La fessée appliquée

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On m’appelait « Moustic »…

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Par Émile

On m’appelait « Moustic », et ce n’était pas seulement à cause des mes culottes courtes…

Comme certains témoignages m’y incitent dans ce blog, je souhaiterais vous faire part de quelques souvenirs marquants de mon enfance et de mon adolescence qui, avec le recul, m’apparaissent aujourd’hui comme des moments très heureux de ma vie.

Mon enfance date des années 60. Ce dont je me souviens, c’est que tout au long de ma scolarité j’ai toujours été le plus petit de ma classe à cause d’un retard de croissance. A 12 ans, par exemple, mon carnet de santé mentionnait une taille de 1m26 pour 24 kg. Et même aujourd’hui, ma taille adulte ne dépasse pas 1m54. On comprendra pourquoi l’on m’avait surnommé tout naturellement « Moustic » !

Autre souvenir sans faille lié à ma petite taille et à mon éternel air juvénile : c’est d’avoir longtemps reçu la fessée en étant suspendu en l’air. Cela peut sembler anodin, mais être encore fessé ainsi dans cette position enfantine à l’entrée comme au cœur de l’adolescence, me plongeait dans le sentiment confus d’être encore un petit garçon.

De fait, ma mère continua à me traiter longtemps comme tel, au-delà même de l’adolescence, entre tendre « couvage » et sévérité naturelle. Elle s’inquiétait pour ma santé fragile et accourait au moindre bobo pour me consoler, mais veillait scrupuleusement sur mon éducation et ne manquait pas de sévir quand je lui désobéissais. Je dois dire que, côté éducation, ça ne rigolait pas chez moi : culottes courtes en toutes saisons et fessées jusqu’à 17 ans ! Impossible d’en changer. Croyez-moi, c’était un autre temps !

J’essayais bien de faire le grand en jouant aux jeux des garçons de mon âge, mais je finissais toujours par me faire un petit bobo ou des bêtises. Et Maman de me plaindre et de me consoler :

« Mon petit Mimi, reste avec Maman, tu auras tout le temps de jouer avec eux quand tu seras plus grand.»

Mais le temps passait et j’avais l’impression de ne jamais grandir.

Je dois vous dire que Maman m’a toujours intimidé autant par son caractère que par son physique. C’était une femme très indépendante et autoritaire aussi bien à la maison qu’à l’atelier de chapellerie qu’elle dirigeait. C’était elle qui portait la culotte, comme on dit, et qui fixait les règles à la maison comme au travail. Au physique, elle était dotée d’une robuste constitution due sans doute à des origines germaniques. En plus de sa grande taille, elle était bien charpentée et pourvue de cuisses larges et robustes sur lesquelles je fis de nombreux séjours forts désagréables lors de mémorables fessées.

L’image forte de cette femme me renvoie immanquablement à celle plus floue et falote de son mari, donc mon père, cet artiste lunaire peu concerné par mon éducation, qui, avant leur mariage, était son employé. Ce n’était pas banal à l’époque ! Même mariés, il vivait littéralement dans son ombre.

Figurez-vous que, par exemple, quand on jouait au tire-à la-corde dans le jardin, elle me battait toujours, même plus tard quand je devins un adulte ! J’avoue que se faire battre par sa maman à un jeu de force, c’est plutôt vexant pour un homme. Sans doute que c’est grâce à sa force naturelle qu’elle n’eut jamais besoin de recourir au martinet comme mes tantes avec mes cousins et cousines. Elle pouvait obtenir le même résultat avec une simple fessée à la main. Et de cette manière, elle pouvait m’administrer la fessée pratiquement en tout lieu et toute circonstance de sorte que je n’échappais pas aux fessées impromptues données en public si par malheur je lui avais désobéi ou si j’avais fait une grosse bêtise.

