La fessée appliquée

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Nostalgie… Nostalgie…

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Par Jean-Marie

 A la maison…

A l’époque, j’avais 14 ans et ma sœur 12 et, comme tous les ans, Maman organisa quelques jours avant la rentrée des classes l’expédition qui nous menait de notre banlieue du sud de Paris à un grand magasin du quartier Sèvres-Babylone.

On y proposait uniformes d’écolier et d’écolière, tenues scoutes… et même vêtements pour ecclésiastiques. Elle était sûre d’y trouver tout ce dont on avait besoin pour reprendre l’école.

Nous nous rendîmes d’abord au rayon « écolières » et Maman choisit pour ma sœur une robe et une jupe qui lui dégageaient bien les cuisses.

Ensuite, ce fut mon tour et elle me fit essayer des culottes courtes en les choisissant les plus courtes possibles. Elle expliqua à la vendeuse qu’il fallait que les cuisses soient bien accessibles au martinet. La jeune vendeuse ne cessait de me regarder en souriant gentiment pendant les différents essayages et moi… je ne pouvais pas m’empêcher de rougir.

Ma mère finit par fixer son choix pour un modèle de culotte dont les lisières – à mon grand désespoir – s’arrêtaient à quelques centimètres à peine des aines. Et ce que je vis dans le miroir de mon arrière-train ainsi fagoté acheva de me décourager ! Pire que mes culottes de l’an passé !

Ne perdant pas une occasion de faire l’article pour tenter d’augmenter son chiffre d’affaires, elle ajouta :

« Madame, si vous le désirez, à côté d’ici nous avons un grand choix de martinets et beaucoup de mamans en reprennent un neuf chaque année. »

Elle nous conduisit au rayon des martinets et aida Maman à faire son choix. En vérité, elle y passa un temps fou me laissant cuire dans mon jus alors que des clientes s’affairaient autour de nous. Nous montrant le martinet qu’elle avait choisi, elle en agita les lanières sous notre nez et nous mit en garde en caressant nos cuisses nues avec la douzaine de lanières de cuir :

« Vous voyez, mes enfants, si je suis forcée de m’en servir, vous savez ce qui vous attend ! »

Ensuite, ce fut le tour des blouses, Maman en choisit deux pour chacun de nous, roses pour ma sœur et noires pour moi en vérifiant soigneusement l’alignement avec la culotte courte ou la jupe car il était hors de question qu’elles protègent un tant soit peu nos cuisses !

La jeune vendeuse des blouses se révéla être une horrible mégère qui nous demanda avec son plus beau sourire :

« J’espère que vous êtes sages. Chez moi, vous savez, les cuisses et les fesses de mon petit frère portent souvent des marques de martinet. »

Le martinet est une vieille tradition française, hélas tombée aujourd’hui en désuétude : nos parents y avaient goûté avant nous. Il était souvent accroché à la cuisine et la mère n’hésitait pas à le décrocher.

Pour nous, à la maison, c’était tout d abord le martinet sur les cuisses et si l’histoire était sérieuse, Maman nous donnait alors les « vraies » fessées le soir après le bain. Nous devions descendre tous les deux en pyjama au salon, Maman déculottait le puni devant l’autre, le faisait allonger sur ses genoux, puis c’était une bonne fessée bien crépitante. Elle nous envoyait ensuite au coin, le derrière bien rouge, réfléchir sur nos fautes avant de nous rappeler pour nous faire un petit sermon qui se terminait toujours par :

« Tu vas avoir le martinet maintenant, mon petit. »

Nous devions appuyer la poitrine sur la table du salon, remonter notre haut de pyjama car notre mère veillait à ce que rien ne gêne le martinet. Nous étions fouettés sur les cuisses et les fesses et souvent nous devions compter les coups, et bien sûr nous faisions la danse du martinet.

Maman nous fouettait « raisonnablement » (la fessée la plus sévère que j’aie reçue fut de 50 coups de martinet) et quand la fessée était terminée, on repartait « les compteurs à zéro » et notre faute était oubliée.

Le soir, elle venait nous câliner et nous embrasser dans notre lit et lorsque la correction avait été trop forte, Maman nous appliquait de la pommade sur la peau des fesses et massait les petites boursouflures et zébrures dues aux coups de martinet.

Au collège, lorsque je venais avec les cuisses marquées, les professeurs me disaient en riant :

« Ta maman a bien fait ! Nous savons tous que tu peux mieux faire. C’est à toi de travailler pour ne pas recevoir le martinet ! »

 

… et au collège

Le collège que j’ai fréquenté une bonne partie de ma scolarité était réputé pour la rigueur de sa discipline. Les fessées manuelles et les fessées au martinet faisaient naturellement partie des mêmes méthodes éducatives qu’à la maison. Bien des souvenirs demeurent encore très vifs dans ma mémoire.

Un jour, par exemple, ce fut mon copain Gérôme qui reçut publiquement la fessée. Malgré ses supplications, Mme Verdier, notre professeur d’anglais, lui annonça qu’elle lui donnerait une fessée car cela faisait plusieurs fois qu’il n’apprenait pas ses leçons de verbes irréguliers et qu’en plus, il chahutait durant les cours.

Elle alla le chercher à son pupitre et, le tenant par une oreille, elle l’amena face au tableau. A 15 ans, Gérôme était encore imberbe et il portait une culotte d’uniforme si courte qu’elle couvrait à peine le bas de ses fesses.

Mme Verdier lui dit en le regardant d’un air sévère qui cachait mal une certaine tendresse :

« Tu vas avoir ta fessée Gérôme, cela fait un moment que tu me nargues. Tous les ans, il faut que je te donne ta fessée. Tant que tu ne l’as pas eue, tu es infernal ! Je suis obligée de sévir. Approche-toi ! »

Après avoir déculotté complètement le grand garçon rouge de honte, elle s’assit sur une chaise et le fit s’allonger en travers de ses cuisses. La chair de poule qui couvrait ses fesses était la marque visible de la peur qui le tenaillait. Elle lui tapota plusieurs fois les fesses d’un air perplexe et remarqua :

« Tu as grandi, c’est vrai… tu n’es plus un petit garçon maintenant… Il faut donc que j’appuie d’avantage mes claques pour bien te faire comprendre ! Es-tu prêt ? »

En fesseuse expérimentée, Mme Verdier commença par appliquer des claques légères pour échauffer les fesses de notre camarade avant de passer aux « choses sérieuses ». Le tenant fermement et le bloquant avec sa cuisse, elle lui immobilisa les mains derrière le dos et se mit à claquer allègrement le jeune derrière. Gérôme avait beau gigoter, retenu entre le puissant étau des cuisses de sa fesseuse, il lui était impossible de s’en délivrer.

