La fessée appliquée

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Nostalgie… Nostalgie…

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Par Jean-Marie

 A la maison…

A l’époque, j’avais 14 ans et ma sœur 12 et, comme tous les ans, Maman organisa quelques jours avant la rentrée des classes l’expédition qui nous menait de notre banlieue du sud de Paris à un grand magasin du quartier Sèvres-Babylone.

On y proposait uniformes d’écolier et d’écolière, tenues scoutes… et même vêtements pour ecclésiastiques. Elle était sûre d’y trouver tout ce dont on avait besoin pour reprendre l’école.

Nous nous rendîmes d’abord au rayon « écolières » et Maman choisit pour ma sœur une robe et une jupe qui lui dégageaient bien les cuisses.

Ensuite, ce fut mon tour et elle me fit essayer des culottes courtes en les choisissant les plus courtes possibles. Elle expliqua à la vendeuse qu’il fallait que les cuisses soient bien accessibles au martinet. La jeune vendeuse ne cessait de me regarder en souriant gentiment pendant les différents essayages et moi… je ne pouvais pas m’empêcher de rougir.

Ma mère finit par fixer son choix pour un modèle de culotte dont les lisières – à mon grand désespoir – s’arrêtaient à quelques centimètres à peine des aines. Et ce que je vis dans le miroir de mon arrière-train ainsi fagoté acheva de me décourager ! Pire que mes culottes de l’an passé !

Ne perdant pas une occasion de faire l’article pour tenter d’augmenter son chiffre d’affaires, elle ajouta :

« Madame, si vous le désirez, à côté d’ici nous avons un grand choix de martinets et beaucoup de mamans en reprennent un neuf chaque année. »

Elle nous conduisit au rayon des martinets et aida Maman à faire son choix. En vérité, elle y passa un temps fou me laissant cuire dans mon jus alors que des clientes s’affairaient autour de nous. Nous montrant le martinet qu’elle avait choisi, elle en agita les lanières sous notre nez et nous mit en garde en caressant nos cuisses nues avec la douzaine de lanières de cuir :

« Vous voyez, mes enfants, si je suis forcée de m’en servir, vous savez ce qui vous attend ! »

Ensuite, ce fut le tour des blouses, Maman en choisit deux pour chacun de nous, roses pour ma sœur et noires pour moi en vérifiant soigneusement l’alignement avec la culotte courte ou la jupe car il était hors de question qu’elles protègent un tant soit peu nos cuisses !

La jeune vendeuse des blouses se révéla être une horrible mégère qui nous demanda avec son plus beau sourire :

« J’espère que vous êtes sages. Chez moi, vous savez, les cuisses et les fesses de mon petit frère portent souvent des marques de martinet. »

Le martinet est une vieille tradition française, hélas tombée aujourd’hui en désuétude : nos parents y avaient goûté avant nous. Il était souvent accroché à la cuisine et la mère n’hésitait pas à le décrocher.

Pour nous, à la maison, c’était tout d abord le martinet sur les cuisses et si l’histoire était sérieuse, Maman nous donnait alors les « vraies » fessées le soir après le bain. Nous devions descendre tous les deux en pyjama au salon, Maman déculottait le puni devant l’autre, le faisait allonger sur ses genoux, puis c’était une bonne fessée bien crépitante. Elle nous envoyait ensuite au coin, le derrière bien rouge, réfléchir sur nos fautes avant de nous rappeler pour nous faire un petit sermon qui se terminait toujours par :

« Tu vas avoir le martinet maintenant, mon petit. »

Nous devions appuyer la poitrine sur la table du salon, remonter notre haut de pyjama car notre mère veillait à ce que rien ne gêne le martinet. Nous étions fouettés sur les cuisses et les fesses et souvent nous devions compter les coups, et bien sûr nous faisions la danse du martinet.

Maman nous fouettait « raisonnablement » (la fessée la plus sévère que j’aie reçue fut de 50 coups de martinet) et quand la fessée était terminée, on repartait « les compteurs à zéro » et notre faute était oubliée.