En fait, Maman ne varia jamais de méthode punitive durant mon enfance. De ma première fessée, et ce jusqu’à l’âge de 12 ans environ, quand elle devait me fesser, elle m’attrapait la taille et, sans le moindre effort, me soulevait d’un coup comme un fétu de paille sous son solide bras gauche pour me caler contre sa hanche. Ceci fait, moi solidement maintenu en position, elle avait toute facilité pour déboutonner ma culotte et la baisser de son bras libre, pour ensuite claquer mes fesses ainsi exposées dans la foulée. Elle pouvait rester debout comme ça sans se fatiguer et sans relâcher son étreinte pendant toute la durée de la fessée, et ne me reposait au sol qu’une fois que j’avais reçu le compte de claques méritées.

Je me souviens qu’une fois au marché, vers 7 ans, j’étais parti seul sans rien dire chez le marchand de jouets et je m’étais égaré. Folle d’inquiétude, Maman me chercha partout. Quand elle me retrouva, j’eus droit à une bonne déculottée séance tenante dans le magasin !

Après 12 ans et l’âge de l’adolescence venant, comme je grandissais et prenait un peu de poids, Maman changea sa façon de faire. Elle trouva plus commode de s’asseoir pour me fesser. Comme elle me corrigeait le plus souvent à la maison, elle utilisait parfois un tabouret ou le bord du lit. Elle m’ordonnait alors de me préparer. Je devais seulement dégrafer ma ceinture et déboutonner ma culotte. Ceci fait, elle me basculait en travers de sa cuisse gauche qu’elle surélevait exprès pour hausser mon postérieur sur la trajectoire de sa main. Dans cette position comme dans l’ancienne, je ne touchais toujours pas terre à cause de ma taille, mes bras et mes jambes brassant désespérément le vide sans le moindre appui.

En y repensant encore maintenant, j’étais d’une incroyable passivité tant la fessée culotte baissée était quelque chose de banal et de parfaitement accepté à la maison.

Parfois, il suffisait d’un simple regard suivi d’un geste significatif de Maman, comme celui d’une main tapotant d’une certaine façon impérieuse sa cuisse gauche, pour que je comprenne ce qu’elle attendait de moi. Et totalement résigné, j’avançais vers elle, me déboutonnais moi-même selon l’habitude, puis me laissais affaler en travers de cette cuisse ferme. Une fois que j’étais en place, c’est elle qui achevait de me déculotter en deux ou trois mouvements, abaissant mes deux vêtements à mi-cuisses afin de dénuder entièrement la surface utile pour la fessée.

Côté tenue vestimentaire, aucun changement depuis mes plus jeunes années jusqu’à mes 17 ans : les culottes courtes ou les shorts étaient de rigueur en toutes saisons.

En hiver, c’étaient des culottes courtes en velours, des chaussettes montantes en laine et des paires de souliers ou chaussures diverses selon les sorties. Nous habitions dans le Midi dont les hivers sont plutôt cléments. S’il faisait très froid, toutefois, Maman me faisait enfiler un gros chandail en laine par-dessus, mais je gardais toujours les cuisses à l’air. Pour les sorties habillées du genre messes, mariages, réceptions…, Maman m’avait fait confectionner par une couturière de l’atelier plusieurs modèles de costumes marins. Comme elle était plutôt coquette et élégante, elle aimait les couleurs vives et désirait parfois assortir les couleurs de nos vêtements. Une fois, pour un mariage, elle avait choisi une longue robe blanche à pois jaunes avec ceinture de la même nuance. Et elle m’avait habillé tout en jaune ! On me dit que j’étais très mignon, mais que je ressemblais à un poussin ! Certes, cela donnait de jolies photos de famille, mais je me sentais parfois un peu ridicule auprès de mes cousins et cousines qui étaient moins coquettement vêtus.

En été, les vêtements se faisaient plus légers. C’étaient des culottes courtes en drap, des socquettes et des chemisettes à manches courtes. Et pour le plein été pendant les vacances, je ne portais que des petits shorts en toile très courts et des sandalettes, si bien que, malgré mes 15 ou 16 ans, avec mes cuisses lisses et mon menton imberbe, on me prenait toujours pour un garçonnet.