La classe était comme figée par le spectacle et les seuls bruits que l’on pouvait entendre étaient ceux, entrecoupés de cris et de gémissements, de la main de Mme Verdier abattant des claques retentissantes sur les fesses nues de Gérôme. Mme Verdier était une femme inflexible. Rien ne pouvait la distraire de sa tâche tant que le postérieur d’un puni n’avait pas encaissé la dose qu’elle estimait appropriée. Lorsque celui de Gérôme fut cuit à point, c’est-à-dire entièrement enveloppé d’un rutilant vermillon, elle s’arrêta.

« Non, je n’en ai pas encore fini avec toi ! C’est au tour du martinet maintenant. Sans une bonne correction, tu aurais vite fait d’oublier tes bonnes résolutions et je devrais te punir de nouveau. »

Sans permettre à Gérôme de remonter sa culotte, elle le fit se pencher sur son bureau et saisit le martinet qui y était posé à demeure en guise d’avertissement pour toute la classe.

« L’année dernière, je t’avais donné 20 coups de martinet. Aujourd’hui, comme tu es plus grand, tu en recevras trente » annonça Mme Verdier.

« S’il vous plaît, Madame, trente c’est trop, je ne pourrai jamais… »

Mais notre professeur ne le laissa pas terminer sa phrase.

« Silence ! Encore un mot et ce sera quarante ! »

« Non Madame ! Je suis obéissant. Je ne dis plus rien » plaida Gérôme sachant qu’avec quarante coups il aurait du mal à s’asseoir de la journée.

Mme Verdier se mit d’abord à fouetter chacune des fesses d’une dizaine de cinglées, les lanières zébrant la peau nue et rouge de petites marques reconnaissables entre toutes, puis elle termina en apothéose en fouettant de cinq volées une cuisse après l’autre, ce qui fit crier et sangloter Gérôme de douleur puis se redresser d’un coup.

Mme Verdier l’envoya ensuite se mettre au piquet. J’avoue que le spectacle de Gérôme, sa culotte aux chevilles entravant sa démarche, claudiquant jusqu’au coin de la classe réservé à cette pénitence avait une drôle d’allure. On aurait dit qu’il ne savait pas ce qu’il devait frictionner en priorité à deux mains, de ses fesses toutes rouges et cuisantes ou de ses cuisses zébrées.

Un peu plus tard, Mme Verdier leva la punition et le sermonna :

« Gérôme, reconnais que ta fessée était méritée. Je suis certaine que tu te sens mieux à présent. Je vais écrire à ta mère que tu as été suffisamment puni pour t’éviter une fessée de rappel de sa part. Tu peux te reculotter et retourner à ta place suivre la, leçon. J’espère bien que c’est ta première et dernière fessée de l’année. »

 

Un brin de nostalgie

Avec le recul des ans, je pense que tout le monde avait raison. Malgré les fessées nous savions que nous étions aimés selon le vieil adage « qui aime bien, châtie bien ». Corriger un adolescent d’une bonne fessée, c’était lui faire comprendre que l’on souhaitait sa réussite et qu’il pouvait compter sur l’amour de ses parents et l’affection de ses professeurs.

Somme toute, n’était-ce pas le bon temps ? Le temps où les enfants et les jeunes gens qui goûtaient de temps à autre aux lanières de Messire Martinet ne s’avisaient pas de commettre des « incivilités » comme maintenant.

 

Illust. ?

55 commentaires »

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  1. yvan125 dit :

    Vous avez bien raison, Raph, je reconnaissais par mon attitude de soumission le bienfondé de cette éducation traditionnelle, mais cela ne veut pas dire que je suis sorti indemne de cette éducation punitive, à base de fessées. Vous n’avez qu’à lire le récit que j’en fais ici dans « Une éducation traditionnelle, 3e partie » et une illustration de cette éducation dans « Punition publique en shorts à 19 ans ». Certes, ma vie a été une réussite sur le plan intellectuel: un doctorat et un DÉA d’une université française, une M.A. en études classiques et 4 autres B.A. spécialisés en plus de la maîtrise de 4 langues modernes. Ce n’est pas étonnant puisque mon père, un ingénieur formé à l’américaine faisaient deux fixations quand nous étions adolescents: notre hygiène physique et notre réussite scolaire. Sur ce plan, il a bien réussi. Mais comme je l’indique dans mon récit, à mon entrée à l’université, je marquais un retard affectif et psychologique évident et témoignais d’un flagrant manque de maturité. J’avais 19 ans d’âge chronologique, mais peut-être 13 ou 14 ans d’âge mental. En tout cas, je me débattais avec des problèmes qui pour tous les garçons de mon âge étaient déjà réglés depuis longtemps et subissais encore une discipline à base de punitions corporelles qui n’est plus appropriée pour des gars qui approchent la vingtaine. J’avais aussi contracté une certaine forme de narcissisme qui ne m’a jamais quitté de toute ma vie. Comment aurait-il pu en être autrement lorsqu’on constate que pour des raisons sans doute valables mes parents me faisaient encore porter des culottes courtes, souvent très courtes, dans les grandes classes du lycée, alors que la plupart des garçons étaient passés aux « culottes longues» depuis la 6e ou 5e. Quel gêne et souvent quelle honte pour un grand garçon d’avoir encore à montrer ses cuisses et ses jambes à tout le monde! Heureusement que je faisais plus jeune que mon âge et que je n’étais pas du tout poilu aux jambes. Ça pouvait passer pour certaines gens. Je n’ai eu droit au pantalon finalement qu’au début de ma terminale. Les fessées, quant à elles, n’ont pas cessé pour autant, quoique moins fréquentes que les années précédentes, et se sont poursuivis quelques années encore jusqu’à la fin de ma licence. Après l’obtention de ma licence ès-lettres, j’ai commencé à enseigner et là des problèmes d’adaptation et de dépression ont commencé à se poser et j’ai dû consulter un psychothérapeute pour certains malaises qui se sont révélés par la suite des conséquences du genre d’éducation traditionnelle que j’avais reçue. Je ne regrette rien, mais je voulais simplement souligner que la reconnaissance de cette éducation traditionnelle que l’on semble avoir répudiée aujourd’hui n’allait pas sans laisser quelques séquelles psychologiques importantes sur un adolescent ou une adolescente sensible, fragile et surtout vulnérable.