Le soir, elle venait nous câliner et nous embrasser dans notre lit et lorsque la correction avait été trop forte, Maman nous appliquait de la pommade sur la peau des fesses et massait les petites boursouflures et zébrures dues aux coups de martinet.

Au collège, lorsque je venais avec les cuisses marquées, les professeurs me disaient en riant :

« Ta maman a bien fait ! Nous savons tous que tu peux mieux faire. C’est à toi de travailler pour ne pas recevoir le martinet ! »

 

… et au collège

Likem Chubby

Le collège que j’ai fréquenté une bonne partie de ma scolarité était réputé pour la rigueur de sa discipline. Les fessées manuelles et les fessées au martinet faisaient naturellement partie des mêmes méthodes éducatives qu’à la maison. Bien des souvenirs demeurent encore très vifs dans ma mémoire.

Un jour, par exemple, ce fut mon copain Gérôme qui reçut publiquement la fessée. Malgré ses supplications, Mme Verdier, notre professeur d’anglais, lui annonça qu’elle lui donnerait une fessée car cela faisait plusieurs fois qu’il n’apprenait pas ses leçons de verbes irréguliers et qu’en plus, il chahutait durant les cours.

Elle alla le chercher à son pupitre et, le tenant par une oreille, elle l’amena face au tableau. A 15 ans, Gérôme était encore imberbe et il portait une culotte d’uniforme si courte qu’elle couvrait à peine le bas de ses fesses.

Mme Verdier lui dit en le regardant d’un air sévère qui cachait mal une certaine tendresse :

« Tu vas avoir ta fessée Gérôme, cela fait un moment que tu me nargues. Tous les ans, il faut que je te donne ta fessée. Tant que tu ne l’as pas eue, tu es infernal ! Je suis obligée de sévir. Approche-toi ! »

Après avoir déculotté complètement le grand garçon rouge de honte, elle s’assit sur une chaise et le fit s’allonger en travers de ses cuisses. La chair de poule qui couvrait ses fesses était la marque visible de la peur qui le tenaillait. Elle lui tapota plusieurs fois les fesses d’un air perplexe et remarqua :

« Tu as grandi, c’est vrai… tu n’es plus un petit garçon maintenant… Il faut donc que j’appuie d’avantage mes claques pour bien te faire comprendre ! Es-tu prêt ? »

En fesseuse expérimentée, Mme Verdier commença par appliquer des claques légères pour échauffer les fesses de notre camarade avant de passer aux « choses sérieuses ». Le tenant fermement et le bloquant avec sa cuisse, elle lui immobilisa les mains derrière le dos et se mit à claquer allègrement le jeune derrière. Gérôme avait beau gigoter, retenu entre le puissant étau des cuisses de sa fesseuse, il lui était impossible de s’en délivrer.

La classe était comme figée par le spectacle et les seuls bruits que l’on pouvait entendre étaient ceux, entrecoupés de cris et de gémissements, de la main de Mme Verdier abattant des claques retentissantes sur les fesses nues de Gérôme. Mme Verdier était une femme inflexible. Rien ne pouvait la distraire de sa tâche tant que le postérieur d’un puni n’avait pas encaissé la dose qu’elle estimait appropriée. Lorsque celui de Gérôme fut cuit à point, c’est-à-dire entièrement enveloppé d’un rutilant vermillon, elle s’arrêta.

Riis mod

« Non, je n’en ai pas encore fini avec toi ! C’est au tour du martinet maintenant. Sans une bonne correction, tu aurais vite fait d’oublier tes bonnes résolutions et je devrais te punir de nouveau. »

Sans permettre à Gérôme de remonter sa culotte, elle le fit se pencher sur son bureau et saisit le martinet qui y était posé à demeure en guise d’avertissement pour toute la classe.

« L’année dernière, je t’avais donné 20 coups de martinet. Aujourd’hui, comme tu es plus grand, tu en recevras trente » annonça Mme Verdier.

« S’il vous plaît, Madame, trente c’est trop, je ne pourrai jamais… »

Mais notre professeur ne le laissa pas terminer sa phrase.

