La fessée appliquée

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Pans de culottes et martinet à mon époque

Little Alien

Par Jacky

Une nouvelle communication de Cambaceres sur ses réactions devant le martinet maternel, « En culottes courtes, fier de dépasser ma honte en public après le martinet », me pousse à comparer les méthodes éducatives et punitives de son époque qui étaient assez différentes de la mienne, 15 à 20 ans auparavant, (je suis né en 1932). Et tout spécialement dans l’emploi de cet instrument de correction.

Si j’ai pu recevoir de terribles fessées en colonie de vacances et dans mon pensionnat (voir « Mes fessées 1re partie et2ème partie – 4ème épisode ») beaucoup de mes congénères et moi-même n’avons jamais goûté du martinet. Et je m’en félicite. Autre époque !

Mon intervention peut peut-être contribuer, modestement certes, à « l’histoire de la fessée et du martinet » qui reste à écrire. Essayons. 

Nota – Je n’évoque pas le cas des filles, car nous en étions très séparés, la mixité étant encore une vue de l’esprit. Je sais seulement que les sœurs de mes copains étaient épargnées de fessées et a fortiori de martinet. Je ne peux donc en dire plus.

À ma connaissance, durant l’occupation et l’immédiat après-guerre, toutes les personnes à qui l’on confiait les garçons avaient le droit de fessée. Et en règle générale, elles ne s’en privaient pas. En revanche, le martinet semblait demeurer l’usage exclusif des parents. Du moins dans mon entourage.

martinet

Toutes les familles en possédaient au moins un. C’était parfois un vieux martinet au manche et aux lanières carrées de cuir souple, mais usées par le temps et… de nombreux usages. Mais s’il avait été très actif en son temps, il était dorénavant plutôt destiné à un usage dissuasif, au moins jusqu’à 12/13 ans.

Parfois, il restait accroché à un mur, simple rappel de son existence, pas trop longtemps pour que l’on ne s’habitue pas à le voir. Le plus souvent, il était rangé dans un placard ou au fond d’un tiroir d’où on l’extrayait de temps en temps. Sa seule vue menaçante nous effrayait et nous incitait à coup sûr à plus de sagesse et d’obéissance.

Il arrivait qu’en l’absence des parents, fascinés par ce terrible instrument de correction, nous le saisissions dans nos mains tremblantes, comme pour le défier. Mais ça ne marchait guère, il était bien trop effrayant ! Mon frère aîné, de deux ans de plus que moi, me proposait de me le faire essayer en me promettant de ne pas taper fort. Mais je n’y consentis jamais. Lui, en revanche, aimait me tendre ses fesses et ses cuisses entièrement dénudées, toutes frémissantes :

« Vas-y ! Donne-moi quelques bons coups, et de toutes tes forces ! »

Davcha

Mais je n’arrivais qu’à produire quelques cinglées bien faibles : le manche me brûlait la main, raidissait mon bras.

Quoique je me sache bien trop sage pour ne jamais mériter le martinet, je sortais de cet exercice en tremblant, mes fesses me picotaient et me chauffaient quelque temps. Quant à mon frère, mes quasi-caresses ne l’avaient nullement converti à son usage, et lui qui se prenait de temps à autres de retentissantes fessées, s’arrangeait pour ne pas dépasser les limites, ce qui lui aurait valu de cuisantes cinglées.

Certaines mamans arrêtaient la fessée sitôt qu’apparaissaient les premiers poils pubiens ou un peu plus tard dès qu’ils commençaient à bien pousser. On peut s’étonner maintenant de cette délicatesse envers la pudeur de leurs garçons devenus grands, (d’autant plus que certaines corrections à 13 ou 14 ans s’avèrent souvent bien bénéfiques). Mais face à la difficulté de leurs fils à sortir de l’enfance pour affronter la virilité naissante au début de l’adolescence, elles voulaient abandonner toute forme de domination maternelle, leur laissant la libre disposition du corps afin de faciliter la conquête de leur virilité.

Mais il faut remarquer que moins fessés en moyenne que les générations suivantes nous ne fûmes pas pour autant, jeunes adolescents, moins bien éduqués ni plus difficiles.

Franco

Lorsque l’adolescent s’affirmait, c’était alors au père de prendre le relais. « Entre hommes », plus question de pudeur ni besoin de martinet. Tel un battoir, la main suffisait largement à faire griller nos fesses juvéniles avec des claques formidables à nous faire hurler de douleur.