  2. yvan125 dit :

    Une personne sensée pourrait me poser la question qui est sur toutes les lèvres: « mais pourquoi n’êtes-vous pas parti de chez vous quand vous étiez en âge? » Pas si facile à faire quand vos parents paient vos études, vous logent, vous nourrissent, font votre lessive et vous procurent tous les agréments que comporte la vie moderne. En bref, vous avez tout le confort de votre vie d’adolescent, sans les responsabilités de la vie d’adulte. Mon père ne l’entendait pas ainsi: aux privilèges de la vie dorée à la maison devait correspondre la responsabilité de respecter les règles écrites et non écrites de la maison, aider aux tâches ménagères, faire le ménage de sa chambre, passer la balayeuse comme cela se faisait habituellement. Il ne voulait pas de grands adolescents avachis. Nous étions les, garçons, bien avertis que si nous faisions quelque chose de mal dans nos chambres ou quelque chose contraire aux règlements de la maison nous en paierons le prix sur nos fesses dénudées, en d’autres termes nous serions punis, quel que soit notre âge comme nous l’étions durant notre adolescence. Cet arrangement avait l’avantage d’être clair et précis, il n’y avait pas à s’y méprendre. Je dois vous dire que je n’ai jamais songé sérieusement à quitter le « nid» familial avant l’âge de 23 ans, car les conditions dans lesquelles je vivais le début de mes études universitaires, quitte à recevoir quelques bonnes volées à l’occasion, étaient si avantageuses qu’elles m’enlevaient toute velléité de décamper à la cloche de bois. D’ailleurs, je n’en avais ni les moyens financiers ni la maturité psychologique, ni la force morale pour aller vivre seul ou avec un autre en appartement. J’ai depuis correspondu avec des étudiants et des étudiantes qui se sont trouvés dans la même situation que moi et qui ont réagi de la même façon. C’est, ai-je appris par l’expérience et l’observation des gens, que les humains s’habituent à tout, même aux situations les plus cocasses et les plus désagréables, surtout s’ils se laissent glisser sur la pente du moindre effort. Voilà aussi pourquoi, je gardais tout de même un brin d’enfance, je dirais mieux, un reste d’infantilisme dans ces fessées dans la vingtaine et j’avoue à ma grande honte, en avoir même parfois tiré un certain plaisir, une délectation certaine.

    • Raph dit :

      Bonjour Yvan
      Comme Alexis qui vous répond (cf. Une méthode d’éducation dans les « sixties » 3e partie), je ne puis que me joindre à ses compliments admiratifs pour la franchise de vos analyses et la volonté de comprendre ce qui peut motiver une existence.
      Ceci étant, je vous avoue mon embarras à vous être utile dans cette démarche personnelle n’étant qu’un simple émetteur d’opinion vis-à-vis d’un modèle traditionnel d’éducation stricte qui, semble-t-il, emporte encore l’adhésion d’une partie de l’opinion malgré les « vétos » officiels.
      Cependant, en vous relisant, j’en suis venu à m’interroger – simple hypothèse bien sûr ! En superposant des apparences d’immaturité (caractère et physique), au port habituel de culottes courtes au-delà de l’âge habituel et en y ajoutant des liens de dépendance et de subordination à leurs règles en restant sous le toit de vos parents, je me suis demandé si cet ensemble qui composait chez vous une allure foncièrement juvénile et quelque peu provocante d’adolescent jusqu’ à 18-19 ans et plus, ne constituait pas, à votre insu, une attitude provocante de défiance vis-à-vis des détenteurs de l’autorité ?
      Dans ce cas, n’était-il pas naturel, en suscitant la désapprobation de vos parents comme du préfet de discipline de votre lycée, de les inciter, toujours à votre insu, à continuer à vous fesser comme on fesse un enfant ou comme on corrigeait un collégien d’autrefois ?
      N’admettez-vous pas en effet qu’en « gardant un brin d’enfance grâce à ces fessées », vous tiriez « un certain plaisir, une délectation certaine ».
      Élucider le paradoxe d’effets opposés comme la honte et le plaisir, a tout l’air d’un casse-tête insoluble. Enfin, pour reprendre le titre évocateur qui nous fait réagir : « Nostalgie…nostalgie ! » continuons la quête de nos souvenirs!
      Merci encore, cher Yvan, pour vos réflexions.
      Bien à vous,
      Raph

  3. yvan125 dit :

    Cher Raph,

    En relisant plusieurs fois votre billetsi brillant et si sympathique,je me suis fait la réflexion suivante: qu’il est étonnant que l’on s’éloigne de soi, surtout presque au terme de sa vie. On ne reconnaît plus son passé parmi toutes les vicissitudes de la vie humaine. Quelles limites de notre nature, quelle tristesse! J’avoue ne point reconnaître l’adolescent triste et incertain que j’étais dans l’hypothèse que vous formulez de l’adolescent provocateur qui, par son habillement et son attitude juvéniles aurait encouragé ses maîtres et parents à le corriger comme un môme attardé. Comme,dès mon entrée dans la vie,j’ai entrepris une psychothérapie assez longue et sérieuse, je crois que pour élucider le mystère de ce paradoxe, il faudrait le chercher dans un narcissisme naissant ou les prodromes de la maniaco-dépression. Le psychothérapeute n’en était pas certain, mais avec le recul du temps et notre histoire médicale familiale, je penche plutôt vers un narcissisme naissant qui est d’ailleurs toujours présent dans ma vie dont j’aurais souffert de 16 à environ 25 ans. Ma soeur me dit qu’à 16 et 17 ans,j’étais difficilement accessible, fermé à double tour, d’une très grande timidité et très irascible, un vrai porc-épic, souligne-t-elle. De plus, je ne payais pas de mine sur le plan physique: petit gabarit,os très fins, visage encore un peu poupin, imberbe; en culottes courtes, j’avais, avec mes jambes et cuisses blanches et lisses, plutôt l’air d’un gamin de 6e ou de 5e ou d’une fille que d’un élève des grandes classes du lycée.J’étais,par ailleurs, bon élève, travailleur acharné, mais peu sociable et très timide surtout avec les filles de mon âge.Curieux de tout et lecteur boulimique surtout d’histoire, je commençai à affirmer ma personnalité en seconde, à développer mon esprit critique et ce que le préfet appelait en mauvaise part«l’autonomie de ma raison» Je trouve encore aujourd’hui curieux que ce préfet insistait toujours sur mon manque de maturité et ne raisonnait jamais avec moi comme avec un grand garçon sensé avant de me flanquer une trempe.Je ne crois pas m’être rebellé ou révolté ouvertement contre les autorités au lycée ni avoir eu une conduite provocante de défiance vis-à vis du préfet ou du directeur. Je crois que mon souci d’obtenir de bons résultats scolaires et mon ambition de réussir gommaient toute velléité de contestation et de révolte.Je reconnais pourtant que les professeurs, le préfet et le directeur ne me traitaient pas exactement comme les autres élèves. Peut-être qu’à la maison, on leur avait dit de ne rien me passer