« Silence ! Encore un mot et ce sera quarante ! »

« Non Madame ! Je suis obéissant. Je ne dis plus rien » plaida Gérôme sachant qu’avec quarante coups il aurait du mal à s’asseoir de la journée.

Mme Verdier se mit d’abord à fouetter chacune des fesses d’une dizaine de cinglées, les lanières zébrant la peau nue et rouge de petites marques reconnaissables entre toutes, puis elle termina en apothéose en fouettant de cinq volées une cuisse après l’autre, ce qui fit crier et sangloter Gérôme de douleur puis se redresser d’un coup.

Mme Verdier l’envoya ensuite se mettre au piquet. J’avoue que le spectacle de Gérôme, sa culotte aux chevilles entravant sa démarche, claudiquant jusqu’au coin de la classe réservé à cette pénitence avait une drôle d’allure. On aurait dit qu’il ne savait pas ce qu’il devait frictionner en priorité à deux mains, de ses fesses toutes rouges et cuisantes ou de ses cuisses zébrées.

Un peu plus tard, Mme Verdier leva la punition et le sermonna :

« Gérôme, reconnais que ta fessée était méritée. Je suis certaine que tu te sens mieux à présent. Je vais écrire à ta mère que tu as été suffisamment puni pour t’éviter une fessée de rappel de sa part. Tu peux te reculotter et retourner à ta place suivre la, leçon. J’espère bien que c’est ta première et dernière fessée de l’année. »

Churchward mod

 

Un brin de nostalgie

Avec le recul des ans, je pense que tout le monde avait raison. Malgré les fessées nous savions que nous étions aimés selon le vieil adage « qui aime bien, châtie bien ». Corriger un adolescent d’une bonne fessée, c’était lui faire comprendre que l’on souhaitait sa réussite et qu’il pouvait compter sur l’amour de ses parents et l’affection de ses professeurs.

Somme toute, n’était-ce pas le bon temps ? Le temps où les enfants et les jeunes gens qui goûtaient de temps à autre aux lanières de Messire Martinet ne s’avisaient pas de commettre des « incivilités » comme maintenant.

 

Illust. 1) ? – 2) Likem Chubby – 3) Riis mod – 4) Churward mod.

65 commentaires »

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  1. Cambaceres dit :

    Bonjour à tous,
    Je relis assez tardivement ce récit et ses commentaires. J’ai porté presque exclusivement des culottes courtes jusqu’à seize ans, d’abord imposées par ma mère, puis en accord avec moi. Une seule punition m’était appliquée : le martinet sur mes cuisses nues, quelquefois pour mon comportement, mais surtout pour mes résultats scolaires insuffisants à ses yeux.
    Cela était assez courant dans les années 1950/1960 et ça ne me choquait nullement ; je trouvais cela plutôt naturel. J’ai étrenné un martinet à onze ans et j’ai compris ma douleur ; ça n’avait plus rien à voir avec les simples claques sur les cuisses que j’avais connues jusque-là. Le martinet faisait beaucoup plus mal et surtout laissait de méchantes traces honteuses sur mes cuisses. Il se révéla très efficace et mes résultats s’améliorèrent nettement ; aussi ma mère décida de ne plus s’en passer. Il fut régulièrement changé à chaque rentrée scolaire et les deux derniers, à cinq épaisses lanières carrées, connurent une belle carrière sur mes cuisses en 3e et en seconde.
    A partir de la 4e , j’ai mieux compris ma mère et ai totalement adhéré à sa méthode éducative.
    Je reconnais que le martinet m’a incité à travailler le mieux possible en classe et, au moindre fléchissement dans mes notes, il s’imposait sur mes cuisses nues. A 15 ans ou 16 ans, c’est très éducatif d’être encore en culottes courtes et d’avoir à exhiber des cuisses marquées par le martinet ; on n’a pas trop envie que ça se renouvelle trop souvent.
    Aujourd’hui à 60 ans, je ne regrette pas cette sévérité ; grâce à elle j’ai pu faire d’excellentes études supérieures.
    C’est vrai que j’ai un peu la nostalgie de cette époque révolue. Aujourd’hui il est impensable d’éduquer ainsi un enfant. Mais est-ce vraiment un progrès ? La société est plus violente qu’à cette époque ; nous étions dans les « Trente glorieuses » et la vie nous tendait les bras à condition d’y mettre les efforts nécessaires. Ma mère, qui avait connu la guerre, par sa sévérité, me poussait à fond pour que je réussisse.
    Cordialement,
    Cambaceres