Restaient les cas assez fréquents de mères isolées ou dont le mari délaissait l’éducation du fiston ou encore, prisonnier de guerre qui n’était plus en mesure d’assurer l’éducation des fils, mais mères non moins résolues à se faire respecter et obéir de leurs adolescents. Alors, quel que soit l’âge, la culotte était baissée, les fesses dûment mises à nu ou à peine protégée par le caleçon, et le martinet entrait en action en cinglées brûlantes, zébrant fesses et cuisses de stries rouges parfois violacées. De sévères fouettées à faire regretter alors la bonne vieille fessée déculottée de l’enfance, mais c’était aussi le prix à payer pour bien grandir.

K. Taira-mod

Et c’est ainsi qu’au lycée certains grands de Quatrième ou de Troisième retroussaient devant les petits les pans de leurs culottes – qui tombaient alors pas loin du genou – pour exhiber fièrement les stries qui rayaient leurs cuisses : preuve qu’ils n’étaient plus des petits garçons qui recevaient toujours la fessée déculottée sur les genoux de maman.

Auparavant ils n’en avaient pas moins hurlé et supplié, leurs yeux mouillés de larmes, sous les coups du martinet de leur mère. Et leurs copains de classe qui ne recevaient plus la fessée ou ne le recevait encore que de la main de leur père, les regardaient avec commisération ou ironie.

Pour eux, l’instrument de correction reprenait alors sa place suspendu bien en vue à un mur, prêt à servir jusqu’à 14 et 15 ans. Pour ma part, je n’ai pas eu connaissance de garçons fouettés passée cette période, la plus difficile de l’adolescence. Cependant, des témoignages attestent que dans certaines familles des jeunes gens plus âgés pouvaient encore être punis de fouet.

Mais à les lire, quelques récits parus dans ce blog et notamment ceux de Cambaceres, attestent également que le martinet fut bien moins utilisé qu’à cette époque et nos cuisses bien plus préservées que dans les années qui ont suivi, exception faite de certains pensionnats religieux. Ceux-ci, en héritiers du « frère fouetteur » vous envoyaient vous faire fouetter en public, fesses et cuisses dénudées, jusqu’à un âge avancé pour le plus grand bien de votre éducation.

Hormis cette exception, pourquoi étions-nous ainsi privilégiés ? Tout simplement grâce aux pans de nos culottes qui arrivaient presqu’aux genoux. Il fallait les enrouler pour offrir les cuisses au martinet ou se livrer encore à la cérémonie du déculottage, que l’on nous baisse ou non le caleçon (qui du reste ne préservait guère la pudeur avec la position des fesses bien tendues que nécessite la fouettée). Ce n’était guère rapide ni excitant et la punition restait dans le secret de la culotte : pas de honte à endurer puisque personne ne pouvait voir les traces du martinet sur les cuisses.

Malajuven

Mais effet de mode ou peut-être pour économiser du tissu ? Toujours est-il que les pans des culottes furent raccourcis pour remonter suffisamment haut dégageant ainsi une large partie des cuisses et exposer la peau nue aux redoutables cinglées du martinet.

À une période, le bas des culottes remonta même jusqu’au ras des fesses, plus haut que nos shorts actuels, attirant sur les chairs quasi entièrement exposées les lanières de cuir en cinglées sèches et sonores.

Danny mod.

Voilà qui excitait les mères exaspérées par leurs grands rejetons. Elles se « soulageaient » de cette manière à voir s’entrecroiser les stries rouges qu’imprimaient les lanières sur toute la surface de la peau et se dédommageaient de la désobéissance ou des insolences de leurs grands garçons qui, éclatant en sanglots de honte et de douleur, les suppliaient d’arrêter la correction, perdant du même coup toute leur arrogance de jeunes adolescents. Les punir de cette manière comme des enfants était faire œuvre utile et éducative, se félicitaient-elles.

Richard Steen-mod

De plus, pour être commodément fouettés compte tenu de leur taille, loin d’être allongés sur des genoux, ils devaient se soumettre, ployés sur le dossier d’un siège, ou complètement pliés en deux, tête près des genoux et mains serrées autour les chevilles, ou encore buste plaqué sur un bureau ou une table, mains empoignant les rebords. Ainsi honteusement disposés – eussent-ils gardé leur caleçon – fesses et cuisses prêtes pour le martinet, ils devaient s’efforcer de maintenir la position malgré la douleur alors qu’il aurait été si facile de se révolter et de fuir. À l’âge où l’on est tenté par la rébellion, ils en étaient réduits à se soumettre sans broncher.

