La fessée appliquée

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Nostalgie… Nostalgie…

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Par Jean-Marie

 A la maison…

A l’époque, j’avais 14 ans et ma sœur 12 et, comme tous les ans, Maman organisa quelques jours avant la rentrée des classes l’expédition qui nous menait de notre banlieue du sud de Paris à un grand magasin du quartier Sèvres-Babylone.

On y proposait uniformes d’écolier et d’écolière, tenues scoutes… et même vêtements pour ecclésiastiques. Elle était sûre d’y trouver tout ce dont on avait besoin pour reprendre l’école.

Nous nous rendîmes d’abord au rayon « écolières » et Maman choisit pour ma sœur une robe et une jupe qui lui dégageaient bien les cuisses.

Ensuite, ce fut mon tour et elle me fit essayer des culottes courtes en les choisissant les plus courtes possibles. Elle expliqua à la vendeuse qu’il fallait que les cuisses soient bien accessibles au martinet. La jeune vendeuse ne cessait de me regarder en souriant gentiment pendant les différents essayages et moi… je ne pouvais pas m’empêcher de rougir.

Ma mère finit par fixer son choix pour un modèle de culotte dont les lisières – à mon grand désespoir – s’arrêtaient à quelques centimètres à peine des aines. Et ce que je vis dans le miroir de mon arrière-train ainsi fagoté acheva de me décourager ! Pire que mes culottes de l’an passé !

Ne perdant pas une occasion de faire l’article pour tenter d’augmenter son chiffre d’affaires, elle ajouta :

« Madame, si vous le désirez, à côté d’ici nous avons un grand choix de martinets et beaucoup de mamans en reprennent un neuf chaque année. »

Elle nous conduisit au rayon des martinets et aida Maman à faire son choix. En vérité, elle y passa un temps fou me laissant cuire dans mon jus alors que des clientes s’affairaient autour de nous. Nous montrant le martinet qu’elle avait choisi, elle en agita les lanières sous notre nez et nous mit en garde en caressant nos cuisses nues avec la douzaine de lanières de cuir :

« Vous voyez, mes enfants, si je suis forcée de m’en servir, vous savez ce qui vous attend ! »

Ensuite, ce fut le tour des blouses, Maman en choisit deux pour chacun de nous, roses pour ma sœur et noires pour moi en vérifiant soigneusement l’alignement avec la culotte courte ou la jupe car il était hors de question qu’elles protègent un tant soit peu nos cuisses !

La jeune vendeuse des blouses se révéla être une horrible mégère qui nous demanda avec son plus beau sourire :

« J’espère que vous êtes sages. Chez moi, vous savez, les cuisses et les fesses de mon petit frère portent souvent des marques de martinet. »

Le martinet est une vieille tradition française, hélas tombée aujourd’hui en désuétude : nos parents y avaient goûté avant nous. Il était souvent accroché à la cuisine et la mère n’hésitait pas à le décrocher.

Pour nous, à la maison, c’était tout d abord le martinet sur les cuisses et si l’histoire était sérieuse, Maman nous donnait alors les « vraies » fessées le soir après le bain. Nous devions descendre tous les deux en pyjama au salon, Maman déculottait le puni devant l’autre, le faisait allonger sur ses genoux, puis c’était une bonne fessée bien crépitante. Elle nous envoyait ensuite au coin, le derrière bien rouge, réfléchir sur nos fautes avant de nous rappeler pour nous faire un petit sermon qui se terminait toujours par :

« Tu vas avoir le martinet maintenant, mon petit. »

Nous devions appuyer la poitrine sur la table du salon, remonter notre haut de pyjama car notre mère veillait à ce que rien ne gêne le martinet. Nous étions fouettés sur les cuisses et les fesses et souvent nous devions compter les coups, et bien sûr nous faisions la danse du martinet.

Maman nous fouettait « raisonnablement » (la fessée la plus sévère que j’aie reçue fut de 50 coups de martinet) et quand la fessée était terminée, on repartait « les compteurs à zéro » et notre faute était oubliée.

Le soir, elle venait nous câliner et nous embrasser dans notre lit et lorsque la correction avait été trop forte, Maman nous appliquait de la pommade sur la peau des fesses et massait les petites boursouflures et zébrures dues aux coups de martinet.

Au collège, lorsque je venais avec les cuisses marquées, les professeurs me disaient en riant :

« Ta maman a bien fait ! Nous savons tous que tu peux mieux faire. C’est à toi de travailler pour ne pas recevoir le martinet ! »

 

… et au collège

Le collège que j’ai fréquenté une bonne partie de ma scolarité était réputé pour la rigueur de sa discipline. Les fessées manuelles et les fessées au martinet faisaient naturellement partie des mêmes méthodes éducatives qu’à la maison. Bien des souvenirs demeurent encore très vifs dans ma mémoire.