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Nostalgie ? Oui, moi aussi je la partage. Comme pour vous, le martinet ne fut pas pour rien, c’est un euphémisme, pour le succès de mes études jusqu’à un âge avancé : la majorité n’était qu’à 21 ans. La seule différence est que n’ayant fréquenté que des établissements publics où les châtiments corporels étaient interdits, c’est à la maison que les choses se « réglaient ». Bien sûr, de nos jours ce type d’éducation est comme vous le dites hélas si bien, « impensable ». Et pourtant, à voir les dérives d’une partie de la jeunesse on peut à bon droit penser qu’il serait fort utile pour ramener dans le droit chemin quelques excités qui vont jusqu’à frapper les enseignants et même, récemment un proviseur ! Mais gardons-nous de faire l’apologie de la prétendue « maltraitance »! Dans ce monde qui marche sur la tête, et a quasiment perdu ses valeurs, il faut pourtant nous incliner devant les apôtres de la non-violence pour ne pas « traumatiser » nos chérubins. Lesquels, pour certains d’entre eux, ne se privent pas de se conduire en quasi gangsters !. Courage donc et nostalgie ! Amicalement. CLAUDE.

    • Nelly dit :

      Bonsoir,
      Comme Claude je n’ai pas connu la fessée à l’école mais simplement des mots sur le carnet ou des lignes à copier. Mais à la maison la fessée a toujours été d’actualité. Et tous les mots, lignes ou remarques étaient sanctionnés d’une bonne correction et cela tout au long de mes études.
      Je ne regrette en rien cela car c’est en partie grâce à cette discipline sévère mais juste que j’ai fait de belles études.
      Je pense sincèrement que quand on connaît le prix à payer pour une bêtise, on réfléchit avant de la faire et quand malgré tout on la fait on ne peut en vouloir qu’à soi-même quand on entend, une phrase du style « bon, ça suffit maintenant Nelly, tes fesses vont te le faire comprendre et pas la peine de protester pas de je suis trop grande ou autre je le ferais plus, tu sais ce qui t’attend tu peux déjà te retrousser ». Voilà qui me faisait de suite regretter mais qui était amplement mérité au regard des reproches qui m’étaient alors adressés à juste titre. Mais suite à la correction après un moment de réflexion, il y avait toujours un geste et quelques mots de réconfort, et la faute était oubliée.
      Ainsi fut mon éducation tout durant toute ma scolarité
      Bises, Nelly

  3. carmen glosser dit :