J’eus parfois quelques velléités de résistance lors du renouvellement de mes tenues que je trouvais trop juvéniles, notamment lors de l’entrée au collège, puis de nouveau au lycée. En vain. Maman était restée inflexible. La simple menace d’une fessée en plein magasin et en présence de la vendeuse suffisait à faire taire mes récriminations. Et c’est le visage rouge de confusion et de timidité que je procédais aux essayages.

Un jour, j’avais fait une histoire à cause d’une chemisette que je ne voulais plus porter au collège à cause de dessins enfantins dont mes camarades se moquaient. Comme Maman n’y trouvait rien à redire, je fis exprès de la déchirer un jour en prétextant qu’on m’avait bousculé dans la cour à la récréation, pensant qu’elle la jetterait et m’en achèterait une nouvelle différente. Mais elle ne me crut pas. Ce jour-là en rentrant, je reçus une fessée déculottée magistrale jusqu’à ce que je lui avoue la vérité. Le lendemain, elle m’emmena faire les courses pour racheter un lot de chemisettes du même modèle dans des coloris différents. Et je fus contraint de les porter une bonne partie de l’année. D’une façon générale, je dus attendre de toucher mon premier salaire avant de pouvoir être réellement libre de choisir mes vêtements.

S’il m’arrivait de faire une suggestion en lui faisant part de mon envie de pantalons, je m’attirais invariablement la même réponse :

« Tu t’habilleras comme tu voudras quand c’est toi qui payeras ! »

Je finis par me résigner à être vêtu selon la volonté et les goûts de Maman à l’image qu’elle avait de son « p’tit Moustic » et non pas dans des tenues vestimentaires plus conformes à mon âge réel.

Bien entendu, il m’arrivait de me sentir complexé au milieu d’autres garçons de mon âge et, en dernière année de lycée, j’étais bien le seul dans ma classe à porter des culottes courtes toute l’année.

J’étais tellement habitué à ce qu’elle choisisse pour moi qu’à 25 ans, quand il me fallut acheter un costume pour mon premier emploi de guichetier d’une agence bancaire, je me souviens de lui avoir moi-même demandé de m’accompagner pour m’aider à le choisir !

Comme je viens de le dire, si Maman couvait « son petit garçon chéri », elle n’en négligeait pas pour autant mon éducation dans laquelle la fessée, et seulement la fessée déculottée, prenait une part prépondérante.

Avec le recul, je m’interroge sur la méthode qu’elle avait adoptée pour me les administrer. Dans la mesure où personne d’autre qu’elle ne s’en chargeait, il m’est impossible d’établir des comparaisons, hormis les rares fois où, par hasard, j’avais vu des cousins se faire punir de cette façon. Mais à l’époque, je n’y prenais pas garde. En y repensant donc, je crois pouvoir distinguer deux périodes de ma vie correspondaient à deux façons de procéder, selon mon âge et ma croissance, sans qu’il fût question de sa part d’un choix délibéré de méthode à proprement parler comme en témoignent certains récits.

Durant mon enfance, c’étaient plutôt des fessées expéditives et sans cérémonial qui eurent sa préférence. A peine étais-je soulevé, plaqué contre sa hanche et déculotté, que mes fesses recevaient une grêle de claques crépitantes appliquées de façon désordonnée qui me rougissaient la peau tendre de mes petites fesses. Ces fessées ne duraient guère plus d’une minute ou deux, mais même brèves, elles n’en étaient pas moins intenses et douloureuses au point de me mettre en larmes.

Le changement vint plus tard avec mon entrée dans l’adolescence, les petites fessées enfantines évoluant en « grosses fessées » comme les appelait Maman en désignant les fessées magistrales. Moins nombreuses, elles n’en étaient que plus efficaces. A l’adolescence, même si je demeurais petit et frêle pour mon âge, mon corps s’était étoffé et Maman ne pouvait plus me maintenir sous son bras aussi longtemps qu’elle l’aurait souhaité. Le changement s’imposa donc de lui-même, Maman trouvant plus commode de me fesser, elle assise, moi allongé sur ses cuisses, mon postérieur nu à portée de sa main.