    Je pense plutôt que votre hypothèse pourrait s’avérer plus juste si l’on analysait minutieusement mon comportement à la maison. Sans me révolter ouvertement contre mes parents, j’acceptais de plus en plus mal, après 18 ans les règlements qu’ils nous imposaient et je ne me faisais pas un scrupule de les observer tous,voire d’en oublier sciemment quelques-uns, même si à la clef, il y avait la pile qui m,attendait.. Comme je le dis ailleurs, cela ne me faisait rien de recevoir encore la fessée à 20 ans et plus, pourvu que cela reste dans la famille et que les copains et copines ne le sachent pas,car autrement,ce serait la honte absolue pour moi. En ce sens, vous avez probablement raison de dire que mon statut de dépendance et mon attitude vis-à-vis de l’autorité de mes parents constituaient une forme de provocation et les incitaient en quelque sorte à me fesser comme on fesse un grand gamin encore en culottes courtes. Comme le goût ou le plaisir vient avec l’ usage, comme vous le savez, j’y pris goût et j’en tirai un malin plaisir, celui de se faire déculotter (régression) montrer ses fesses et surtout son pénis(phase phallique) à ses parents et jouir énormément de plaisir et douleur à se faire rougir les fesses. On a déjà fait l’éloge de la fessée, mais je puis vous dire que rien n’égale le sentiment de picotement et de bien-être que l’on ressent, étendu sur le lit les fesses à l’air. Sublime!

    Merci de votre hypothèse que j’ai tâché, du mieux que je puisse, de mettre à l’épreuve des souvenirs d’enfance et d’adolescence que je peux encore glaner dans ma mémoire souvent assez défaillante.

    • Raph dit :

      Bonjour cher Yvan
      Analyser « mon comportement à la maison ». Peut-être venez-vous de retrouver le début du fil de votre histoire : la famille. C’est bien là, et par là, que tout commence sauf exception : le creuset de notre formation. Ce sont vos parents qui exigeaient le meilleur de vous-même et au besoin par une discipline stricte, un contrôle méticuleux de votre évolution. En ce sens, en vous inscrivant dans un lycée de type élitiste, celui-ci leur apportait la garantie de la qualité souhaitée aussi bien dans l’instruction que dans une éducation et une formation régies par des préceptes moraux et religieux. Voulaient-ils prolonger hors de chez eux ce qu’ils souhaitaient pour votre bien ? Dans ce cas, le lycée n’en était en quelque sorte que le bras séculier et le préfet de discipline sa main armée (osons la métaphore !).
      Vous dites que vous avez des frères et sœurs… Eux-mêmes étaient-ils logés à la même enseigne ? Apparemment non, car partager ensemble la même identité et la même éducation ne vous aurait pas laissé comme un fils unique vivant en solitaire et sans repères dans un univers fermé…
      Comme chez tous les êtres sensibles, l’âge de l’adolescence peut être une période de fortes turbulences, d’instabilité et de sautes d’humeur qui, chez vous, s’est éternisée au-delà de 17-18 ans tout en gardant les apparences « d’un gamin de 6e ou de 5e ». On peut supposer que pour votre entourage le contact avec « un vrai porc-épic » devait être pénible et déroutant, ce qui pourrait expliquer l’incompréhension et le malentendu de la part de ce préfet qui persistait à vous traiter comme les élèves plus jeunes. Et il semble vous vous laissiez fesser sans que vous tentiez de discuter avec lui des motifs de la punition, ce que faisaient ou auraient fait sûrement vos camarades de classe placés dans la même situation. En somme, c’était une forme d’acceptation, le même état d’esprit que chez vos parents.
      Peut-être est-ce justement dans ces périodes d’éveil à la sensualité et à longueur « d’usage » du châtiment corporel que le plaisir a pris peu à peu le pas sur le ressenti douloureux d’une correction en règle sur les fesses nues. Des sensations que vous décrivez très bien : plaisir de se faire déculotter (régression), de montrer ses fesses et surtout son pénis. Je dirais plutôt ici « exhibition » (alors que le déculottage est un désagrément sensé, bien au contraire, d’aggraver la honte de la fessée (reportez-vous aux articles qui dans ce blog détaillent l’importance de le mise à nu du postérieur dans le cas de la fessée).
      J’ajouterais volontiers à cette sensation de plaisir, si je vous entends bien (« rien n’égale le sentiment de picotement et de bien-être que l’on ressent, étendu sur le lit les fesses à l’air »…) que cette position à plat ventre sur un lit met directement en contact le pénis avec le matelas, le frottement étant inévitable sous les mouvements de reptation du bassin et des hanches que provoque nécessairement une fessée dans une telle posture plutôt confortable… Y avez-vous pensé ? A vous de voir à quel moment s’est effectué, le glissement du ressenti douleur au ressenti plaisir. Ce peut être une clef… Et croyez-moi, plus on s’éloigne de sa jeunesse, plus les souvenirs se font précis.
      Bien à vous,
      Raph

  4. yvan125 dit :