    Tous ces récits de fessées appliquées au martinet par nos mamans, et non pas en douceur mais avec force, sont non seulement intéressants mais vrais. De plus, entre les mères le bouche à oreilles fonctionnait bien pour se communiquer les bonnes adresses de commerçants, et par exemple, dès que l’une découvrait un cordonnier qui fabriquait avec soin des martinets sur mesure, et des martinets bien plus solides que ceux vendus dans le commerce, la nouvelle se savait tout de suite.
    Paradoxalement, il y avait un magasin de jouets qui vendaient aussi des martinets. C’étau un beau et grand magasin avec une devanture à deux vitrines. La patronne, une femme bien portante et encore jeune, assez grosse et pourtant jeune encore, soignait la présentation des martinets autant que des jouets. Je me souviens d’un jour où je l’ai vue les installer dans une vitrine. Elle portait une blouse blanche en nylon blanches et était montée sur un escabeau. Comme elle levait les bras pour accrocher la grappe de martinets, sa blouse s’était relevée et on pouvait apercevoir les jarretelles de son corset ou de sa gaine dépasser. Il y avait un autre bouquet de martinets suspendus au-dessus du comptoir Il était impossible de ne pas les voir et les mères ne manquaient pas d’en acheter un nouveau pour le plus grand bienfait de nos postérieurs !
    A 15 ans moi et ma sœur de 17 ans étions encore corrigés au martinet. Chacun de nous avait le sien suspendu dans sa chambre. Quand l’un de nous méritait la fessée, il devait aller décrocher son martinet dans sa chambre. Il fallait le rapporter à maman qui attendait à la salle à manger, les manches de sa blouse retroussées. Elle nous faisait pencher au-dessus la table et si nous étions en blouse, la retroussait dans le dos et nous en recouvrait la tête. Si c’était mon frère, elle dénudait ses fesses après avoir détaché les bretelles à larges pinces, puis baisser la culotte courte et le slip. Même traitement pour moi, jupe troussée et petite culotte baissée. Elle maintenait le puni par un bras qu’il garde la position et le fouettait au minimum d’une douzaine de coups de martinet, des coups bien appuyés qui nous faisaient danser de douleur. Après la correction, nous étions mis à genoux, fesses nues rougies et mains sur la tête. Il fallait garder la position sans bouger et attendre l’ordre de se relever, ce qui au bout d’un certain temps devenait très pénible. Si l’on faiblissait, elle reprenait le martinet et nous faisait redresser en cinglant nos fesses de quelques coups supplémentaires de martinet. Les corrections avaient lieu même s’il y avait des visiteurs, la plupart du temps d’autres mères de ses amies, sans tenir compte de notre âge. Il était inutile d’attendre de la compassion de leur part, bien au contraire, puisqu’elles aussi fessaient leurs propres enfants. C’étaient plutôt des encouragements, des approbations, des félicitations. « Oh ! mais tu as raison et n’y a qu’avec le martinet que nos enfants comprennent… Une bonne volée de coups de martinet de temps en temps sur leurs fesses et tout rentre dans l’ordre ! »
    Après la correction, c’est elle qui nous rhabillait comme lorsque nous étions petits pour nous faire honte. oui c’est comme ça que les choses se passaient chez nous pendant « les trente glorieuses » en France.

    • Emilie dit :

      Très belle histoire Carmen, merci. C’était sévère tout ça !… Que ça devait faire mal toutes ces fessées déculottées au martinet !
      Tu voyais aussi les fessées de ton frère ?
      Et il voyait les vôtres ?
      Bisous d’Emilie.

  4. Seb dit :

    Merci pour les commentaires Carmen, il est intéressant de découvrir des détails importants dans le déroulement d’une punition corporelle comme la contrainte de garder la position étant mise à genoux. Pour ma part, c’était station au coin, mains sur la tête et cela jusqu’à tard car à 17 ans encore je continuais à être soumis à cette pénitence mortifiante. Et à ces âges la honte était vraiment efficace.
    C’était la belle époque des 30 glorieuses avec des mamans sévères comme il y a de moins en moins aujourd’hui. La fessée était la norme et les martinets étaient en vente libre dans les magasins. Et ce mode d’éducation ordinaire faisait de nous des adultes responsables.

