La fessée appliquée

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Pire que le déculottage : le reculottage !

Ann 28col bis

Par Floriane

Lors d’une fessée déculottée, l’habillement joue sur la honte. C’est vrai durant le déculottage, et parfois plus vrai quand il faut se rhabiller. Dans ce cas, la honte a un effet dévastateur comme j’en ai fait une fois l’expérience dans un centre aéré.

J’avais alors 12 ans et demi. Il y avait une nouvelle animatrice qui avait un problème d’autorité et était un peu dépassée. J’étais assez insolente avec elle et me payais sa tête sans risque alors qu’avec ses trois collègues, dont un homme, tout allait bien.

Un certain mercredi je me montre vraiment odieuse (je ne sais plus trop comment). Elle s’en plaint à la directrice qui appelle aussitôt ma mère pour qu’elle vienne me chercher.

Quand ma mère arrive, elle écoute patiemment les reproches de la directrice qui menace de ne plus me reprendre. Ma mère, très mécontente de moi, lui demande alors si me punir sur-le-champ pose un problème.

« Pour que Floriane comprenne bien qui commande ici et qui doit obéir, si vous êtes d’accord, je lui mets une fessée en public devant tous ses camarades et les animateurs. »

La directrice n’y voit aucun inconvénient bien au contraire (à l’époque, cela se faisait couramment). Je n’y crois pas, et surtout ici ! Cependant, je connais bien le caractère de ma mère et sa détermination quand elle veut me fesser et je reste toute abasourdie. Sachant que je ne réussirai pas à la faire changer d’avis, je la supplie :

« Maman, pas fesser devant tout le monde, s’il te plaît ! »

« Ça te servira de leçon, Floriane ! »

Et elle fut intraitable…

Elle et la directrice se sont alors levées, ma mère m’a prise par la main et nous nous sommes dirigées vers la grande salle où tout le monde prenait le goûter. Ma mère a demandé une chaise et a dit aux autres ados qu’ils pouvaient s’approcher.

J’étais debout, tête baissée, à côté de ma mère qui avait pris place sur la chaise, tournant le dos à la vingtaine de camarades de mon âge (j’étais en 5ème). Et le cauchemar a commencé.

On était au début de l’automne et je m’étais vêtue un peu plus chaudement : ma salopette-short à bretelles, un sweat léger, des collants avec des chaussettes basses par-dessus, et mes baskets. Une bien mauvaise idée !

Ma mère fit glisser les bretelles de mes épaules, puis défit les boutons de chaque côté et abaissa ma salopette-short qui tomba sur mes pieds. Je n’eus plus sur moi que mon fin collant noir au travers duquel on devinait ma petite culotte.

« Soulève tes pieds l’un après l’autre, Floriane ! Je n’ai pas envie qu’elle traîne par terre ! » ordonna ma mère d’une voix sèche.

Ceci fait, elle ramassa ma salopette-short et la remit à la Directrice.

« Maintenant, croise tes bras dans ton dos ! »

Je lui obéis, la gorge serrée, incapable de contrarier le sort et l’empêcher de faire glisser le collant qui s’enroulait sur lui-même le long de mes cuisses, puis de mes mollets, pour s’arrêter aux socquettes. Ma petite culotte suivit le même trajet rejoignant le collant autour de mes chevilles.

Pétrifiée de honte, je me trouvai fesses et jambes nues, mon intimité exposée aux regards médusés de mes camarades Dans un terrible silence, ma mère m’allongea en travers de ses cuisses, mes fesses tournées bien en évidence du côté de l’assemblée.

Et la fessée démarra en trombe, vraiment claquante. J’ai encore dans mes oreilles le bruit des claques qui retentissaient dans le silence de la grande salle. Je reçus peut-être une bonne trentaine de claques en tout sur mes fesses dénudées, mais cette fessée me parut interminable tant la honte m’oppressait.

Et elle prit fin. Pas ma honte qui était loin de finir…

Quand ma mère m’eut remise sur mes pieds, elle exigea que je présente des excuses à l’animatrice que j’avais offensée. Les larmes aux yeux, je le fis de mon mieux en balbutiant, puis je me précipitai sur ma salopette-short. Il était plus qu’urgent de me reculotter ! Mais je n’aurais jamais imaginé le supplice qui s’ensuivit.

Vite cacher mes fesses et le reste ! Il n’y avait rien de plus urgent que d’échapper aux regards qui fouillaient mes intimités avec le plus grand mépris pour ma pudeur, me semblait-il. Mais me rhabiller fut une toute autre affaire. Mon collant et ma petite culotte s’étaient entortillés autour de mes jambes durant la fessée et je m’énervais à m’acharner à les défroisser pour les remonter. Mes doigts par la crainte et la honte ne parvenaient pas à démêler mes sous-vêtements et plus je voulais faire vite plus ça se compliquait. On aurait dit que par un fait exprès, ils faisaient de la résistance !

Ma mère qui voyait mon embarras eut ces paroles cruelles :

« Pour te reculotter, ma fille, il va falloir que tu m’enlèves tout ça pour les remettre comme il faut. »

Devant tout le monde, la plupart des camarades présents étaient dans mon collège, et certain(e)s dans ma classe, je dus donc quitter mes baskets, mes socquettes, mon collant et ma petite culotte, pour pouvoir les remettre comme il fallait pour cacher mes fesses nues et chaudes, ce qui prit un temps fou…

Cela a été certainement un des moments les plus humiliants de ma vie durant lequel mes joues parurent plus bouillantes que mes fesses.

