiment troublant de douleur et de honte confondues. Désormais, l’attention de toute la classe est suspendue au déroulement du châtiment.

Dans le silence pétrifié d’effroi que brisent à intervalles réguliers les claquements du cuir sur la chair meurtrie et de brefs sanglots de gorge, chacun guette les réactions du puni. Sa main enflée et rougie que la lourde férule de cuir enfonce à chaque a de plus en plus de mal à se redresser à l’équerre, les doigts à se déployer. La salle de classe semble devenir la chambre d’écho d’une rumeur permanente. Il en sera ainsi tout du long de la correction jusqu’à ce dixième et dernier coup de « Miss ». A peine la férule a-t-elle fini de rebondir sur la main meurtrie que le puni la retire vivement et la fourre entre ses cuisses nues comme pour éteindre le feu qui la dévore tout entière. La classe retient son souffle  Le camarade est courageux. On apprécie son mérite. N’a-t-il pas déjà tenu bon sous l’ironie cruelle du sermon de Mademoiselle ?

« Monsieur DELACHEN****, que doit-on dire lorsqu’on qu’on vient de se faire corriger ? » 

« Mad….  Oh ! merci, Mademoiselle, merci pour ma correction ! »

Mademoiselle a le triomphe discret. Un semblant de sourire amincit ses lèvres. Elle laisse son grand élève prendre ses aises. L’instrument de correction tenu du bout de ses doigts et pointé en l’air, elle l’observe qui trépigne et se trémousse sur place, lui ordinairement si soucieux de bonnes manières. 

On ne résiste pas à Mademoiselle. C’est une perfectionniste. Elle aime aller au bout de ce qu’elle entreprend. Quand elle corrige un garçon, c’est pour de bon. Aucun des jeunes gens qu’elle soumet à sa discipline ne peut se vanter d’avoir jamais réussi à lui résister. Au besoin, elle les romprait à coups de férule jusqu’à l’os, les laissant tout palpitants à ses pieds implorer son pardon, leurs mains ou leurs fesses cuisantes de vigoureuses cinglées. Est-ce pour cette réputation de femme à poigne que ses collègues lui confient en correction les cas les plus difficiles ? Ces rebelles que nulle punition ne semble atteindre ? Ces effrontés qui semblent même ne se réjouir qu’en se dressant  contre l’autorité féminine ? C’est précisément dans le dressage de ces fortes têtes-là qu’excelle la férule de Mademoiselle parvenant à de prodigieuses métamorphoses. Et lorsque « Miss » a soigné son ouvrage, ce ne sont que, mains ou peaux de derrières à vif, de doux et gentils garçons en pleurs qu’elle renvoie à leurs maîtresses porteurs de brûlants messages. Pour l’heure, elle a gagné la première manche, il lui faut maintenant remporter la victoire. Et ces larmes déjà prêtes qui perlent au bord des yeux du puni en sont l’augure. 

« Monsieur DELACHEN**** ! En position, je vous prie, et qu’on en finisse ! Talons joints, buste droit, tête droite. L’autre main, et vite ! » 

A regret,  le grand garçon  reprend la position, les paupières mi-closes, le regard comme fasciné par la beauté de celle qui le punit et suscite en lui un sentiment aigu de souffrance et de honte. Il en oublie aussitôt sa prestance, sa fierté, son appartenance, abandonne sa main obéissante et encore indemne à la volonté de la jeune femme, puis il place l’autre derrière son dos, comme elle l’exige. De fait, il offre à la maîtresse les hommages de son repentir. On le voit se contorsionner, grimacer, se tordre, se dandiner d’un pied à l’autre, souffler, grincer des dents. Comme si la douleur s’était accumulée en lui, on le voit fléchir sur ses cuisses, les reins rejetés en arrière, l’étoffe de sa culotte courte se tendant sur son derrière saillant. La deuxième série de coups paraît plus puissante, comme si la main était plus tendre, plus vulnérable ou que la souffrance accumulée diminue la résistance. Le garçon soupire, rassemblant ses forces. Un tic irrépressible secoue ses lèvres et son menton. Il tremble de tous ses membres. 

Au premier coup, ses yeux se révulsent et ses paupières se ferment en plis serrés Au deuxième, c’est un soupir qui chuinte  entre ses dents.  Au troisième, une brusque grimace crispe violemment les traits d’un visage blême. Au quatrième, la souffrance fige son visage en un masque de douleur. Les fossettes, les yeux, la bouche se contactent et se  rident comme une pomme ratatinée  Au cinquième, les larmes déjà aux bords des paupières se mettent à ruisseler le long des joues. A chaque coup, on le voit s’affaisser sur ses cuisses fléchies comme suspendu un temps en l’air à demi accroupi, les reins cambrés. Il faut la menace du doublement du coup pour le forcer à présenter de nouveau sa main déployée au coup suivant.