  5. Gil 23 dit :

    Bonjour Jean-Marie,
    Attiré par ce beau titre, « Nostalgie », j’ai eu un choc dès les 1res lignes de votre récit… ce grand magasin ou votre mère vous a menés, votre sœur et vous, pour les achats de rentrée. Je le connais bien, j’y ai travaillé !
    Élève de Maths Elem dans un lycée proche, à 17 ans j’avais été embauche comme beaucoup de mes camarades comme aide-vendeur les jeudis (aujourd’hui ce serait le mercredi) et samedis du mois de décembre. J’avais été affecté au rayon des jouets qui connaissait une forte affluence en cette période proche de Noël. Le chef de rayon m’avait placé dans un coin du rayon pour emballer les achats des clients, faire des paquets « cadeaux » et m’occuper du rayon… martinets. (On peut s’étonner que ce cet instrument punitif figure dans ce lieu magique de réjouissance, mais c’était souvent le cas à l’époque). Or je ne connaissais que trop bien cet article ! Aîné de 3 garçons, le martinet était présent à la maison et, malgré mon âge j’en éprouvais encore souvent les morsures douloureuses sur mes fesses.
    Le magasin offrait deux sortes de martinet à la vente : le modèle standard, manche teinte jaune à 11 lanières de 35 cm, collerette en toile cirée et le modèle luxe, manche vernis,11 lanières cuir à section carrée de 40 cm et collerette cuir.
    Pendant ce mois, j’ai conseillé toutes sortes d’acheteurs, parents seuls ou accompagnés de gamins manifestement inquiets à entendre mes conseils sur l’usage sans danger des coups de martinet sur les fesses mises à nu, ce qui n’était pas fait pour les rassurer… J’étais un peu comme ces commerçants que mon presque homonyme Gilles a évoqués dans son beau récit « l’achat du martinet » qui a suscité tant de commentaires.
    Lorsque l’on me demandait un paquet « cadeau » je devinais que le martinet serait déposé au pied du sapin par le Père-Noël ou… le Père Fouettard !
    N’ayant pas eu comme Gilles la chance de trouver le vieux martinet paternel oublié dans un tiroir, quand une quinzaine d’années plus tard j’ai éprouvé le besoin de disposer de cet instrument pour recadrer mes propres fils, devinez où je suis allé pour acquérir un solide martinet ?…
    Amitiés à tous !
    Gil 23

    • Lionel dit :

      Bonjour Gil23 :)
      Votre témoignage me rappel les Nouvelles Galeries de Luchon dans Les Pyrénées dans lesquelles on allait souvent.
      Au rayon jouets trônait un présentoir rond, haut de 1m40 sur lequel était accrochés des dizaines de martinets. Tous les enfants (moi y compris) passions forcément à côté.
      C’était dans les années 92…
      Étonnamment, je n’y ai jamais vu d’enfant faire de caprice…

    • Marco dit :

      Bonsoir Gil23,

      Quelle curieuse affectation en effet pour un job d’étudiant !
      J’ai eu l’occasion de visiter ce magasin de la rive gauche qui fut, si je ne me trompe, le 1er grand magasin de la Capitale.
      Fréquentant avec mes parents ceux situés sur la rive droite au long de la rue de Rivoli, je ne soupçonnais pas que l’on trouvait aussi dans celui-ci les instruments à faire marcher droit.
      Les rares que l’on trouve encore aujourd’hui sont rangés dans les rayons animalerie (quel scandale : c’est du mauvais traitement à animaux!), quoique à y penser, qu’ils furent avant du côté des jouets a une certaine logique : le ou la bénéficiaire allait être, pour sûr, réjoui par cette délicate attention !
      Les adultes savaient gâter leur progéniture à la hauteur de leurs actes.

      Méditation de marco

  6. Marco dit :

    Ah oui l’éducation n’est plus ce qu’elle était !
    A lire le récit de Jean-Marie (mieux vaut tard que jamais), on y découvre que cette subtile alchimie dans la combinaison de la fessée manuelle ou au martinet, toutes deux appliquées conjointement sur un derrière nu faisait merveille, aussi bien à la maison qu’à l’école et même au delà, dans le cas présent, au collège !
    Cela allait de pair avec des traditions d’achat de rentrée pour garçons et filles, traditions désormais surannées ou perdues.
    Où l’on constate aussi que les soucis conjugués d’économie de tissu pour la confection des culottes courtes et de les protéger de l’usure et des accrocs par tenues inadaptées menaient au ridicule, et à des brimades punitives.