Un jour, par exemple, ce fut mon copain Gérôme qui reçut publiquement la fessée. Malgré ses supplications, Mme Verdier, notre professeur d’anglais, lui annonça qu’elle lui donnerait une fessée car cela faisait plusieurs fois qu’il n’apprenait pas ses leçons de verbes irréguliers et qu’en plus, il chahutait durant les cours.

Elle alla le chercher à son pupitre et, le tenant par une oreille, elle l’amena face au tableau. A 15 ans, Gérôme était encore imberbe et il portait une culotte d’uniforme si courte qu’elle couvrait à peine le bas de ses fesses.

Mme Verdier lui dit en le regardant d’un air sévère qui cachait mal une certaine tendresse :

« Tu vas avoir ta fessée Gérôme, cela fait un moment que tu me nargues. Tous les ans, il faut que je te donne ta fessée. Tant que tu ne l’as pas eue, tu es infernal ! Je suis obligée de sévir. Approche-toi ! »

Après avoir déculotté complètement le grand garçon rouge de honte, elle s’assit sur une chaise et le fit s’allonger en travers de ses cuisses. La chair de poule qui couvrait ses fesses était la marque visible de la peur qui le tenaillait. Elle lui tapota plusieurs fois les fesses d’un air perplexe et remarqua :

« Tu as grandi, c’est vrai… tu n’es plus un petit garçon maintenant… Il faut donc que j’appuie d’avantage mes claques pour bien te faire comprendre ! Es-tu prêt ? »

En fesseuse expérimentée, Mme Verdier commença par appliquer des claques légères pour échauffer les fesses de notre camarade avant de passer aux « choses sérieuses ». Le tenant fermement et le bloquant avec sa cuisse, elle lui immobilisa les mains derrière le dos et se mit à claquer allègrement le jeune derrière. Gérôme avait beau gigoter, retenu entre le puissant étau des cuisses de sa fesseuse, il lui était impossible de s’en délivrer.

La classe était comme figée par le spectacle et les seuls bruits que l’on pouvait entendre étaient ceux, entrecoupés de cris et de gémissements, de la main de Mme Verdier abattant des claques retentissantes sur les fesses nues de Gérôme. Mme Verdier était une femme inflexible. Rien ne pouvait la distraire de sa tâche tant que le postérieur d’un puni n’avait pas encaissé la dose qu’elle estimait appropriée. Lorsque celui de Gérôme fut cuit à point, c’est-à-dire entièrement enveloppé d’un rutilant vermillon, elle s’arrêta.

« Non, je n’en ai pas encore fini avec toi ! C’est au tour du martinet maintenant. Sans une bonne correction, tu aurais vite fait d’oublier tes bonnes résolutions et je devrais te punir de nouveau. »

Sans permettre à Gérôme de remonter sa culotte, elle le fit se pencher sur son bureau et saisit le martinet qui y était posé à demeure en guise d’avertissement pour toute la classe.

« L’année dernière, je t’avais donné 20 coups de martinet. Aujourd’hui, comme tu es plus grand, tu en recevras trente » annonça Mme Verdier.

« S’il vous plaît, Madame, trente c’est trop, je ne pourrai jamais… »

Mais notre professeur ne le laissa pas terminer sa phrase.

« Silence ! Encore un mot et ce sera quarante ! »

« Non Madame ! Je suis obéissant. Je ne dis plus rien » plaida Gérôme sachant qu’avec quarante coups il aurait du mal à s’asseoir de la journée.

Mme Verdier se mit d’abord à fouetter chacune des fesses d’une dizaine de cinglées, les lanières zébrant la peau nue et rouge de petites marques reconnaissables entre toutes, puis elle termina en apothéose en fouettant de cinq volées une cuisse après l’autre, ce qui fit crier et sangloter Gérôme de douleur puis se redresser d’un coup.

Mme Verdier l’envoya ensuite se mettre au piquet. J’avoue que le spectacle de Gérôme, sa culotte aux chevilles entravant sa démarche, claudiquant jusqu’au coin de la classe réservé à cette pénitence avait une drôle d’allure. On aurait dit qu’il ne savait pas ce qu’il devait frictionner en priorité à deux mains, de ses fesses toutes rouges et cuisantes ou de ses cuisses zébrées.

Un peu plus tard, Mme Verdier leva la punition et le sermonna :

« Gérôme, reconnais que ta fessée était méritée. Je suis certaine que tu te sens mieux à présent. Je vais écrire à ta mère que tu as été suffisamment puni pour t’éviter une fessée de rappel de sa part. Tu peux te reculotter et retourner à ta place suivre la, leçon. J’espère bien que c’est ta première et dernière fessée de l’année. »

 

Un brin de nostalgie

Avec le recul des ans, je pense que tout le monde avait raison. Malgré les fessées nous savions que nous étions aimés selon le vieil adage « qui aime bien, châtie bien ». Corriger un adolescent d’une bonne fessée, c’était lui faire comprendre que l’on souhaitait sa réussite et qu’il pouvait compter sur l’amour de ses parents et l’affection de ses professeurs.

