La fessée appliquée

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Musique entendue… souvenirs revenus

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Par Edmée 

A l’époque, j’habitais un quartier de coquets pavillons. Un jour mes voisins les plus proches déménagèrent cédant leur place à une jeune femme professeur de musique et de chant, du nom de Mlle Lambercier. C’était une charmante et belle personne d’une trentaine d’années, d’une gentillesse et d’une discrétion exemplaires avec qui je nouai rapidement des liens cordiaux de bon voisinage. 

Elle donnait des cours particuliers le jeudi, jour de congé des écoles, ou en fin de journée dans la semaine, j’apercevais ses jeunes élèves, filles ou garçons, qui seuls ou par groupes de deux ou trois, se pressaient à sa porte.

Peu de temps après son installation dans ce quartier calme et silencieux, quelques bruits inhabituels provenant de son pavillon me firent tendre l’oreille.

Puis cela cessa, remplacé peu après par quelques notes de piano jouées d’une façon hésitante et qui moururent lorsqu’on ferma une fenêtre.

Je restai pensif, un peu troublé… Serait-il possible que ?… Voyons, cette suite rythmée de sonorités claires… Aurais-je la berlue ? J’avais cru reconnaître quelque chose de familier qui me ramenait bien des années en arrière.

Le printemps revenu, et avec lui les petits travaux de jardinage, j’étais occupé à tailler une haie lorsque un événement me relia aussitôt à mes doutes du passé. Il arrivait que des élèves, en avance sur l’heure du cours, jouent dans l’allée fort peu passante qui desservait les pavillons. Depuis un bon moment, deux garçons d’une douzaine d’années en culotte courte s’adonnaient à un jeu qui finit par m’agacer.

Chacun  était venu avec sa trottinette et ils s’exerçaient à tour de rôle à escalader une planchette en bois disposée de telle sorte qu’elle servait de tremplin à leurs bruyantes acrobaties. Les chutes s’accompagnant d’un bruit de choc, leur répétition inlassable finit par devenir obsessionnelle.

Tout à coup, je sursautai. C’était la voix ma voisine. Une voix chaude mais sur un diapason plutôt élevé. Une voix autoritaire dictant sa volonté.

« Cela fait 5 minutes que je vous attends tous les deux ! Entrez immédiatement ! Et si vous lambinez encore, vous serez punis plus sévèrement ! »

J’assistai alors à une double métamorphose, l’une répondant à l’autre.

D’un côté, ma jolie voisine de professeur était à sa fenêtre, son sourire ordinairement si plein de grâce féminine mué en une expression pleine de sévérité. De l’autre, dans l’allée, mes deux blondinets apparemment si sûrs d’eux dans leurs jeux virils et téméraires de casse-cou semblèrent se figer en arrêt, leur juvénile stature d’ados se ratatinant à vue d’œil. Puis, l’échine courbée comme sous une pluie battante, je les vis traverser le jardinet en courant, ranger leur trottinette et s’engouffrer dans la porte d’entrée du pavillon.

Au passage, je pus noter leur air éperdu et apeuré de petits garçons pris en défaut et quand ils pénétrèrent dans le pavillon, j’aurais juré que leurs rondeurs postérieures se serraient frileusement dans leurs légers shorts de printemps.

Surpris et même amusé par un tel empressement à obéir à cette jeune femme, je me remettais à mon ouvrage quand, de la fenêtre restée ouverte, les échos d’une discussion suivie de protestations laissèrent mon geste en suspens.

La voix claire de la professeur dominait des bredouillis. Puis ces bruits déjà entendus se déclenchèrent soudain, sautant de la fenêtre, se déversant dans le jardinet pour envahir le paisible environnement de nos pavillons.

Inutile d’avoir l’ouïe fine pour reconnaître l’origine de ces sonorités. Aux vibrations sèches des explosions qui se détachaient nettement les unes des autres c’est bien une main claquant la peau nue, le claquement inimitable d’une fessée, et d’une fessée claquée à nu… sur un derrière parfaitement nu !

Comment ? Était-ce bien la même ravissante jeune femme au sourire gracieux dans un visage aux traits délicats qui était bel et bien en train de punir ces garçons d’une vraie fessée déculottée ? Était-ce bien la même voix cristalline qu’égayaient de petits rires quand nous conversions que j’entendais maintenant gronder ?

Mon imagination n’avait pas attendu pour prendre feu ! Et elle s’enflammait davantage à chacune des questions auxquelles seuls mes yeux pourraient apporter des réponses apaisantes.

Pourquoi ces deux garçons ont-ils obéi avec tant d’empressement et de crainte à leur professeur ? Sont-ils accoutumés à recevoir encore la fessée chez eux ? A la façon dont elle s’est fait obéir, cela semble plus que probable.

