La fessée appliquée

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Pierre, ou les malheurs d’un premier de la classe

Damian 72 -interprét img

Par Cambaceres

Ce récit n’est que partiellement fictif. Cependant, il est vrai qu’à l’époque, les faits de harcèlement et de brimades à l’école étaient rares et sévèrement punis.

J’avais connu Pierre en 7e (CM2). Nous n’étions pas dans la même classe mais prenions le même autobus car il habitait à cinq minutes de chez ma grand-mère. Il vivait avec ses parents et ses trois frère et sœurs dans une grande maison bourgeoise.

L’année suivante nous nous retrouvâmes dans la même 6e car il avait choisi tout comme moi l’option « allemand-latin », et cela dura jusqu’en Première. Il connut les mêmes difficultés d’adaptation que moi et, lui aussi, redoubla sa 6e.

Quand Maman commença à me punir avec le martinet, il arrivait parfois que des traces de lanières subsistent sur l’arrière de mes cuisses. Malgré mes efforts pour en exposer le moins possible, Pierre, fut l’un des premiers à les remarquer lors d’une récréation.

« Tu t’es pris une raclée ? »

« Pourquoi tu dis ça ? » 

« Les fines marques rosées sur tes cuisses ressemblent à des coups de martinet. »

« Parce que tu t’y connais en martinet, toi ? » rétorquai-je d’un ton agressif.

« J’en ai reçu aussi quand j’étais plus petit » avoua-t-il.

« Ne me dis pas qu’il n’y a plus de martinet chez toi ou qu’il ne sert plus ! »

J’avais déjà compris que pour obtenir des réponses à des questions gênantes le mieux était de contre-attaquer avec d’autres questions.

« Nous gardons toujours le martinet mais il ne sert plus que pour mon petit frère » me répondit-il.

Du même âge que moi, Pierre portait également une culotte courte qui laissant à nu la majeure partie de ses cuisses. Depuis le début de la conversation, j’avais pu remarquer une petite tache de naissance plus foncée sur le haut de sa cuisse gauche, mais j’avais beau chercher, nulle trace de coups de martinet sur la peau peu bronzée.

« Ma mère m’a puni parce que j’étais rentré en retard à la maison » finis-je par lâcher pour lui faire comprendre que nous étions tous deux logés à la même enseigne.

Pierre hocha la tête puis changea de sujet. Je regrettais de m’être montré impétueux à son égard. Après tout, il avait reconnu que ses parents possédaient un martinet et qu’il en avait déjà reçu. Par contre, je ne le croyais pas quand il disait qu’il ne servait plus pour lui mais seulement pour son petit frère. Peut-être le recevait-il sur ses fesses, invisibles sous la culotte ?

Sauf l’hiver, Pierre portait continuellement des culottes courtes. Ses parents aimaient bien l’habiller ainsi et visiblement lui aussi. Il se trouvait beau physiquement et malheur à ceux qui se moquaient de ses culottes courtes. La riposte fusait :

« Et alors ! J’aime bien être en culottes courtes et montrer mes cuisses. Elles en valent la peine ! Ce n’est pas comme vous avec vos pattes de moustique ! »

En tant que redoublant, Pierre se révéla un excellent élève et s’imposa assez vite comme le premier de la classe. Heureusement, je n’étais pas loin derrière.

En 5e, il garda sa position dominante. Cependant, sans s’en rendre compte, il affichait une prétention qui agaçait beaucoup de camarades car il savait se montrer parfois blessant et n’hésitait pas à en rabaisser certains.

Mais voilà ! Pierre était très prétentieux ! Il aimait bien se mettre en avant. En bon premier de la classe, il aimait se vanter et beaucoup d’élèves ne l’encaissaient pas, ce qui n’était pas mon cas. De plus, plusieurs enseignants avaient également du mal à supporter son caractère.

Un jour, le prof principal reprocha à Pierre de n’avoir pas encore rattrapé le cours de maths après une absence. Il lui demanda de le recopier tout de suite en se faisant prêter le cahier de son voisin de table.

Pierre n’en fit rien. Un peu plus tard, le prof le constata et s’enquit de la raison de la négligence de Pierre qui lui répondit d’un ton impérieux :

« Ça peut attendre. Moi, je ne tiens pas à perdre le cours pendant que je recopie ! »

Le prof, relevant l’insolence, devint rouge. Il s’empara du cahier de Pierre et le lui claqua sur la tête puis le mit en retenue.

Le lendemain matin, Pierre rasait les murs du collège, le visage fermé. Le pourtour de ses cuisses affichait un entrelacs de zébrures violacées. Il était évident que ses parents l’avaient corrigé sévèrement et que le martinet était toujours actif autant pour lui que pour son petit frère. Pierre était mortifié ; son amour-propre en avait pris un coup. Je fis signe aux autres de le laisser tranquille.

