La fessée appliquée

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Sévères cours particuliers – épisodes 3 & 4

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Par Cambaceres

3e épisode : une sévérité modérée

J’attendais avec une certaine angoisse le cours de soutien du jeudi après-midi. J’avais tout préparé comme prévu, y compris le martinet sur la table à la place de Madame Nicole. Comme à son habitude, elle fut ponctuelle.

« Bonjour Eric ! », mais au lieu de me serrer la main, elle m’embrassa. Elle avisa le martinet, le prit et alla le raccrocher dans le salon.

« Nous n’en aurons pas besoin aujourd’hui » dit-elle d’une voix douce et claire. Elle délaissait volontairement son ton autoritaire et offrait un visage souriant. Elle tenait à me mettre en confiance.

En classe, nous travaillions « Le Père Goriot » de Balzac, et elle en reprit les passages, me questionnant, me faisant approfondir certains aspects du style et des personnages. Un dialogue se nouait entre nous au sujet de cette œuvre remarquable. Non loin de la maison natale de ma mère s’étalait une petite impasse appelée « impasse Balzac ».

« Une impasse pour Balzac ! Quelle honte ! » avait jugé mon oncle, grand amateur de l’auteur de « La Comédie humaine ». Je rapportai cette anecdote à Madame Nicole et cela la fit rire.

Puis nous passâmes au latin. Ce fut un peu plus ardu pour moi mais elle me reprit à chaque fois en m’expliquant et sans m’en tenir rigueur.

À son retour, ma mère nous trouva en train de deviser sur Suétone et constata la bonne humeur qui régnait entre nous.

Durant deux semaines, les cours se déroulèrent sans le moindre problème et j’avais obtenu treize et quatorze aux devoirs écrits de grec et de latin. Et que ce fut à son arrivée et à son départ, ma répétitrice m’embrassait à chaque fois.

Un jeudi, je lui rendis un devoir de français. J’étais sûr de moi persuadé d’avoir bien réussi. C’était le cas ! Au fur et à mesure de sa lecture, je la voyais sourire et hocher la tête.

« C’est bien… Tu aurais pu développer tel ou tel point davantage mais ton travail montre que tu as bien compris Balzac. Ta copie vaut au moins quatorze. Seulement… tu es toujours aussi étourdi pour l’orthographe. »

Et elle entoura certains termes en rouge. Quatre fautes d’usage et deux d’accord. Elle me demanda de les réécrire correctement, ce que je fis sans problème.

« Tu vois, tu aurais pu les éviter… et que fait-on maintenant ? » demanda-t-elle.

Son regard était interrogateur et, visiblement, elle attendait une réponse de ma part. Elle n’avait pas envie de décider. Je ne me dérobai pas.

« C’est vrai ! Je n’ai pas été assez attentif… et pourtant j’en avais le temps depuis une semaine, avouai-je. Je mérite d’être puni. »

« Quelle punition selon toi ? »

Je savais parfaitement où elle voulait en venir, mais elle tenait à ce que le mot vienne de moi.

« Le martinet bien sûr ; cette fois-ci, je reconnais le mériter. N’ayez aucune crainte. »

« Tu connais les règles : trois coups par faute ; tu devrais en recevoir dix-huit… mais tu as su les rectifier correctement quand je te les ai montrées, aussi ce ne sera que neuf coups » m’indiqua-t-elle la mine contrite.

Sans attendre, je me levai et allai décrocher le martinet pour le lui tendre. Puis je me courbai offrant mes cuisses à la correction.

Je la sentis hésiter puis elle se lança. Les lanières cinglèrent mes cuisses ; ça me tira un « aïe ! ». Puis je gardai la bouche fermée. J’entendais le cuir claquer sur mes cuisses à intervalles réguliers, mais réussissais à ne plus gémir ni pleurer. Madame Nicole ne frappait pas aussi fort que l’autre jour. Cela me faisait mal mais c’était supportable.

Après le neuvième coup, je me redressai et frottai mes cuisses. Madame Nicole raccrocha le martinet et vint vers moi. Elle me releva le menton :

« C’est bien, tu as été courageux. Tes cuisses sont moins marquées que l’autre fois. » Et elle déposa un baiser sur mon front. Je lui souris.

« Merci de ne pas m’avoir corrigé trop fort. Vous auriez pu appuyer davantage vos coups de martinet. Vous avez eu peur de me faire trop mal ! »

« C’est vrai ; depuis l’autre jour, je craignais un peu d’avoir à manier encore le martinet. Tu vois, du fait que tu y étais très habitué et que tu l’acceptais sans réserve, j’ai cru que tout m’était permis. Tout d’un coup tu es parti dans ta chambre et tu as bien fait. J’étais allée trop loin… et surtout tu ne méritais pas une telle correction. Tes larmes m’ont touchée. »

Madame Nicole m’avait parlé d’une voix lente et hachée ; son émotion était palpable.