Somme toute, n’était-ce pas le bon temps ? Le temps où les enfants et les jeunes gens qui goûtaient de temps à autre aux lanières de Messire Martinet ne s’avisaient pas de commettre des « incivilités » comme maintenant.

 

Illust. ?

55 commentaires »

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  1. Cambaceres dit :

    Bonjour à tous,
    Je relis assez tardivement ce récit et ses commentaires. J’ai porté presque exclusivement des culottes courtes jusqu’à seize ans, d’abord imposées par ma mère, puis en accord avec moi. Une seule punition m’était appliquée : le martinet sur mes cuisses nues, quelquefois pour mon comportement, mais surtout pour mes résultats scolaires insuffisants à ses yeux.
    Cela était assez courant dans les années 1950/1960 et ça ne me choquait nullement ; je trouvais cela plutôt naturel. J’ai étrenné un martinet à onze ans et j’ai compris ma douleur ; ça n’avait plus rien à voir avec les simples claques sur les cuisses que j’avais connues jusque-là. Le martinet faisait beaucoup plus mal et surtout laissait de méchantes traces honteuses sur mes cuisses. Il se révéla très efficace et mes résultats s’améliorèrent nettement ; aussi ma mère décida de ne plus s’en passer. Il fut régulièrement changé à chaque rentrée scolaire et les deux derniers, à cinq épaisses lanières carrées, connurent une belle carrière sur mes cuisses en 3e et en seconde.
    A partir de la 4e , j’ai mieux compris ma mère et ai totalement adhéré à sa méthode éducative.
    Je reconnais que le martinet m’a incité à travailler le mieux possible en classe et, au moindre fléchissement dans mes notes, il s’imposait sur mes cuisses nues. A 15 ans ou 16 ans, c’est très éducatif d’être encore en culottes courtes et d’avoir à exhiber des cuisses marquées par le martinet ; on n’a pas trop envie que ça se renouvelle trop souvent.
    Aujourd’hui à 60 ans, je ne regrette pas cette sévérité ; grâce à elle j’ai pu faire d’excellentes études supérieures.
    C’est vrai que j’ai un peu la nostalgie de cette époque révolue. Aujourd’hui il est impensable d’éduquer ainsi un enfant. Mais est-ce vraiment un progrès ? La société est plus violente qu’à cette époque ; nous étions dans les « Trente glorieuses » et la vie nous tendait les bras à condition d’y mettre les efforts nécessaires. Ma mère, qui avait connu la guerre, par sa sévérité, me poussait à fond pour que je réussisse.
    Cordialement,
    Cambaceres

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Nostalgie ? Oui, moi aussi je la partage. Comme pour vous, le martinet ne fut pas pour rien, c’est un euphémisme, pour le succès de mes études jusqu’à un âge avancé : la majorité n’était qu’à 21 ans. La seule différence est que n’ayant fréquenté que des établissements publics où les châtiments corporels étaient interdits, c’est à la maison que les choses se « réglaient ». Bien sûr, de nos jours ce type d’éducation est comme vous le dites hélas si bien, « impensable ». Et pourtant, à voir les dérives d’une partie de la jeunesse on peut à bon droit penser qu’il serait fort utile pour ramener dans le droit chemin quelques excités qui vont jusqu’à frapper les enseignants et même, récemment un proviseur ! Mais gardons-nous de faire l’apologie de la prétendue « maltraitance »! Dans ce monde qui marche sur la tête, et a quasiment perdu ses valeurs, il faut pourtant nous incliner devant les apôtres de la non-violence pour ne pas « traumatiser » nos chérubins. Lesquels, pour certains d’entre eux, ne se privent pas de se conduire en quasi gangsters !. Courage donc et nostalgie ! Amicalement. CLAUDE.

    • Nelly dit :

      Bonsoir,
      Comme Claude je n’ai pas connu la fessée à l’école mais simplement des mots sur le carnet ou des lignes à copier. Mais à la maison la fessée a toujours été d’actualité. Et tous les mots, lignes ou remarques étaient sanctionnés d’une bonne correction et cela tout au long de mes études.
      Je ne regrette en rien cela car c’est en partie grâce à cette discipline sévère mais juste que j’ai fait de belles études.
      Je pense sincèrement que quand on connaît le prix à payer pour une bêtise, on réfléchit avant de la faire et quand malgré tout on la fait on ne peut en vouloir qu’à soi-même quand on entend, une phrase du style « bon, ça suffit maintenant Nelly, tes fesses vont te le faire comprendre et pas la peine de protester pas de je suis trop grande ou autre je le ferais plus, tu sais ce qui t’attend tu peux déjà te retrousser ». Voilà qui me faisait de suite regretter mais qui était amplement mérité au regard des reproches qui m’étaient alors adressés à juste titre. Mais suite à la correction après un moment de réflexion, il y avait toujours un geste et quelques mots de réconfort, et la faute était oubliée.
      Ainsi fut mon éducation tout durant toute ma scolarité
      Bises, Nelly

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