La fessée appliquée

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Redonnez-moi la fessée !

par Jacky

Poème en octosyllabes

 

Ruka 2 (2) 

J’ai bien supporté les fessées,

Car elles étaient méritées.

J’ai bien pleuré et j’ai crié

Mais après j’étais soulagé.

 

Et maintenant que j’ai treize ans,

Plus de fessées, je suis trop grand !

Mais je suis privé de sorties,

De console, de portable aussi :

Ruka 2 (1) 

Je ne peux joindre mes copains,

Eux dont j’ai tellement besoin.

Ça dure longtemps et je m’ennuie.

Comme punition c’est bien pis !

 

Avant quand c’était terminé,

Vite tout était oublié…

Et je repartais de l’avant.

Je le regrette maintenant.

 Ruka 3

Alors je viens vous demander

De me redonner la fessée !

 

Illustrat. : Ruka

10 commentaires »

  1. Victor dit :

    Bonjour Jacky.
    Gentil poème. Mais où sont vos nouveaux récits, car quand vous prenez le clavier pour des récits en prose, eux aussi sont très bons ?
    Alors, n’hésitez pas, régalez vos lecteurs.
    Cordialement vôtre,
    Victor.

    • Jackie dit :

      Merci VICTOR. Mais ce n’est pas votre Victor HUGO ! Et pour la prose (comme les vers) Je ne suis pas comme lui. J’ai bien un texte sur le chantier. Mais ça demande de chercher de bonnes structures de phrase, il faut reprendre, corriger,il faut de l’assiduité, du sérieux, et il faut se livrer. En rimes par contre, c’est toute liberté, c’est léger, je frôle, je badine, je papillote, m’amuse… Enfin, je vais me secouer de ma paresse, vous m’y poussez. Mais quand même patientez un peu !
      Cordialement

  2. Roger dit :

    Nouveau poème aussi délicat que les autres. Évocation pertinente d’un état d’esprit tout à fait possible à cet âge et toute la douceur de la nostalgie pour des temps révolus. Quelle inspiration, Jacky !

    • Jackie dit :

      Inspiration? Merci ROGER, mais c’est peut-être cette fois un peu plus sérieux, un peu moins délicat: Ma muse ne s’est pas encore toute remise de la loi « liberté égalité, sans la fessée « , même abrogée. Elle boude encore un peu. Ah ces méchants députés !

  3. Chris B dit :

    Bonjour Jacky, encore un sublime poème, merci. Le sujet est celui d’un ado qui préfère la fessée que des privations. Il y a plusieurs années de cela un sondage fait dans une école établissait ce fait : la majorité des élèves préféraient la fessée aux privations. Cordialement

    • Jackie dit :

      Merci CHRIS. Il y a quelques années trois garçons de 12 à 14 ans sont venus m’interroger. Ils n’avaient jamais connu la fessée, et voulaient savoir comment  » de mon temps « , elle se faisait, quelles douleurs on avait, ce que l’on ressentait à la déculottée. Ils ont été choqués et effrayés par le martinet, mais pas du tout par la fessée à main nue. Ils en sont restés rêveurs. J’ai appris quelques mois après que le plus jeune s’en était pris une. Mais je n’ai pas eu plus d’informations.

      • Chris B dit :

        Bonjour Jackie,
        Merci pour cet éclairage. En somme, les bonnes vieilles méthodes ont la vie dure contrairement à ce que l’on dit.
        Cordialement

        • Jackie dit :

          Ce qui est frappant, ( sans jeu de mots ) c’est que pour que les parents ne commencent à le fesser qu’à ses 12/13 ans, alors qu’il n’avait pas la réputation d’être bien sage avant, il a dû le proposer lui-même sans doute en échange d’une de ces punitions longues et frustrantes qui se pratiquent de plus en plus pour les ados.
          Cordialement.

          • Chris B dit :

            Bonjour Jackie,
            A moins que le gamin n’ait fait une très grosse bêtise. Les parents ont pensé que ce coup-ci les privations n’étaient plus efficaces et ils ont donc utilisé la fessée déculottée pour la première fois et peut-être ultérieurement. Cordialement.

  4. cambaceres dit :

    Bonjour Jackie,
    Comme toujours vos poèmes expriment émotions et sensibilité sous une forme inattendue pour le sujet évoqué.
    « Redonnez-moi la fessée » ! Oui, à partir d’un certain âge certains jeunes ne recevaient plus de fessées mais faisaient l’expérience d’autres punitions comme diverses privations. Et il leur arrivait parfois de regretter celles-ci. « Une fessée, ça ne dure pas longtemps » entendait-on, comparée à une interdiction de sortie un dimanche entier ou une privation de football pendant deux semaines. Deux exemples me viennent en tête.
    En 4e, un élève d’une autre classe, scout de son état, tint à m’apporter son soutien quand il vit que j’étais en permanence en culottes courtes et qu’il m’arrivait d’exposer des cuisses zébrées. Il m’avoua qu’il avait connu cela aussi et que depuis quelques mois il n’était plus puni que par des privations de sortie. Aîné de quatre enfants, il n’était plus corrigé au martinet contrairement à sa soeur et ses deux frères. Il avait quatorze ans et demi, était un peu plus grand que moi, mais regrettait ces punitions car il ne pouvait pas toujours aller chez les scouts et trouvait, paradoxalement, qu’il était « favorisé » par rapport à ses frères et soeur en évitant le martinet, ce qui lui semblait injuste et choquait ses convictions de profond croyant. Ma situation l’avait-elle encouragé ? Toujours est-il qu’en plein hiver, un jour, il arriva au collège vêtu d’une culotte courte en velours de scout. Après plusieurs tentatives, il avait réussi à convaincre ses parents à revenir aux punitions classiques au martinet et à porter à nouveau comme ses jeunes frères des culottes courtes. Il était très content de son effet. Moi aussi ! Surtout quels que fussent les reproches, il n’était plus empêcher de retrouver ses camarades scouts chaque semaine. Et il faisait l’admiration de ses frères et soeur. En tout cas son attitude m’avait touché.
    Ma mère lisait plusieurs magazines féminins ainsi que « Télé 7 jours ». Il m’arrivait de les parcourir. J’étais alors étudiant à l’université et je tombai par hasard sur un article dans lequel une lectrice expliquait que ses fils préféraient être corrigés au martinet plutôt qu’être privés de TV; et comme souvent, le débat sur ce sujet rebondit d’une semaine à l’autre dans le magazine. Effet de mode ? Quelque temps après, le même sujet était aussi abordé dans une autre revue.
    Comme quoi certains adolescents n’étaient pas rétifs aux châtiments corporels et les préféraient aux autres punitions. Pour ma part, ma mère était absolument opposée aux privations car elle considérait que les sorties, cinéma, musées, théâtre… faisaient partie intégrante de mon éducation culturelle. Et je ne le regrette pas !
    Cordialement

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