La fessée appliquée

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Chroniques de ma rue – Pourquoi la maman de Didier me donna la fessée (suite et fin)

Prascovi

par Herbert

A près de cinquante-quatre ans, je me souviens parfaitement de la fessée magistrale que m’avait flanquée la maman de Didier. Surtout du sable rose qui n’en finissait plus de se vider alors que mes fesses en feu avaient dépassé depuis longtemps ce qu’il y a d’humainement supportable.

J’étais encore en pleurs quand ma mère me tira par l’oreille jusqu’à la voiture. Cela me faisait mal mais pas autant que ce qui m’attendait probablement à la maison.

Tout en conduisant, Maman ne dissimulait pas sa colère, me couvrait de reproches et je me défendais mal.

« Mais Maman, c’était un accident ! On ne voulait pas lancer des cailloux sur Yolande ! On n’a pas fait exprès ! La maman de Didier n’a pas voulu nous croire ! C’est pour ça qu’elle nous a punis de 100 lignes à copier et d’une fessée déculottée ! »

Et je n’étais pas encore au bout de tes peines !

« Ce n’est pas encore fini pour toi, Herbert ! »

J’en frissonnais d‘avance car je compris au ton de sa voix qu’une nouvelle fessée m’attendait. 

« File dans ta chambre, on verra cela plus tard ! »

Là, je m’allongeai à plat ventre sur mon lit. Mes fesses cuisaient encore et elles devaient être cramoisies. Le plus dur fut d’attendre dans l’incertitude. Quand reviendrait-elle ? Allait-elle changer d’avis et me laisser tranquille ?

Tout à coup on sonna à la porte. C’était Tony un autre copain de la rue. A douze ans, il recevait régulièrement le martinet à cause de ses nombreuses incartades. Je courus à la porte que j’entrebâillai et tendis l’oreille espérant de toutes mes forces que sa venue ferait diversion.

« Bonjour Madame ! Herbert peut venir jouer avec nous ? »

« Pas aujourd’hui, Tony ! Ton copain est puni à cause d’une vilaine bêtise chez Didier. Là-bas, leur maman lui a donné une bonne fessée. Il est ici en pénitence dans sa chambre et il ne va pas tarder à recevoir une seconde fessée de ma part. Il pourra jouer demain avec toi s’il est sage. »

À la fois désillusionné, et définitivement résigné à ce que mes fesses y aient de nouveau droit, je m’apprêtais à refermer la porte pensant que Tony repartait, mais une réflexion de Maman me tint en alerte.

« Attends une minute Tony ! C’est quoi ces zébrures rouges sur tes cuisses ? Tu n’aurais pas encore reçu le martinet par hasard ? »

« Si Madame ! Tout à l’heure mon ballon a cassé un carreau de la fenêtre de la salle à manger et fait exploser le vase qui était derrière. C’était un souvenir de ma grand-tante et ma mère était furieuse parce qu’elle m’avait toujours interdit de jouer au ballon à côté des fenêtres. »

« Ta maman a certainement eu raison. Quand on désobéit à une maman, on est puni. Tu sais qu’ici nous n’avons pas de martinet. Mais comme Herbert a bien grandi et a de plus en plus tendance à n’en faire qu’à sa tête, je me demande si je ne devrais pas en acheter un à la droguerie pour le fouetter au lieu de le fesser, comme ta maman le fait avec toi et tes frères… »

J’écoutais en frémissant comme si j’étais non pas le simple témoin de cet échange mais le principal acteur de la punition à venir. Tony avait deux frères cadets et une sœur aînée. Si sa famille comptait moins d’enfants que celle de Didier, je puis dire que les deux mères se ressemblaient pour leur aptitude à sévir et que même sa grande sœur continuait à recevoir la fessée, ce qui me faisait un drôle d’effet !