DazArt

Et bien sûr, la correction se terminait inévitablement par de gros bisous et de tendres câlins, qu’ils appréciaient délicieusement blottis dans les bras de mamans tout attendries. Même à 15 ans ! Ce qui pour des adolescents normalement en quête d’affirmation de leur virilité risquait de les infantiliser, ce qui ne manquait pas de se produire par la suite en essuyant la honte d’exposer aux regards narquois les marques de la correction parfaitement visibles au-dessous des lisières de leur culotte courte.

Quant aux mamans elles étaient fières de démontrer, grâce à l’exposition publique des cuisses ravagées, qu’elles tenaient bien leurs « grands » garçons et leur inculquaient le respect, la soumission, les règles de la vie en société. En présence ou non de leurs fils tout confus, elles en discutaient beaucoup entre elles, et évidemment les hésitantes étaient fort impressionnées.

Kernled

Si bien qu’il fut une période où il n’y eut plus guère de jeunes ados qui y échappèrent : la fouettée généralisée, conçue comme inhérente à toute bonne éducation, quand le papa ne prenait pas le relais des fessées maternelles avec de viriles fessées déculottées.

T-Big

Ceux des garçons dont les pères avaient pris en main leur éducation ne pouvaient que se réjouir. Certes la fessée paternelle faisait aussi mal sinon plus mal, mais du moins était-on « entre hommes ». La puberté se développant, on supportait mieux d’être déculotté et claqué ou fouetté même sans mesure par un homme que de tendre ses fesses dénudées à une femme, fût-elle sa mère. Avec un homme, on pouvait essayer de se défendre même si c’était perdu d’avance. C’était plus viril en quelque sorte.

Spanichspank

Donc bien fessés mais moins fouettés, avons-nous, été des privilégiés ? Au moins pour nos cuisses ? Ce qui est sûr, c’est que nous n’avions pas, jeunes ados, un plus mauvais comportement que beaucoup d’ados d’après nous. Il me paraissait qu’il s’en trouvait beaucoup qui étaient restés « gamins ». Sans doute ceux dont le traitement intensif de leurs cuisses au martinet les faisait rester infantiles et refouler leur révolte ? Peut-être, allez savoir, cela se discute !

Akanamazu

Quoiqu’il en soit, selon mon analyse, c’est l’exposition des cuisses nues qui a provoqué cette généralisation de la fouettée au martinet, et ce pour les générations qui nous ont suivi. Et non pas en raison d’un durcissement délibéré et réfléchi des méthodes éducatives et punitives… mais plutôt par un effet de l’évolution… des pans de culotte !

Illustr. : 1) Little Alien – 2) un martinet – 3) Davcha – 4) Franco– 5) K. Taira-mod – 6) Malajuven – 7 Danny-mof – 8) Richard Steen-mod – 9) DazArt – 10) Kemled – 11) T-Big – 12) Spanichspank – 13) Akanamazu

17 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Jacky. Oui vous avez été un privilégié. J’en parle en connaissance de cause moi qui ai connu à la fois la fessée et le martinet, et bien souvent les deux à la fois! Si douloureuse et humiliante que soit la fessée elle est beaucoup moins « dissuasive » qu’une bonne fouettée au martinet. A condition bien sûr de ne pas faire comme votre frère qui se faisait fouetter par vous pour son plaisir.Merci pour cet intéressant témoignage. CLAUDE.
    .

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Jacky. Oui, vous êtes un privilégié! Moi qui ai connu la fessée et le martinet, voire les 2 coup sur coup, je suis bien placé pour en parler: une fessée, même très sévère n’a rien de comparable avec une bonne fouettée au martinet: j’aurais volontiers échangé une telle correction pour 2 fessées à la place du martinet. Evidemment, comme le fait votre frère, se faire fouetter pour le plaisir est possible. Mais là, nous changeons de registre: il s’agit d’autre chose et non d’éducation (érotisme ?). Merci pour ce témoignage très intéressant. CLAUDE.

    • Julie dit :

      Bonjour Claude,
      Tout à fait d’accord avec vous, se faire fouetter pour le plaisir n’est pas synonyme d’éducation. Dans mon esprit, ce genre de fouettée serait plus un préliminaire à autre chose… afin de mettre du piquant dans une relation. Mais dans le contexte du texte, je ne vois pas ?
      Salutations.
      Julie.