Le sixième coup est décisif. Au claquement sec de la férule fendant les chairs, un cri rauque jaillit vibrant d’une souffrance trop longtemps contenue. Le garçon libère sa souffrance sans retenue, entre les sanglots et les cris. Comme à un signal, Mademoiselle rassemble ses forces. Les coups se font plus drus, les cinglées plus bruyantes. D’un même vigoureux élan, la lourde férule écrase les chairs, rebondissant sur les doigts. Comme happée par la palette de cuir, la paume se soulève puis retombe, brûlante de l’ odieux baiser de feu. 

(Ci-dessous, partie de texte rétablie)

Loin de tempérer l’élan, la proche victoire stimule Mademoiselle. Elle exulte. Un sourire narquois serre ses lèvres en un mince sillon rouge plein de dureté. A chaque intervalle, elle observe une pause, épie le puni, ses grimaces, ses contorsions qui semblent l’encourager dans sa sévérité. Elle se concentre sur la main enflée et rouge de coups. Et comme pressée d’en finir avec le puni, elle redouble de force, elle la cingle sans mesure à toute volée. 

Quand elle abat sa férule, ses seins tressautent, ses bouclettes blondes volettent, ses yeux dardent des éclairs. Et les larmes de souffrance du puni ne cessent de gicler, ses cris rauques se muent en appels pathétiques. Le voilà qui hurle sa détresse et sa souffrance, ses promesses de repentir. 

« Aaahh ! Maaad’moiselle ! Aaah ! Aaaah ! Pardon, Maaaad’moiselle ! Pardon ! » 

Mais Mademoiselle est sourde aux supplications. Une punition commencée doit être achevée. Au dixième et dernier coup « Miss » l’a emporté. Dans la courte rémission qui suit, le puni peut enfin retirer la main punie. Haletant, à bout de souffle, il la frotte, la secoue, la dorlote, essayant vainement de la soustraire à la gangue de lave brûlante qui s’attache à ses doigts. 

 « Vous vous êtes conduit comme un vilain petit garçon, Monsieur de DELACHEN****… Vous devez donc d’être puni comme tel. Votre chef d’œuvre mérite qu’on l’affiche sur votre dos, que tout le monde en profite ! Retournez-vous que je puisse l’épingler sur votre dos ! Maintenant, vous allez de ce pas le faire admirer à Madame
la Directrice…. Je suis persuadée qu’elle appréciera ! »

Dans la salle de classe, un sourd bourdonnement accueille la sentence. Chez la Directrice !…  Nul n’envie le sort du pauvre DELACHEN****. Personne n’échangerait sa place avec lui pour tout l’or du monde.  Puis, de nouveau, un silence de plomb accompagne le départ de DELACHEN**** tandis qu’il s’éclipse d’un pas lourd, la copie incriminée odieusement exposée en éventail dans son dos. Du revers des doigts Mademoiselle coiffe ses bouclettes. Son front est humide, son regard encore étincelant. Ses yeux s’abaissent, sur l’autre puni, toujours à genoux. Et sa voix claque, sèche, péremptoire. 

 « A nous deux, Monsieur VERM****! Vous aimez faire des grimaces ? Eh bien ! je vais vous donner l’occasion de grimacer pour de bon. Et sur les grosses joues de votre derrière, mon garçon ! Et d’une fessée ! Une bonne fessée, vous entendez ?  De quoi remettre vos idées en place. Mettez-vous en position, Monsieur, et dos tourné à la classe. Remontez le bas de votre culotte et fixez-la le plus haut possible. Et ne bougez pas pendant que je vous fesse, c’est compris ! » 

Les jambes de la culotte courte de VERM**** sont nettement moins serrées que celles de son condisciple. Rouge de honte, on le voit les retrousser à la façon des manches d’une chemise jusqu’à l’entrejambes mettant à nu ses fortes cuisses. Puis il se penche en avant, prenant soin de relever son veston au-dessus des reins comme il est prescrit pour la position. Dans le mouvement, le fond de sa culotte se tend faisant saillir le double orbe découplé d’une paire de fesses parfaitement saillantes. Il n’a pas longtemps à attendre. D’un bond, Mademoiselle se précipite sur lui. Son bras fauche l’air décrivant un arc de cercle, sa main s’abat à toute volée par le travers du derrière.