    Cher Raph
    Je crois que votre analyse si perspicace me dispense de toute explication supplémentaire. Vous avez bien saisi tout le fond du problème. Ce lycée religieux privé élitiste, comme vous dites, avait été choisi soigneusement par mes parents pour servir de prolongement à l’éducation familiale. Monsieur le Curé de la paroisse avait eu son mot à dire dans mon admission à ce lycée plutôt qu’au lycée public. Quand vous me décrivez: «comme un fils unique vivant en solitaire et dans un univers fermé», vous avez en partie raison, mais vous forcez un peu la note: ma sœur faisait au couvent des études de même niveau, mais sans latin ni grec ancien. Je n’avais pas l’impression de vivre dans un univers fermé à cause du caractère religieux de l’établissement et de son insertion dans un milieu socio-culturel, bien défini qui correspondait aussi à celui de ma famille. J’étais le seul de la famille (et je resterai le seul par la suite) à faire ce cours d’humanités classiques et j’étais bien conscient du privilège que j’avais et de l’avenir prometteur qui s’annonçait pour moi. J’étais fier de pouvoir lire César, Sénèque, Virgile, le divin Platon, dans le texte. Montherlant l’a bien montré dans : «La Relève du matin» : « ces quelques vers de Virgile qui illuminent un taudis parisien ». Ce privilège d’études particulières, le préfet de discipline me le reprochait presque. Il prétendait que j’étais le préféré de mes parents parce que je faisais ce genre d’études «élitistes», qu’ils se saignaient à blanc pour moi et qu’ils me passaient souvent mes quatre volontés Il insinuait que j’étais traité en quelque sorte enfant gâté, que je jouissais d’un traitement particulier. Je ne sais pas s’il était sérieux ou non ou s’il ignorait comment j’étais traité à la maison. Ce préfet, qui était une âme simple et fruste, sans subtilité aucune, n’entendait pas discuter les règlements et les ordres. Dès que vous avez enfreint un règlement ou fait quelque bêtise, que vous soyez un élève de 5e ou de terminale, vous méritiez une punition proportionnelle à la faute. Il faut dire aussi que quand j’étais lycéen toutes les institutions étaient logées à l’enseigne de l’autorité pour ne pas de l’autoritarisme. Il n’était pas de bon ton, sous peine d’aggraver la punition, de discuter, d’argumenter ou de protester. Vous avez bien remarqué que je me laissais fesser sans trop rien dire, reproduisant ainsi le même état d’esprit que chez mes parents. Nous pourrions peut-être trouver la clef de cette énigme dans l’application de certains principes de suggestologie du savant bulgare Lozanov que j’ai étudié pour ma thèse portant sur l’apprentissage d’une langue seconde ou étrangère. Je serais enclin à penser comme vous que la façon de m’habiller encore comme un plus jeune. Mon allure juvénile et mon attitude d’espiègle ont fait en sorte que le préfet me traite comme un élève de 5e ou de 4e. J’ai tiré plus tard de cette étrange attitude que je serai toujours un partenaire passif dans toute relation sexuelle. Cela s’est produit immanquablement dans tous les rapports sexuels que j’ai eus avec les hommes et les femmes.
    Vous avez bien saisi le rapport entre l’éveil de la sensualité et les châtiments corporels. Oui, comme je le raconte ailleurs, j’en suis venu à aimer ça me faire fesser, même si la douleur était quelquefois très vive, presque intolérable. Je puis dire que j’ai tout aimé de la fessée : le rituel était parfaitement agencé et chorégraphié, la fessée étant pour moi tout un rituel, de sons de couleurs, de voix et d’atmosphère pour qui en est familier.
    J’affectionnais particulièrement le moment où après une crainte panique indescriptible, j’étais complètement dominé par mon père ou le préfet, soumis entièrement à son courroux. Dans cet état presque béatifique ne sortaient de ma bouche que des râles ou peut-être des vagissements de douleur et de joie. Quel paradoxe ! À la réflexion, je me suis dit en moi-même : « arrivé à ce point, il faut arrêter de se faire taper le derrière. »
    J’aimerais vous dire que je réserve pour un autre billet le récit de cet étrange passage de la douleur au plaisir. J’éprouve un certain malaise de parler de ce sujet parce qu’il révèle tout un aspect trouble de ma personnalité que préférerais, même sous le couvert de l’anonymat, garder secret. J’y arriverai peut-être un jour. Merci pour votre apophtegme final : oui « plus on s’éloigne de sa jeunesse, plus les souvenirs se font précis. »

    • Raph dit :

      Mon cher Yvan,
      Je prends qq minutes pour vous répondre, mais je dois dire que je n’ai guère de chose à ajouter si ce n’est de relever une ou deux observations dans votre envoi. Le portrait que vous tracez de ce préfet de discipline le caractérise simplement dans la fonction dévolue à tous ceux ou à celles qui portaient la responsabilité de faire respecter l’ordre et les règles de leur établissement. Leur rôle se bornait à punir sans étant d’âme quiconque les enfreignait et leu était envoyé pour une correction corporelle. Aussi, sans faire de vous un cas particulier, les fessées qu’il devait vous administrer n’était sûrement ni plus ni moins différentes dans leur sévérité jugée à proportion de la faute commise, à celles que recevaient vos condisciples et aussi bien « de la 5e à la terminale » comme vous le dites. Et si vous me permettez une appréciation, que ce soit chez vous ou au lycée, à 12 ou 18 ans, vos fessées étaient certainement méritées.
      Quand je suggère les corrélations entre l’éveil de la sensualité et les châtiments corporels, il est évident que je me garde bien de généraliser ce processus à tous ! Chez vous comme chez d’autres cela a fonctionné ainsi : d’abord on craint instinctivement la fessée, puis on s’en accommode peu à peu pour finir par l’aimer et en tirer jouissance. Par quel paradoxe ? (Je fais le serment à celui qui prétendra avoir résolu l’énigme de la sexualité de faire le tour du monde pieds nus pour venir le congratuler !)
      Il va de soi que si par la suite la fessée a joué ou joue encore un rôle dans vos relations masculines ou féminines entre adultes cela fait partie de votre jardin secret, comme pour tout un chacun. En revanche, il me semble que vous devriez pouvoir évoquer les circonstances du passage de la douleur au plaisir sans trop de mal puisque nombreux sont ceux qui en ont fait l’expérience. A ce sujet, j’avais trouvé dans l’un des commentaires du récit « Brassées de souvenirs » un témoignage remarquable de Jean-Jacques. Un modèle à suivre ?…
      Bien à vous,
      Raph

  5. yvan125 dit :

    En complément de mon commentaire précédent…
    un aspect trouble de ma personnalité : dès le lycée, j’ai eu des amitiés particulières avec des élèves plus jeunes et durant mes années universitaires j’ai entretenu des relations homosexuelles avec des camarades de la fac. Ces relations s’étaient déjà nouées au lycée, en particulier avec un professeur laïc que j’aimais beaucoup et se sont continuées jusqu’à l’obtention de ma licence ès lettres qui me permettait enfin de gagner ma vie et de voler de mes propres ailes. Avec le recul du temps, je considère ces aventures homosexuelles comme une revanche du destin, presque un pied de nez à mes maîtres et à mes parents surtout eux qui me menaçaient encore à la fac du ceinturon sur les fesses, si derechef, j’allais encore faire quelque bêtise. Je l’ai effectivement reçu à deux reprises ce ceinturon, mais c’était bien différent qu’auparavant.
    Enfin, j’aimerais dire quelques mots de ce préfet de discipline que vous appelez dans une formule si heureuse: «la main armée» du lycée. Il avait bien le physique de l’emploi. Il devait en imposer aux élèves par sa carrure et sa forme physique se faire craindre et savoir donner une bonne fessée à un élève indiscipliné. Ce n’était pas sans raison que l’on les recrutait habituellement parmi les anciens professeurs d’éducation physique. Le gabarit de ce religieux ainsi que sa voix caverneuse m’effrayaient, me terrorisaient même. Même en seconde et en première, la vue de ses mains larges et noueuses qui vous rougissaient et incendiaient les fesses en quelques minutes suffisait à vous faire fondre en larmes. J’avoue m’être comporté comme une mauviette devant lui. Il me le reprochait d’ailleurs avec dédain. Quand je gémissais et hurlais de douleur parfois, il me disait que je me comportais comme une fillette, bien pire qu’un petit 6e. Une autre raison qui explique pourquoi je me laissais faire est qu’à cette époque, j’éprouvais un vif sentiment de culpabilité.
    Seule, une punition imposée par une autorité officielle pourrait effacer ces fautes réelles ou imaginaires comme on efface une ardoise et me permettre ainsi de recommencer à neuf. Il y avait dans cette soumission aveugle au châtiment physique beaucoup de culpabilité réelle et imaginaire et un vif désir de rachat et de rédemption pour entrer dans les bonnes grâces de mes supérieurs. Je pensais encore comme cela à 20 ans (voir Punitions publique en shorts à 19 ans). Il y entre aussi beaucoup de ma nature et de mon tempérament de type alpha. Je suis un peu comme l’agneau et la gazelle qui se laissent facilement et allègrement dévorer par le tigre ou le lion.
    Mes parents aimaient beaucoup ce préfet parce que, comme eux, il préconisait les châtiments corporels pour punir les grands ados récalcitrants et approuvaient mes parents, même s’ils étaient à peu près les seuls, qui me faisaient encore porter des culottes courtes en seconde. Il leur avait probablement passé l’idée pour me punir de relever les jambes de mon short pour me claquer de belle façon les cuisses. Le lycée serait alors plus facile à diriger si tous les garçons étaient en culottes courtes Voilà ce que je devais réparer et ajouter. J’ai encore tenu mon pari de devoir de mémoire et de franchise.