« Vous savez, Maman m’a habitué au martinet pour mes mauvaises notes. Elle l’a parfois manié trop rudement aussi avant de trouver une juste mesure. Je ne lui en voulais pas. C’est pareil pour vous. »

Madame Nicole semblait rassérénée par mes paroles et nous nous remîmes au travail.

A son retour, ma mère nous trouva en pleine lecture de Chateaubriand. Ma répétitrice l’informa quand même de la punition.

« Tout s’est déroulé tranquillement » assura-t-elle.

« Il vous appartient à tous les deux de trouver l’équilibre éducatif à ses progrès. »

Depuis le fameux mardi, ma mère n’avait plus évoqué cette correction avec moi. Mes résultats en classe la satisfaisaient même si ce n’était pas excellent. Elle jouait un peu les Ponce-Pilate dans cette histoire. Mais si mes notes avaient été médiocres, elle aurait encouragé Madame Nicole à recourir au martinet.

La semaine suivante, j’admis que je n’avais pas pris trop de temps à un devoir de grec auquel Madame Nicole ne m’avait attribué que dix. Je m’attendis donc à être corrigé pour cela et ne bronchai nullement lorsque je reçus mes dix coups de martinet. Madame Nicole me les appliqua sans zèle mais avec fermeté.

Tout revenait donc dans l’ordre. Il n’y avait plus aucun arbitraire ni excès dans les punitions. Madame Nicole y ajoutait désormais un petit baiser après, et on passait à autre chose, un peu comme le faisait Maman. Et cette forme d’autorité me convenait d’autant plus que les cours avaient perdu leur aspect un peu guindé et se passaient dans une atmosphère détendue.

Nous avions une semaine de vacances en février. Madame Nicole décida de me soumettre à des compositions pour tester mes capacités. Maman trouva l’idée excellente. Cinq devoirs étaient prévus : version en grec, thème et version en latin, explication de texte, composition française pour cinq après-midi différents.

Comme pour l’école et ses DS, j’avais révisé. Le français fut totalement couronné de succès : quinze en explication de texte et quatorze en composition française dans laquelle je ne fis que deux fautes d’orthographe. J’avais bien pris le temps de tout relire deux fois. Maman en était ravie ! La version latine me valut un treize. Madame Nicole m’expliqua avec patience les erreurs grammaticales.

Cependant je ne fus pas à la hauteur de leurs attentes en thème latin et en version grecque n’obtenant à chaque fois qu’un modeste dix. Je savais ce que ça signifiait. Madame Nicole m’expliqua tout ce qui n’allait pas sans se départir de son calme. En fait je l’étais moins. Je savais que le martinet m’attendait car je n’avais pas fourni toute l’attention nécessaire.

Nous étions dans les deux derniers jours de ces compositions. A chaque fois Madame Nicole préféra attendre le retour de ma mère. Celle-ci n’y vit aucun inconvénient et, tout en affirmant ses regrets, m’invita à aller chercher le martinet.

Une fois de plus, sans discuter car j’acceptai totalement ces punitions, je me mis dans la position pour recevoir les dix coups de martinet mérités.

À l’exception du premier coup qui me surprenait toujours, je réussis à serrer les dents tandis que les lanières flagellaient mes cuisses. Madame Nicole avait mis plus de conviction dans sa fouettée. A la fin, de belles zébrures ornaient mes cuisses et mes yeux suintaient légèrement. Mais j’eus droit à chaque fois à son petit baiser et à son tour ma mère m’embrassa.

« Il est en progrès mais il ne faut pas baisser la garde. Vous aviez raison ! » assura ma mère, approuvant ainsi les punitions.

Tout en atténuant le feu de mes cuisses avec un gant de toilette humide, je me disais en moi-même que cette situation d’autorité pondérée, teintée d’affection, me convenait tout à fait.

 

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4e épisode : retour aux culottes courtes

Le martinet avait donc retrouvé toute sa place dans mon éducation mais avec une certaine modération.

Madame Nicole avait retrouvé un rythme ferme dans son maniement oubliant ses excès passés. Les quelques corrections reçues depuis ce mémorable mardi pouvaient l’attester, enfin surtout mes cuisses qui se coloraient de nouveau de fines stries rosées. Dans la droite ligne fixée par ma mère, elle me poussait vers l’excellence et au moindre fléchissement de mes notes, j’avais de nouveau rendez-vous avec l’instrument de correction.