Si cette nouvelle position lui convenait, il en fut autrement pour moi. Désormais, ses fessées prirent une toute autre tournure. Sa force naturelle et la vivacité de son bras trouvaient sous ce nouvel angle le champ libre pour s’exercer à volonté sans la moindre fatigue. Avec ce procédé, ses fessées duraient plus longtemps. Le rythme des claques ralentit, leur vigueur s’amplifia et la douleur devint plus intense. Je sentais sa main s’abattre régulièrement pour épouser la globalité de mes joues fessières avec des claquements retentissants.

Dans tous les cas, ces fessées n’étaient jamais administrées à la légère, et Maman prenait bien soin de me le rappeler tout en me sermonnant tandis qu’elle me fessait. Enfin, je devais me féliciter d’être seulement assujetti aux « grosses fessées » et ne pas subir, à l’inverse de certains de mes grands cousins, la mortifiante éducation au martinet ou à la ceinture de cuir.

Quelles que fussent les circonstances ou la gravité de ma faute, Maman avait beau être très fâchée, elle gardait toujours un calme imperturbable, ce qui me faisait une impression immédiate. Ni cris, ni gestes intempestifs, ni lamentations à propos d’un fils désobéissant. Non. Sûre de son fait, elle n’exprimait jamais ouvertement son exaspération et son visage prenait une expression sévère qui m’effrayait au point de regretter aussitôt ma faute ou la peine dont j’étais la cause.

Autre interrogation… Être encore déculotté et fessé à près de 14 ans passés, comme lors de la fameuse fessée que je vais évoquer, était-ce une gêne pour moi ? La question ne se posait pas. Depuis l’enfance, j’étais habitué à recevoir la fessée à derrière nu et, par conséquent dans mon esprit, une fessée était nécessairement synonyme de culotte baissée. Il se peut aussi que d’être encore en culotte courte et habillé en permanence dans des tenues juvéniles, confortait Maman dans son habitude de me déculotter comme si j’étais encore un enfant. Au fond, ne m’avait-elle pas vu naître ?

D’autre part, bien que de nature pudique et complexé par mon physique fluet, la nudité en sa présence ne me gênait aucunement. De toute manière, dès que je me retrouvais allongé les fesses à l’air sur ses genoux, mon sentiment de pudeur disparaissait. Je redevenais le petit garçon qu’elle pouvait corriger à sa guise. Comment en aurait-il pu être autrement alors que son tour de cuisses était aussi large que mon tour de taille ? Je vous laisse imaginer…

Bref le temps passait, mais moi je ne poussais pas. Ce dont je me souviens en particulier, c’étaient les repas de famille dans la maison de campagne de ma grand-mère où, en règle générale, on dressait les couverts sur deux tables distinctes, l’une pour les enfants, l’autre pour les adultes.

A 14 ans, je mangeais encore à la table des petits alors que Sylvie, une cousine de 11 ans, était invitée à s’installer à la table des grands. Forcément, on la considérait, elle, comme une grande fille. Elle était première de sa classe et de surcroît plus grande que moi. Tandis que moi avec mes boucles blondes, ma chemisette à carreaux, mon petit short en toile et mes sandalettes en plastique aux pieds en été, j’avais des allures d’un petit bout’chou bien benêt à la table des enfants. Pourtant, je n’en ressentais alors pas de honte particulière comme s’il s’agissait d’une position acquise malgré quelques réflexions de cousins plus jeunes qui ne manquaient pas de me faire remarquer leurs privilèges.

C’est précisément lors de l’un de ces déjeuners à la campagne qu’eut lieu l’une de ces « grosses fessées » mémorables de ma jeune existence. Elle est exemplaire du mode d’éducation qui continua tout au long de mon adolescence et vaut pour toutes les fessées magistrales que je reçus jusqu’à mes 17 ans.