L’étoffe de la culotte est assez épaisse pour assourdir le coup, mais la puissance du choc est telle qu’elle désarçonne le puni. Puis Mademoiselle, recule de quelques pas, reprend son élan, et cette fois la main claque l’arrière de la cuisse droite, en plein dans le gras, juste à la lisière de la fesse. La chair explose dans un fracas retentissant. Le garçon pousse ses reins en avant, ouvre la bouche, tout suffocant, et pousse un grand cri. La rougeur naît instantanément dessinant sur la peau nue la large empreinte d’une main. La troisème claque frappe sur la cuisse gauche, juste sous la pliure de la fesse. Mademoiselle semble y avoir concentré toute sa puissance. L’explosion est assourdissante, son souffle fait vibrer l’air et les tympans. Et VERM**** hurle d’un cri empli de trémolos tandis qu’une rougeur envahit l’espace de chair tendre d’une marque semblable à la première.

Trois claques seulement, mais de vraies claques, des claques retentissantes à pleine chair. Mais qui ne sait dans cette classe qu’elles font vraiment très mal les claques de Mademoiselle. VERM**** est autorisé à se relever, dos tourné vers la classe. Sous sa culotte retroussée, se détachant sur la pâleur de la peau de l’arrière de ses cuisses, chacun peut voir luire deux vastes boursouflures symétriques d’un rouge cramoisi. Et comme son condisciple précédemment, le puni remercie à son tour la jeune demoiselle pour la bonne fessée qu’elle vient de lui administrer avant de filer droit à son place sans demander son reste, moins pour cacher sa douleur que la honte de cette correction impromptue. 

 « La prochaine fois, mon garçon, ce sera sans la culotte et devant tous vos camarades. Ce sera un plaisir de les voir vraiment grimacer vos grosses joues de derrière ! ».

La classe a retrouvé son rythme même si l’inquiétude demeure palpable parmi les élèves. Chacun s’applique à la leçon dans l’attente de ce qui n’est que trop prévisible. 

Quelque temps plus tard, on entend deux coups légers contre la porte de la salle.

« Oui ? Entrez ! » 

DELACHEN**** se tient sur le seuil. Il a le visage pâle, le regard fixe et ses paupières rougies sont encore gonflées de larmes récentes. Des rares hoquets espacés secouent encore sa poitrine. Comme il avance en hésitant d’un pas d’automate on dirait presque un spectre. Aussitôt tous les regards convergent vers le même point. Là s’inscrit la réponse en marques de feu. Le garçon a eu beau tirer le plus possible sur ses chaussettes et rabaisser au mieux les revers de sa culotte courte, il reste assez d’espace de chair nue pour ne tromper personne sur la fatalité de son sort. 

Sur le pourtour des cuisses charnues, et rendues plus visibles sur la peau laiteuse, la signature irréfutable de Mme
la Directrice est gravée en stries fines et rouges et boursouflées. On les voit mordre les chairs tendres pour s’élancer plus haut et disparaître sous les jambes de la culotte courte. 
Il l’avait donc « reçue » ! Et une fois de plus ! 
Pour tous les garçons de la classe, l’évidence s’impose d’elle-même sous leurs yeux. De mémoire d’anciens, on ne se rendait pas impunément en visite chez Mme la Directrice. Rien n’y faisait, pas même l’âge du puni. C’était un tête-à-tête en privé dont on se souvenait, et pour longtemps. Et DELACHEN**** n’avait pas échappé à la règle. Une visite chez Mme la Directrice, c’était obligatoirement et sans recours possible la terrible et honteuse FESSÉE MAGISTRALE, une fessée déculottée qu’elle vous administrait à la main et au martinet sur vos fesses nues. 

Mademoiselle Elise hoche lentement la tête, l’air satisfaite. Puis elle envoie l’élève à sa place. Le regardant s’avancer à petits pas, devine-t-elle qu’à l’intérieur de cette culotte d’où saillent les amples formes jumelles de la croupe masculine, couve un brasier ardent ? Il lui suffit de le voir le garçon s’asseoir avec précaution pour balayer ses derniers doutes.