Illustr. : Ann

 

34 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Floriane. Oui le reculottage peut-être plus redoutable que le déculottage, surtout en public. C’est pourquoi je suis très réservé sur les châtiments corporels en public. Pourquoi ajouter une telle humiliation ? A mon sens il faut respecter la dignité du puni. Certes, il doit payer pour sa faute, mais à quelques exception près, cela peut se faire en privé sans être pour autant moins dissuasif. Mon témoignage s’appuie sur mon vécu et non sur des principes. Cordialement. CLAUDE.

    • Edmée dit :

      Bonjour Claude, dans de nombreux commentaires, vous réitérez souvent votre opposition morale aux châtiments corporels publics en raison de l’humiliation qu’ils feraient subir aux punis-es. Votre considération s’appuierait sur votre vécu et non pas sur une position de principe, affirmez-vous.
      Vraiment ?…
      Vous êtes-vous jamais posé cette unique question : « si j’avais été châtié corporellement, et à derrière nu, une seule fois en public dans ma jeunesse, devant toute votre classe ou n’importe où à l’extérieur devant des étrangers, n’aurais-je pas épargné à mes parents le devoir d’user autant de fois du martinet durant toute mon adolescence ? »
      Cette introspection ne sera peut-être pas de votre goût, Claude, et rien ne vous oblige à la tenter malgré mon amicale insistance. Cordialement, Edmée

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. Cette introspection est tout à fait de mon goût et votre amicale insistance est pour moi une preuve de sympathie. De fait, je ne me suis jamais posé la question que vous évoquez. Peut-être avez-vous raison. Les deux seules fois où j’ai été fouetté en public m’ont en effet laissé un goût particulièrement amer. Mais quand même, (à tort ou à raison?), je persiste à penser que l’on peut punir sans humilier. Certes, l’humiliation comme je l’ai vécue, est particulièrement dissuasive, mais pour moi elle porte atteinte à la dignité du puni. Cela vous paraîtra peut-être étrange, mais c’est ainsi. Au demeurant, loin de moi la prétention d’ostraciser les Maîtres et Maîtresses qui ont eu recours dans leur établissement aux châtiments corporels. J’ai eu, je le reconnais, la chance d’être épargné de si humiliantes corrections. Ne condamnant personne, (il est déjà assez difficile d’éduquer!), je sollicite simplement le respect de mon opinion, je dis bien : « opinion » et non « condamnation » ! Je respecte tous ceux qui ont la lourde charge d’éduquer et me garderai bien de dicter quelque règle que ce soit en ce si délicat domaine. Avec toute ma sympathie. CLAUDE.

  3. CLAUDE dit :

    Re-Bonjour Edmée. « Introspection » disiez-vous. Combien le mot est juste ! Dans mon commentaire précédent, que je ne renie pas, il y a cependant un facteur que j’ai omis. Mes parents étaient des catholiques fervents sans être extrémistes. Or, comment fouetter un garçon devant des tiers, fussent-ils de la famille, sans que celui-ci ne soit contraint d’exhiber ses « bibelots » devant cette « cour de justice »? Scandaleuse impudicité ! Je pense que ceci a beaucoup joué dans le fait que, à deux exceptions près, je n’ai pas été fouetté en public. J’en remercie le Seigneur, car les deux seules fois où j’ai écopé d’une telle fouettée, j’en ai été particulièrement mortifié ! Je suis très sensible à l’intérêt que vous me portez qui m’a conduit à approfondir l’introspection à laquelle vous m’avez, à juste titre, invité. Grâce à vous, je comprends mieux cette situation, finalement privilégiée, dont j’ai joui ! Avec toute ma sympathie. CLAUDE.

    • Edmée dit :

      Bonsoir Claude, merci d’avoir pris ma question avec le sourire et d’y répondre en toute franchise. Vous avez connu par deux fois la honte d’une fouettée en public qui vous a laissé « un goût particulièrement amer ». Que devrais-je en conclure sinon que cette mortification passagère ne vous a pas empêché de vous entêter dans vos mauvais penchants ? Ou que vos parents auraient manqué de fermeté dans leurs leçons ? Quoi qu’il en soit, je vous renouvelle mes sentiments amicaux. Edmée

  4. CLAUDE dit :

    Bonsoir Edmée. Merci de votre réponse. Je ne pense pas m’ être « entêté dans mes mauvais penchants », et mes parents n’ont pas « manqué de fermeté dans leurs leçons ». Simplement j’ai un caractère difficile, et, jusqu’à un âge avancé insolent. Mes parents ont sans faiblesse et avec succès lutté pour me remettre dans le droit chemin. Ils l’ont fait en fonction de leurs principes et je ne les en blâme pas loin de là ! Mais, de fait, si j’avais été pensionnaire dans un établissement privé pratiquant les châtiments corporels, je crois que j’aurais sans doute progressé plus vite. La vie en a décidé autrement. Très amicalement. CLAUDE.

    • Edmée dit :

      Bonsoir Claude, Claude, compte tenu du contexte religieux de votre famille, et la pudeur étant un sentiment communicable parmi ses membres, leur choix de vous discipliner sans publicité comme votre propre aversion vis-à-vis d’une démonstration publique sont parfaitement compréhensibles. Par conséquent, rien à ajouter sur une conception de l’éducation qui demeure impérativement une affaire privée. Ceci dit, il est indéniable qu’un châtiment corporel, et même une simple pénitence telle que la mise au coin, en présence de témoins n’a pas besoin de faire ses preuves, les témoignages des lecteurs du blog y pourvoient abondamment. Très cordialement, Edmée

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. Merci de votre réponse. Vous m’avez aidé à mieux comprendre l’utilité des châtiments corporels en public et dans les écoles. Désormais, j’aurai une approche différente de ceux-ci dans les récits où ils seront présents. Très cordialement. CLAUDE.

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