Ce jour là, on servit des choux de Bruxelles. J’avais près de 14 ans à cette époque. Beurk ! C’était le plat de légumes que je détestais le plus. Bien entendu, il était hors de question de ne pas finir son assiette. Comme nous étions dehors et l’herbe assez haute, je pris deux choux dans la bouche et, discrètement, j’en recrachai un dans ma main que je fis glisser sous la table.

Un grand cousin repéra mon petit manège et le dit à Maman qui, furieuse, me jeta un regard noir, se leva, vint à notre table et, sans un mot, me flanqua une retentissante paire de gifles devant tout le monde. Puis elle me saisit par une oreille, me fit sortir de table et me traîna à l’intérieur de la maison. Un silence de plomb s’était abattu sur les convives.

Outre mes joues cuisantes des deux gifles, j’avais le cœur serré d’appréhension. Certes, tout le monde savait que je recevais encore la fessée, cela n’avait rien d’exceptionnel, certains des cousins de mon âge recevant encore le martinet. On se doutait bien de ce qui m’attendait à l’instant où Maman m’avait saisi par l’oreille, mais ici même, une fessée au vu et au su de tous ?

J’étais anéanti. Tout était arrivé si soudainement ! Ce fut une fois poussé dans la chambre de Mamie que je réalisai vraiment la gravité de ma faute et que je n’échapperais pas à la terrible fessée magistrale. J’espérais malgré tout qu’elle serait brève et moins cuisante que d’habitude étant donné les circonstances de cette réunion de famille. Les larmes aux yeux, je suppliai Maman de se montrer moins sévère, même si je savais que c’était peine perdue. De plus, si je l’avais fait avant, j’aurais couru le risque d’une déculottée devant toute la famille.

« Non, Maman ! Pas la grosse fessée ! Pas la grosse fessée !… » répétai-je en sanglotant et sans vraiment croire pouvoir l’amadouer.

Si ma fierté et ma pudeur naturelle disparaissaient avec Maman, devant les autres, je m’efforçais tout de même de les préserver un minimum, même si j’étais souvent la cible des taquineries et des petites rivalités entre cousins et cousines. Et puis, ce jour-là, il y avait certains cousins que je ne voyais qu’une ou deux fois par an. Je ne voulais donc pas passer pour le petit bêta de la famille et surtout éviter de pleurer même si c’était inéluctable chaque fois que j’avais droit à la « grosse fessée ».

Il faisait très chaud. Maman portait une longue jupe printanière plissée et un chemisier assorti. Comme à son habitude, elle retira les bracelets et les bagues de sa main droite pour les poser sur la table de chevet puis retroussa la manche de son chemisier. Inutile de résister, cela n’aurait servi qu’à attiser sa colère. Moi, les yeux fixés sur le parquet, je lui obéis en déboutonnant mon petit short de coton puis j’attendis le signe du doigt qui m’intimait de me placer à son côté.

Je ne réagis pas lorsque d’une main ferme elle me fit basculer sur sa cuisse et pas davantage lorsqu’elle dénuda mes fesses, abaissant mes vêtements jusqu’à mes chevilles.

Une fois bien en place elle me sermonna :

« Tu n’as pas honte, Émile ? Jeter la nourriture de Mamie comme ça. Non, mais qui t’a mis une idée pareille en tête ? Tu cherchais la « grosse fessée » ? Eh bien tu va l’avoir ! Et tu l’auras bien méritée ! ».

Et la fessée magistrale démarra sans autre avertissement. Des claques lourdes se mirent à tomber de façon régulière. De sa seule main elle couvrait une bonne moitié de mes fesses déjà bien rondes de sorte qu’elle s’abattait presque toujours au même endroit, sur la parie la plus charnue de mon postérieur tendu.

Au bout de deux minutes de ce régime cela chauffait déjà tellement que je serrais les dents, mes jambes battant follement l’air comme des baguettes. C’était affreusement cuisant et j’en suffoquais de douleur. Quand Maman sentit venir le moment des premiers sanglots et mes tentatives de défense, elle réitéra un nouveau procédé qu’elle avait inauguré lors d’une récente fessée.

