La fessée appliquée

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Où tout a commencé…

 

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Par Jean-Jacques

Mon arrivée à E… 

À l’âge de douze ans, je quittai ma région natale pour aller habiter à E…, non loin de Paris. Je cherchai naturellement à me faire des copains, et, sur les indications de collègues de mon père, je liai connaissance avec le garçon de la maison du garde-barrière. Il n’y avait plus de garde-barrière, mais on avait alloué la maison à sa veuve. C’était à deux pas de chez moi. Le petit garçon s’appelait William, il avait dix ans. C’était un enfant plutôt gras, gavé de sucreries, et de bandes dessinées de mauvaise qualité. Il avait une grande sœur, fille plutôt forte, qui était en ménage, et passait de temps en temps voir sa mère et embrasser le petit. 

       William avait une habitude qui m’agaçait, c’est de dire, comme les personnages de ses lectures, « GLUPS » à chaque phrase. Dans un souci pédagogique (j’étais un insupportable petit cuistre), je le menaçai de lui donner un coup de poing dans l’épaule à chaque fois qu’il prononcerait cette interjection. Et je tins parole, lâche comme l’on peut l’être à douze ans envers un gamin de dix. 

       Si bien qu’un jour, le scooter de la grande sœur s’arrêta à mon niveau, dans la rue, et que celle-ci m’interpella violemment : 

       – Si tu ne laisses pas William tranquille, il t’en cuira ! 

       (Je me souviens de l’expression , « il t’en cuira. ») 

       Et j’eus la bêtise de ne pas en tenir compte. 

       Le châtiment fut à la hauteur de la bêtise. Il se passa sur le trottoir. J’eus un sursaut, le lendemain, en voyant la grosse fille mettre le scooter sur béquille et foncer vers moi avant que je n’aie pu me sauver. Je n’eus pas le temps de comprendre que je me retrouvai plaqué contre elle et que je sentis ses mains qui baissaient mon short à élastique en même temps que mon slip. J’étais déculotté en pleine rue ! 

       Malgré mes ruades, je fus fessé jusqu’à ce que je demande pardon au garçon qui regardait la fessée avec un plaisir non dissimulé. Une ou deux passantes s’étaient arrêtées pour demander ce que j’avais fait, et la grosse fille leur répondit, tout en fessant : 

- Il arrête pas de donner des coups de poing à mon petit frère ! je l’avais prévenu ! 

       – Eh bien vous avez bien raison ! Une bonne déculottée, devant tout le monde, y a que ça qu’ils comprennent, maintenant ! 

       Quand enfin elle me lâcha, je me reculottai et je m’enfuis jusque dans ma chambre dans un état de honte et de fureur difficile à dépeindre. Je résolus de ne pas me plaindre à mes parents pour ne pas aggraver mon cas par une altercation qu’ils n’auraient pas manqué d’avoir, et qui n’aurait rien changé. 

       Après tout, il n’y avait que William, sa grande sœur et les deux femmes qui avaient vu mes fesses. Mais je n’osais plus sortir. 

       Il fallut pourtant bien aller au pain, le lendemain. En sortant de chez moi, je tombai nez à nez avec la grande sœur et commençai par détourner la tête, rouge comme une pivoine. Ce fut elle qui commença : 

       – Bonjour. Bonjour, Jean-Jacques ! Tu ne dis plus bonjour, maintenant ? 

       – Bonjour. 

       – Bonjour, Geneviève. 

       – Bonjour, Geneviève. 

       – Voilà. Tu m’en veux ? 

       – Oui. 

       – Et mon petit frère ?  Tu ne crois pas qu’il y en avait assez ? Je ne t’avais pas prévenu ? 

       – Si. 

       – Alors tu crois pas que tu l’as méritée, cette fessée ? 

       – Vous aviez pas besoin de me déculotter. Sur le trottoir. Les gens ont vu mes fesses. 

       – Tu aurais préféré que je te déculotte à la maison ? Je t’avais prévenu. Je t’avais dit qu’il t’en cuirait. Et j’allais pas te donner une gifle, ça peut crever un tympan. Non, une bonne fessée. Parce que moi, je pense que la fessée c’est la meilleure de punitions. Et qu’une fessée c’est toujours déculotté. Ça claque mieux. Pis ça fait bien honte. On s’en rappelle bien. Tu n’es pas d’accord ? Allez, on fait la paix. Tu m’embrasses ? 

       Je n’eus pas la force de refuser et posai, d’un air boudeur, mes lèvres sur la joue de la grosse fille qui avait mis ses mains sur mes épaules. Et, je ne comprends pas pourquoi, je me mis à penser à elle le soir en m’endormant. 