      • Bénédicte dit :

        Bonjour Julie,
        tout à fait d’accord sur le fait que se faire fouetter pour son plaisir n’est pas de l’éducation.
        Mais pour moi, et comme pour toi je pense, il arrive un moment ou jeune ado la correction devient parfois une source de plaisir. Pour moi ce fut, je m’en souviens très bien, le fait d’avoir été fouettée d’importance devant un petit voisin que je prenais pour mon premier petit flirt ! La façon de regarder ma mère et son martinet puis le sourire qu’avait ce garçon m’ont transportée dans un état second bien loin de la morsure habituelle des lanières !
        Et depuis je regardais mon martinet et mon copain différemment ! Et il le savait bien et souvent il regardait mes cuisses pour voir si elles étaient rougies!
        Et comme je l’ai,mentionné, ce fut le début d’une envie de martinet, beaucoup plus douce bien sûr, pour débuter un moment de câlin avec mon homme, et aussi étant étudiante avec ma coloc
        Très amicalement à toi chère Julie de Bénédicte

    • Jacky dit :

      CLAUDE, Mon grand frère ne recherchait nullement le plaisir du martinet. C’était un « dur » qui ne craignait pas grand-chose, ce qui lui valut du reste quelques mémorables fessées. Mais il était fasciné, effrayé par ce redoutable martinet sorti de son fond de tiroir. S’il me demandait de lui en donner des coups, tout en sachant très bien que de toute façon, même avec ses encouragements je ne lui ferais pas grand mal.
      C’était en quelque sorte pour l’ « apprivoiser », surmonter la fascination, et non pour le pauvre éventuel plaisir que j’aurais pu lui donner avec mes faibles forces. En fait, ça n’a pas réussi, et au cours de ses frasques postérieures il s’est gardé de dépasser les limites qui lui aurait valu de goûter de l’instrument.
      Du reste, vous dites bien , une cinglée du martine, fait bien plus mal qu’une claque à la main, et je n’ai connu aucun garçon qui ait recherché d’en être puni.

      • CLAUDE dit :

        Bonsoir Jacky Dont acte. Je m étais mépris sur les désirs de votre frère. Du reste, celui-ci, parfaitement conscient des conséquences d’une vraie fouettée au martinet, s’est bien gardé de mériter un si redoutable châtiment. Merci de cette précision.
        Bien amicalement. CLAUDE.

  3. Julie dit :

    Bonjour Jacky.
    Bel exposé sur l’histoire de la fessée au martinet. Toujours intéressant de savoir comment ça se passait après guerre. Les mères tenaient leurs garçons. L’éducation n’était pas un vain mot. Aujourd’hui, ces règles se perdent un peu, compte tenu de ce que nous vivons : incivilités, voire dérives délinquantes, pour la plupart.
    Merci de cet éclairage.
    Julie.

    • Bénédicte dit :

      Bonjour Julie, tout à fait d’accord avec toi pour apprécier ce bel exposé sur « l’éducation à l’ancienne »
      Pour ma part je rajouterai que le martinet était présent, et utilisé chez tous et toutes mes amies et copines et aussi chez mes cousins et cousines. Cela paraissait évident d’en posséder un et de s’en servir pour éduquer ou discipliner sa progéniture.
      Jacky dit qu’à sa connaissance les filles étaient épargnées de punitions. Et bien dans mon entourage ce n’était pas le cas ! Il y avait un martinet et c’était surtout la mère qui s’en servait pour punir les filles, rarement le père, mais pour les garçons c’était égal.
      Par contre et ceci dans le milieu retro catho qui était le nôtre, il fallait préserver la pudeur donc c’était surtout les cuisses qui étaient visées, cela permettait des rappels à l’ordre rapides, à la volée, et surtout cela laissait des marques bien visibles qui continuaient la punition, ceci avec nos jupettes courtes comme avec les culottes courtes, comme le souligne si bien ce cher Cambacérès !
      Bien à vous toutes et tous qui ont connu ce type d’éducation juste mais sévère
      Bénédicte

      • Julie dit :

        Bonjour Bénédicte,
        Pour ma part, pas de martinet à la maison. C’était soit la main, soit la ceinture, et les fessées étaient données le plus souvent par Papa (le rôle de l’autorité, sûrement).
        Ma pudeur était mise au second plan lorsqu’il s’agissait de me corriger et dès les premiers coups, je ne faisais plus trop attention à ma pudeur d’ado…
        Pour aller dans votre sens, à la maison, je n’étais pas épargnée, loin de là, lorsque j’avais fauté, ça tombait. Pour être totalement juste, les fessées ne tombaient presque jamais du premier coup, il y avait toujours un ou plusieurs avertissements et s’ils n’étaient pas suivis de faits, là, il m’en cuisait, à moins que ce soit de grosses bêtises auquel cas, ça tombait sur le champ.
        Bises.
        Julie