    • Raph dit :

      Bonjour cher Yvan,
      Je pensais que vous aviez suspendu votre communication et voilà que je vous retrouve avec plaisir sur ce beau et brûlant sujet. Tant mieux ! L’attirance pour un être de son propre sexe est vieille comme le monde. L’on sait aussi que ces passions amoureuses éclosent tôt à l’ombre des garçons « en fleur » (merci Proust !) dans la tendresse et la candeur maladroites des étreintes fiévreuses. Vous avez connu cela et j’espère que vous avez pu vivre ces années exceptionnelles sans encombre et que vous vous en souvenez avec regret. L’âge filant vite il n’est que temps de rassembler ses meilleurs souvenirs.
      Ce que vous dites de votre ancien préfet de discipline que je surnommerais bien « père fesseur » plutôt que fouettard est très impressionnant. J’en frémis rien qu’en l’imaginant, et vous imaginant, vous grand élève de seconde ou première, aux prises avec lui en ayant pour seule perspective une fessée en règle et pour seule issue des fesses et des cuisses embrasées. Cette personne avait le physique et le profil de l’emploi en somme. De plus, pour punir des jeunes gens déjà formés, il ne se servait ni de martinet, ni de férule, ni de lanière, mais uniquement de ses mains « larges et noueuses ». Extraordinaire !
      Je me demande quels pouvaient être les sentiments d’un élève convoqué pour la première fois à son bureau, surtout à 16 ans et plus… Sa réputation avait dû faire depuis longtemps le tour de votre lycée. Et quand ce garçon en ressortait, il est clair qu’il devait se jurer de ne plus jamais y retourner… A ce stade, vous excitez fortement ma curiosité, je dois le dire. J’aimerais mieux comprendre votre description de la méthode préférée de ce préfet (je reprends la phrase en entier : « Mes parents aimaient beaucoup ce préfet parce que, comme eux, il préconisait les châtiments corporels pour punir les grands ados récalcitrants …/… Il leur avait probablement passé l’idée pour me punir de relever les jambes de mon short pour me claquer de belle façon les cuisses. »
      Ce préfet usait-il donc de diverses méthodes de correction selon le cas ? La fessée ou bien les claques sur les cuisses ? Vous dites pourtant « ses mains larges et noueuses qui vous rougissaient et incendiaient les fesses en quelques minutes ». Pour arriver à ce résultat-là, il n’y a pas 36 façons de faire : c’est de déculotter entièrement le puni et de lui claquer ses fesses dénudées. En tout cas, c’est bien le nom de fessée qui convient à cette méthode traditionnelle. Enfin et si je comprends encore, vous avez été confronté à plusieurs reprises à ce préfet. Puis-je en déduire que c’est lors de ces séances punitives que vous et venu le goût du rituel de la fessé. Comme vous l’exprimez avec art : « Le rituel était parfaitement agencé et chorégraphié, la fessée étant pour moi tout un rituel, de sons de couleurs, de voix et d’atmosphère… » Un rituel que nous sommes nombreux à partager comme vous le savez !
      Bref, vous m’avez compris : je suis littéralement dévoré de curiosité !
      Bien à vous,
      Raph

    • Raph dit :

      Mon cher Yvan,
      plus de nouvelles de vous depuis quelques jours déjà. J’espère que tout va bien pour vous. Si vous souhaitez ne plus prolonger nos échanges que j’estimais très enrichissants, merci de me le dire. Il m’en restera du regret, assurément.
      Bien à vous,
      Raph

  6. jean marie dit :

    Chers amis, je rappelle ici comment m’est venu et resté le goût pour la fessée. Malgré mon âge, un plaisir toujours sans égal comme je l’ai écrit dans mon récit « j’aime la fessée ».
    En 1954, j’avais 15 ans et j’étais en pension.
    Jusqu’en terminale, nous les internes portions des culottes très courtes qui nous arrivaient plus ou moins au ras des fesses laissant nos cuisses à nu. Il était donc facile aux professeurs et aux surveillantes de nous cingler les cuisses à coups de martinet .C’était la punition habituelle pour les fautes vénielles. Pour les fautes plus graves, nous étions convoqués au bureau des surveillantes qui à tour de rôle, selon un planning établi, nous donnaient la fessée déculottée en nous couchant sur leurs genoux. Parfois, lorsqu’un élève avait vraiment dépassé les bornes, la simple fessée était complétée par une séance de martinet toujours sur nos fesses nues. Le puni devait alors prendre appui sur une petite table à laquelle il se cramponnait sans éviter de sautiller sous les cinglades cuisantes, c’est ce que nous appelions la « danse du martinet ». Malgré leur sévérité, nos surveillantes étaient maternelles et après la fessée, elles nous consolaient.
    En plus du martinet sur les cuisses, j’ai dû recevoir trois ou quatre corrections par an. C’est cette année-là que j’ai connu mes premiers émois pendant une fessée que m’a donnée une jeune et jolie surveillante dont j’étais amoureux. Ses beaux cheveux blond roux, son parfum, ses petits seins hantaient mes nuits.
    Pour la première fois, j’ai connu sous sa fessée au martinet une grande jouissance. Pour les premiers coups, j’ai ressenti la douleur comme d’habitude, c’est vrai, mais cette douleur s’est transformée très vite en une chaleur intense et à la fin, je sentais les lanières mais plus les coups.
    Par la suite, je faisais exprès de me faire punir les jours où elle officiait pour être fouetté par elle et à chaque fois, j’ai ressenti le même émoi.