Est-ce qu’elle l’a déculotté elle-même ou lui qui a dû s’exécuter ? Il est vrai qu’avec ces petits shorts l’opération est bien aisée, mais j’imagine volontiers ses hésitations pour baisser le sien, surtout lorsqu’il lui a fallu se résoudre à se séparer de son slip. Pas facile pour des garçons de cet âge de montrer à une jeune femme sa différence anatomique sans rougir ! Il est vrai qu’elle doit avoir l’habitude…

A-t-elle eu l’indulgence de lui laisser short et slip juste au ras des fesses ou de les lui faire ôter complètement ?

Comment fesse-t-elle ? Écoutons… Première claque, seconde claque… Clac ! Clac ! Une et deux !… Le rythme à deux temps. Elle claque une fesse après l’autre en alternance. Bonne méthode, en effet. Elle veille à farder uniformément les deux joues fessières du même rouge. De la belle ouvrage, aucun doute !…

A considérer la mine piteuse des deux effrontés quand ils sont entrés, ils n’en étaient pas à leur première excursion sur les genoux de la demoiselle.

Comment s’y prend-elle pour fesser ces garçons ? 

Allongés par le travers de ses deux cuisses ou à califourchon sur l’un de ses genoux ? Deux postures idoines pour contrôler l’évolution de l’ouvrage tout en immobilisant le fautif.

Dans un cas, les deux fesses parfaitement accouplées serrées présentent l’avantage d’une surface égale à la main qui punit, l’autre étant occupée à immobiliser ses poignets au-dessus des reins. 

L’autre présente la faculté également appréciable d’une prise quasi inviolable : les deux cuisses qui chevauchent le genou étant séparées de force, il devient impossible de les resserrer. Et au besoin, la fesseuse peut les verrouiller définitivement en rabattant sa jambe par-dessus les mollets du puni. De plus, la posture n’est confortable qu’en apparence. Certes le ventre repose bien sur un genou, mais l’écartèlement qui en résulte peut se révéler être une épreuve très pénible. Largement fendue, la croupe qui déploie outrageusement ses deux rondeurs, n’a alors plus de secret à cacher. Très pénible en effet…

Cependant, ces deux gaillards sont déjà grands et lourds. Alors le buste ployé sous son bras, les reins bien cambrés, la croupe bien arrondie, les chairs souples ?…

Ah ! Je n’entends plus rien… Une fessée de deux minutes seulement ? Ce n’est donc qu’un avertissement… Ah ! Voilà que ça reprend ! L’autre garçon est également de la fête. Ce n’est que justice. Cette fois-ci, la sonorité des claques semble plus ample, leur résonance plus profonde que celles de la première fessée.

Si ma mémoire est bonne, c’est la main qui rebondit sur une paire de fesses dodues. Et la main particulièrement longue et fine de cette musicienne en tire une musique tonique pour mes pensées. Je parierais pour l’autre blondinet. Le volume de son postérieur ne m’avait pas frappé quand il poussait sa patinette. Quelles claques ! Que ça résonne dans cette pièce ! 

« Allons ! Ressaisis-toi, mon ami ! Tu as rêvé, me dis-je, en me reprenant. Voyons… Ne serait-ce pas plutôt toi et tes vieux souvenirs qui se réveillent ? Oui, rappelle-toi tes années de collège… Tu étais si honteux avec de tes culottes toujours trop courtes et trop étriquées d’une taille pour ton gros derrière tant tu grandissais vite ! Et plus honteux encore quand on les baissait pour te punir d’une cuisante fessée déculottée ! »

A leur sortie, les deux garçons reprirent leur trottinette et d’une vigoureuse impulsion du pied s’élancèrent. Je demeurais songeur en les voyant s’éloigner, leur petit short se gonflant et se tendant sur leurs rondeurs. A quoi pouvaient-elles ressembler une heure après ces fessées. Depuis le temps, la chaleur s’était certainement dissipée, mais les rougeurs ?

En quelques instants, mon admiration à l’égard de ma voisine monta d’un cran et mon respect à l’infini.

C’est ainsi que Mlle Lambercier mettait ses leçons en musique et que dorénavant, chaque jeudi, quand le temps le permettait, je me muai en jardinier modèle qui s’évertuait avec un zèle maniaque à raccourcir l’épi rebelle, à traquer le nuisible, arrosant…

Et l’oreille tendue vers la fenêtre…

Et d’un cours à l’autre, entre sonorités claquetées et sonorités musicales, l’enchantement acoustique m’encourageait à persévérer dans mes rêveries de fessées du temps passé.

Illustration : R. Hegemann

8 commentaires »

  1. nat dit :

    Magnifique! récit Edmée, comme je les aime, Merci!