Sassy

« Oh Madame ! Maman nous donne aussi la fessée culotte baissée, comme vous pour punir Herbert ! Et sans la culotte ça fait presque aussi mal que le martinet. Elle prend le martinet surtout pour les grosses bêtises ou quand elle n’a pas le temps de nous déculotter. Elle nous fouette alors sur les cuisses et les mollets. »

« Pour Herbert, c’est seulement la fessée pour l’instant, mais tu peux me croire qu’après il file droit. Allez, Tony, n’oublie pas de dire bonjour à ta maman de ma part ! »

Quand Maman eut refermé la porte d’entrée un long temps s’écoula avant que je n’entende ses pas dans l’escalier. Aussitôt une boule me noua l’estomac. Elle allait dans sa chambre, ce n’était donc pas encore pour moi.

Savoir que l’on va être puni une deuxième fois sans savoir quand, est un véritable supplice. Comme j’entendais pleurer au dehors, j’ouvris la fenêtre et m’accoudai. C’était ma cousine qui était aussi notre voisine. Avait-elle reçu une fessée elle aussi ou s’était-elle fait mal ? Je le saurai de toute façon puisqu’elle me racontait tout. J’en ferai peut-être un récit.

Tout à coup je me sentis saisi par une oreille.

« À nous deux mon garçon ! Si je te mets en pénitence dans ta chambre ce n’est pas pour que tu regardes dehors ! »

Cette fois, c’était cuit ! Tandis qu’elle me tirait par l’oreille jusqu’à la chaise de mon bureau qu’elle déplaça au centre de ma chambre, je couinais comme un petit goret ! J’avais bien droit à une seconde fessée ! Maman eut vite fait de me déculotter ! Ma culotte courte à ceinture élastique et mon slip à mes chevilles, elle me fit me coucher en travers de ses genoux, ma paire de fesses sans la moindre protection contre les claques de sa main.

Quand elle eut remonté ma chemisette au-dessus de mes reins pour dégager mon postérieur de tout obstacle et qu’elle ceintura ma taille sous son bras gauche, je me mis à sangloter.

« Pardon, Maman, pardon ! Nooon ! »

Likem Chubby

Elle me sermonna sur ma bêtise, raison pour laquelle je devais recevoir une seconde fessée. Je lui fis toutes les promesses que tout garçon, sa culotte baissée et sur le point d’être fessé ne manque pas de faire en désespoir de cause ! Pourtant, j’avais appris qu’à côté de la terrible maman de Didier, j’avais moins à craindre de la mienne nettement mois sévère.

Ma fessée démarra en trombe. Deux claques sur chaque fesse puis deux autres sur chaque cuisse, juste dans la pliure. Et pas n’importe quelles claques ! Frappant un derrière déjà puni, en quelques secondes elles réveillèrent la cuisson que je croyais définitivement apaisée.

Par réflexe, je repliai mes jambes presque à hauteur de mes fesses. Je mis toutes mes forces à gigoter et à implorer. Et nulle comédie ! Malgré sa finesse, la main de Maman faisait autant de ravages sur mes fesses surchauffées que le battoir servant de main à la maman de Didier.

Je compris que ma fessée irait jusqu’à son terme, c’est-à-dire quand Maman jugerait que je pleurais de vraies larmes.

« Que ceci te serve de leçon Herbert. Quand tu es invité chez des amis, tu dois veiller à bien te tenir et encore mieux qu’à la maison ! Mets-toi debout que je remonte ta culotte ! »

Je dus demander pardon à Maman qui sécha mes larmes et me promit de ne rien dire à Papa si j’étais sage jusqu’à l’heure du dîner. Elle me permit de rester dans ma chambre pour attendre que les élancements de cette seconde fessée se soient calmés.

À partir de ce jour-là, je pris garde à ne plus faire de bêtises quand j’étais invité chez Didier. Certains souvenirs sont plus vifs que d’autres, surtout quand ils sont encore tout chauds dans le fond de la culotte !

Illustr. :  1) Prascovi – 2) Sassy – 3) Likem Chubby

Un commentaire »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Herbert. Merci pour ce beau récit à la fois réaliste et instructif. Certes vous aviez blessé, même involontairement votre amie Yolande. La fessée que vous et votre ami Didier avez reçue est donc pleinement justifiée, même si la dite Yolande ne fut pas fâchée d’être une « spectatrice » de vos déboires. Quant au martinet que Tony a reçu pour avoir, involontairement brisé un vase, je l’approuve aussi: c’est la meilleure manière de discipliner les adolescents. Sans rancune. CLAUDE.

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