La fessée appliquée

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Souvenirs de mamie Charlotte – suite

 

Charlotte découvre l’école et le martinet

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Ninon et Louisa, filles de Tatie Fannie, qui habitaient un village voisin, m’avaient raconté que leur maitresse était très sévère, qu’elle avait un martinet et qu’elle donnait des fessées déculottées devant toute la classe.

Je savais que, chez nous, Madame Rouquette, la maitresse des petites, ne fessait pas ; mais j’appréhendais, néanmoins, la discipline de l’école, moi qui avait vécu, jusque là, comme une petite sauvageonne, refrénée seulement par la crainte des fessées de Maman.

Lorsque j’eus 6 ans, le jour de la rentrée, Maman me mit une petite culotte rose et un joli tablier bleu achetés spécialement. Elle m’accompagna à l’école et me confia à la maitresse.

Certes, Madame Rouquette ne donnait pas de fessée mais elle avait un système répressif beaucoup plus pervers : elle décrivait ses griefs sur le cahier de l’élève et terminait invariablement par « elle mérite une punition ». Pour toutes, c’était la fessée assurée à la maison car nous devions faire signer cette note par nos parents. La mère qui, souvent, l’avait déjà eu comme maitresse, tenait à lui montrer qu’elle prenait l’éducation de ses enfants au sérieux. Il n’était pas rare de la voir trousser sa gamine, quand elle ne lui baissait pas sa culotte, pour montrer à la maitresse le résultat de son œuvre.

Un matin, pour je ne sais plus quelle sottise, j’eus droit à la petite observation que nous redoutions toutes. En me ramenant après déjeuner, Maman dit à Madame Rouquette qu’elle m’avait donné une bonne fessée et retroussa ma robe. En voyant mes cuisses, seulement rosies, la maitresse jugea que les fessées à la main n’étaient plus suffisantes à mon âge et conseilla à Maman l’achat d’un martinet.

Le soir, lorsque Maman vint me chercher avec ma petite sœur Julie, elle me dit que j’étais maintenant une grande fille qui devrait savoir se conduire et m’annonça que, désormais, je serai punie plus sévèrement. Elle nous entraîna à l’épicerie et choisit un martinet avec un manche rouge, elle l’essaya aussitôt sur mes mollets en me rappelant que la maitresse avait jugé ma punition trop clémente. Elle me le donna à porter et nous rentrâmes goûter à la maison. Pendant le trajet, j’éprouvais un sentiment étrange où se mêlaient fierté d’être considérée comme une grande et appréhension des futures corrections.

Pendant que nous goûtions, Maman planta un clou dans le mur, en face de ma place à table, et accrocha mon nouveau martinet.

Lorsque Papa rentra le soir, il vit tout de suite le nouvel achat et dit à Maman :

- Tu as eu raison, Charlotte devient intenable depuis qu’elle va à l’école.

Et moi qui espérais un peu de compassion de sa part !

Le lendemain, en m’accompagnant à l’école, Maman, toute souriante, décrivit son acquisition à Madame Rouquette qui l’approuva pleinement :

- Tu as bien fait, passé un certain âge, il n’y a que le martinet pour les faire marcher droit.

Quelques jours plus tard, je jouais avec Julie dans la cour, il avait plu et nous amusions à sauter au dessus d’une grande flaque d’eau. Après plusieurs essais réussis, Julie atterrit dans l’eau, glissa et se retrouva le derrière dans la boue. Je pouffais de rire en l’aidant à se relever. C’est toute crottée que je la ramenais à Maman, en riant, mais craignant de passer un sale quart d’heure. Ses pieds boueux tachèrent le carrelage. Maman nous demanda :

- Qu’avez-vous encore fait ?

Julie lui répondit que je lui apprenais à sauter au dessus des flaques, qu’elle avait réussi plusieurs fois mais qu’elle était tombée. Maman me reprocha :

- Tu sais bien qu’elle est petite et qu’elle ne peut pas encore faire comme toi.

Je n’en menais pas large. Elle nous fit ressortir, déshabilla Julie sur le pas de la porte, la porta à la fontaine, me fit pomper l’eau pour la rincer avant de la ramener à la maison lui mettre un robe et des chaussures propres.