« Je vois que Mme la Directrice a bien voulu décerner à votre œuvre sa juste récompense. J’espère que cette fois la leçon vous aura été profitable. Dites-vous bien , jeune homme, que la prochaine fois, vos fesses vous cuiront bien davantage, je vous le promets ! Maintenant, reprenez votre travail ! » 

A ces dernières réflexions piquantes d’ironie de cette jeune femme qui vient sciemment de lui faire administrer ce sévère châtiment corporel,  DELACHEN**** enfouit son visage sans ses deux mains, dissimulant sa confusion et sa honte.

Fin de la 1ère partie 

5 commentaires »

  1. bernard dit :

    j’étais en 6e et ayant perturbé le cours de la prof de français, je fus convoqué à la fin de ce cours qui était le dernier de la journée; je me retrouvai penaud à me faire enguirlander et à devoir entendre les yeux baissés le cours de morale de ma prof qui était une superbe femme blonde ; sa phrase « en d’autres temps vous auriez reçu le fouet pour votre comportement » me terrifia autant qu’elle me troubla ; »vous avez besoin de vous conformer à la discipline quitte à être corrigé comme vous le méritez » conclua-t-elle en me montrant sa ceinture de cuir maintenant sa jupe; je n’en menais pas large et j’étais convaincu que j’allais en tâter; finalement, elle se contenta d’une remarque sur mon cahier de correspondance…qui me valut bien quelques coups de martinet cette fois, mais par ma mère lorsqu’elle signa le document

  2. Juliette dit :

    Comme vous, Bernard, j’ai connu une prof qui n’était pas avare de menaces et d’allusions aux châtiments corporels; c’était une prof d’histoire-géo en 3e; elle se vantait elle même d’avoir reçu plus d’une fois sur ses fesses des coups du fouet de charretier de son père qui était fermier; heureusement pour nous, elle n’a jamais concrétisé ses menaces qui suffisaient à elles seules à ramener le calme et le respect dans la classe. Certaines de ses menaces m’ont largement troublée à l’époque ; je recevais le martinet à la maison et je me mettais à rêver à une sévère fessée donnée devant le public de notre classe mixte ; différents scénarios me traversaient délicieusement l’esprit…

  3. Pascal dit :

    Juliette,
    Comme vous j’ai toujours rêvé de scénarios de fessée en classe. Ceci depuis la fin du collège jusqu’à aujourd’hui. Le fait que la fessée soit donnée en public et dans une classe mixte est particulièrement troublant. Pourait-on en parler ?

  4. verdier dit :

    A l’époque, quand j arrivais à la maison, je devais ôter mon jeans pour enfiler un short très court à la place. J’étais sous la coupe de maman et de son martinet. Nous étions trois enfants et ce martinet servait pour nous fouetter les cuisses. Les motifs ne manquaient pas ! Trois garçons qui se battaient souvent entre eux ! Quand nous refusions d’obéir ou arrivions en retard à la maison ou à cause d’une « colle » au collège ou au lycée ou quand maman signait le cahier de correspondance. Je venais d’avoir 14 ans, l’âge ingrat. Au collège, j’étais dans le tiers de la classe au point de vue notes. Mes professeurs signalaient mon indiscipline : bavardage n classe, faire le pitre durant les cours, etc. Ma professeur principale convoqua maman et moi je n’étais pas fier. Elle lui dit qu’il fallait que je me calme, que j’obéissais à certains professeurs, mais que je faisais enrager Mlle D. une jeune prof qui enseignait l’anglais depuis deux ans seulement.
    …/…

  5. jean marie dit :

    Les cinglées de férule ou de règle sur les mains étaient une forme de correction courante dans les années 50 et néanmoins dangereuse pour les mains et les doigts en cas de mauvaise maîtrise de tels instruments. De même pour les gifles à cause de la perte de contrôle et d’une mauvaise évaluation de la force. En revanche, de bonnes fessées déculottées à la main et au martinet ou encore des corrections au martinet sur les cuisses nues étaient également fréquentes, pénibles, mais réellement sans danger. Je me souviens de certaines fessées que me donnaient des surveillantes en pension et de la honte que je ressentais en étant déculotté devant tous mes camarades, puis allongé sur les genoux de ma fesseuse, la tête en bas et les fesses nues en l’air, ou encore, buste allongé sur une table ou un pupitre, culotte courte et slip aux chevilles, les lanières du martinet cinglant mes fesses et mes cuisses… Depuis, les culottes courtes pour les garçons et les jupes courtes pour les filles, de même que les blouses, ont disparu. Pour celles et ceux qui on connu cette époque, le souvenir de ces fessées fait partie de l’histoire et d’une jeunesse enfuie dont on garde la nostalgie.

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