    Et les clichés ont la vie dure : Mme Verdier, (prof d’anglais ou d’éducation anglaise ?) maîtrise bien son « sujet » : sa technique de a à z pour infliger la correction et celui qui la subit. L’élève Gerôme semble être un redoublant, il y a eu droit l’année d’avant, c’est un habitué, il y semble résigné, elle le connaît bien, est-il son souffre douleur ?
    Elle n’est pas avare de claques ni de cinglées.
    Ah, autrefois, on savait être généreux. C’était avant la crise.
    Tout se perd, c’est bien dommage !
    marco

  7. Marco dit :

    Bonjour,
    De lire et relire ce récit, pour un « troublé de la fessée » que je suis cela fait du bien et pourrait porter à croire que cette discipline publique scolaire du « bon vieux temps » était normale et nécessaire.
    Si cela pouvait se pratiquer dans certains établissements pour les plus jeunes de l’école maternelle jusqu’à la fin du primaire vers 10-11 ans, cela commence à interroger quand on voit un grand gaillard de 15 ans cueilli à son pupitre par sa prof d’anglais pour y subir sur l’estrade devant toute la classe (non mixte j’espère) le rituel et les affres d’une double fessée déculottée.
    Heureusement, je n’ai pas connu ça, les rares fessées scolaires à cet âge l’ayant été majoritairement à l’abri des regards. Si j’avais été un copain de Gérôme, cette scène m’aurait d’abord choqué : voir la prof le réduire à l’immobilité en le coinçant en travers ses genoux en ciseau, quelle vue inconvenante, surtout si elle est vêtue d’une jupe ou d’une robe !
    Et vu mon caractère, nul doute que cette prof m’eut vite repéré et invité à prendre sa place !
    Ces crans successifs accroissant le sentiment de honte vous mettaient vite en condition : 1/ déculottage intégral subi, 2/ posture à la maman en travers des genoux, 3/jambes bloquées entre les cuisses de l’officiante, 4/bras repliés rabattus dans le dos … vous ressembliez au tas de linge ramassé en bloc et frappé en cadence avec vigueur par la lavandière soucieuse d’en sortir toute la saleté.
    Toutefois, à bien y réfléchir, on ne peut blâmer Mme Verdier.
    Si la prof voulait que cette fessée fût l’unique de l’année pour cet élève, elle se devait de la lui appliquer avec brio.
    Cette longue, progressive et intense préparation manuelle des fessiers, privant tout le corps d’en manifester les contrecoups et laissant seule la croupe libre de s’exprimer, était la bonne méthode. C’était la voix de la sagesse pour ensuite pouvoir administrer le martinet dans de bonnes conditions. Une seule petite critique pour le traitement des cuisses dont la peau sensible non échauffé au préalable par des claques comme ce fut le cas pour les fesses, sentirent à plein la morsure du cuir des lanières du martinet. Et ça, c’est dur !
    Mais avec le recul, cette correction publique à la main puis au martinet m’apparaît pleine de bon sens, plus en tous cas que celles administrées en infligeant directement à froid un instrument cinglant sur une peau nue non préparée !
    Fouetter à grandes volées sans préalable était vraiment un cran de plus dans l’échelon des peines.
    Le dialogue entre Mme Verdier et Gérôme était aussi important. Ce n’est pas faire acte de faiblesse pour l’adulte punisseur d’indiquer ses intentions ou de douter de la meilleure marche à suivre. Même si, pour celui ou celle en dessous de la main cela ne changeait apparemment pas grand-chose pour le futur du ressenti physique du châtiment, cela était néanmoins un peu réconfortant.
    Si en prime on se souciait de savoir s’il était prêt à recevoir la déculottée c’était toujours bon à prendre un peu d’égard à sa personne.
    Cela valait cent fois mieux que ces froids, impersonnels, distants et silencieux châtiments corporels.
    Un peu de chaleur humaine ne faisait pas de mal et permettait de mieux accepter la chaleur aux fesses ! Non ?