  7. yvan125 dit :

    Jean-Marie, vous dites que:« jusqu’en terminale,nous les internes portions des culottes très courtes qui nous arrivaient plus ou moins au ras des fesses laissant nos cuisses à nu.» Comme je suis à peu près du même âge que vous et que j’ai fréquenté à peu près le même genre d’établissements religieux que vous, je trouve un peu excessif que vous affirmiez, par exemple, qu’il y avait dans votre collège,des garçons de terminale encore en culottes courtes au ras des fesses. Dans le mien, il n’y avait dans les années 50 qu’un ou deux élèves de première et de seconde encore en culottes courtes, aucun en terminale. De plus, même si le règlement l’autorisait,on ne donnait plus la fessée ou le martinet qu’à titre exceptionnel aux élèves des grandes classes. En tout état de cause, j’ai été l’un des seuls élèves à porter des culottes jusqu’au début de la première et l’un des seuls à recevoir encore la fessée en seconde dans le lycée privé religieux que je fréquentais.Je n’aurais pu imaginer, dans mes rêves les plus fous, ces jeunes filles très douces, maternelles et consolatrices,qui tapaient les derrières nus de grands élèves de seconde, de première et de terminale alors qu’elles étaient à peine plus âgées qu’eux.Tout cela me semble assez irréel et problématique. Cela pouvait se concevoir avec des élèves plus jeunes de la 6e à la 3e à la rigueur de 12 à 15 ou 16 ans, mais pas avec des élèves des grandes classes. C’était tout de même pas un jardin d’enfants, ce collège. Si vous établissiez une division entre les élèves de la 6e à la 3e, jusqu’au BEPC et de la 2e à la terminale, je vous croirais davantage. Dans ce cas de figure, je vois mal un garçon de 17-18 ans, en culottes courtes, poilu en plus aux jambes, se faire donner la fessée ou des coups de martinet sur les fesses par une surveillante, dût-elle être une douce et charmante jeune fille. Ça me paraît déplacé et bien étranger à l’esprit des collèges d’autrefois. En tout cas,je trouve cela, un peu lubrique, un peu salace et un peu fort de café Mais j’avoue que j’aimerais y croire,car moi, aussi, j’ai pris le goût de la fessée, mais dans un tout autre contexte, moins sympathique,va sans dire. J’aimerais vous entendre dire que vous ou un autre garçon de terminale en culottes courtes s’est fait mettre une bonne fessée par une jolie surveillante et en est sorti tout grandi ravi et revigoré. Est-ce que cela aurait pu exister?

    • Alain Lambercier dit :

      Bonjour Yvan,
      Jean-Marie a bien dit que les internes portaient jusqu’en Terminale des culottes très courtes, mais dans son esprit, il voulait dire « jusqu’à ce qu’ils passent en Terminale » (vieux problème des bornes comprises ou non comprises qui nous a tant fait souffrir dans notre jeunesse !). Il dit en effet par ailleurs que lui-même en avait porté jusqu’à 17 ans. Voir des élèves de Terminale en culottes courtes au lycée était en effet exceptionnel.

  8. yvan125 dit :

    Raph et Jean-Marie,

    Dans l’esprit du billet de Jean-Marie et pour répondre aux secrets désirs de Raph, j’aimerais parler du climat disciplinaire qui régnait au lycée que je fréquentais dans les années 50. C’était, pour le caractériser en un mot, un climat familial qui tournait autour de deux pivots : le préfet de discipline pour les petites classes de la 6e à la 3e et le directeur pour les classes des grands (2e à terminale) Comme je l’exprime dans un autre commentaire sur ce blog, ces religieux nous enseignaient à tout faire à la perfection. Ils prêchaient même par l’exemple : ils montraient une minutie et un souci de perfection même dans les châtiments corporels qu’ils nous infligeaient quand nous étions pris en faute. Je dois dire que ces punitions étaient toujours justifiées, pensées et proportionnées à la gravité de la faute. Il y entrait comme chez Jean-Marie beaucoup de mise en scène et de théâtre dans le but de faire peur aux jeunes élèves et les dissuader de ne pas respecter le règlement. Par exemple, lors de notre entrée en 6e, les premiers jours, le sévère préfet de discipline accompagné de tous les surveillants (pas encore de surveillantes, je regrette Jean-Marie) et des maîtres de salle rassemblait tous les nouveaux élèves pour leur expliquer le règlement du lycée et les sanctions auxquelles ils s’exposaient s’ils ne l’observaient. Il y avait sur une table recouverte d’une nappe damassé blanche tous les instruments de correction soi-disant en usage au lycée : un fouet de Carmélites, deux ou trois lanières de cuir (strap) de longueur et d’épaisseur diverses, un cuir à raser avec lequel nous étions familiers à la maison pour le recevoir sur les fesses assez souvent et enfin un gros martinet aux lanières en cuir bien dressées. Cette exposition de la chambre des tortures nous impressionnait beaucoup et, je dois le dire, nous effrayait au plus haut point. Mais je dois avouer que moi qui ai reçu la fessée de la 6e à la 2e inclusivement, je l’ai toujours reçue à la main et jamais à l’aide de ces terribles instruments. À quoi servaient-ils alors? Il y avait aussi la volée publique pour l’exemple à la fin de chaque mois lors de la lecture de notes. Si un élève des petites ou grandes classes avait commis une faute grave comme voler un condisciple, tricher à un examen, ou chahuter continuellement en classe, ce qui généralement n’entraînait pas l’expulsion du lycée, il pouvait, après la lectures des notes, en présence de tous les professeurs et des élèves être appelé sur l’estrade et, agenouillé devant le préfet, recevoir après lecture du motif de son châtiment deux ou trois coups de courroie d’une longueur et d’une épaisseur appréciables sur la paume de chacune de ses mains. C’était la peine la plus grave que le règlement pouvait imposer à un élève, fors l’expulsion pure et simple. Très humiliant pour un grand élève : il fallait le voir redescendre de l’estrade, les yeux mouillés et retenant ses larmes. J’avoue que ces moments spéciaux étaient très attendus par les élèves et peu fréquents. La discipline, ordinairement, se bornait, pour les offenses mineures, aux claques sur l’arrière des cuisses quand les élèves étaient encore en culottes courtes et aux fessées souvent déculottées par le préfet dans son bureau pour les offenses plus graves. Il arrivait parfois que le préfet à la fin de l’étude appelle un élève fautif pour lui flanquer une bonne trempe sur le fond de culotte devant tous les élèves curieux et trépignants. Mais cela n’arrivait pas souvent, sauf au printemps ou à la veille d’un congé. Règle générale, les châtiments corporels cessaient après la 3e, mais les élèves des grandes classes n’en étaient pas exempts, si d’aventure, ils commettaient une faute qui les justifiât. Comme Jean-Marie, je ne conserve pas de mauvais souvenirs de cette discipline des lycées et collèges d’autrefois, car elle s’exerçait dans la continuité de la vie familiale, la plupart du temps dans un climat d’amour et de tendresse virile. Je me demande encore aujourd’hui à quoi pouvait bien rimer tout cet étalage d’instruments de correction et ces scènes de punitions publiques. Nous n’en avions réellement pas besoin, car nous n’étions pas de mauvais bougres, après tout; je dirais même que nous étions peut-être de très gentils moutons. Il faut bien l’avouer, nous n’étions pas souvent corrigés, en tout cas pas battus comme plâtre comme dans certains collèges anglais dont on avait des échos dans les journaux. Je crois qu’il y cinquante ans c’était dans l’air du temps : inspirer la crainte amener les gens à bien se conduire. On voit cela dans la religion, la vie politique et la vie sociale. Est-ce bien mieux aujourd’hui ? Je me permets d’en douter.