    • Jacky dit :

      Bonjour Julie. Merci de votre intervention. Je remarque qu’à l’époque, certains dénonçaient le laxisme dont nous bénéficions : en effet, les martinets si usés qui avaient tant servi n’étaient plus guère que des instruments de dissuasion que l’on ne sortait à ce titre que de temps en temps des fonds de tiroir.
      Peut-être aussi que l’intensité des risque de fessées – notamment déculottées, hors de la maison (école, patronage, colonies de vacances, familles qui nous recevaient, en ces temps si troublés

  4. cambaceres dit :

    Bonjour Jacky,
    Je vois que mes récits vous inspirent ; vous me flattez. Je suis d’accord avec vous quand vous comparez votre éducation et la mienne car plus de vingt ans s’étaient écoulés et les circonstances n’étaient plus les mêmes.
    Les tenues des garçons avaient évolué. Dans les années « trente et quarante », les culottes courtes s’arrêtaient juste au-dessus des genoux ou juste en-dessous, et les cuisses étaient peu visibles. Mais à mon époque, les années « cinquante et soixante », la mode avait changé : les culottes courtes tombaient jusqu’à mi-cuisses et peu à peu certains modèles plus courts dégageaient les cuisses aux 2/3 ou aux 3/4 . À votre époque, les culottes courtes se portaient jusqu’à 14/15 ans, puis cédaient la place aux culottes de golf et enfin au pantalon. Vingt ans plus tard, les culottes courtes étaient la norme pour les garçons jusqu’à 13/14 ans, en moyenne ; certains parents pouvaient les prolonger jusqu’à 15/16 ans en fonction du tempérament, du comportement ou de la taille de leurs garçons.
    Le martinet pour corriger les enfants existait déjà au XIX°, les « Thénardier » en possédaient un. C’étaient les parents qui décidaient s’il fallait l’utiliser ou pas. Mais je suis assez d’accord avec vous, la fessée manuelle se pratiquait en priorité. Le martinet a connu un âge d’or dans les années cinquante et soixante, c’est à dire après-guerre. Faut-il pour autant mettre ce succès sur le raccourcissement des culottes courtes pour les garçons ?
    Certes le martinet était plus facilement employé, mais les enfants le recevaient sur les fesses ou les cuisses nues. Effectivement la nudité des cuisses encourageait à claquer celles-ci à la main ou au martinet. Ce fut comme cela que procéda ma mère qui trouvait impudique de déculotter mais pas d’avoir les cuisses de son fils nues en permanence grâce aux culottes plus courtes. D’ailleurs les scouts, notamment catholiques, virent leurs culottes (en velours ou en cuir) raccourcir et restèrent en toute saison dans cette tenue. Il en fut de même pour les tenues des choeurs d’enfants (surtout des garçons) qui chantaient habillés en culottes courtes notamment en France, Allemagne, Belgique, Russie…
    La plupart des parents se munissait d’un martinet et ils s’en servaient plus facilement sur les cuisses nues des enfants, et je pense tout comme vous que les garçons y goûtaient plus souvent que les filles.
    Cependant dans votre raisonnement d’associer culottes très courtes, nudité accrue des cuisses et usage plus fréquent du martinet, vous oubliez un facteur non négligeable : l’histoire !
    En effet, vous avez connu la guerre, ses privations, ses drames. Ma mère et les parents de sa génération l’avaient subi aussi. A l’inverse, les enfants élevés dans les années cinquante et soixante connaissaient une période de paix et de prospérité sans précédent, et également de progrès techniques apportant une vie meilleure et plus facile. Les parents considéraient que leurs enfants auraient un avenir meilleur qui leur tendait les bras. Aussi se montraient-ils plus sévères et plus exigeants avec leurs enfants et ne leur passaient rien.
    Ce fut mon cas ! D’autant plus que je fus bercé par les récits de ce qu’ils avaient subi durant la guerre (et durant la première guerre par ma grand-mère). Nous ne manquions absolument pas d’affection, bien au contraire, mais il ne fallait pas décevoir ses parents et avoir un comportement irréprochable non seulement vis-à-vis d’eux mais aussi de la « communauté ».
    Amicalement

    • Jacky dit :