    Nat

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmee. »rêveries de fessées du temps passé »,comme cela est bien dit!Et votre récit tout entier bien écrit. Ambiguïtés de la fessée: correction ou excitation des organes que, chez les filles comme chez les garçons,la nature a placés si près des fesses! C’est ainsi.Pourtant je crois encore aux vertus des châtiments corporels,infligés avec sévérité et affection, dussent-il plus tard nourrir des rêveries comme celles que vous évoquez.Cordialement.CLAUDE.

  3. Marco dit :

    Bonjour Edmée,
    je vous recroise pour commenter un de vos récits que je redécouvre et relis. Je me range à l’avis de Claude pour les compliments, l’ambiguïté, et les rêveries que la fessée subie puis entendue peut susciter. Je rajouterai ce que ce récit peut suggérer, c’est que la fessée elle-même peut être une musique, de par les sonorités diverses des claques de la main nue sur ces fesses nues et aussi par le rythme choisi pour les frapper.
    Il s’agit dans ce cas d’une percussion dont la cadence peut varier selon l’humeur de la musicienne ou selon les étapes à suivre dans l’accomplissement de la fessée, ce qui fait que, dans une seule punition, il peut y avoir plusieurs variations et tempos, aussi liée au degré de sévérité de cette punition qui peut aller de la légère et rapide claquée à la progressive et longue correction.N
    N’oublions pas la partie chantée également variée et changeante, du discours des remontrances de la musicienne jusqu’aux vocalises de l’apprenti-e musicien au fil des claques reçues et selon leur modulation.
    Reste aussi la façon de jouer, on pourrait dire à la main seule ou à l’aide d’outils comme les baguettes pour bien pratiquer la batterie. Et la manière dont on positionne l’instrument-tambour pour en sortir la musique recherchée… sur ses genoux comme une guitare, entre les jambes tel le violoncelle, ou incliné-e sous le bras comme la contrebasse, voire d’autres postures pour d’autres instruments … le choix est vaste D’où les interrogations, les hypothèses faites par Edmée juste à l’audition fenêtre ouverte de cette mélodie.
    Voilà ce que m’inspire la Fessée !
    Humble contribution musicale de Marco
    Bonnes fêtes.

    • CLAUDE dit :

      Bonsoir Marco. Je ne sais pas si vous êtes un bon musicien, comme votre commentaire le suggère, mais en tout cas vous avez une fine plume. Ne vous méprenez pas sur le sens (ambigu) de ce dernier mot. J’entends bien : « littérature ». Votre récit pourrait figurer dans une « Anthologie des œuvres érotiques », de bon goût évidemment. Quel plaisir d’avoir pu ce soir me délecter de vos effets stylistiques. Pour ma part, j’en aurais été incapable. Merci donc de m’avoir donné ce plaisir comme « Cadeau de Noël »! CLAUDE.

  4. Marco dit :

    Bonsoir Claude,
    Pardon pour cette réponse tardive. Il est vrai que je visite irrégulièrement le blog et ne repère pas rapidement les réponses ou la continuation des commentaires. Je rougis à vos propos, c’est trop ! N’en rajoutez plus, je vous prie ! Je ne suis un simple mélomane. Un peu de chant et de musique aussi, toujours en dilettante. Je ne prétends pas faire œuvre littéraire mais apprécie vos compliments. J’arrête sinon je serai puni pour excès de modestie ! Cordialement.
    Marco

  5. Chris B dit :

    Bonsoir Edmee,
    Vous est-il arrivé de croiser les 2 garçons ultérieurement ailleurs ou au même endroit pour demander comment se déroulait la fessée de Mlle Lambercier ?
    Et est-ce que d’autres élèves furent fessés après les deux garçons pour d’autres cours ?
    Merci par avance de vos réponses, Edmee.

  6. Edmée dit :

    Bonjour Chris B,
    J’espère que vous avez remarqué que, pour nommer cette charmante jeune femme, j’ai emprunté le nom de Lambercier, clin d’œil hautement symbolique vis-à-vis de ce blog et de ses participants ! Pour répondre à vos questions : oui, j’ai revu fréquemment ces garçons qui habitaient le quartier, mais je les aurais assurément étonnés si je leur avais demandé comment cela s’était passé car, à l’époque, le martinet sévissait légitimement dans la plupart des familles honorables. Enfin, je n’étais pas aux aguets pour observer les faits et gestes de cette personne pour savoir si elle manifestait systématiquement la même sévérité au cours ses leçons. Je présume simplement que la fessée était une méthode qu’elle devait naturellement pratiquer avec ses élèves dans l’école où elle enseignait. Vous ai-je satisfait ?

  7. Chris B dit :

    Bonjour Edmee,
    Oui en effet j’avais vu le nom identique à celui du blog.
    Merci de vos réponses, je suis satisfait par rapport à mes questions posées.
    En revanche j’en ai une autre :
    Est ce que les familles de ces 2 gaillards faisaient partie des familles honorables qui tâtaient le martinet sur leurs rejetons si vous en aviez eu connaissance ?
    Merci par avance Edmee.

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