Ma mère ne fut pas en reste et, à deux reprises, elle se retrouva martinet en main pour m’infliger la sanction prévue pour deux médiocres onze, un en allemand et un autre en anglais, obtenus en classe. Et on n’oublia pas de me rappeler qu’un douze était vraiment le minimum acceptable compte tenu de mes capacités.

Je n’y trouvais absolument rien à redire. Je connaissais parfaitement les notes qu’on attendait de moi et je considérais amplement méritées les corrections sanctionnant mon travail insuffisant. J’avais repris la vieille habitude commencée en 4e d’aller décrocher moi-même le martinet quand il devait m’être appliqué. Même quand Madame Nicole voulut l’arrêter, je lui avais demandé de n’en rien faire. Et elle avait compris mon point de vue. Ma mère savait d’expérience que cette méthode avait toujours bien fonctionné avec moi et s’était ralliée à son maintien en Seconde quand je l’avais souhaité.

Tant que je me sentais encore enfant, je revendiquais d’être traité comme un enfant y compris dans les punitions. C’était l’éducation de cette époque de corriger les enfants et, le plus souvent, au martinet. C’était très désagréable et ça faisait vraiment mal, mais c’était quand même le but afin d’amener l’enfant à modifier son comportement ou, dans mon cas, à travailler de mon mieux. J’en avais pleinement conscience et encore durant cette Seconde qui avait si mal débuté. J’en acceptais le prix à payer.

Certes, j’avais craqué face à une correction trop forte et assez arbitraire de Madame Nicole. Mais ce ne fut qu’une parenthèse. L’incident l’avait amenée à sortir de sa froideur et à me considérer non plus comme un élève mais d’abord comme une personne et, depuis, elle ne manquait pas de me témoigner des marques d’affection, ce qui n’était pas rien. Et quand on sent que quelqu’un a de l’affection pour vous, on accepte davantage les critiques de sa part et aussi les sanctions méritées quand il le faut.

Le mois de mars arriva. Dans mon idée, nous étions encore en hiver et je pouvais rester encore un peu en pantalon. Mais non ! Passée la première semaine, ma mère et Madame Nicole, d’un commun accord, en décidèrent autrement.

« Tu te rappelles de ce qui était convenu : un jour de classe en culottes courtes pour toute note insuffisante, me dit ma mère. L’hiver touche à sa fin et le temps est assez clément. En janvier et février, tu as eu quelques notes insuffisantes. J’en ai parlé avec Nicole et nous pensons qu’il est temps que tu remettes des culottes courtes en permanence ; elles vont de pair avec les punitions au martinet dont tu as réclamé le maintien. Donc à partir de la semaine prochaine, tu ne porteras plus que des culottes courtes. »

Ma mère avait parlé d’une voix calme mais ferme. Je sentais qu’il existait peu de chance de la faire changer d’avis.

« Tout le temps ? » demandai-je à tout hasard.

« Bien sûr ! intervint ma répétitrice. Etre en culottes courtes est la tenue normale d’un jeune garçon. Tu te sens encore enfant ; il est donc naturel que tu sois en culottes courtes. C’est une question de cohérence. »

« Entre nous, Eric, ajouta ma mère, je ne crois pas que ça te gêne tant de montrer tes cuisses ; tu as remis de toi-même des culottes courtes. »

Elles n’avaient pas tort. Je n’insistai donc pas ; je ne pouvais que m’incliner. Ma mère et Madame Nicole s’en déclarèrent ravies.

« J’enlèverai de ton armoire les deux pantalons, tu n’en auras plus besoin pour le moment. Tu resteras en culottes courtes jusqu’à la rentrée de septembre » m’indiqua ma mère.

« Sur le plan scolaire ainsi que pour tes résultats avec moi, ça te fera du bien de montrer à nouveau tes cuisses à tout le monde ; tu n’en travailleras que mieux afin d’éviter d’avoir trop souvent à exhiber tes cuisses zébrées par le martinet » ajouta Madame Nicole non sans un sourire aux lèvres. Pour ça aussi elle avait raison, c’était un argument de poids.

« Lundi tu retourneras en classe vêtu de ta culotte courte en velours bleu marine » précisa ma mère.

Le choix ne m’étonna pas, c’était l’une des plus courtes que je possédais.