      Pour l’histoire des culottes. J’ajoute que les soldats de Leclerc et de De Lattre de Tassigny paradaient en culottes courtes. Plus courtes que les nôtres. Est-ce cela qui a déclenché le mouvement de remontée des bas de culottes ? Ca s’est passé » passez vite puisque, je m’en souviens, est sorti dans mon pensionnat en 1947, que les pans des culottes courtes – port obligatoire jusqu’à la troisième – devaient, par « décence » couvrir plus de la moitié des cuisses. De 19 à 25 ans, (1957 )moniteur puis directeur de colonie de vacances, je passais l’été en culottes courtes et nous riions fort des commissaires scouts, qui encore à 40 ou 50 ans , exhibaient leurs cuisses toute poilues !
      Tu évoques l’histoire des années 50-60 où les parents qui avaient vécu, eux, les années difficiles autour de la guerre, exigeaient plus de leurs enfants qui vivaient une période plus facile . Nous étions nous « chamboulés » par la guerre, l’occupation les restrictions, le règne du marché noir, la recherche des combines, l’inquiétude permanente pour les proches et notamment pour le père prisonnier de guerre ou en camp de déportation, ou si souvent absents et préoccupés par leurs activités clandestines, ou pour le grand frère STO ou au maquis . Nous avions appris la méfiance, la dissimulation, la combine. Nous n’étions pas d’un caractère facile.
      Les parents vivaient tout cela mais avaient en plus la charge écrasante en ces circonstances es de leurs foyers, de leurs enfants. Qu’attendaient-ils d’eux ? Qu’ils ne leur cause pas des soucis complémentaires, qu’ils soient calmes, se tiennent très bien. Ils n’étaient pas dans l’assurance tranquille, le calme, et supportaient très mal la moindre algarade. Ah, s’ils avaient eu à portée de main les cuisses dénudées de leurs gamin ! …
      Cordialement

  5. Victor dit :

    Bonjour Jacky,
    excellent exposé dont ne peut que vous louer. Comme vous avez apparemment abandonné les récits, je pense que vous devriez maintenant vous penchez sur l’étude du « paddle » et de la cravache, voire des claques de fessées données à pleines mains en détaillant la différence entre la main droite et la gauche. Bien cordialement vôtre. Victor.

    • Jacky dit :

      J’ai raconté ce que j’ai vécu ou vu. « Paddle » ? Je n’en ai jamais vu. Je sais comment c’est fait et que c’est spécialement conçu pour faire mal et que c’était l’instrument préféré aux E-U, et qu’il l’est toujours certains états. J’ignore tout de la cravache et préfère rester sur mon ignorance, pour l’une comme pour l’autre. Je suis un pauvre ignorant qui n’a connu que la pleine main. Et qui souhaite rester dans cette ignorance… crasse.
      En revanche, pour la main nue, je suis très connaisseur. J’ai été spécialement gâté. La main gauche servait à me tenir, la droite à frapper. Mais pour mes fesses, elles, elles n’étaient pas l’objet de destinations particulières. Mes fesseurs cherchaient au contraire à les rendre aussi rouges, aussi brûlantes l’une que l’autre. Et ils y réussissaient parfaitement. C’est de concert qu’elles offraient alors un spectacle de choix.
      Désolé donc de ne pas me livrer aux études que vous suggérez. Mais pour vous consoler, je vais vous concocter un de ces poèmes que vous appréciez tant…

      • Victor dit :

        Bonjour Jacky.
        Quel regret!
        Un poème sera en effet le bienvenu. Par contre, un récit serait encore plus apprécié, et pour ma part, j’espère ne pas attendre trop longtemps.
        Cordialement vôtre. Victor.

        • Jacky dit :

          Cher Victor.
          Quand j’ai écrit  » consolation  » c’est par humour puisque mes poèmes n’étaient pas votre « tasse de thé »? A moins que vous n’ayez changé. Ce n’est quand même pas vous qui en écrivez maintenant sous le même pseudonyme « Victor ».
          Patientez, patientez cher ami, j’ai des récits qui me trottent dans la tête, mais faut le temps.
          En tout cas merci de vos encouragements.

          • Victor dit :

            Cher Jacky,
            en effet bien que vos poèmes n’aient pas spécialement mon agrément, je vous rassure : les poèmes signés Victor ne sont pas de ma rédaction. Par contre, vos récits, je les adore. Et ne suis certainement pas le seul.
            J’avais bien compris votre humour, d’où ma conclusion.
            Cordialement vôtre, Victor.

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