Elle délaissa mes fesses au profit du haut de mes cuisses. Elle accéléra la cadence à grandes claques retentissantes sur l’une puis l’autre cuisse, la douleur leur faisant accomplir des mouvements désordonnés. Enfin, elle termina en trombe en revenant de nouveau sur le haut de mes fesses, sa main rebondissant sur les deux globes alors que je pleurais déjà à chaudes larmes et poussait des râles d’expiation. Comme pour toutes les fessées magistrales que m’administrait Maman, celle-ci finit aussi par des larmes, signe que la punition faisait son effet et que la contrition était réelle.

D’ordinaire, quand elle s’arrêtait après une « grosse fessée », elle me laissait doucement reprendre mes esprits en me réconfortant d’une petite caresse dans le dos ou de quelques tapes avant de me redresser pour me reculotter et éponger mes joues mouillées de larmes avec son mouchoir. Puis elle me laissait tranquille, estimant que la correction avait fait son effet.

Si la fessée avait lieu à la maison, elle me permettait toujours de regagner ma chambre pour finir d’étancher mes larmes, seul allongé sur mon lit, le visage enfoui sous mon gros coussin. C’était pour moi un instant paisible où je pouvais réfléchir sur ma conduite, me laisser aller et vider mes émotions pour me calmer.

Mais ici, dans la chambre de Mamie, rien de tout cela !

Bien entendu, je ne voulais pas ressortir de la maison de peur que tout le monde me voie en pleurs. Malheureusement, Maman ne m’a pas donné le temps de me calmer ni de sécher mes larmes, sans doute fâchée d’avoir dû quitter la table à cause de moi pour ce qu’elle estimait être un vilain caprice. Il était hors de question de me laisser seul dans cette chambre. Aussi, à peine eut-elle fini de me reculotter qu’elle me saisit par le bras pour m’entraîner dehors. J’essayai de la ralentir, tirant sur son bras en arrière, freinant des pieds pour avoir le temps de me reprendre. Mais tout cela sans succès. Je n’aurais même pas réussi à la faire bouger d’un pouce si elle s’était tenue immobile. Un sentiment de frustration, d’agacement, puis de colère rentrée m’envahissait. Maman l’avait-elle remarqué ? Elle mit alors encore plus d’empressement à me faire traverser le salon. Apercevant au loin à travers la véranda la table animée, il me fut impossible de réprimer un affreux sentiment de honte à me présenter ainsi devant la tablée pleurnichant comme un petit garnement tout juste échaudé par sa fessée.

Tout le monde se retourna vers moi et me dévisagea avec des regards réprobateurs. L’on ne manqua pas d’apercevoir les rougeurs écarlates qui décoraient l’arrière de mes cuisses que laissait entrevoir mon short trop court. Honteux je baissais les yeux de crainte d’apercevoir les regards intéressés d’un cousin ou d’une cousine. Maman me fit asseoir et, cette fois, prit place à côté de moi à la table des petits. Elle demanda à Mamie de me servir une nouvelle assiette de choux. Et ma pénitence recommença devant toute la famille sans compter tous les petits à ma table et Mamie qui les mettait en garde :

 « Les enfants, si vous n’êtes pas sages, ce sera pan-pan cul-cul comme Émile pour vous aussi ! »

Je sanglotais tout le temps du repas. Impossible de me calmer. Maman m’essuyait le nez à chaque nouvelle bouchée que j’avalais avec une grimace. On aurait dit qu’elle donnait la becquée à un bébé, attendant que j’ouvre grand la bouche pour enfourner les choux un à un. Je me souviens encore des mots de Charlotte, une petite cousine de six ans que sa maman avait félicité d’avoir fini son assiette comme une grande.

« Maman, Émile, il a pas fini son assiette ! C’est un gros bébé, moi je sais manger toute seule comme une grande. »

 Elle me fixait d’un air d’incompréhension demandant d’une voix pleine de candeur à Maman « pourquoi je pleurais et pourquoi j’avais eu la fessée ? ».