Le dimanche, comme cela était déjà arrivé, Madame Nicole déjeuna avec nous. Durant l’après-midi, je fus invité à aller dans ma chambre et elles inspectèrent mon armoire à vêtements. Comme prévu, Maman en retira mes deux pantalons. Puis je dus essayer mes culottes courtes pour vérifier ce qu’elles donnaient sur moi. C’était un exercice habituel à l’arrivée du printemps ; ma mère y tenait beaucoup. Madame Nicole apprécia de me voir enfiler chacune de mes culottes et elle ne manqua pas de donner son avis.

« Eric, on peut dire que tu as encore fière allure en culottes courtes. Peu importe ton âge, vue ta petite taille, tu ne le fais pas. »

« Oui, renchérit Maman, il fait encore assez enfant et le port de la culotte courte lui va très bien. »

« Nous avons de la chance car que ce soit avec vous ou lors de mes cours, nous le voyons toujours en culottes courtes. »

« C’est bien pour ça qu’il ne faut pas être égoïste et en faire profiter les autres. A partir de demain, tout le monde pourra admirer Eric en culottes courtes » ironisa ma mère.

Cette conversation eut le don de me faire rougir. Elles prenaient tout cela avec humour mais le lendemain c’est moi qui devrais assumer en classe. De toute façon, me disais-je, ce sera comme l’an dernier, des quolibets d’abord puis on oubliera ma tenue avec le temps.

Ma mère inspecta plus à fond ma culotte courte en velours bleu marine. Il n’y avait pas à dire, elle était bien courte et elle ne recouvrait pas grand chose de mes cuisses. Pour un retour aux culottes courtes en public, celui-là serait gagnant !

« Celle-là possède la longueur idéale ; il faudrait ajuster les autres sur celle-ci » insista Maman qui visiblement avait grande envie de m’habiller en culottes très courtes.

« Vous avez raison, ajouta Madame Nicole. Cette culotte met le mieux ses cuisses en évidence. Elle est parfaite pour un jeune garçon comme Eric qui sait quels efforts il doit fournir dans son travail et qui n’a pas du tout envie que ses belles cuisses connaissent la douloureuse caresse des lanières du martinet. »

Je ne réagis pas à ce dialogue dont j’étais l’objet ; je gardai un silence qui, en soi-même, était éloquent. Je m’efforçai de sourire. Il me fallait faire bonne figure car après tout elles me mettaient une fois de plus face à mes contradictions. Effectivement j’avais remis de moi-même des culottes courtes ; j’avais moi-même demandé le retour du martinet et même après l’incident avec Madame Nicole, j’avais demandé le maintien de ce genre de punition. Alors bien sûr ma mère, bien épaulée par Madame Nicole, avait un peu forcé le trait : retour en classe en culottes courtes et culottes les plus courtes possibles. Aussi je décidai d’assumer crânement et ce, dès le lendemain.

Comme je le pensais, je fis mon petit effet en classe. L’extrême nudité de mes cuisses m’attira rires, moqueries et sourires en coin.

« Finalement, tu en as remis plus vite que prévu » me dit un copain.

« Oui, mais là, tu nous as gâtés ! Tu veux vraiment nous montrer tes cuisses. On peut dire que tu ne fais pas les choses à moitié » trouva un autre.

Je répliquai sur le ton de la plaisanterie :

« Entre nous les gars, vous attendiez mon retour en culottes courtes avec impatience, non ? »

« C’est vrai, admit l’un d’eux. Tu nous y as tellement habitués. »

« Il ne tient qu’à vous d’en faire autant… Après tout, dis-je à deux d’entre eux prénommés Philippe, vous êtes un peu plus jeunes que moi, et, entre nous, vous êtes très bien en short lors des cours de gym. »

La contre-attaque était ma meilleure défense et elle fit de l’effet.

« Mais toi, c’est ta mère qui t’y oblige ; tu n’en as plus vraiment l’âge ! »

« J’en ai remis de moi-même. C’est vrai qu’elle en a un peu profité mais ça ne me dérange pas trop. »

Je savais qu’au bout de quelques jours ça se calmerait et qu’il me fallait faire le dos rond.

Madame Nicole ne manqua pas de me demander comment s’était passé ce retour en classe en culotte courte.

« On s’est un peu moqué de moi, évidemment. Heureusement que mes meilleurs copains sont habitués à me voir en culottes courtes. J’ai vu à la sortie que quelques élèves de 4ème en portaient déjà » avouai-je.

« Ne t’en fait pas ! Avec le printemps, bien des garçons remettront des culottes courtes. »

« Oui, mais pas en Seconde, je ne le pense pas » affirmai-je.

Dans la semaine, je retrouvai Thierry, le jeune scout de 4e, souvent en culottes courtes.