Elle me donna la serpillère et me fit laver les traces de pas de Julie. Quand je fus à quatre pattes sur le sol, mon petit derrière pointant de ma robe, elle se mit à rire et décrocha le martinet. Je serrais les fesses de trouille mais elle ne me donna que quelques petits coups, presque des caresses. Quand j’eus fini de nettoyer la cuisine, elle m’envoya à la fontaine rincer la serpillière. A mon retour, elle me prit dans ses bras en me disant :

- Grosse bête, tu pensais que j’allais te donner une vraie fessée ? C’était juste pour étrenner ton martinet ; si tu n’es pas sage, ça sera autre chose.

Elle partit laver la robe de Julie et nous envoya à la pompe rincer ses sandales.

Ma première vraie fessée, je l’ai reçue quelques jours plus tard, pour avoir mal répondu à ma grand-mère qui félicitait Maman de s’être mise, enfin, au martinet. En effet, ce fut autre chose : Maman me fit pencher sur une chaise et bien retrousser ma robe. Avant de commencer, elle m’annonça que, pour une première fois, elle ne me donnerait que 10 coups. Je n’ai pas attendu la fin pour pleurer, promettre d’être polie et demander pardon à ma grand-mère, mais Maman fut inflexible et termina son contrat. Julie qui assistait à la séance, fut aussi bouleversée que moi. Je restais ensuite un bon moment au coin et dus demander pardon à genoux.

Le lendemain, j’allais à l’école avec les cuisses encore marquées. En les voyant, la maitresse me fit un grand sourire et me susurra :

- Alors Charlotte, tu l’as étrenné ton martinet ?.

Et encore elle n’avait pas vu mes fesses ! Je l’aurais mangée, mais je lui répondis poliment :

- Oui Madame Rouquette.

Un vendredi, en revenant à l’école, nous ne voyons pas notre maitresse. La cloche sonne, les deux classes se mettent en rang. Mademoiselle Blanc, la maitresse des grandes, nous annonce que Madame Rouquette est malade et qu’elle s’occupera des deux classes pendant son absence. Elle nous laisse jouer dans la cour le temps de donner du travail à ses élèves en nous recommandant de ne pas faire de bruit pour ne pas les déranger. Elle ajouta :

- Gare à celles que j’entendrai.

Nous savions toutes ce que cela voulait dire : Mademoiselle Blanc donne des fessées.

C’est accompagnée des six grandes qui préparent le certif, que la maîtresse revint nous chercher. Nous nous mîmes, bien sagement, en rang et entrâmes dans la classe en silence, comme elle nous l’avait recommandé. Elle nous annonça qu’elle nous donnerait du travail à faire pendant qu’elle s’occuperait de sa classe et que nous serions surveillées par une des grandes à tour de rôle, elle ajouta :

- Je ne tolérerai aucun chahut ni même aucun bavardage, vous êtes ici pour étudier. La jeune-fille qui vous surveille me fera son rapport et gare aux petites dissipées.

Les grandes filles regagnèrent leur classe et elle nous expliqua notre travail. Quand elle eut fini avec les quatre divisions, elle retourna dans sa classe et envoya une grande. On aurait entendu une mouche voler, nous ne levions pas les yeux, toutes concentrées, que nous étions, sur notre devoir. Les deux premiers jours se passèrent sans incident.

Le lundi matin, ce fut le tour de Rose, la sœur de notre compagne Francine, de nous surveiller. Croyant en son impunité, Francine se mit à chanter et à danser et, bien sûr, je l’imitais. Comme malgré ses rappels au calme, nous avons continué à faire nos petites folles, Rose, excédée, se leva et nous annonça :

- Puisque vous ne voulez pas vous calmer, je vais chercher la maîtresse.

Mademoiselle Blanc entra dans la classe, la figure sévère. Le calme revint comme par miracle. Elle nous passa un savon :

- Vous avez été insupportables, vous méritez une bonne fessée.

Elle envoya deux filles chercher sa chaise et dit à Rose :

- En tant que grande sœur, tu t’occuperas de Francine et moi de Charlotte.

Rose jubilait de voir consacrée son autorité d’aînée. Les deux chaises furent installées sur l’estrade, l’une derrière l’autre afin que nos petits derrières soient tous deux présentés à la classe.