    • Raph dit :

      Bonjour Mon cher Yvan,
      J’ai pris un peu de retard à vous répondre et suis ravi de vous retrouver. Lisant votre remarque au sujet du climat disciplinaire dans votre lycée, elle me donne l’impression qu’il était en définitive plus respirable, en tout cas moins dramatique tel que vous ne l’évoquiez dans vos précédents communiqués. En d’autres termes, son régime de discipline était dans la norme des établissements du même ordre autrefois. La figure d’épouvantail de père fouettard du préfet de discipline s’adoucit sous les traits d’un homme simple et honnêtement sévère comme peut l’être un père un soucieux de l’éducation de ses enfants… quelques claques par-ci et quelques coups d’une lanière ou d’une férule sur les mains par-là ou des tapes par-dessus un fond de culotte sont loin de constituer une exception en tant que châtiment corporel. Mais alors, me vient une question : en édulcorant le tableau de votre ancien lycée, cherchez-vous à atténuer l’acuité de vos souvenirs de vos fessées de jeune homme en culotte courte en vous fondant dans le décor ?
      Quant aux « amitiés particulières» comme les désigne si pertinemment Roger Peyrefitte, soit cette attirance que deux garçons ou deux filles peuvent éprouver à ces âges d’indétermination, il est vrai que si elles impliquent des caresses mutuelles, et parfois de petits échanges de services sexuels, elles traduisent le plus souvent à ces âges-là un sens plus aigu, plus fougueux et donc plus exclusif d’une amitié amoureuse éphémère qui ne résiste pas toujours au mûrissement de la personnalité.
      En définitive, châtiment corporel, amours particulières… décidément je n’y vois rien de singulier, ou rien d’étrange, qui déroge à la vie ordinaire
      Chez Molière, ne donnait-on facilement le fouet aux filles de famille, aux valets et aux servantes ?… Bref, rien de nouveau en ce bas monde ! (je souris). Enfin où diable sont passés vos souvenirs d’un temps si fort, si prenant et qui ont pour eux le parfum de l’exception ? (nouveau sourire amical)
      Bien à vous,
      Raph

  9. Henri50 dit :

    J’avoue que j’ai beaucoup aimé les récits de Yvan 125 (et les commentaires qui ont suivi). Je suis de la même génération et j’ai bien connu le style de pensionnat dont il parle (mais en tant que pion…) Avec l’éducation qu’il a connue je n’ai pas été surpris lorsqu’il indique que, durant toute sa vie, ses relations ont été plutôt « passives ». Je pense que c’est la suite logique de ceux qui ont été habitués à obéir sans discuter…et d’ailleurs à l’époque, ceux qui étaient chargés de faire appliquer la discipline en profitaient souvent pour obtenir des faveurs plus ou moins consenties; céder aux avances d’une personne ayant de l’autorité est en quelque sorte une continuité de l’obéissance ! Par contre, ce qui m’a profondément surpris, c’est qu’Yvan fait état de relations avec des élèves plus jeunes que lui… car cela semble totalement contradictoire… sauf de se faire dominer par des plus jeunes ?

  10. yvan125 dit :

    Merci Henri pour l’intérêt que vous prenez à mes récits placés sous le signe de la nostalgie et merci aussi à mes commentateurs Raph et Jean-Marie, ce dernier, un familier de ce blog et d’autres blogs du même genre. Ils me stimulent et m’aident à faire sens de ces années troubles du collège et de lycée. Vous évoquez mes relations avec des élèves plus jeunes au lycée, ce que l’on appelle dans le jargon des écoles, «les amitiés particulières» ou «le bestage» qui étaient découragées et fortement condamnées par les autorités des collèges. Vous deviez le savoir, Henri, ou peut-être le soupçonniez-vous comme pion, ces sortes d’amitiés entre garçons constituaient la vie souterraine, en quelque sorte la petite pègre affective des lycées et collèges. J’étais en seconde et les élus de mon coeur étaient en 4e et en 3e lorsque j’étais en première. Je n’ai pas à entrer dans tous les détails, mais au plan affectif, il n’y avait pas de contradiction entre nous. Nous nous aimions ou nous croyions nous aimer, car nous nous mirions l’un dans l’autre ce n’est pas le parfait amour au sens d’Aristote et saint François de Sales, mais enfin ! Nous échangions des caresses et des baisers plus ou moins chastes. Il y avait beaucoup de sensualité mais peu de sexualité dans nos ébats amoureux. On aimait se retrouver ensemble et comme j’étais plus avancé qu’eux dans les études, je les aidais souvent à faire leur version grecque leur thème latin ou résoudre un problème de géométrie. Ils appréciaient bien cela, car ils n’avaient pas d’effort à faire et c’était gratuit. Non, je ne me suis pas senti dominé par eux. Je ne pense même pas que nos relations aient pu aller jusqu’à la domination. J’étais malgré mon âge et mes connaissances, encore un gamin (le préfet me le répétait souvent) au plan du développement physique et psychosocial. Il faut dire que j’étais encore en culottes courtes et recevait souvent la fessée à la maison et au lycée en seconde et pour une bonne part en première. Voilà pourquoi j’étais probablement attiré par de beaux garçons plus jeunes encore en culottes courtes qui avaient sans aucun doute le même âge mental que moi. Il y avait donc une certaine égalité, en tout cas pas de trop grosses différences Quant aux faveurs, aux avances ou propositions malhonnêtes que les détenteurs de l’autorité pouvaient faire à des subordonnées, je n’en étais pas conscient à ce moment-là, mais je sais que cela a existé au collège, mais en ce qui me concerne,aucun surveillant, aucun pion ne m’a heureusement approché. Je ne sais quel saint m’a protégé. Enfin avec tous les récits de pédophilie de la part de clercs que l’on dévoile de nos jours… c’est probablement un vrai miracle!

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