    On peut avec espoir deviner que Gérôme, stimulé par cette honteuse mais bienveillante claquée et cinglée, aura eu à cœur de récompenser sa prof en étant pour l’année un élément sage, appliqué, travailleur et discret.
    Etait-ce la méthode idéale cette discipline au collège d’antan ? Celle inexistante d’aujourd’hui est-elle mieux ?…

    marco

  8. Gil 23 dit :

    Bonjour Marco
    Visiteurs ou intervenants dans ce blog, nous sommes tous intéressés par l’éducation traditionnelle qui faisait la part belle aux punitions corporelles… La diversité des expériences et des situations est mise en valeur par les récits et les commentaires en particulier les vôtres si détaillés, argumentés et judicieux… soyez-en remercier.
    Ma première réaction au récit de Jean-Marie a concerné ce grand magasin ou j’avais été aide-vendeur de… martinets, il y a si longtemps ! Mais ce texte aborde plusieurs questions dans des domaines qui me sont mal connus : les fessées déculottées en classe, les corrections combinant fes fessée manuelle et martinet, les fessées conjugales….
    Aîné trois garçons soumis à l’autorité absolue d’un père ancien militaire adepte inconditionnel du martinet, nous n’avons connu mes frères et moi comme d’ailleurs plus tard mes deux fils, alors que les punitions corporelles l’enseignement public étaient déjà prohibées. Par contre, nos parents entretenaient des rapports étroits avec nos professeurs principaux qui savaient très bien les conséquences pour nos fesses d’une mauvaise note ou d’un commentaire négatif sur le carnet de correspondance… Fessée dans le primaire, martinet ensuite et ceinture en fin de scolarité… J’ai entretenu les mêmes contacts avec les profs de mes fils et je sais que certains regrettaient sincèrement de ne pouvoir appliquer cette forme de discipline
    De naturel timide et pudique enfant et adolescent, j’imagine avec effroi rétrospectivement la honte qu’aurait été la mienne de me faire déculotter puis fesser ou fouetter devant toute la classe à l’écoute de mes cris ou pleurs sous la grêle des claques ou des cinglades des lanières du martinet sur mes pauvres fesses et cuisses nues ! Je comprends le choc durable que cela a pu imprimer dans l’esprit de certains de nos amis.
    Nous n’avons jamais connu ou pratique dans la famille la correction  » totale « , fessée manuelle puis fouettée au martinet… j’avoue l’idée séduisante même, là encore, si je me vois mal à 14 ou 16 ans baisser mon pantalon puis mon slip et me coucher en travers des genoux de mon père pour me faire claquer les fesses avant de me relever puis de me mettre en position habituelle pour que le martinet achève la mise à mal de mes fesses !
    Enfin, concernant les fessées entre adultes consentants et tout spécialement conjugales, il serait malhonnête de ma part de dire que ce genre d’activité ludique ou érotique ne m’ait jamais traverse l’esprit…
    Quand, muni d’un solide diplôme j’ai quitté le foyer familial vers 23 ans, je fus heureux d’échapper enfin aux coups de ceinture ou de m’martinet que mon père m’avait généreusement donnés pendant tant d’années. Et puis au bout de quelque temps je me suis aperçu que quelque chose me manquait. Oui, le martinet lui-même !… Permettez-moi de passer sur les quelques années qui ont suivi… Lorsque je me suis marié, j’ai vite compris que l’éducation qu’avait reçue ma jeune épouse la tiendrait bien loin de ce genre de jeux intimes.
    Pardonnez-moi, cher Marco ces longues considérations très personnelles inspirées par le beau récit de Jean Marie dont je ne connais qu’un seul autre texte, » j’aime la fessée  » auquel je songe à apporter un commentaire du genre… » J’aime le martinet « ….
    Amitiés
    Gil 23

    • Marco dit :

      Bonsoir Gil,

      Vous êtes tout pardonné. Je suis touché par vos confidences de ce long message.
      D’une manière ou d’une autre nos parents arrivaient à leur but pour nous élever et recourir aux châtiments corporels si le besoin s’en faisait sentir.
      Les « antennes » des vôtres étaient leurs contacts avec les profs. Devenir adulte puis indépendant ne résout pas tout.
      Nos éducations nous ont légué un héritage disciplinaire pas toujours simple à assumer.
      Les rapports de couple et la gestion familiale font que nous nous trouvons parfois dans des tribulations !
      Amitiés

      marco

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