Mais Pierre s’était déjà fourvoyé dans une mauvaise passe en s’en prenant à Jean-Pierre, un camarade plus jeune que lui qui devint sa victime.

Aux premiers beaux jours, ce garçon avait remis des culottes courtes. Pierre se plaisait à l’embêter ; il le traitait de « bébé ». En récréation, avec deux copains d’une autre classe, il s’amusait à le ceinturer pour l’empêcher de jouer au football, à claquer des élastiques sur les cuisses, les pincer, les gifler.

« Bébé, on va faire de toi un homme ! » disait-il en le tourmentant.

Jamais il ne tenait compte des mises en garde que d’autres garçons et moi lui lancions.

« Laisse-le tranquille, il ne t’a rien fait ! »

Mais rien ne l’arrêtait ! Même en dehors de l’école, il s’arrangeait pour lui faire rater son bus.

Entre-temps, Pierre s’était un peu calmé après sa mésaventure avec le prof de maths et la correction au martinet reçue chez lui. Mais au bout de quelques jours, il avait repris son manège avec Jean-Pierre qui se décida à en parler à ses parents.

Une fin d’après-midi, le père de Jean-Pierre qui attendait en voiture à la sortie de l’école vit Pierre embêter son souffre-douleur selon sa mauvaise habitude. Le soir, le père de Jean-Pierre régla l’affaire d’abord au téléphone avec les parents de Pierre. Ils se concertèrent et convinrent de se rencontrer le lendemain. Le père de Pierre, furieux des agissements de son fils, proposa de le corriger sévèrement en présence de Jean-Pierre et de son père.

(Jean-Pierre nous rapporta la scène.)

Pierre ou lmes malheurs...  img014 -

Le soir venu, Pierre devint tout pâle en se retrouvant propulsé face à un comité d’accueil composé des deux familles accompagnées de ses frère et sœurs et du malheureux Jean-Pierre. Il fut sommé de s’expliquer sur ses agissements de petit voyou.

Apercevant le martinet de la maison posé ostensiblement sur une petite table et non pas accroché à l’endroit habituel derrière la porte de la cuisine, Pierre se troubla et se mit à larmoyer de vagues excuses « c’était pour s’amuser » qui lui attirèrent les foudres paternelles.

Et quand son père lui annonça que pour le punir de ce comportement intolérable, il serait corrigé en public au martinet, il s’effondra en sanglots.

Pierre portait une culotte courte en toile légère. Bien que courte, son père en retroussa patiemment les bords assez haut pour dégager la totalité des cuisses de son garçon. Le martinet claqua à plusieurs reprises et Pierre dansa, se tortilla dans tous les sens, leva les jambes pour parer les cinglées, pleura sans discontinuer tandis que sous les yeux de l’assistance la peau de ses cuisses se couvrait peu à peu de zébrures rouges.

Quand son père cessa la correction, Pierre crut qu’il pourrait souffler. Mais son père tendit le martinet au papa de Jean-Pierre :

« A vous de le fouetter maintenant, après tout c’est votre fils la victime. »

« Non merci, mais c’est aimable à vous. Nous n’avons pas de martinet à la maison et nous préférons la simple fessée pour Jean-Pierre et son frère… Cependant, avec un garçon comme votre fils à cet âge difficile, je comprends que vous en ayez besoin. »

Cependant, le soulagement de Pierre fut de courte durée. La correction reprit de plus belle, les lanières rougissant les dernières portions des cuisses restées blanches. Quand son père jugea que Pierre avait compris la leçon, il l’obligea à demander pardon à notre camarade, continuant à lui cingler les cuisses de quelques cuisantes volées tant qu’il ne s’était pas exécuté.

Le lendemain, Pierre ne fut pas autorisé à aller en classe à vélo. Il dut prendre l’autobus où, à sa grande honte, tous les passagers eurent le loisir d’apercevoir les restes estompés de zébrures sur ses cuisses nues. En classe, certains « pantalons » prirent leur revanche et se moquèrent de lui. Il demeura totalement mutique dans la cour préféra s’isoler.

Pierre avait les larmes aux yeux ; il baissait la tête et avait beau tirer sur le bas de sa culotte courte, elle ne s’allongeait pas, hélas !

Cette fois-ci, je pris sa défense.

« Arrêtez les gars ! N’en ajoutez pas ! Il en a assez comme ça ! »

Au fond de moi je plaignais Pierre. Certes, il méritait d’être puni pour son attitude, mais je trouvais que ses parents avaient été bien durs en l’obligeant à montrer à tout le monde, en plus de sa fouettée, les marques honteuses qu’elle avait produites sur ses cuisses. J’en oubliais presque que ça m’arrivait à moi aussi quand ma mère me donnait le martinet, mais elles n’étaient pas aussi impressionnantes.

Durant deux semaines, Pierre dédaigna la compagnie des élèves de la classe en récréation, préférant la compagnie de garçons d’autres classes.