A son regard, je ressentis soudain que j’étais encore plus bébé qu’elle et mes pleurs redoublèrent.

Que la table des grands me considère comme un petit garçon, je m’y étais résolu depuis un moment, mais je pensais au moins être le plus grand des petits. Or, tout penaud, je me rendais compte du contraire ! A cet instant je ressentis une honte profonde. Ce n’est que quand tous les petits eurent quitté la table pour aller jouer que je réussis à me calmer. Inutile de dire qu’après ça je suis resté bien sage et discret pour le reste de la journée.

Que penser de cette période de ma vie ?

J’ai le sentiment qu’en me refusant les privilèges dûs à mon âge, Maman a contribué à me maintenir dans cet état de petit garçon. Certes ma nature passive m’y prédisposait et Maman a sans doute encouragé cette inclinaison naturelle, jugeant que son petit fils chéri serait plus heureux s’il restait dans cette forme de dépendance. Les culottes courtes et les fessées déculottées permettaient-elles de renforcer ce lien d’autorité et d’amour ?

En fin de compte, je dus attendre mon mariage pour que ma chère maman me considère autrement que comme son petit garçon.

Illust. Jay Em

10 commentaires »

  1. patrick dit :

    Très joli récit, merci Emile Moustic et ta maman qui te donnait la becquée devant tes cousins… T’as dû avoir la honte de ta vie après ta fessée

    • Emile dit :

      Merci Patrick, où ce fut une des plus grosses hontes, bien plus que de recevoir la fessée qui était de toute façon monnaie courante. Encore aujourd’hui j’ai toujours un petit pincement au cœur chaque fois que je vois des choux de Bruxelles servis à table. Heureusement, mon épouse qui, depuis, connaît cette histoire évite d’en cuisiner.

  2. Alex dit :

    Très bien écrit! J’aime la précision, notamment la description du rapport de force
    Le côté infantilisant de la dernière punition est troublant et particulièrement cruel ! : /

  3. patrick dit :

    Salut Moustic,j’aime à t’appeler comme ça,vu ta taille, mais si tu as un autre récit de ton enfance surtout n’hésite pas c’est super!

  4. Chris dit :

    Très beaux témoignages de vos fessées reçues. Bien détaillées, on s’y croirait vraiment en train de voir vos corrections. En revanche je ne me souviens pas avoir lu la mention d’une soeur ou frère dans vos témoignages évoqués. Avez-vous des frères et soeurs ? Et si oui, recevez-ils aussi des fessées similaires ? Et aussi certaines anecdotes sur eux ? Merci.

    • patrick mapetiteenfance dit :

      Très bon comentaire Cris,moi je voudrais te répondre sur mon blog,sur les questions que tu m’a posées sur mapetiteenfance mais se blog reste en panne ,et jene sais pas le redémarrer

    • Emile dit :

      Merci pour les compliments, cela fait longtemps que je ne suis venu sur le blog ayant déménagé et resté sans Internet pendant un temps.
      Et non je suis fils unique et n’ai pas eu la chance d’avoir une soeur ou un frère, ma mère ayant décidé de se consacrer à l’entreprise familiale.

  5. monenfance88 dit :

    mon nouveau blog
    http//monenfance88.unblog.fr/?p=3
    Patrick
    je le répète ce récit on m’appelait Moustic pour est le plus joli de ce blog.