       Je finis par lui écrire une lettre, obsédé par le souvenir de la fessée, incapable de résister à ma fascination et m’inventant de fausses raisons très morales pour agir ainsi : 

        

Mademoiselle Geneviève, 

       Je vous écris pour vous remercier de la bonne fessée que vous m’avez donnée sur le trottoir. Je croyais que j’étais trop grand pour qu’une dame me fesse devant tout le monde, mais je l’avais bien mérité, et ça m’a fait du bien. 

       Et, avec une audace que je ne m’explique pas moi-même, je terminai ma lettre ainsi : 

        J’espère que vous me donnerez encore la fessée si je le mérite. Et surtout n’hésitez pas à me déculotter, vous avez bien raison, ça fait bien plus honte. 

       Je vous embrasse 

 

         Mais la suite me prit à nouveau au dépourvu. Je retournai le lendemain jouer avec William avec la ferme résolution de ne plus le frapper cette fois lorsqu’il disait « GLUPS ». Mais il n’était pas là, ce fut sa mère, une forte femme grisonnante, coiffée en chignon, qui m’accueillit, les poings sur les hanches, aux côtés de la fille qui arborait un sourire narquois.  

       – Alors t’as écrit à ma fille ! Elle m’a montré la lettre, pis elle m’a expliqué pourquoi t’avais écrit ça ! Mais tu sais, Geneviève, elle a pas que ça à faire, de donner des fessées, alors elle m’a demandé si je pouvais les donner à sa place. Allez, viens ici que je te déculotte ! 

       Et la forte madame Bonichon (ça ne s’invente pas, ça faisait assez rigoler mon père) de s’asseoir sur une chaise de cuisine et de m’empoigner par un bras. J’étais dans une confusion extrême que ma lettre ait été montrée à quelqu’un d’autre, et je ne me sentais pas la moindre envie de me faire câliner par la matronne, et encore moins fesser, mais elle avait des façons si autoritaires que je me laissai faire docilement, rouge comme une pivoine. Je sentais le sang battre dans mes oreilles. Elle me déculotta tranquillement, devant la fille qui était restée debout, hilare, avant de me basculer en travers de ses cuisses, puis se mit à fesser sans hâte, en commentant : 

       – Ça fait du bien, alors, une bonne fessée ? C’est bien ce que t’as écrit à ma fille ? Et celle-là, elle fait du bien ? Tiens, tiens, Geneviève, est-ce que c’est assez rouge ? 

       – T’as plus d’expérience que moi, maman. 

       – Tu lui en avais peut-être pas donné assez, s’il en réclamait encore ! alors, t’en as assez ? ou tu veux que je continue ? 

          

       La fessée de madame Bonichon avait sûrement compté deux fois plus de claques que celle de sa fille. Mes fesses me brûlaient tellement que je répondis avec une spontanéité qui fit rire les deux femmes : 

       – Oh oui j’en ai assez ! 

       – Je voudrais pas que tu restes sur ta faim. Geneviève, tu veux lui en redonner un petit coup ? 

       – C’est pas la peine, maman, il a les fesses assez rouges comme ça, pis il faut en garder pour la prochaine fois. 

       – T’as raison, il faut pas abuser des bonnes choses.  Allez, debout, remets ta culotte. William est parti pour la semaine. 

       – Mais t’oublies quelque chose, Jean-Jacques ! reprit Geneviève. 

       – Quoi, mademoiselle ? 

       – T’as pas dit merci à maman. Je croyais que t’avais envie de recevoir des fessées. Allez, dis merci ! 

       – Merci, madame. 

       – Merci pour quoi ? 

       – Merci pour la fessée, m’dame. 

       – A ton service, petit, répondit la mère, déclenchant de nouveaux rires des deux femmes. Alors, laquelle t’as préférée, de fessée ? 

       – Allez, réponds ! insista Geneviève en me prenant par un bras. Tu veux pas répondre ? 

       – Les deux, m’dame, répondis-je en désespoir de cause, ne sachant plus ce que je devais dire. 

       – Les deux ! Allez, sauve-toi avant que je t’en remette une ! Non, attends! Ecoute-moi bien. Si jamais j’entends dire que t’as été impoli, ou que t’embêtes William, ou que je vois que t’es pas gentil avec tes parents, je te promets, je te fais venir ici, pis je te déculotte ! je dirai à ta mère que j’ai besoin que tu m’aides à lire quelque chose qui est écrit trop petit. Et ne va pas te plaindre à tes parents ou je leur montre ta lettre ! Allez, embrasse-nous avant de filer !

Illustr. Zerte

 

2 commentaires »

  1. Emilie dit :

    J’adore cette histoire !!…
    Merci !
    J’aimerais bien une suite ?

    • Nelly dit :

      Bonjour, dommage qu il n y a pas de suite. Mais on peut imaginer qu’il y eu d’autres fessées. En général, quand on la reçoit, il y a souvent répétition. Il y a toujours les temps qui suivent la fessée, une période de sagesse plus ou moins longue, et on finit à un moment ou un autre par refaire une bêtise. Bises, Nelly

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