Lors de la répétition de la cérémonie de communion solennelle, certains garçons avaient revêtu leur costume de communion pour la circonstance. Quelques-uns en pantalon, d’autres comme moi, en culotte courte.

Pierre était le seul en « civil », vêtu d’une petite chemisette recouverte par un pullover et d’une culotte très courte. Et une nouvelle fois, distinctement visibles sur ses cuisses, les marques caractéristiques d’une récente correction au martinet. Décidément ses parents l’avaient mis au régime « martinet ».

Sans doute lui étais-je sympathique car je fus l’un des premiers de la classe avec qui il reparla franchement.

« Merci de m’avoir défendu » me dit-il simplement.

« Pierre, je sais ce que ça fait le martinet. Récemment ma mère m’a fouetté deux fois à cause mes mauvaises notes en maths » lui répondis-je, lui faisant comprendre que nous étions tous deux « sur la même longueur d’ondes ».

« Je veux te dire… moi il y a longtemps que je n’avais pas reçu le martinet… Je l’avais presque oublié… Tu sais que j’ai reçu une sévère correction pour Jean-Pierre. Et bien depuis ce jour, mes parents me rappellent que j’ai encore l’âge. »

« Du coup, tu n’es pas dégoûté des culottes courtes puisque tout le monde peut voir ? »

« C’est sûr que ces derniers temps, ce n’est pas glorieux d’être en culottes courtes et de montrer aux autres mes cuisses et mes jambes comme aujourd’hui. C’est vraiment la honte. Mais bon, jusqu’ici, j’ai toujours bien aimé en porter et je trouve que je suis plus à l’aise quand il fait chaud. »

« Tu as pu le voir, moi j’en porte presque tout le temps et par tous les temps… Et puis d’autres élèves en remettent avec le printemps. »

« Et toi, tu reçois toujours le martinet ? » me demanda-t-il.

« Oui, toujours ! C’est le mode de punition que ma mère a inauguré depuis la 6e. Elle me corrige surtout pour mes notes insuffisantes. Je fais avec… Et puis elle est juste quand elle s’en sert et n’exagère pas. »

« Moi, mes parents m’ont promis le martinet pour toute bêtise ou insolence… Maintenant j’ai intérêt à me tenir à carreau. »

Je trouvai Pierre sincère et touchant même. Et le fait que je fus en culottes courtes et tâtais aussi du martinet n’était sans doute pas étranger à ses confidences qui se poursuivirent par la suite chaque fois que l’un ou l’autre était passible de martinet.

En tout cas, la sévère reprise en main de ses parents avait amené Pierre à baisser ses prétentions et à ne plus se mettre en avant. Néanmoins, il ne termina pas premier lors de ce troisième trimestre.

Quant à moi, j’ignorais que les culottes courtes et le martinet feraient ensemble partie de ma vie jusqu’au terme de la classe de Seconde et que les constants rappels à l’ordre des lanières sur mes cuisses me permettraient de triompher des difficultés dans les matières où je ne brillais pas. 

Illustr. 1) Damian interpret. – 2 ) Unknw 

2 commentaires »

  1. chris B dit :

    Bonjour,
    Au vu l’absence de commentaires, je pense que ce récit fut zappé par les lecteurs comme par moi puisque je viens de découvrir ce récit il y a quelques jours en parcourant la rubrique « nouveautés… » et j’ai envie de poser des questions à Cambaceres.
    Je récapitule : Pierre avait mérité ses fessées puisqu’il avait eu la prétention de dire qu’il ne recevait pas le martinet, ce qui n’était pas plausible, tout méfait entraînant la fessée (et éventuellement le martinet s’il est utilisé au foyer).
    On apprend en fait que Pierre recevait le martinet sur les cuisses. Ma question: Pierre recevait donc le martinet uniquement sur les cuisses et jamais sur le postérieur ?
    Est-ce que tous vos copains recevaient le martinet sur les cuisses également excepté Jean-Pierre dont on sait que la fessée simple est de mise ?
    Pierre n’a pas terminé premier de sa classe, mais le fut-il pour les années d’après ?
    Cordialement.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Chris,
      Pierre prétendait que le martinet ne servait plus que pour son petit frère et c’est vrai que, bien qu’en culottes courtes souvent, je n’en avais pas vu de traces. Mais même s’il n’en avait pas reçu depuis longtemps, il a eu le tort de croire qu’il en serait désormais épargné. Cependant, durant cette période, ce fut uniquement sur les cuisses qu’il le reçut. Pourquoi ? Sans doute parce que ça se voyait et que ça lui serve de leçon compte tenu de son caractère prétentieux.
      Ceux qui restaient encore en culottes courtes recevaient surtout le martinet sur les cuisses, ça se voyait parfois. Pour d’autres ?
      En 4°, Pierre reprit la tête de la classe mais cessa de se montrer trop supérieur aux autres ; la leçon d’humilité avait porté ses fruits. Comme quoi !
      Cordialement.

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