    Dernière publication sur Monenfance88 : 45 le 14 juillet 1965,

  6. monenfance88 dit :

    Moi je souviens qu’il m’est arrivé à peu près la même chose, comme toi j’étais petit pour mon âge et, à 12 ans, maman m’appelait toujours « mon bébé ». Ce jour-là, on était invité chez notre tante que l’on appelait Tata. La table était dressée dehors dans un pré. Il y avait avec moi des cousins éloignés. On parlait de la façon dont on était habillé car en été, à 12 ans, je portais encore des espèces de culottes courtes comme des barboteuses. Un cousin me demanda d’un ton moqueur « mais quel âge as-tu Patrick ? 7 ans ? 8 ans ? ». La discussion faillit tourner au vinaigre. Mon comportement déplut à Tata qui n’était pas une femme d’un caractère commode et qui donnait des fessées comme s’il en pleuvait ! Sachant ça, j’aurais mieux fait de me méfier. Pour ne pas arranger les choses, il y avait du riz au lait comme dessert. Je détestais ça. Je faisais semblant de le manger mais je recrachais ce que j’avais dans la bouche par terre dans l’herbe qui était assez haute. Ma tante, tata, donc, qui était assise pas loin de moi s’en est aperçue et s’est écriée « alors là, c’est la grosse fessée pour Patrick ! » Elle m’a attrapé par une oreille et m’a décollé de la table. Avec elle, je savais que j’allais avoir mal aux fesses. Elle est allée chercher son martinet dont elle ne se séparait jamais, s’est assise, et a baissé ma barboteuse comme si j’étais un bambin. Et là, devant tout le monde et surtout mes cousins, me retanat par un bras, elle m’a fouetté sur mes fesses nues tout en me grondant comme un bambin « alors Patrick, c’est comme ça qu’on mange à ton âge ? Ta maman t’a dit que l’on pouvait recracher de la nourriture ? » J’avais beau lui dire « non Tata! », la fessée continuait me faisant sautiller sur place. Ensuite, elle me laissa debout, les mains sur la tête et fesses nues zébrées de rouge « et sans frotter tes fesses, petit garnement! ». En somme, elle m’avait servi le dessert à coups de martinet !

  7. mark saniez dit :

    Je me reconnais dans le premier commentaire où la mère était d’origine germanique, car la mienne était d’origine anglaise et elle aussi bien plus grande et forte que moi ! J’étais obligé de me plier à ses règles ! En Angleterre, je suis allé à l’école puis au lycée jusqu’à mes 12 ans puis nous sommes venus en France. Bien qu’elle fût d’origine anglaise, ma mère a vite adoptée les coutumes françaises d’éducation des enfants, et des garçons en particulier. En Angleterre, je portais l’uniforme de mon école, blazer, casquette ronde, culotte tenue par des bretelles larges et épaisses et avec des pattes de cuir qui s’accrochaient aux boutons à l’intérieur de ma culotte. Pour me discipliner à la maison, ma mère employait la même méthode qu’à l’école c’est-à-dire la fessée à l’aide d’une bonne large et longue règle plate dont elle claquait mes fesses. Arrivés en France, tout a changé (nous étions en 1976). Plus d’uniforme, mais toujours des culottes courtes maintenues avec des bretelles à pinces, et en plus, une blouse bleue en nylon boutonnée sur le côté par de grands boutons et un… béret. Mais surtout, elle avait remplacé la règle plate par un martinet à lanières en cuir dont elle fouettait mes fesses nues. Comme j’étais petit également (1’59m) j’ai conservé cette tenue jusqu’à mes 18 ans. Cette mode des blouses n’était pas inhabituelle dans notre quartier et toutes les voisines lui avaient préconisées cet usage, mettant elle-même des blouses et faisant large usage du martinet sur leurs garçons et même les filles ! Chez moi, si je tardais à me lever les matins pour aller au collège elle montait dans ma chambre et avant que je n’ouvre un œil, mon pantalon de pyjama était abaissé et quelques bonnes volées de martinet sur mes fesses nues me jetaient vite hors de mon lit douillet ! Ce n’était qu’une variante de son caractère autoritaire. Si j’arrivais en retard à la maison, n’était-ce que quelques minutes, elle n’hésitait pas à venir à ma rencontre dans la rue sans ôter sa blouse le martinet en main et, sans crier gare, me fessait devant tout le monde dans la rue. Chose impensable aujourd’hui mais rien d’étonnant à l’époque. Quel souvenir !

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