« Tu es déjà repassé aux culottes courtes, me dit-il ; je crois que j’en ferai autant la semaine prochaine. J’aime bien de toute façon. »

Le jeudi après-midi, Madame Nicole revint sur le sujet.

« Eric, tu es vraiment adorable dans cette culotte très courte. C’est vrai, je reconnais que si je dois te punir, ce sera encore plus pratique. Mais ça se verra d’autant plus. Tu tiens vraiment à ce qu’on continue cette discipline sévère pour tes résultats ? »

Elle n’avait visiblement pas trop envie de m’abimer les cuisses au martinet. Elle avait vraiment changé ; son affection pour moi se voyait de plus en plus. Pour s’imposer à moi, elle s’était figée dans un personnage tout en autorité et en retenue, distant et sévère, mais depuis ce fameux mardi, le barrage s’était rompu. En fait elle m’aimait beaucoup et le montrait davantage. Je comprenais ses scrupules à me corriger, un peu comme Maman lors de sa dépression durant ma 4e.

« Vous savez, depuis ma 4e, je sais où est mon intérêt. Si j’ai demandé à Maman de maintenir son éducation sévère, c’est que j’en avais besoin. C’était une sorte de défi envers moi-même. Maman a toujours adoré m’avoir en culottes courtes, et encore maintenant, et c’est vrai que j’aime assez aussi. Quant au martinet, c’est, disons, la sanction quand le défi n’est pas réussi ; je l’acceptais bon gré mal gré de Maman et ça fonctionnait plutôt bien. Alors je lui ai demandé de continuer. Et ce fut pareil en Seconde quand j’ai vu que ça m’était nécessaire. Vous êtes devenue gentille et affectueuse avec moi et je vous en remercie. Vous réussissez maintenant à manier fermement le martinet mais de façon modérée. Ne vous inquiétez pas. Je sais ce que je mérite en cas de note insuffisante. Je sais bien que mes cuisses seront marquées mais cela fait partie de la punition, comme la douleur. Cela fait partie du risque ; mais je l’ai toujours assumé. Et je vais continuer. »

A ces mots, Madame Nicole me prit contre elle et m’embrassa.

« Tu es vraiment un garçon extraordinaire, tu sais ! »

L’occasion se présenta assez rapidement, dès le lendemain.

Madame Nicole avait raison quand elle disait que les notions de grec devenaient plus difficiles. Malgré sa patience et ses explications, j’avais beaucoup de mal avec la grammaire grecque. Je n’obtins qu’un neuf au dernier devoir. Madame Nicole en avait une mine attristée. Elle proposa d’attendre le retour de ma mère pour ma punition. Celle-ci en prit acte avec fatalisme.

« Faisons ce qui est prévu dans ce cas là » dit-elle simplement.

Une fois de plus, je me saisis du martinet et le remis à Madame Nicole qui devrait m’en appliquer quinze coups.

Résigné mais nullement angoissé, je pris ma position, courbé mains sur les jambes. Madame Nicole ne frappa pas à tour de bras ni en vitesse. Chacun des coups fut appliqué méthodiquement, douloureusement mais sans plus. Je serrais les dents et tressaillais à chaque fois. Elle évitait de cingler au même endroit. Malgré tout les picotements devenaient plus intenses et mes cuisses me brûlaient. Je grimaçai mais mis un point d’honneur à ne pas crier ni pleurer. Cependant vers la fin je bougeai un peu les jambes sous les morsures répétées du cuir.

Immédiatement Madame Nicole m’attrapa contre elle, vit mes yeux un peu humides, les sécha aussitôt et m’embrassa. J’appréciai ce réconfort. Ma mère en fit autant peu après. Puis je me précipitai rafraîchir mes cuisses.

« C’est dommage mais inévitable, constata Madame Nicole, tes cuisses sont quand même bien zébrées. »

« Je m’y attendais… C’est tant pis pour moi. »

Ma mère me prit près d’elle sur le canapé et me frictionna les cuisses. La douleur s’estompait peu à peu. Je me sentais comme un petit garçon puni qu’on vient réconforter mais ça n’était finalement pas désagréable. Et avec Maman et ma répétitrice, je bénéficiais d’un double réconfort.

Le lendemain matin, à l’école, un copain remarqua ces traces. Il en savait parfaitement l’origine.

« Eric… ». Mais je le coupai.

« Fais comme si c’était la « rosée » du matin » dis-je avec humour.

Heureusement nous n’avions qu’un cours suivi de deux heures de DS ; et on ne fit guère attention à moi.

Il faudrait bien que je me réhabitue à ce genre de situation.

Illustr. : 1) unknw – 2 )  D’après A. Lawrence (interprétation partielle)

 

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