Elles nous firent nous allonger sur leurs genoux et Rose, prenant son rôle très au sérieux, demanda :

- Mademoiselle, faut-il la déculotter ?

- C’est inutile, mais ne la ménage pas.

Je serrais les fesses. Tandis que j’entendais Rose marteler le derrière de sa petite sœur, la maitresse me tapotait doucement le mien. Je me disais en moi-même :

- C’est normal que Francine soit corrigée plus fort que moi, c’est elle qui a commencé.

Je m’étais réjouie trop vite : je commençai à me détendre quand la première vraie tape tomba. La maitresse frappait alternativement chaque fesse en séparant bien ses coups. Je ne fus pas longue à battre des jambes. Mes gigotages provoquèrent des gloussements dans la classe, très vite réprimés par un :

- Silence !, si vous ne voulez pas vous retrouver à la place de Charlotte.

Un silence religieux se fit et je sentis tous les yeux fixés sur nous. Après un court répit, la maitresse me bloqua les jambes et recommença à me tambouriner le derrière. Ne voulant pas paraitre plus douillette que Francine qui subissait sa punition en silence, je me mordis la langue pour ne pas demander grâce mais je me pus retenir quelques larmes. Quand Mademoiselle estima que nous avions eu notre compte, elle mit fin à notre supplice et nous fit nous relever. Elle tira sur ma petite culotte pour bien montrer, à toutes, le rouge de mes fesses et appela Francine pour voir le résultat du travail de Rose, elle en fut satisfaite et félicita Rose :

- C’est bien, tu lui en as donné une corsée.

A quoi, Rose répondit ingénument :

- J’ai l’habitude, Maman me fait parfois corriger les petits à la maison.

Francine fronçait les sourcils pendant que nous nous mîmes à rire. La maitresse nous renvoya à nos places et retourna dans sa classe. Rose n’eut plus à intervenir, la discipline était revenue.

A la sortie, Mademoiselle Blanc dit à Maman que j’avais profité de qu’elle s’occupe des grandes pour chahuter et qu’elle m’avait donné une bonne fessée, joignant le geste à la parole, elle me troussa pour lui faire admirer la belle couleur de mes fesses. Maman jugea la punition suffisante et ne m’en donna pas une nouvelle à la maison.

Rose et Francine rentrant seules, la maitresse relata l’incident sur le cahier de Francine. Sa mère fut moins clémente que la mienne et lui donna une nouvelle fessée, au martinet et culotte baissée celle là. Après le déjeuner, Francine revint les jambes zébrées et nous montra son pauvre petit derrière.

La leçon avait porté : nos petites surveillantes n’eurent plus à se plaindre de nous.

 

 

5 commentaires »

  1. Jean-Jacques dit :

    Quelles bonnes éducatrices vous aviez, Mamie Charlotte ! On sent que vous ne leur tenez aucun grief d’avoir été ainsi corrigée.
    Mademoiselle Blanc vous a donc fessée à la main, ce fameux jour d’absence de Madame Rouquette ? Votre soeur n’a pas été déculottée, mais vous-même ?
    Elle était bien indulgente, finalement. Mais qu’est-ce qui vous inspirait le plus de crainte, que la fessée soit appliquée au martinet, ou d’étre déculottée devant vos camarades ?
    Pour ce qui me concerne, quand j’ai reçu le martinet, c’était toujours sur les mollets et les cuisses, par ma maman. Il ne s’agissait donc pas, à proprement parler, de fessées. Les vraies fessées, culotte baissée, m’étaient administrées à la main, par le maître d’école le plus souvent, ou sur le trottoir par ma maman, qui, hors de la maison, ne prenait pas de martinet. Mais je craignais beaucoup plus ces dernières, à cause de la honte que l’on me déculotte
    devant tout le monde, suivant l’expression consacrée, et que l’on me fesse.

  2. Mamie Charlotte dit :

    En réponse à JEAN-JACQUES :
    Dans ma jeunesse, tous les enfants savaient que désobéissance, insolence, mensonge ou paresse entraînaient une punition, et la punition, c’était la fessée. Je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir été punie injustement. Je ne peux, donc, pas faire grief à mes parents ou à mes maîtresses des corrections qu’ils m’ont infligées.
    Mademoiselle Blanc n’avait pas de martinet et fessait toujours à la main.
    Ni Francine, ma camarade de classe corrigée par sa grande sœur, ni moi n’avons été déculottées, mais nous n’aurions pas éprouvé de honte particulière si on nous avait baissé notre culotte. Dans notre campagne, les gamines ne portaient une culotte que pour aller à l’école ou à la messe. J’avais vu le derrière de toutes mes camarades comme toutes avaient vu le mien. Ce que l’on redoutait, c’était la douleur provoquée et le regard des autres après la correction.
    Bien sûr, comme tous les enfants, je craignais plus une fessée au martinet qu’une fessée à la main.

  3. Jean-Jacques dit :

    Je me souviens d’une colonie de vacances, en Alsace, où il s’est donné beaucoup de fessées. Nous avions tous eu l’occasion de montrer nos fesses, et de voir celles des autres, à la toilette, le matin, en rang d’oignons devant les lavabos. Pourtant, lorsque je dus être déculotté, j’en éprouvai une grande honte. Même si les autres colons avaient déjà vu mon derrière, devoir baisser ma culotte, ou la sentir baisser par le moniteur, pour qu’il m’applique une correction sur les fesses, au dortoir, dans la cour ou au réfectoire, c’était un moment de honte intense. Le bruit des claques semblait destiné à attirer l’attention de tous les assistants, et assistantes (une monitrice, la femme du directeur, les dames de service qui regardaient avec complaisance.)
    La douleur elle-même de la fessée (ce n’étaient pas des fessées pour rire) était presque secondaire. Mais peut-être suis-je spécialement pudique.
    Dans mon école primaire de garçons, les maîtres déculottaient aussi. Cela arrivait plusieurs fois par an.
    Cependant, j’ai aussi été fessé, une fois, dans la cour de l’école, par dessus mon pantalon. C’est vrai que d’être le point de mire de toutes les classes, la tête coincée entre les jambes du maître, la blouse retroussée, entraînait également une grande confusion. Le regard des autres, comme vous notez si finement, mamie Charlotte. Les gamins sont impitoyables quand on fesse l’un d’entre eux. Et souvent captivés.

  4. lambercier dit :

    Cher Jean-jacques, voilà de vieux mais bons souvenirs de colo que bien des gens n’ont pas eu la chance de connaître, hélas pour eux ! (Mais qu’y pouvons-nous aujourd’hui, hélas… (bis) ? Je suis certain que l’évocation de vos souvenirs trouverait un cadre mieux approprié avec un récit nettement plus circonstancié. Qu’en dites-vous ?
    Alain

  5. Jacques dit :

    A propos de colo, je me souviens d’une fessée très humiliante reçue des mains de la directrice, le dernier jour du séjour. Il était de tradition, ce jour-là, pour un groupe de garçons, de monter au dortoir des filles avant le réveil du matin et de les « attaquer » à coups de polochons. Nous étions cinq ou six gars et nous avons donc lancé l’assaut aux quatre coins du dortoir sur les filles qui dormaient encore et se sont mises à crier. Hélas, le vacarme a vite été entendu et l’alerte vite lancée par la surveillante du dortoir. Nous avons vu arriver illico le directeur, sa femme et l’infirmière. Et évidemment on s’est arrêtés tout net. La lumière a été allumée et on a été rassemblés au centre du dortoir. Chacun des 3 adultes a appelé deux d’entre nous, en nous disant qu’on allait recevoir « une bonne fessée », et je suis tombé avec la directrice avec un autre copain. Ils se sont assis sur les lits et nous ont pris chacun à notre tour sur les genoux. La directrice m’a pris en premier en m’engueulant, m’a penché sur ses genoux. Elle m’a largement déculotté en tirant sur le pantalon du pyjama. Se voir baisser la culotte devant les filles qui nous regardaient, et être corrigé cul nu, c’était le sommet de la honte. La directrice m’aimait bien mais elle m’a quand même foutu une de ces roustes ! Mémorable, la fessée. Et elle s’en est donné à coeur joie, avant de passer trois minutes après à l’autre copain. Il paraît d’après une copine que j’avais les fesses assez rouges. Après, on est redescendus au dortoir des garçons, les larmes aux yeux, raconter nos exploits. Tout penauds.

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